Darksiders 2 est un jeu d'action/aventure sur PlayStation 3. Dans la peau de Death, vous devrez tout faire pour sauver votre frère Guerre emprisonné par le Conseil Ardent et accusé à tort d'avoir initié l'apocalypse qui détruisit l'humanité. Pour ce faire, vous pourrez compter sur votre sens aigu du combat, votre destrier Despair, mais aussi sur un panel de pouvoir impressionnant.

Alors que l’équilibre entre Anges et Démons est maintenu, Eden (la Terre) se retrouve attaqué par des hordes démoniaques et une véritable apocalypse se produit. Les Anges, impuissants, n’ont rien pu faire pour empêcher cela et l’humanité fut littéralement effacée de la surface de la Terre.
Guerre, l’un des quatre Cavaliers de l’Apocalypse, se retrouva mêlée contre son gré au conflit et fut accusée par le conseil Ardent d’avoir brisé l’un des sceaux maintenant l’équilibre, ce qui causa les prémices du conflit. Jugé et emprisonné, notre cavalier ne pouvait que compter sur un de ses frères, Death, pour le sortir de ce mauvais pas.
Death (ou Mort en français) se jura alors de laver l’honneur de son frère et de la sortir de sa prison. Pour se faire il se lança en quête de l’Arbre de Vie, capable selon lui de ramener l’humanité tout entière à la vie, une des conditions pour libérer son frère.
Mais rien n’est jamais si simple et Death va devoir faire des compromis et surtout faire face à une toute nouvelle menace, La Corruption.

Meet Death !
Sans être plus captivant que le scénario du premier opus, Darksiders 2 propose quelque chose peut-être d’un peu plus large, dans le sens où le background de l’univers en présence est un peu plus développé, logique quand on sait que le titre se déroule avant le premier opus. On apprend donc l’origine des quatre Cavaliers, de ce qui est advenu de leur peuple d’origine, mais aussi sur la création du monde via les Fondateurs et encore plein d'autres détails ayant un rapport avec les a^mes des défunts.
Autre signe de profondeur, les personnages secondaires sont plus nombreux que dans Darksiders premier du nom, ils auront quasiment tous une histoire au moins à raconter, mais aussi une ou plusieurs quêtes annexes à proposer. Celles-ci sont généralement scénarisées, même sommairements et offrent une bonne plus value.
En ce qui concerne le scénario a proprement dit, sachez que Death aura la tâche compliquée par La Corruption, qui pour ne pas spoiler outre mesure, est lié assez fortement à notre héros. La narration se veut elle assez inégale, disons qu’il va falloir attendre le troisième tiers du jeu avant de vraiment apprendre quelque chose lié directement à la tâche principale de Death, bien sûr, on ne peut juger la qualité du scénario que là-dessus, sachant qu’il y a plusieurs embranchements scénaristiques. Ceci ne veut pas dire qu’il y a plusieurs directions possibles au niveau du scénario, mais bien qu’en fin de compte il faut considérer nos missions principales et les différentes histoires qui les composent comme faisant aussi partie du scénario principal du soft. En fait, elles nous renseignent sur le background, sur ce qui se passe actuellement, mais aussi sur les différents éléments à prendre en compte afin d'atteindre notre but ultime, à savoir sauvez Guerre et par la même occasion l’humanité.
La qualité des dialogues est toujours au rendez-vous, on notera encore une fois de bons doublages et un bon jeu d’acteur, mais aussi l’implantation de dialogues à choix multiples. Petit piège, car peu importe vos questions cela ne changera rien au scénario et il n’existe par la même occasion aucun choix au niveau des réponses. Les cut-scènes et donc la mise en scène est vraiment très bonne, rien à dire sur cela, si ce n’est que par rapport à Guerre, Death est peut-être moins charismatique et expéditif, mais par contre plus patient et fait preuve peut-être d’un peu plus de doigté que son frère. Néanmoins, dans la dernière partie du jeu, Death s’affirmera et atteindra aisément le niveau de charisme de Guerre.
En conclusion, on aurait peut-être apprécié une ligne narrative un peu plus constante, c’est-à-dire que par souci de grandeur Darksiders 2 se veut un peu plus profond sur son background et sur la multiplicité des tâches à accomplir. Même si cela est un plus indéniable, il faut reconnaitre que tout n’est pas forcément intéressant et qu’on a parfois l’impression d’être un homme à tout faire et de mettre de côté notre tâche pour nous atteler à contenter tout le monde. Mais comme la fin justifie les moyens, ces diverses quêtes nous mènent inéluctablement vers notre but et en cela, le tout forme un scénario plutôt bon, mais qui s’éparpille peut être parfois un peu trop.

