PREVIEW – PREY : Un jeu solide sans réinventer la roue

Après une sortie en demi-teinte pour (le très bon) Dishonored 2 fin 2016, les studios Arkane poursuivent leur aventure, toujours édités par Bethesda, avec Prey, dont la sortie est prévue pour mai 2017. Prey est un jeu de tir à la première personne. L’intrigue se passe dans un futur proche, dans la station spatiale Talos 1. Vous êtes plongé dans la peau de Morgan Yu et faites face à une menace alien : les Typhoons. Ceux-ci sont capables de prendre la forme d’objets anodins, ce qui en font des créatures très dangereuses. Après une perte de connaissance, vous vous réveillez, seul, dans la station. Vous devrez découvrir ce qui est arrivé. Nous avons pu jouer à une version preview de Prey, qui sera le début du jeu final. Voici nos premières impressions.

Prey Preview

L’intrigue

Si vous êtes un joueur attaché au scénario, accrochez vous car cette preview laisse entrevoir énormément de personnages et d’interrelations, que l’on découvre au fur et à mesure, par plusieurs moyens. Nous sommes en effet plongé dans le lobby de la station Talos 1, menant à différentes zones. À chaque zone ou presque correspond un lieu de travail des membres du personnel de la station. On peut en apprendre plus sur leur histoire et sur la nôtre en fouillant un peu. On peut ainsi lire des e-mails sur des ordinateurs laissés ouverts, récupérer des « transcribe » (des extraits audio de discussions de ces personnes), ou encore fouiller leur corps pour y trouver des objets. Tous ces indices vous permettront peut-être de découvrir les raisons de la mort de toutes ces personnes. La suite du jeu nous en apprendra certainement plus.

Le combat

Côté combat, Prey n’a pas souhaité réinventer la roue et c’est tant mieux. Les sensations de tir ou encore la difficulté des combats sont donc assez classiques, comparable à la plupart des FPS actuels. À noter quand même que l’ensemble de l’ambiance sonore et visuelle en combat le rend plutôt stressant.

Pendant le simple temps de ce gameplay, nous avons eu accès à 6 armes différentes. On ne sait pas s’il en aura beaucoup plus dans la suite du jeu, mais ce premier aperçu est positif. Car en plus des (classiques) pistolets et fusils à pompe, Prey propose aussi des armes plus exotiques comme le « Gloo Canon », qui offre de nombreuses possibilités dans et hors des combats (voir la vidéo des développeurs).

Nous avons aussi remarqué que les munitions étaient comptées dans Prey. Il faut attendre de voir ce que donne la version finale et complète, mais comme vous pouvez le voir dans la vidéo de gameplay, les balles finissaient par manquer. Finalement, l’addition de petits éléments peu originaux, mais bien dosés, rendent le système de combat digeste et challengeant.

Monde semi-ouvert et exploration

Prey laisse une large place à l’exploration libre, dans un environnement qui se veut assez ouvert. Durant ce début de jeu, on se retrouve dans un grand lobby avec des dizaines d’ouvertures vers d’autres zones, qu’il faut explorer. C’est alors à nous de choisir l’ordre de notre exploration. On va rechercher des objets à récupérer un peu partout dans la zone (il y en a énormément), qui peuvent servir à se soigner (Medkits, nourriture, boissons…), à se battre (armes, balles…) ou encore à être recyclées pour la fabrication (voir paragraphe suivant).

Mais derrière cette apparence très ouverte se cache en réalité un Level Design très bien conçu, qui nous fait jouer entre l’exploration libre (jusqu’à se perdre parfois) et la recherche d’éléments précis pour servir l’objectif principal, dans des salles qui s’enchaînent logiquement. Pour ce faire, les zones ouvertes sont en réalité contrôlées par un système de badges magnétiques ou de mots de passes à trouver.

L’accès à certaines zones est donc bloqué intelligemment et nous guide, tout en nous laissant de multiples possibilités pour accéder aux objectifs.

 

Recyclage et fabrication

De nombreux objets à récupérer ne servent à rien en l’état, mais doivent être jetés dans un recycler pour les transformer en « material block » de différents types (synthétiques, minérales, exotiques etc.).

On sait que ces éléments seront utiles pour la réparation et sûrement pour la fabrication, mais nous n’avons pu expérimenter ni l’une, ni l’autre des mécaniques. On se contentera donc de porter quelques espoirs dans cet aspect du jeu, qui pourrait de ce fait, pimenter les phases de combat (avec, pourquoi pas, des armes améliorées, des munitions exotiques ou des améliorations d’armure).

Les arbres de compétences

Le personnage possède deux arbres de compétences : « humain » et « alien ». Le début du jeu ne nous permettait que d’accéder à l’arbre de compétences « humain », mais suffit à comprendre le système. Pour débloquer une compétence, il faut trouver des objets spécifiques appelés « neuromods ». Les premières améliorations n’en nécessitent qu’un, mais d’autres en demandent plusieurs.

Les compétences offrent beaucoup de possibilités : alors que certaines boost le héros pour le combat (plus de régénération de vie, plus de force…), d’autres donnent vraiment accès à de nouvelles capacités, réutilisées intelligemment dans la conception du monde. Par exemple, la compétence « hacking » permet d’ouvrir des portes verrouillées par mots de passe sans le connaître. La compétence « leverage » permet de soulever des objets lourds pour les jeter sur les ennemis ou libérer des portes condamnées. Il y a de nombreuses compétences comme celles-ci que nous n’avons pas pu essayer. Avec de telles compétences, on voit bien que des centaines de parcours différents sont disponibles pour terminer les objectifs, c’est l’une des forces de ce début de jeu (espérons que le reste du monde soit aussi malléable). Il est important de préciser que ces compétences possèdent toutes différents niveaux de maîtrise. Ainsi, un meuble très lourd ne pourra être déplacé qu’avec « leverage II ».

Concernant les capacités d’alien, nous n’en savons pas plus, mais la vidéo des développeurs montrant une transformation du personnage en tasse laisse présager là aussi de nombreuses possibilités d’exploration.

Conclusion

Sans révolutionner le genre, Prey à plutôt l’air d’être un mélange bien ficelé de tir, d’exploration et de RPG dans un monde semi-ouvert. Il emprunte de nombreuses références à d’autres jeux, en les maniant intelligemment. En réalité, c’est dans l’avancement du joueur et la construction des zones que Prey se démarque de ce qui existe ailleurs. Enfin, le scénario est prometteur, on a hâte d’en savoir plus !

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