Close Quarters est le deuxième DLC pour Battlefield 3. Dans celui-ci, vous retrouverez quatre nouvelles maps axées sur les combats en infanterie dans des environnements fermés, aucun véhicule n’étant disponible sur celles-ci. En plus de cela, DICE nous offre de nouvelles armes à débloquer en accomplissant des objectifs durant vos parties. Ce DLC est disponible pour quinze euros sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC.

Comme le multi standard, le rendu graphique est assez impressionnant pour du multijoueur, surtout quand on possède les capacités techniques au niveau hardware. Rien à signaler de ce côté-là donc, si ce n’est une destructibilité des décors bien plus importante et impressionnante sur ces nouvelles maps, les différents débris de pans de mur ou du simple mobilier témoignent alors de la rudesse des affrontements. Autre point, on notera quelques bugs ici et là, mais rien de méchant, cela dépend aussi du serveur sur lequel vous jouez et donc de votre ping, tout n’étant pas dû au jeu en lui-même.
Au niveau de l’agencement, les quatre nouvelles cartes s’avèrent bien similaires, mais paradoxalement différentes. Toutes dotées d’un level design basé sur la verticalité plus que sur l’horizontalité, tout le contraire de ce que nous a offert Battlefield 3 jusqu’à présent, elles vous offriront des parties basées sur plusieurs niveaux ou étages, avec de multiples passages et embranchements différents pour rejoindre une même zone. La plupart du temps, les tirs ennemis pourront aussi bien venir du bas, du haut, voir des deux et en plus de votre niveau, tout en sachant que cela peut aussi arriver par devant, derrière, de votre droite ou de votre gauche. En fin compte DICE est arrivé à ce résultat assez simplement et en se basant surement aussi bien sur certaines cartes des Bad Company que sur leur volonté de proposer une action beaucoup plus dynamique et rapide. En effet, bien que jouant sur la verticalité, elles sont aussi pour la plupart assez petites ou, dirons-nous, très étriquées. Il existe bien des petites zones de jeu un peu plus large, mais ces maps favorisent avant tout l’affrontement direct, le campeur aura alors bien du mal à rester sur place sans se faire trucider, impuissant comme une vache qu’on envoie à l’abattoir. Néanmoins, ces derniers pourront s'exprimer en utilisant le level design a leur avantage, se chacher dans un coin, dans un renfoncement ou attendre derrière une porte est possible, mais est-ce là ce que veut mettre en valeur ce Close Quarters, la réponse est non, bien au contraire.
Pour finir, il faut reconnaitre que la variété est au rendez-vous. Quatre nouvelles cartes bien similaires sur l’agencement, mais avec un attrait artistique différent :
- Donya Fortress vous embarquera dans une sorte de grande Villa du Moyen-Orient sur trois étages (sous-sol, RDC et premier étage), dont le centre est composé d’une petite fontaine entourée d’une cour. Beaucoup de points d’embuscades et de contournements possibles font de cette carte une des meilleurs pour le jeu en équipe.
- Ziba Tower, plus classique, vous emmènera dans un hôtel perché sur le toit d’une tour gigantesque. Sur deux étages au level design rectangulaire, elle vous apportera des affrontements très vifs dans lesquels vos réflexes seront mis à rude épreuve. Enfin, il existe là encore un point central, sorte de petite cour reliant deux parties du bâtiment, mais qui peut très vite se transformer en coupe-gorge.
- Operation 126 vous emmène dans un immeuble de bureaux. Surement la carte la plus grande, c’est aussi paradoxalement l’une des plus compliquées. En effet, beaucoup de couloirs aux multiples issues font que l’avancée doit se faire à la fois rapidement et en faisant preuve de vigilance. Sur trois niveaux, dont un parking souterrain extrêmement sombre, cette map est aussi la plus impressionnante au niveau de la destruction des décors. Attention à ne pas foncer tête baissée sur celle-ci et à surveiller les nombreux recoins qui parsèment les bureaux.
- Scrap Metal est la carte la plus jouée avec Ziba Tower. Sorte d’usine d’on ne-sait-trop-quoi, les affrontements auront lieux sur deux bâtiments se faisant face. La particularité principale étant ces passerelles qui relient les deux et qui donnent lieu à des affrontements musclés. De plus, c’est la map où les snipers se sentiront le mieux, du fait de deux spots élevés donnant sur les deux bâtiments, chaque spot se faisant face l’un à l’autre, avec un avantage certain pour l’un des deux. Sur trois étages, elles offrent beaucoup d’affrontements de position et possèdent surement le ratio d’attaque frontale entre les deux équipes le plus important.
Voilà donc quatre cartes, similaires sur certains points, dont la verticalité et le level design, mais qui possèdent chacune un level design qui leur est propre et des atouts stratégiques différents. Elles possèdent aussi un cachet artistique différent, pas trop mal qui plus est, et un souci du détail et de la destruction.