Les Fondateurs, nos premiers "amis"...
Premier constat : Darksiders 2 est plus grand et plus vaste que son ainé. De plus, le jeu ne prend plus une ville comme décor, mais bien différentes zones découpées en quatre cartes distinctes. Plutôt grandes et longues a exploré, elles sont artistiquement variées, car chacune possède une direction artistique différente. Par exemple, la première zone se compose de plaines, de forêts, de lieux enneigés, mais aussi volcaniques, alors que la deuxième zone est plus chaotique et désertique dans son ensemble. Un vrai petit plus, qui prouve encore une fois que les petits gars de Vigil savent varier leur artistique pour éviter au joueur l’ennui visuel. Seule petite ombre au tableau, il arrive parfois que certaines parcelles soient un peu vides, hormis des ennemis et une petite construction, il n’y aura rien d’autre, mais dans l’ensemble c’est du bon boulot, surtout qu’il y a toujours des secrets disséminés un peu partout.
Au niveau architectural, on frôle la perfection. Toujours aussi recherchés, les divers bâtiments et constructions sont d’une beauté et d’un détail incroyable, mais aussi d’une très grande variété. Il est vrai que dans une même zone, certains donjons ou autres pourront arborer certaines statues ou un style architectural similaire sur certains points, mais c’est aussi par goût de cohérence et il faut souligner que chaque zone de jeu possède, tout comme les extérieurs, un style de construction qui lui est propre. Ajoutons aussi que le level design entre deux donjons n’est jamais similaire, ce qui apporte malgré quelques redites architecturales, une impression de découverte constante.
Passons au character design, lui aussi très réussi. Que ce soit par Death, certes un peu moins charismatique que Guerre, mais plus félin et fin, arborant un petit air à la Jason avec son masque d’un blanc pur. Il impose tout de même le respect, de par sa carrure et son accoutrement, surtout ses faux. Les personnages secondaires sont encore plus détaillés et nombreux que dans le premier opus et possèdent tous un style visuel qui leur est propre, les fondateurs sont grands et forts, les morts sont d’un vert semi-transparent et littéralement squelettique, par exemple. Quant aux ennemis, ils sont un peu plus variés que dans Darksiders premier du nom, même si on en croise des connus, néanmoins ils évoluent en fonction de la zone et du lieu dans lequel on traine nos petites pattes. Enfin, les boss sont cette fois-ci assez inégaux, certains imposants et gigantesques, d’autres plus convenus et moins impressionnants, même s’il faut distinguer les gros boss de ceux faisant office d’encas, mais dans l’ensemble c’est réussi.
Un mot sur l’ambiance, un peu moins violente que celle du premier opus, ici on se frotte à un peu plus de fantasy, certes de la dark fantasy. Le jeu étant plus vaste et proposant plus de personnages et des zones plus éclectiques, on baigne dans une ambiance différente, mais toujours aussi accrocheuse. On retrouvera toujours des moments violents et épiques, mais aussi beaucoup plus de temps morts et de moments pauser, l’exploration plus importante aidant aussi.
Vous l’aurez compris, Darksiders 2 se veut plus ambitieux sur le plan artistique que son ainé, plus grand, plus maitrisé sur certains points, il n’y a presque rien à redire là-dessus. Reste que le gros souci du jeu fait bien vite son apparition et gâche un peu l’énorme travail accompli sur l’artistique.
Bien sûr, je parle ici de la réalisation technique. Il faut se souvenirs que lors de sa sortie, Darksiders premier du nom n’avait pas non plus brillé sur ce point, tout du moins les versions consoles du soft. Ce deuxième opus ne dérogera donc pas à la règle et s’avère assez décevant lui aussi.
Commençons donc par parler de l’aliasing assez présent de Darksiders 2, ainsi qu’un tearing, certes moins prononcé que dans le premier opus, mais toujours là. De plus, il faut bien avouer que parfois les textures font vraiment vieillottes, baveuses ou plates au choix, on regrette cet aspect SD présent quelquefois. À croire que Vigil a remis au goût d’hier un moteur qui datait d’avant-hier, dommage, car sans ça le titre serait graphiquement parfait, surtout qu’il y a d’autres petits soucis, pour le coup inédit sur l’opus dédié à Guerre.
