Catherine est un jeu assez particulier avec des phases de plateforme pendant les rêves de Vincent, le personnage que l'on dirige. Avec un univers inspiré des mangas et avec un peu d’érotisme, Catherine promet d'être un titre assez original.

Dans Catherine, vous incarnez Vincent, un homme un peu perdu qu’on peut assimiler à un pilier de bar. Alors qu’il vit son histoire d’amour avec sa dulcinée, Katherine, Vincent commencera à vivre de nombreux cauchemars tous les soirs et se retrouvera dans un environnement étrange en compagnie de mouton… Pourquoi ? Comment ? Telles sont les questions que vous éluciderez dans cette aventure pour le moins atypique.
Le scénario de Catherine est relativement simple dans c’est base, mais drôlement bien mené. Très mature, la trame principal du jeu sera vous faire tenir du début jusqu’à la fin du jeu grâce à de nombreux rebondissement et à une mise en scène très bien travaillée.
Si vous pensez qu’il s’agit d’un jeu tourné sur l’érotisme, ce n’est en réalité pas du tout le cas bien que quelques scènes sont assez explicites pour nous faire comprendre ce qui se passe ou ce qui s’est passé…
Clairement, il s’agit d’un titre que je suivais depuis son annonce l’an dernier. Il m’a dans un premier temps énormément intrigué par son aspect manga et ses trailers qui dévoilaient de nombreuses allusions au sexe. Plus tard dans le temps, j’ai eu l’occasion de m’essayer à la démo sur le Store nippon, ce qui a permis de prendre véritablement connaissance sur ce que sera le jeu en réalité avec un gros aspect sur de la réflexion qui était pour l’occasion convaincante pour le genre.
Pour l’occasion, ce test fait surtout office de complément à la vidéo test disponible à la fin de celui-ci.

Très soigné, le jeu est véritablement très joli sur tous les niveaux. Qu’on soit au niveau des cinématiques façon manga ou ingame où le jeu est réalisé en cell shading, il sera très difficile de trouver de véritable reproche à la direction artistique.
Clairement, Catherine fait partie des titres qui ne se dégradent pas au fil de l’aventure et bénéficient du même soin du début à la fin à la fin du jeu, qu’on soit dans les phases de jeu, dans les cinématiques ou encore dans les cauchemars. Une véritable réussite pour Atlus à qui l’on doit notamment la série culte des Persona.
Qu’on se le dise, Catherine bénéficie d’un gameplay relativement convenu, mais extrêmement efficace. Le cœur du jeu se déroulera essentiellement entre quelques cinématiques afin de poser le décors, le bar, ou vous passerez beaucoup de temps à boire, discuter avec vos potes, écouter de la musique grâce au jukebox présent ou encore jouer à un mini jeu sur une borne d’arcade, sans oublier vos cauchemars qui serviront à avancer dans l’histoire.
Parlons donc dans un premier temps du bar avant de s’attaquer au cauchemar. Dans ce lieu, le temps tournera en continu et il ne sera pas étonnant de voir des va-et-vient des clients. Libre à vous donc de vous contenter de vous bourrer la gueule ou de discuter avec toutes les personnes présentes afin de les aider dans leur vie privée ou pas. En parallèle à toutes ces discussions, vous recevrez également des textos auxquels il faudra répondre avec plusieurs choix de réponses déjà enregistrées à envoyer.
Puisqu’on parle de réponse, sachez que tous les choix que vous ferez auront une influence directe sur la fin que vous verrez, car oui Catherine bénéficie de plusieurs fins, et sur d’autres éléments qu’on ne citera pas afin de vous laisser la surprise totale lorsque vous ferez le jeu.
Toujours pour rester dans le bar, un mini jeu est présent sur une borne d’arcade qui reprend le même système de gameplay que dans nos cauchemars qu’on vous détaillera un peu plus bas.
Avant d’attaquer ce point justement, on vous précisera tout de même que le jeu soit jouable à deux dans sur la même console une fois que vous aurez fini la campagne solo et sans oublier la tour de Babel qui proposera de nouveau challenge toujours en restant dans le même principe de gameplay, à savoir escalader toujours plus vite afin de survivre…
Comme indiqué, les phases de gameplay vous emmèneront dans les cauchemars de Vincent, le héros du jeu, qui devra escalader d’immense tour faite de cubes et c’est là que vos méninges travailleront à rudes épreuves.
Pour atteindre votre but, vous devrez donc faire en sorte de réussir à escalader les tours qui se dresseront face à vous, pour réussir il faudra faire preuve d’ingéniosité et de sang froid, car vous ne pourrez grimper qu’un cube à la fois, sauf si vous avez bu une boisson énergisante qui vous permettra d’en escalader deux en même temps.
Dit comme ça le jeu semble simple et à la portée de l’idiot du village, mais il n’en est rien, car il faudra véritablement faire attention à la manière dont vous déplacer les caisses de manière à toujours avoir une issue. Plus vous évoluerez dans le jeu, plus apprendrez des techniques intéressantes qui vous seront très utiles pour arriver au bout de votre aventure, d’autant plus que les niveaux se corse petit à petit. En effet, si vous trouverez les premiers stages assez simples, il faudra compter avec une grande variété de cubes allant du classique aux glissants en passant par celui qui fait office de trou noir pour finir celui qui se brise sous votre poids bien que Vincent ne soit pas bien gros…
Blague à part, avant chacun de vos réveilles, vous affronterez un boss qui vous pourchassera comme si vous étiez son petit déjeunez. Il faudra donc être beaucoup plus rapide que d’habitude, car si ce dernier vous attrape, ce sera la fin pour vous.
Abordons à présent la difficulté du jeu et si le mode de jeu facile est véritablement, facile, le mode normal apporte déjà sa petite dose de challenge ce qui nous amène au niveau difficile qui pour l’occasion offre au joueur de la véritable difficulté contrairement à de trop nombreux titres présents sur le marché. Atlus a donc parfaitement dosé la difficulté de Catherine en proposant trois paliers bien distincts et contrairement à ce que peuvent raconter divers sites, ce point est en réalité un point positif.

