Mafia 3 – Test

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PC PS4 Xbox One

À défaut de voir sortir un nouveau jeu Rockstar, l’année 2016 aura été celle de la sortie du nouvel opus de la saga Mafia, à savoir Mafia 3. Mafia n’est pas Grand Theft Auto et il n’y a normalement pas de comparaison à faire entre les deux licences, mais vous comprendrez un peu plus tard que la seconde citée aura eu une incidence sur ce nouveau titre. Et quel titre ! Quelle attente de la part des joueurs envers le jeu développé par Hangar 13 et édité par 2K Games. Disponible depuis le 7 octobre 2016, Mafia 3 aura suscité autant d’attente qu’il aura fait couler d’encre à sa sortie. C’est pour dire à quel point le jeu aura été attendu, mais également décrié et « enfoncé » par la critique, mais également par les joueurs. Qu’en est-il finalement pour nous ?

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Qu’est-ce que Mafia ?

Mafia 3 est, comme son nom l’indique, le troisième opus de la saga Mafia. Initiée en 2002, Mafia était à l’époque un jeu de tir à la troisième personne paru sur PlayStation 2, Xbox et PC. Une immersion réaliste au cœur de la mafia italienne avec une ambiance digne des plus grands films hollywoodiens traitant du sujet. Si Mafia est devenu un jeu de chevet et un jeu culte pour beaucoup c’est grâce à son histoire, à son ambiance, mais également à un sens pointu du détail. Développé par Illumination Softworks (aujourd’hui nommé 2K Czech), Mafia réussissait à immerger pleinement le joueur grâce, non pas à des activités secondaires toutes plus fastidieuses les unes que les autres, mais à des petits détails qui vont rendre son aventure palpitante et réaliste. Pouvoir mettre et remettre – avant de tomber en panne – de l’essence dans sa voiture, demander à un laveur de nettoyer sa voiture, allumer la radio, boire une bière, ouvrir un robinet, tirer la chasse d’eau… Tout un tas d’actions qu’il était possible de réaliser. Des actions qui n’avaient absolument aucune conséquence sur l’avancée de l’histoire et qui ne rapportaient rien au personnage, mais qui permettaient au joueur de croire à l’existence de cette ville. De s’immerger au cœur du récit conté, de s’attacher aux personnages et de vouloir parcourir d’une traite la quête principale. Et accessoirement la seule.

Puisque oui, que l’on parle de Mafia premier du nom ou Mafia 2, le défaut qui revenait le plus souvent de la part des joueurs concernait le manque d’activités disponibles dans la ville proposée. Mafia 1 et Mafia 2 étaient considérés comme des jeux à monde ouverts puisqu’il était possible de prendre un véhicule afin de se promener en ville et enchaîner les missions principales en se rendant au point indiqué sur la carte. Sauf que contrairement à un Grand Theft Auto, Saints Row et on en passe des meilleurs, il n’y avait rien à faire dans ces mêmes villes. Mis à par aller dans un café boire une bière et aller dans une boutique de vêtement, aucune activité annexe, rien ne permettant d’allonger la durée de vie. L’open world était au service de la narration, au service de l’immersion du joueur dans l’univers proposé et non l’inverse. Ce qui prédominait dans les jeux Mafia n’était autre que l’histoire, l’ambiance et la mise en scène. Un film interactif en quelque sorte, sans être pour autant un jeu narratif ou un jeu développé par Quantic Dreams. Hangar 13, studio qui a succédé à 2K Czech au rang de studio en charge du développement du jeu, a pris en considération les retours des joueurs et il faut croire que ce n’était peut-être pas la meilleure des choses à faire.

Adieu les années 30, bonjour les années 60 !