Outre un léger clipping, mais pas très génant, le jeu nous offre une petite palette de bugs. Ainsi, on aura le droit aussi a quelques bugs de collisions, de script et de son, la totale en fin de compte. Collision, lorsque l’on reste coincé a lévité entre deux roches sans pouvoir s’en sortir, seule issue : quitter et relancer. De script, lorsqu’un objet disparer parce qu’on l’a laissé tomber dans un trou ou lorsqu’on l’emmène trop loin de la zone où il est censé se nicher, seule solution : quitter et relancer. De son, lorsque celui-ci disparer ou qu’il ne reste que la musique sans les bruitages, seule solution : quitter et relancer. Gênant tout cela, surtout que parfois il y a même de petits freezes. Certes ça n’arrive que de temps en temps, mais c’est parfois frustrant, heureusement qu’on peut sauvegarder avant de quitter et ainsi repartir quasiment du même endroit.
Enfin, il y a tout de même du bon techniquement, ne soyons pas aigris. Le jeu est fluide et les temps de chargement sont assez courts, même si trop fréquent. De plus, il faut reconnaitre que le jeu est très détaillé, surtout en donjon et offre une distance d’affichage pas trop mal, même si les arrières plans en extérieur auraient pu être un chouïa mieux fait. Le style comic book est toujours présent et sied toujours à merveille à l’univers, on appréciera aussi des jeux de lumière et spéciaux toujours aussi bons. En bref, il y des points positifs tout de même, mais franchement c’est assez moyen techniquement, dommage.

Artistiquement, c'est superbe !
Reprenant les bases de son ainé, Darksiders 2 va plus loin et réussit son pari de proposer un jeu toujours aussi bien équilibré tout en améliorant grandement le côté RPG.
Abordons dans un premier temps le système de combat. Toujours aussi jouissif, Darksiders 2 est légèrement différent du premier épisode. Cela vient du fait que Death est bien plus rapide que Guerre, mais aussi beaucoup plus agile. Comme d’habitude, tout est question d’esquive et de combos dans le jeu, on esquive et on contre-attaque par un combo ou autre coup spécial ravageur. La différence majeure vient du fait que vu que l’action est plus dynamique et donc moins statique, la caméra a tendance à se perdre, ce qui pousse le joueur à toujours devoir lock son ou ses adversaires, surtout dans les combats massifs, c’est-à-dire avec un nombre d’ennemis conséquents. Autre changement, Death se bat avec deux armes, son arme principale et donc ses faux, mais aussi une arme secondaire, marteau, lance, griffes ou encore poings, la liste est longue. Pas mal du tout puisqu’il est possible de créer de véritables combinaisons de combos avec ses deux armes, cela apporte aussi un peu plus de profondeur au gameplay, le poids de l’arme étant proportionnel à son maniement et à sa lenteur d’exécution d’un coup. On peut toujours utiliser des armes à distance comme le pistolet et autre bras astrales, mais par contre on ne peut plus se battre en utilisant un élément du décor. Autre différence, les finish-moves sont un peu plus difficiles à sortir, il suffit toujours d’appuyer sur une touche, mais il ne suffit plus d’affaiblir un ennemi jusqu’à que celui-ci soit presque mort pour se voir proposer d’en faire un, ici cela dépend des stats de votre personnage, un aspect dont on reviendra dessus plus tard. Sinon, cela reste du Darksiders en plus dynamique, plus fluide et aux combats aussi plus grands, dans le sens où les ennemis arrivent souvent en nombre élevé au bout d’un moment, sans que cela vire dans le gros n’importe quoi tout de même.
Parlons en des ennemis. Plus varié que dans le premier Darksiders, ceci étant aussi dû au fait que le jeu soit plus grand, on retrouve néanmoins toujours le même archétype. En gros, il y a les ennemis lambda, les versions élites de ces mêmes ennemis, les uniques qui apparaissent de temps en temps, mais aussi les petits boss et les vrais boss. Chaque ennemi possède toujours sa propre façon de se battre, à vous de vous adapter en fonction et de trouver la bonne stratégie pour chacun d’eux. Les boss c’est le même principe, sauf que c’est souvent un peu plus compliqué et qu’il faut être rapide dans l’exécution, la fenêtre de frappe étant réduite. Autant dire que les combats contre ces derniers sont toujours aussi bons, même si parfois assez facile, voir trop simple, surtout contre les intermédiaires. Il faut dire aussi que le nombre de donjons est peut-être cinq fois supérieur au nombre du premier épisode, ce qui donne plus de boss, donc forcément un peu moins de stress une fois en combat à force de s’en farcir.
