Babel Rising est un God-Game sur PlayStation 3, qui vous place dans la peau d’un Dieu qui doit empêcher la construction de la tour de Babel. Pour ce faire, vous aurez accès à quatre pouvoirs, le feu, l’eau, le vent et la terre. Le jeu possède un mode multijoueur en versus et en coopération, mais en local uniquement.

En tant que Dieu tout puissant, vous ne supportez pas que les Hommes vous provoquent, ainsi il est de votre devoir de mettre un terme aux affronts et notamment à la construction de la tour de Babel à Babylone, pour ainsi porter un coup fatal au roi Nabu.

Certains pouvoirs donnent lieux à de beaux effets.
Il n’y a pas vraiment de scénario a proprement parlé, juste un prétexte pour pouvoir jouer le rôle d’un Dieu aux multiples pouvoirs. On notera tout de même une inspiration biblique dans le pitch de départ, mais rien n’est développé une fois en jeu.
Enfin, les diverses missions de la campagne proposent chacune une très petite histoire de départ que l’on nous narre avant de débuter la mission via un texte très court. En fin de compte, ce God-Game possède des allures de Party-Game, tant le scénario est inexistant, mais cela ne dérange pas vraiment finalement.

Certains environnements sont assez beaux.
Très épuré graphiquement, Babel Rising ne s’occupe guère de son background qui s’avère assez pauvre. La caméra se concentrant essentiellement sur la tour en construction on ne remarque pas ou très rarement ce vide artistique, même si vu de loin c'est plutôt joli. Ensuite, d’un point de vu graphisme pur, le jeu utilise le Cel-shading de manière assez standard, le tout n’est pas moche, mais reste assez banal et on ne sera jamais ni surpris, ni éblouie par ce que le soft affiche. Enfin, pour en revenir à l’artistique, autant dire qu’il ne faut pas s’attendre à beaucoup de variété, entre les ouvriers, les prêtres, les tours et les bateaux, on a vite fait le tour. Même constat pour les pouvoirs, qui mis à part ceux qui sont puissants comme le bombardement de météores ou l’inondation, restent assez sommaires et offrent des effets plutôt cheap. On retiendra tout même des jeux de lumière plutôt aguicheur.
Techniquement maintenant, Babel Rising s’en sort un peu mieux. On fera l’impasse sur le paragraphe consacré à la modestie de la modélisation et on parlera plutôt de la construction de la tour. On débute bien souvent une partie avec les fondations seules de la tour et au fur et à mesure que les ouvriers réussissent à atteindre un point de construction, la tour s’élève et devient de plus en plus imposante, c’est relativement bien fait et on observe alors une physique assez bonne. On la retrouve d’ailleurs dans l’utilisation de nos pouvoirs qui nous permettent parfois de faire voler en éclat des pans de la construction, soulever le sol, envoyer une tornade et faire valser les ouvriers, ou encore exploser des tourelles. Une physique bien utilisée et correct donc, même si on regrette que les traces de nos cataclysmes disparaissent assez vite et que parfois cela manque d’ambition dans la mise en scène. Enfin, on ne pourra que pester à cause d’une caméra assez capricieuse et qui nous complique grandement la vie. En effet, la caméra se centre sur la tour en construction et on ne nous permet que de l’élever, de la baisser et de tourner autour de la tour. Au départ, on s’en tire bien, car il n’y a qu’un accès possible à la tour pour les ouvriers, mais ensuite, et avec l’arrivé d’un deuxième accès, il nous faut constamment tourner d’un côté à un autre de la construction, ce qui amène bien souvent à des situations confuses, surtout que le zoom normal de la caméra et trop puissant et ne nous permet pas d’avoir une vue d’ensemble. Chose qui devient pire encore quand la tour est élevée…