Contrairement à ses ainés, Mafia 3 ne plonge pas le joueur au cœur de la mafia italienne. Adieu la mafia des années 30 et son aspect romanesque que l’on aimait tant, et bonjour à celle des années 60. Dans ce Mafia 3, le joueur incarne Lincoln Clay, ancien soldat de la guerre du Vietnam. Laissé pour mort par le baron de la drogue de la ville de New-Bordeaux, qui en par ailleurs profité pour tuer les amis les plus proches de Lincoln ainsi que sa famille, le seul et unique objectif de Lincoln Clay sera de se venger. Gravir les échelons un à un pour se rapprocher de la tête des mafieux de New Bordeaux, afin de le tuer et prendre sa place. Raconté grossièrement de cette manière, le synopsis de ce Mafia 3 fait brièvement penser à un film d’action bien bourrin ou à une série b des années 90. Cependant, ce n’est pas ce que l’on attend d’un Mafia. Mafia dont encore une fois, l’inspiration provient plus de la saga Le Parrain que de Kill Bill. Que les cinéphiles et adeptes de la saga Mafia se réjouissent, si le titre dispose d’une qualité et pas des moindres, c’est bien d’une narration impeccable et d’un scénario bien écrit. En termes de narration pure et dure, l’on regrettera tout de même l’utilisation dans les premières heures du jeu, de flashback et flashforward qui brisent littéralement le rythme des séquences d’action proposées.

Loin des atmosphères « mafieuses familiales italiennes » que pouvaient proposer les deux précédents opus, Mafia 3 s’émancipe tout en appuyant la ferme intention de pérenniser cette même atmosphère. Choix paradoxal, mais pas tant que ça si on y réfléchie bien. Les histoires de familles telles que les Don Corleone laissent place à un propos sur l’intolérance et l’irrespect envers l’autre. Des thématiques difficiles telles que la discrimination et la place des Afro-Américains dans la société américaine peuvent être abordées grâce à cette nouvelle époque qui sert de background au jeu. Le racisme prédomine dans l’histoire et grâce à la mise en scène, ainsi qu’à la caractérisation du personnage principal, cette thématique va reléguer au second plan la banale histoire de vengeance. C’est la vengeance qui anime Lincoln, mais c’est ce racisme et ce rejet massif des hommes blancs qui va lui inculquer une raison supplémentaire de ne pas faire dans la dentelle. Sans être complexe, le scénario s’avère être complet et bien écrit. Digne d’un excellent film du genre, il se révèle implacable, plongeant avec immédiateté le joueur dans cette quête de vengeance sanguinolente et logique au vu de l’idéologie américaine décrite. Une plongée en 1968, au cœur d’une Amérique où le racisme est montré comme quelque chose de normal.

Pour continuer et finir avec le scénario, parlons d’un des points les plus importants pour un jeu aussi cinématographique : des personnages. À la grande surprise, Lincoln Clay se révèle être un personnage intéressant. Personnage animé par une rage dévastatrice, mais avant tout attachant et psychologiquement bien écrit, loin du bourrin de service que l’on aurait pu supposer être. Un atout afin de pousser le joueur à avancer dans l’histoire et de voir de quoi sera fait son futur. Un futur qui pourra être différent suivant vos actions, puisque vous pourrez finir le jeu de plusieurs manières possibles. Tout dépendra des personnages auxquels vous déciderez de faire confiance ou non. Pour avancer dans sa quête de vengeance, Lincoln devra jouer à double jeu. Travailler à la fois pour la CIA et pour la Mafia de New Bordeaux, entre autres. Il faudra faire des choix et certains hauts lieutenants de quartier pourront se rebeller contre vous. Loin du charisme et de la prestance de Lincoln Clay, les hauts lieutenants et intermédiaires auxquels vous vous adresserez au cours du jeu ne sont que de simples faire-valoir. Des personnages secondaires utilisés afin de faire avancer l’histoire, rien de plus. Rien d’original ou d’intéressant en soit, mais suffisant pour permettre au scénario de se développer et à l’histoire d’avancer.

Mafia 3, où comment gâcher une expérience de jeu en une leçon

À l’image de ses ainés, Mafia 3 est un jeu cinématographique tant dans sa narration que dans sa mise en scène. Les missions principales sont spectaculaires, intéressantes et palpitantes. Le joueur prend un réel plaisir à réaliser ces missions et à faire avancer l’histoire. Notamment et encore une fois grâce à sa narration, l’ambiance des années 60 idéalement retranscrite et son personnage principal joliment caractérisé. Nous évoquerons le gameplay un peu plus tard dans ce Test, qui est également un des bons points du titre. Cependant, comme il a été dit un peu plus haut, Hangar 13 a souhaité réaliser le souhait de beaucoup de joueurs avec ce Mafia 3. Développer un jeu à monde ouvert dans lequel il y aurait une quête principale à suivre, ainsi que diverses quêtes annexes. Offrir aux joueurs un univers complet où il ne serait pas simplement question de suivre une trame principale, mais également de réaliser des missions secondaires à droite et à gauche. Encore faut-il que ces dernières soient intéressantes à faire et en rien contraignantes au bon déroulé de l’expérience du joueur. À l’image d’un Far Cry, Infamous ou encore Assassin’s Creed pour ne citer qu’eux, Mafia 3 comporte son lot de quêtes secondaires insupportables. Que dis-je, sa quête secondaire insupportable.