On ne présente plus le gameplay de Battlefield 3, plus lent que celui d’un Call of Duty, mais favorisant davantage le jeu en équipe et en escouade. On aurait pu avoir peur que cet aspect important disparaisse ou soit amoindri par l’orientation plus action de ces nouvelles cartes, mais rassurez-vous, il n’en est rien.
En effet, si vous souhaitez survivre dans l’enfer qui vous attend, il ne faudra pas foncer tête baissée et seul comme Rambo. Il n’est pas ici question de fragger pour fragger, mais bien de jouer avec ses partenaires tout comme avant et peut être même plus ici. Les embuscades, le support de munitions ou de trousses de soin, voire de résurrection, ainsi qu’une coordination dans les mouvements seront vos principaux atouts pour remporter une partie. Il faut bien comprendre que plus petites sont les cartes, plus elles sont ouvertes, dans le sens où une zone peut souvent être atteinte de différentes manières et il n’est pas rare de se retrouver pris entre deux feux. Il vous faudra alors compter avant tout sur votre escouade et vous couvrir les uns les autres pour progresser de manière efficace et cela passe bien sûr par bien jouer et être avec de bons joueurs, ce qui n’est pas toujours le cas. Bien entendu, du fait du level design et même si le jeu en équipe est important, le tout se veut bien plus bourrin qu’à l’accoutumée et votre skill personnel est aussi important, vos réflexes, votre visée et votre intelligence de jeu seront alors mis à contribution très souvent. Cela se voit aussi à l’armement que chacun utilise, arme lourde, fusil à pompe et autre FAMAS et AUG A3 seront bien souvent de la partie.
Ensuite, sur PC, les affrontements peuvent atteindre encore une fois 64 joueurs, donc 32 contre 32, mais autant dire que c’est un vrai bordel. Le mieux est de jouer à 16 ou 24 joueurs maximum, voire 32 sur opération 126. Bien sûr, rien ne vous empêche de faire du TDM (match à mort par équipe) à 64 joueurs et ainsi de vous éclater à fragger comme des bourrins, mais les modes de jeux les plus dynamiques sont bien plus intéressant.
Le premier des deux nouveaux modes de jeux dont nous parlerons est Conquête et Domination. Celui-ci propose à chaque équipe de capturer trois points sur la carte et de les garder le plus longtemps possibles pour ainsi faire baisser le nombre de tickets de l’équipe adverse. La différence majeure avec le mode conquête auquel nous a habitués Battlefield 3 se situe dans le fait que les points se capturent en quelques petites secondes, ce qui permet aux deux équipes de s’échanger régulièrement les points. De plus, ceux-ci se trouvent généralement dans les zones coupe-gorges des cartes, avec bien souvent de nombreux spot à surveiller pendant la prise du ou des points. Très dynamique, ce mode ne permet pas de camper, du fait de la capture facilitée des points, même si on regrette parfois un certain manque de cohésion entre les joueurs qui amène bien souvent des situations assez confuses. Par exemple, on verra sur certaines parties des joueurs qui courent partout sans savoir quoi faire et qui ne trouvent leur salut qu'en faisant du frag ou en se faisant tuer par derrière. Enfin, on notera aussi des points de respawn parfois mal placés, il n'est pas rare de ressuciter devant une foule d'ennemis en mal de tuerie.
Le deuxième s’intitule Maître d’Arme et vous fera commencer avec un simple pistolet. Il vous faudra alors tuer vos ennemis pour gagner une nouvelle arme qui apparaitra instantanément dans vos petites mimines. Deux kills avec chaque arme permettent d’en gagner une nouvelle, jusqu’à arriver à la dernière, le couteau. Un classique gun-game qui reste plaisant et offre des parties sans prise de tête.
Pour finir là-dessus, la communauté et votre serviteur regrettent qu’un mode ruée n’ait pas été intégré à ces nouvelles cartes, surtout un mode ruée en escouade qui pourrait s’avérer vraiment bon.
Venons-en aux armes. On dénombre dix nouvelles armes dans ce DLC, toutes-bonnes et déblocables en accomplissant des missions. En effet, au contraire de nombreux FPS qui vous livrent vos armes dès l’achat du DLC, Battlefield 3 opte plutôt pour le mérite. Il vous faudra accomplir par exemple 10 réanimations d’escouade et 30 éliminations au fusil d’assaut pour débloquer le AUG A3. Ce système est valable pour toutes les nouvelles armes, un aspect appréciable et qui donne l’impression de mériter sa nouvelle arme grâce à ses faits d’armes. Loin d’être gadget, le nouvel armement s’intègre très bien au jeu et la plupart de ces armes sont régulièrement utilisées par les joueurs. Certaines sortent du lot comme les fusils d’assauts AUG A3, LSAT et SCAR-L ou encore le MTAR-21 et le SPAS-12.