La troisième tour, la plus petite offre des phases assez ardues.
Comme tout God-Game on contrôle un Dieu, mais cette fois-ci celui-ci n’est pas content et décide de punir les Hommes par la mort et d’empêcher la construction de la tour de Babel. Pour ce faire, nous possédons quatre pouvoirs distincts : l’eau, le feu, la terre et le vent.
Les pouvoirs ont leur importance, car ils définiront votre façon de jouer et d’appréhender les diverses situations rencontrées. On n’utilise pas de la même façon l’eau que le feu, le premier se voulant assez stratégique, car permettant de ralentir l’ennemi et de le geler et le deuxième destructeur, car permettant d’envoyer des météores ou de mettre le feu aux ennemis. Ce sera donc à vous de choisir en fonction de votre façon de jouer et de votre affinité avec les différents pouvoirs, un combo de deux pouvoirs maximum par partie qui sont ensuite subdivisée en quatre sous pouvoir, deux de chaque élément, et imputés à quatre différentes touches. À ce niveau-là, généralement un sous pouvoir permet une attaque de zone et l’autre non, même s’il peut aussi éliminer plusieurs ennemis à la fois. On notera qu’après utilisation intensive d’un de vos pouvoirs, il vous sera alors possible de déclencher une sorte de cataclysme propre à chaque élément et qui vous permettra de nettoyer une partie ou la totalité du tableau des ennemis. Chose qui est à utiliser au bon moment, car le temps de recharge de ces cataclysmes est assez long.
Passons maintenant aux différents ennemis. Dans un premier temps, parlons de l’ouvrier lambda, qui ne possède aucun pouvoir particulier et qui n’est dangereux que par son nombre élevé. Arrivant bien souvent par vague de plusieurs, il vous faudra utiliser vos pouvoirs à bon escient pour réussir à tous les stopper, sans qu’aucun d’eux ne puissent atteindre une zone de construction et ainsi construire une partie de la tour. Pour information, dès qu’un ouvrier atteint le bout du chemin existant, la construction se fait instantanément, il n’y a donc aucun temps de construction. Ensuite, il y a le prêtre, qui lui accompagne les ouvriers avec une faculté qui lui permet d’être immunisé contre un de vos deux pouvoirs et qui crée ainsi une sorte de boule qui protège les ouvriers qui sont à l’intérieur, il vous faudra alors l’éliminer en utilisant l’élément contre lequel il n’est pas immunisé. De plus, il y a les urnes, celles-ci sont transportées par des porteurs qui arpentent la route menant du point d'apparition des ennemis aux zones constructibles sur la tour, il faut bien faire attention à ne pas les détruire, même si souvent on est obligé, car cela amènera à une malédiction qui ne vous permettra plus d’utiliser un de vos sous pouvoirs pendant un petit moment, et ce sera même parfois le cas pour un de vos cataclysmes. Enfin, il y a les tours de constructions qui viennent se greffer à une partie de la tour et déversent alors une flopée d’ouvriers, il vous faudra donc les détruire pour éviter d’avoir à gérer plusieurs points d’apparitions d’ennemis sans oublier les bateaux qu’il vous faudra détruire avant qu’ils n’arrivent au port lors d’un mini-jeu de destruction peu inspiré.
Au niveau des modes de jeu, on retrouve un mode campagne, qui propose trois actes différents, avec la construction de trois tours différentes. Le premier acte étant le plus facile et fait office de didacticiel. Il possède aussi la tour la plus grande et la plus longue à construire. Le troisième étant le plus compliqué avec une tour petite et des ennemis plus nombreux. Chaque mission possède aussi un objectif à atteindre du type : tuer tant d’ouvriers ou encore résister pendant tant de temps. Une petite touche de variété bienvenue. Trois différentes tours donc, pour seulement trois tableaux différents sur tout le jeu, c’est trop peu. On a ensuite droit à un mode survie, qui reprend le principe de la campagne, mais vous devez alors survivre le plus longtemps possible, classique. Enfin, on retrouve un mode multijoueur à deux en local uniquement. Les développeurs ont donc oublié les possibles fonctionnalités en ligne. Dans le multijoueur, on vous donne la possibilité de faire des versus, dans lesquels chaque joueur incarne un Dieu et doit survivre le plus longtemps possible, mais aussi une partie en coopération où chaque joueur possède deux pouvoirs et doit s’entraider pour empêcher la construction de la tour. Sans oublier un mode scoring ou chaque joueur devra logiquement scorer au maximum dans un laps de temps prédéfini. Rien de bien folichon en somme et un mode en ligne manque cruellement, même si on retrouve un classement en ligne pour le mode survie et la campagne.
Finalement, Babel Rising propose un gameplay carré et bien pensé, mais ce qui nuit un peu au tout c’est la répétitivité qui découle du système de jeu. Au départ assez amusant, on tombe bien vite dans la redite et au final le tout devient un peu ennuyeux. Ensuite, le jeu s’avère certes carré et propose même quelques bonnes idées, mais il n’est vraiment pas assez fun, surement parce qu’encore une fois trop répétitif dans son système. De plus, l’absence d’un multijoueur en ligne nuit beaucoup à la durée de vie et le local à deux joueurs s’avère vite redondant.
Le jeu utilise aussi le PlayStation Move et le dispositif Kinect de Microsoft, mais le test n'a pas été réalisé avec.

L'innondation le pouvoir le plus beau et le plus ravageur.
Comptez environ deux heures pour finir la campagne, surtout que la dernière mission vous impose de jouer vingt longues minutes. Ensuite, le mode survie se boucle assez vite et l’aspect scoring en ligne ne permet pas de passionner suffisamment pour s’y reprendre à plusieurs reprises. Enfin, le mode deux joueurs en local amusera un temps, mais reste trop limité pour procurer du fun sur la durée.

La pluie de météorites n'est pas mal non plus.
Bruitages correctes, bande-son répétitive à souhait et agaçante, aucun doublage…Le minimum syndical donc.
- Jouer un Dieu
- Quelques beaux effets
- Le système de jeu carré
- Les pouvoirs
- Le mode deux joueurs, bien que limité
- Scénario minimaliste
- La caméra
- Répétitif
- Pas bien fun en solo
- Durée de vie
- Pas de mode en ligne
- Bande-son minimaliste et parfois irritante
- Le prix

Babel Rising n’est pas avare en bonnes idées, mais son concept reste trop limité pour procurer du plaisir sur la durée. Vite répétitif et redondant, l’absence de modes de jeu passionnant et d’un mode en ligne nuit énormément au titre, et cela même si le mode deux joueurs en local sauve un minimum les meubles. Dommages, car l’idée de base est bonne et le gameplay s’avère carré et propose de bonnes idées. Mais ce n’est tout simplement pas suffisant pour dix euros, sachant que du contenu téléchargeable est déjà disponible…