Il faudra compter environs 12H, voir un peu moins, pour terminer les 9 chapitres du jeu une première fois en trainant des pieds et en facile. Ajoutez à cela environs 2 ou 3H si vous souhaitez le faire en normal et beaucoup plus si vous souhaitez faire le jeu en difficile.
Ce qui est également une force pour Catherine est sa grande rejouabilité et son aspect scoring omniprésent. À chaque fin d’étage, vous aurez droit à une médaille d’or, d’argent ou de bronze et c’est logiquement l’or qui nous intéressera puisqu’avoir celui-ci vous permettra de débloquer des niveaux de la tour de Babel.
Un autre point intéressant pour la durée de vie vient du mini jeu dans le bar qui possède à lui seul la durée de vie de nombreux titre présent sur le marché et qui se vendent à 70€.
Ajoutez à cela le fait de refaire le jeu pour voir les différentes fins et on obtient une excellente durée de vie globale pour laquelle on remerciera Atlus qui ne prend pas ses joueurs pour des moutons…
À ce niveau on regrettera uniquement le fait que la V.O ne soit pas disponible dans le jeu final, mais malgré ce point qui dérange souvent lors de la localisation des jeux nippons, le travaille réalisé pour l’occasion est de bonne qualité. On pourra notamment reconnaitre le doubleur de Snow de Final Fantasy XIII qui se charge cette fois de la voix de Vincent.
Au niveau des musiques, encore une fois les goûts artistiques de l’équipe de développement font mouche en proposant un choix varié et parfaitement adapté à l’esprit du jeu. Entre les musiques symphoniques ou celle bien plus posée qui nous plonge dans une ambiance sereine, tout sera fait pour que vous puissiez vivre cette histoire rocambolesque sans vous en lasser.
- Toute la partie artistique
- Durée de vie
- Grosse rejouabilité
- Difficulté parfaitement gérée
- Absence de la V.O
- Caméra capricieuse sur les phases d’escalade

Certainement un des meilleurs jeux du genre, Catherine réussit à convaincre non pas grâce à ces nénés, mais à son histoire et sa mise en scène qui se suit de bout en bout, son gameplay accrocheur et son ambiance qui lui est propre. Clairement, le titre se présente comme une très belle surprise qui ne plaira probablement pas à tout le monde, mais celui qui osera enlever ses œillères sera sans doute conquis par le charme de Catherine. Pour les amateurs d’originalité, ceux qui recherchent du challenge et les amateurs du genre réflexion, deux belles demoiselles vous attendent pour 9 nuits de folies.