Dans sa quête de vengeance, Lincoln Clay devra mettre à mal, un à un, les quartiers de New Bordeaux dans le but de se les approprier et de faire grimper sa notoriété. Pour cela, il vous faudra mettre sur écoute les locaux des différents quartiers appartenant à la mafia locale et faire un maximum de dégâts afin de faire sortir le haut lieutenant du quartier en question, afin de le tuer de vos propres mains. Un déroulé de mission plaisante à réaliser une fois, deux fois à la rigueur, mais qui devient à la longue, insupportable. Des missions qui auront, qui plus est, un impact sur le déroulé de la quête principale puisqu’il faudra les réaliser pour pouvoir débloquer les missions principales et donc avancer dans le scénario. Une aberration, mais surtout un supplice tant celles-ci sont redondantes à souhait. Narratives et linéaires, les trois premières heures du jeu sont un régal à faire grâce à la narration offerte par le scénario, mais dès que l’open world se met en place, la narration perd drastiquement en rythme, et le plaisir de jeu s’estompe minute après minute. Les missions s’enchaînent et se ressemblent.

À cause d’un véritable problème de level design, le sentiment de redondance va se révéler être d’autant plus fort. New-Bordeaux est une ville plaisante à parcourir grâce à cette ambiance unique des années 60 (la bande sonore rythmée par les titres de musique les plus emblématiques de l’époque aide énormément), mais tous les locaux dans lesquels le joueur va devoir s’infiltrer ou qu’il va devoir attaquer, vont se révéler être les mêmes. L’on retrouve ces mêmes bungalows, ces mêmes boutiques, ces mêmes bars, ces mêmes entrepôts… et ce, que l’on soit dans le quartier français, très spécifique et reconnaissable encore mille, Downtown ou encore Tickfaw Harbor, la zone industrielle de New-Bordeaux. On refait encore et toujours la même chose, dans les mêmes décors et face aux mêmes ennemis aux réactions lamentables

Si Mafia 3 est si redondant et ennuyant à la longue ce n’est pas simplement à cause de son level design inégal ou de ses objectifs de missions, c’est également à cause de l’intelligence artificielle de ses PnJ. Mafia 3 est un jeu au gameplay qui allie action et infiltration. C’est au bon vouloir du joueur de savoir s’il va réaliser telle ou telle mission de telle ou telle manière. L’action et l’infiltration se marient parfaitement grâce à une prise en main simple et directe, mais très efficace. Néanmoins avec une intelligence artificielle aussi lamentable, difficile de prendre du plaisir ou de jongler entre les différentes façons de faire. Aucune réaction naturelle, aucune réaction logique… aucune réaction tout court. Il est impossible au joueur de prévoir naturellement la réaction d’un PnJ et de mettre en place une stratégie d’attaque. Une seule tactique possible à l’infinie : se mettre à couvert/siffler/attendre que l’ennemi arrive vers vous sans crainte/corps à corps avec QTE/recommencer jusqu’au dernier. L’intelligence artificielle ne va pas chercher à vous contourner, seulement à vous tuer. Leur force de frappe et la supériorité numérique seront leur seul atout, à défaut d’être doté d’une intelligence. L’on n’avait pas vu d’intelligence artificielle aussi superficielle depuis fort longtemps.

Faisons un bond graphique dans le temps

Souvenez-vous de Mafia 2. Développé par 2K Czech et paru en 2010 sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC. Un jeu au gameplay assez lourd, une caméra proche du personnage permettant de bien ressentir les impacts et surtout des graphismes saisissants. Sans être techniquement parfait, le jeu affichait un niveau de détails impressionnant. Un ragdoll d’excellente facture (animations un peu saccadées tout de même), des impactes de balles qui se voyaient tant sur les murs que les voitures, des carrosseries qui se déformaient, des explosions intenses… et le tout dans un jeu bien optimisé. Que demander de plus, surtout pour un jeu qui mise tout sur l’immersion du joueur. Comment imaginer que six ans et une génération de console plus tard, Hangar 13 puisse dévoiler une suite aux graphismes inférieurs à Mafia 2 ? Difficile à concevoir, mais ils ont réussi à le faire.