Difficile de parler de ce point. Ce pack avec ses quatre nouvelles cartes, ses deux nouveaux modes de jeu et ses nouvelles armes s’avère complet. Mais l’expérience de jeu, différente de celle du classique Battlefield 3 ou du premier DLC Back To Karkand, pourrait en laisser certains de marbre. Notamment, les puristes de la série ou les personnes accros aux véhicules, mais le tout restent néanmoins complets et assez différents pour être intéressants.

Encore très au-dessus de la norme sur ce type de jeu, Battlefield 3 est un ravissement pour les oreilles et Close Quarters ne fera pas tache. Explosions, bruits des armes, du décor qui part en charpie et autres effets sonores sont de premier ordre. Un sans-faute.
- Toujours aussi beau
- Toujours plus de destruction
- Fun, bourrin et dynamique
- L'escouade pour la victoire
- Le level design tout en verticalité
- Les nouvelles armes
- Un bon complément à Battlefield 3...
- ...mais qui pourrait rebuter les puristes
- Parfois confus
- Les points de respawn dans certains cas
- Deux nouveaux modes de jeux, c'est peu
- Pas de mode ruée !
- Le prix !

Assez différent des cartes habituelles d’un Battlefield qui mise davantage sur la liberté et les affrontements de masses, on ne peut pas dire que ce pack soit néanmoins un raté. Quatre nouvelles cartes, plus petites, dynamiques et misant sur la verticalité sont les bienvenues aussi. Elles permettent de varier l’expérience de jeu, tout en proposant aussi un bon jeu en équipe et surtout en escouade. Bien entendu, l’aspect très action de ce DLC sans véhicule pourrait en laisser certains de marbre, comme les plus vieux joueurs de la franchise. Mais il faut reconnaitre que jouer beaucoup plus avec son skill, tout en gardant l’optique tactique de la série, est bien réussi dans ce Close Quarters. De plus, les cartes offrent un bon level design et des séquences de destruction jouissives, les deux nouveaux modes de jeu sont bons et les nouvelles armes offrent de bonnes sensations. Un bon contenu en somme, peut-être trop cher, mais un vrai petit plus à l’expérience Battlefield 3.