Le level-design est quant à lui toujours aussi bon, on alterne extérieur et intérieur sans soucis. Vaste pour le premier et étriqué pour le deuxième, avec tout de même parfois des arènes. Les niveaux jouent toujours autant sur la verticalité pour la plateforme et le tout est d’une bonne cohérence. En extérieur on a bien sûr le droit d’utiliser sa monture Despair, les zones étant plus grandes celui-ci nous est accessible dès le début du jeu et pour éviter de se farcir toute la map à chaque fois, un système de voyage rapide accessible sur la carte dans l’inventaire a été mis en place, pratique.
Vous l’aurez compris, si vous avez joué au premier, vous ne serait pas dépayser par le système de combat et vous reprendrez vite vos marques. Là où les nouveautés s’entassent, c’est sur le côté RPG du jeu, sur le système d’expérience, de quête et de compétence.
Déjà, Darksiders 2 propose toujours un mix très bien équilibré entre action, plateforme et réflexion. La plateforme se déroule comme dans le premier épisode, même si le panel de sauts de Death a été étoffé par rapport à celui de Guerre, force est de constater que celui-ci est moins lourd et répond mieux. Reste quelques légers soucis parfois sur la prise en compte de la direction d’un saut, mais dans l’ensemble c’est agréable et facile à prendre en main. Les énigmes elles sont un peu moins ingénieuses il faut bien le dire et ne vous poseront pas réellement de problèmes dans les deux premières parties du jeu, après ça se corse un peu plus, une fois la deuxième zone bouclée. On regrette quelques redites notamment, avec parfois des impressions de déjà-vu dans certains donjons, aussi parce que beaucoup se doivent d’être adaptés au niveau et aux objets que possède le joueur sur le moment. En marge de ces aspects toujours aussi bon et bien équilibré dans la construction du gameplay, un dernier point ressort totalement de ce Darksiders 2, le côté RPG.
Celui-ci est surement la meilleure surprise que nous offre le soft. Ici il n’est plus question d’une évolution du personnage par son armement, mais bien par son niveau et ses compétences. Pour ce faire, un système d’expérience classique au RPG a été mis en place, avec barre d’expérience, XP gagné après combat ou bouclage d’une quête, sans oublier l’éternel arbre de compétences. En deux parties, une plus défensive et l’autre plus offensive, ce sera à vous de décider des compétences que vous souhaitez acquérir en augmentant de niveau, ceci en fonction aussi de votre façon de jouer. En gros, le premier arbre vous offrira des coups dévastateurs et le deuxième plus axés sur la défense et la magie, vous permettra d'acquérir bouclier magique et autres invocations de goules et corbeaux. De plus, votre forme démoniaque, comme dans le premier opus, évoluera elle aussi avec les gains de niveaux devenant de plus en plus puissantes. Ce système dans sa globalité change vraiment tout à l’expérience de jeu et offre enfin au joueur de vraies possibilités pour build son héros comme il l’entend.
En marge, mais tout aussi important, Death aura a disposition divers pièces d’armures et équipements pour pouvoir se stuffer comme il se doit. Un système de loot ayant été mis en place, les ennemis lâcheront des pièces d’équipements, armures pour le torse, jambières, bottes, épaulettes, tout y est et là encore il va falloir être cohérent dans la manière d’équiper votre personnage par rapport à la façon dont vous avez fait évoluer son arbre de compétences. On distingue différents types de pièces d’armures : normales, magiques, rares et mythiques, du classique quoi. Il faudra aussi faire attention aux atouts que vous donnent ces différentes pièces, même chose pour l’armement, les deux fonctionnant sur le même principe. Ainsi, vos différents sets vous permettront aussi d’augmenter les statistiques de Death avec par exemple un gain en coup critique, en défense, en expérience et autres. On notera aussi que des armes dites possédées sont présentes, celles-ci sont améliorables en sacrifiant d’autres pièces d’équipement pour augmenter la ou les valeurs de l’arme possédée. Par rapport aux armes, il existe aussi des maitres d'armes vous permettant d'acheter des coups et compétences dans le maniement de celles-ci. Sachez aussi que votre changement de stuff n'est pas que statistique, il y a bien des changements visuels aussi !