Développer le monde ouvert et augmenter considérablement la taille de la carte semble avoir poussé les développeurs à faire des concessions. Des concessions graphiques. Textures ternes, baveuses et qui manquent de finitions, scintillement à outrance, alliasing à foison, déformation inexistante des véhicules, impact de balles qui apparaissent quand ils le veulent, explosions qui manquent d’intensité, quelques chutes de frame et bugs de collision, sans parler du poping et des problèmes de contraste qui rendaient le titre injouable avant que ne paraissent les mises à jour. Tous les problèmes graphiques que vous pouvez imaginer sont dans Mafia 3.

Les nombreuses tares techniques et graphiques que possède le titre sont moins présentes (visibles) la nuit. Les phases de jeu de nuit sont plus agréables, notamment grâce à des effets de lumière et de répercussion de la lumière très réussis. L’autre seule chose que l’on ne peut reprocher au jeu se place au niveau des animations faciales et des animations de Lincoln Clay en règle générale. Le personnage est bien animé et sans que ne se fassent ressentir de saccades en course ou durant les phases de tir. C’est fluide et agréable à voir comme à jouer.

Techniquement à la ramasse, car accusant plusieurs années de retard, Mafia 3 possède également quelques défauts dans sa direction artistique. Chaque quartier bénéficie de sa propre identité visuelle avec un choix colorimétrique qui lui sera propre. C’est assez réussi, mais essentiellement pour les quartiers qui vont être accueillants. Époque difficile oblige, un quartier comme le quartier français ou encore Downtown, vont être plus attrayants avec des bâtiments aux structures plus originales et des couleurs plus vives. Là où tous les autres quartiers sont plus urbains et plus pauvres, dans tous les sens du terme. Quartiers également vides de toutes vies, et encore pour trouver de la vie même dans des beaux quartiers, il faut la chercher. On ne retient donc que très peu de quartiers et l’on ne prend pas un immense plaisir à se promener dans la ville. Qui dit monde ouvert, dit aujourd’hui gestion jour/nuit, des conditions climatiques…

Affichant un réel retard technique, ainsi que des problèmes de contraste qui vont rendre le jeu trop sombre ou lumineux suivant le positionnement du soleil au moment où vous jouez, cette gestion climatique est une véritable catastrophe. Avant les mises à jour graphiques, il était possible de voir défiler les nuages apportant de grandes zones ombragées par les nuages. S’approchait alors de vous une grande zone plongée dans le noir. Un joli n’importe quoi aujourd’hui corrigé bien heureusement. La pluie offre cependant quelques beaux effets visuels dans les quartiers joliment éclairés, notamment lorsque tombe la nuit.

Sauvez le soldat Mafia 3 !

Décidément, pour un jeu aussi attendu, Mafia 3 en prend pour son grade. Finissons néanmoins sur une bonne note, sur un point positif qui fait qu’il n’est pas pour autant une purge à fuir comme la peste. Ce point positif et non des moindres pour un jeu vidéo est son gameplay. Comme il a été répété à de multiples reprises au cours de ce test, Mafia 3 est devenu un véritable open world. Un Grand Theft Auto à la sauce Mafia, mais un Grand Theft Auto dans les grandes lignes et notamment dans le gameplay. La caméra est moins proche du personnage ce qui apporte une distanciation fort désagréable dans les premières minutes de jeu. Dans les sensations de jeu, on a véritablement l’impression de jouer à Grand Theft Auto 5 et non à un jeu Mafia. Les impacts de balles sont de ce fait moins importants et le ressenti du joueur en prend un coup. En terme d’immersion, ce n’est pas ça, même si les phases de gunfight s’avèrent être plaisantes grâce à une prise en main immédiate et un armement varié. Le joli travail réalisé sur le mixage sonore est également à souligner. Un apport non négligeable notamment lors des gunfight et des courses poursuites.