Bien sûr, qui dit équipement, dit aussi marchand. On retrouve Vulgrim, notre démon receleur, qui vend toujours des objets, mais sous condition de récupérer des artefacts durant l’aventure. Il y a aussi les marchands classiques, qui rachètent et vendent divers objets, certains même proposent de petites quêtes. Le système de coffre est toujours présent, mais il n’est ici plus question de récupérer des âmes, mais bien de l’or et du stuff. Les âmes sont toujours de la partie, mais moins importantes du fait que le Couroux se recharge maintenant en tapant simplement les ennemis ou en consommant des potions. Même principe pour le regain de vie.
Terminons par le système de quête. Il vous est possible d’accepter des quêtes annexes dans Darksiders 2 et de les mener a bien quand bon vous semble, en faisant attention au niveau requis. Celle-ci vous offre une fois fini, objets, ors et expérience. Il est possible de visualiser l’endroit où accomplir ses quêtes sur la carte du monde, très détaillée, surtout en intérieur et on peut aussi naviguer entre les quatre zones du jeu via des portails. D’autres quêtes annexes cachées sont aussi présentes, comme des arènes, ou la recherche d’objets insolites, à vous de les trouver. On finira par le système d’échange ou de courrier. En effet, il existe un dispositif vous permettant d’envoyer et de recevoir du courrier en jeu, cela permet même aux joueurs de s’échanger des items, un très bon point.
En bref, Darksiders 2 se veut assez différent dans son approche, plus RPG que le premier opus, on appréciera la profondeur donnée à son personnage. En devant gérer son héros comme dans un véritable jeux de rôle, en prenant notamment en compte ses statistiques, le jeu impose au joueur de s’appliquer dans sa progression au risque de rater son personnage, même si un item permet de remettre ses points à zéro.

Voici l'arbre de compétence !
Long, Darksiders 2 demandera au moins trente heures pour se boucler une première fois en prenant le soin de faire un maximum de quêtes annexes et d’exploration. Le jeu tiendra en haleine du fait de ses nombreux à côté au scénario principal, présent principalement pour stuff et build toujours mieux Death. On notera aussi la présence d’un New Game + bienvenue et d’un mode arène qui s’inscrit bien dans le ton.

J'aime les crânes et toi ?
Toujours aussi magistrale, la bande sonore se veut aussi plus éclectique dans ses thèmes musicaux. Certes on appréciera grandement ces légers changements qui permettent de ne pas avoir un copié-collé des thèmes du premier opus, mais on appréciera peut-être un peu moins les quelques fausses notes quant à al mise en situation de la musique par rapport à ce qui se passe à l’écran, il ya quelquefois des fautes de goût. Niveau bruitage c’est parfait et pour les doublages français et l’acting ça l’est aussi, le plus étant la VO disponible sur la galette du jeu.
- Une suite digne !
- Death !
- Background plus complet
- Artistiquement grandiose
- Plus grand, plus vaste, plus libre !
- Gameplay encore plus étoffé
- Aspect RPG poussé
- Durée de vie énorme
- Bande sonore au top !
- La VO
- Scénario qui s'éparpille
- Technique datée (des bugs !)
- Quelques combats brouillons
- Boss de fin décevant
- Musique parfois inadéquate (mais bonne)

Après Guerre, voici Death ! Voilà qui pourrait résumer l'expérience Darksiders 2. Différent dans son approche par rapport au premier opus, ce deuxième épisode se veut plus calme que son prédécesseur, car plus grand et plus profond. Le côté très RPG de celui-ci y est surement pour quelque chose et apporte un réel plus à l'expérience de jeu, l'exploration de ces vastes zones n'est surement pas innocente non plus dans l'histoire. Death nous offre comme son prédécesseur un savant et équilibré mélange d'action, de plateforme et de réflexion, tout en se payant le luxe d'étoffer le background du jeu et de proposer un gameplay plus nerveux en combat, mais aussi un système de loot et d'expérience parfait. Darksiders 2 ne déçoit donc pas et propose un ensemble cohérent qui pérennise et propulse la franchise au rang de maitre dans son genre. Seuls quelques petits soucis et une technique décevante empêchent le titre de prétendre à la note maximale, peut-être la prochaine fois, qui sait