Le système de couverture est cependant mieux géré, car plus dynamique (même si les bugs de collision ne jouent pas en la faveur du titre), tout comme la conduite des véhicules. C’est à ce jour peut-être le jeu d’action à monde ouvert qui offre les meilleures sensations de conduites. Les modèles de véhicules ne sont pas très nombreux, mais s’avèrent être différents les uns des autres. Tant dans la poussée d’accélération que dans le poids, le joueur ressent indubitablement la différence d’un modèle à l’autre. C’est agréable et donne envie d’essayer divers modèles afin de trouver celui qui offrira les sensations recherchées. La prise en main est immédiate, mais il faudra cependant quelques minutes de conduite afin de se faire au système de freinage. Les véhicules répondent bien et il faut jouer avec le frein à main (ou le frein tout court pour certains modèles) afin de déraper et prendre vos virages de la meilleure des manières. Une conduite complètement arcade avec des bribes de drift dans les freinages. Une alliance inattendue, mais très agréable et permettant au joueur de relancer son implication dans le jeu.

Mafia 3 dispose d’un gameplay des plus simples, très proche de ce que fait la concurrence, mais au combien efficace. On aurait aimé avoir plus d’originalité, mais ce qui est fait, est tout simplement bien fait. Encore une fois, cette volonté de monde ouvert entache le jeu et les sensations que va pouvoir ressentir le joueur. Entre autres à cause de cette sensation de lourdeur dans les déplacements du personnage, qui a été occultée. Lincoln Clay se déplace très rapidement, saute par-dessus des barrières… On est loin des sensations que pouvait faire ressentir un Mafia 2 par exemple. Conventionnel, simple, mais efficace.

Mafia 3 - Trailer de Lancement

On aurait aimé en dire que du bien…

Mafia 3 était un jeu attendu, un jeu que l’on attendait tout particulièrement. Si la saga Mafia n’avait pas sombré dans le néant face à une concurrence grandissante, c’était grâce à cette aura qu’elle possédait. Un jeu à la narration impeccable, au scénario et personnages tout droit sortis de la saga Le Parrain et à la mise en scène parfaitement orchestrée. Le gameplay assez lourd avec une caméra proche des personnages permettait également au joueur de s’immerger pleinement dans cette aventure. Chaque impact de balles faisait mal. Mafia 3 possède cette même aura. Une narration digne d’un excellent film du genre, un scénario alambiqué, mais maîtrisé ou encore une ambiance des années 60 joliment retranscrite notamment grâce à une bande sonore absolument parfaite. Néanmoins, des défauts que l’on ne peut occulter viennent obscurcir le tableau.

Graphiquement daté, techniquement à la ramasse et une répétitivité agaçante, énervante et frustrante. À vouloir augmenter artificiellement la durée de vie, à vouloir trop en faire, Hangar 13 frustre le joueur avec des quêtes secondaires affligeantes, car redondantes qui ne donnent même pas envie d’aller au bout de l’aventure. Aventure qui se termine en une quinzaine d’heures, suivant si vous faites toutes les quêtes secondaires ou non… Et c’est sans parler des divers bugs que possède le jeu, de son intelligence artificielle inexistante, des problèmes de level design, de son gameplay plaisant, mais au combien conventionnel… Mafia 3 possède de bonnes choses, mais c’est avant tout et surtout un condensé de ce qu’il ne faut pas faire aujourd’hui dans un jeu vidéo. Pour une éventuelle suite, un retour aux sources avec une vraie orientation sur la quête principale quitte à avoir un jeu linéaire, mais palpitant et spectaculaire du début à la fin. Et surtout s’il vous plait: pas de monde ouvert et de quêtes secondaires !

Mafia 3 - Test

Points positifs

  • Excellente narration
  • Ambiance impeccable
  • Lincoln Clay
  • Gameplay simple, mais efficace
  • Bande Sonore/Originale soignée
  • Bonnes sensations de conduite
  • Missions de la quête principale bien mises en scène

Points négatifs

  • Techniquement daté
  • Direction artistique médiocre
  • Open World mal géré
  • Rythme indigeste
  • Répétitif à souhait
  • Personnages secondaires inintéressants
  • Aliasing, clipping, popping, scintillement...
  • Des quartiers inégaux, manque de vie
  • Level design qui manque de recherche
5

Moyen

1 Commentaire

  1. Photo du profil de Sams

    La déception est à la hauteur de l’attente que le jeu a suscité. J’étais tellement au taquet… finalement c’est un titre très médiocre 🙁

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