Dragon’s Dogma est un RPG sur PlayStation 3. Dans celui-ci, vous incarnerez un homme (ou femme) qui partira à la recherche d’un dragon lui ayant volé son cœur. Au court de votre aventure, vous aurez à vous défaire de nombreuses créatures, dont d’imposantes chimères. Vous serez accompagné de Pions, sortes d’humains sans âmes, qui vous aideront à mener votre quête à bien.

Vous incarnez un homme normal qui verra son destin prendre une tournure hors norme après l’attaque d’un dragon sur votre village. Après une petite bataille, le dragon vous vole littéralement votre cœur en vous disant que vous êtes l’être élu.
Par on ne sait qu’elle miracle, votre héros est en vie et se réveille plus tard affublé du titre d’insurgé, qui a pour mission de traquer et de tuer le dragon qui lui a volé son cœur, les deux étant relié par un lien psychique étrange. Pour ce faire, d’étranges êtres vont vous venir en aide, les Pions.

Certains points de vue offrent de beaux panoramas.
Il faut bien l’avouer, ce n’est pas le point fort de ce Dragon’s Dogma. Sans surprise, on est le sauveur d’un monde en péril et menacé par de dangereuses créatures. Certes, il y a des à côté assez intéressants, avec des histoires de sectes, d’anciens insurgés et autres, mais cela reste trop superficiel. On pourra reprocher aussi un énorme manque de lecture, pas assez de renseignements, de bout d’histoire du monde dans lequel on évolue, le background n’étant tout simplement pas assez mis en avant. Dommage.
Enfin, la narration n’est pas en reste non plus. Bâclée ? Non, il ne faut pas exagérer, mais très mal fichue, oui ! Pas assez narratif tout simplement. Cela manque de cinématique, de dialogues intéressants, d’ambition en fait. Dommage, car Capcom nous avait habitués à mieux sur d’autres types de jeu et on voit bien que les développeurs ne maitrisent pas totalement leur sujet sur ce point précis. De plus, certaines cut-scènes sont un peu bizarres ou plutôt mal venues dans un titre qui se veut mature, on pense notamment à notre premier entretien avec le Duc de Gran Soren dans lequel on se retrouve affublé d’un chapeau de bouffon, ce qui donne une scène risible de médiocrité, pour quelque chose qui aurait dû être un grand moment. Ensuite, notre héros ne dit mot durant tout le jeu, préférant grimacer et même les PNJ se retrouvent à répondre aux questions qui nous sont posées à notre place. De plus, trop de quêtes bénéficient d’une narration toute relative, même si les quêtes principales s’en sortent mieux, certaines mal amenées ou inintéressantes passent moins bien et le côté aller taper pour augmenter de niveau se faire sentir.
Par ailleurs, le scénario se voit annexer différentes voies, c’est-à-dire qu’en marge de l’histoire principale, diverses situations viendront se greffer à celle-ci pour en quelque sorte lui apporter plus de substance. Histoire politique, de secte, des Pions (qui sont des êtres humains sans âmes et sans volontés qui leur est propre en quelque sorte) et autres viendront donc compléter et apporter beaucoup à ce scénario sans surprise, un bon point.
Enfin, on regrette aussi que le jeu ne prenne jamais vraiment le genre role play à bras le corps, par exemple, on aura très peu de choix à faire durant le jeu et on se sent comme porté dans une ligne directrice fataliste sur laquelle on n’influe jamais réellement.

Le genre de rencontre qui en pleine nuit, prend tout son sens...
Dragon's Dogma, le RPG à l'occidental vu par des japonnais. Pari osé de Capcom, pour un jeu qui sur le papier donne vraiment envie. Entre le système de Pions, les combats dynamiques, les chimères et la promesse d'un RPG complet, on s'attendait à une perle rare quelques mois après le déjà culte Skyrim. Alors vraie bonne surprise ou pétard mouillé ?

Gobliiiiiiiiiiiiiiiiinnnnnnnnsssssssssssss !!
Dragon’s Dogma adopte un artistique assez réaliste et froid. Puisant dans l’architecture médiévale et dans le RPG occidental classique, le soft présente un univers assez cohérent, mais aussi quelque peu vide. On appréciera la modélisation et le style des différents forts, du village, de la ville capital de Gran Soren, ainsi que des autres infrastructures en présence, mais on ne peut pas dire que le reste soit du même niveau. En effet, les extérieurs, bien que vastes, laissent un arrière-goût amer de solitude, pas assez vivant et pas assez de présence humaine pour être totalement immersifs. De plus, la position des ennemis est scriptée (hors quête), ainsi on ne saura jamais surpris de croiser bandits, loups, Gobelins ou autres créatures à des endroits connus, il n’y a guère que certains événements aléatoires ou autres apparitions de chimères ici et là qui rendront vraiment grâce à ce monde ouvert bien vaste. Et c’est là l’une des forces du titre, l’univers en présence est vaste, assez beau et offre bien souvent des panoramas grandioses, surtout que la gestion du temps nous permet d’admirer des couchers ou lever de soleil bien bluffant. L’artistique reste convenable, mais souffre peut-être d’un léger manque de variété, entre les vastes étendues, les zones rocheuses, les forêts et autres bois, on a vite fait le tour. Là où le titre nous étonne en revanche, c’est par le soin apporté aux intérieurs, aussi bien les grottes, les donjons, les forts ou encore les villes et villages, tout est bon et assez diversifié pour casser avec l’ennui visuel des extérieurs. Mitigé sur ce point, notamment par le positionnement scripté des ennemis, qui dans un monde ouvert respirant la liberté fait un peu tâche.
Au niveau du bestiaire, on côtoie là encore les très classiques, loups, Gobelins, bandits, squelettes et morts-vivants, mais aussi des créatures plus surprenantes, comme ces chimères et boss gigantesques, qui sont pour la plupart magnifiques et surtout impressionnants. De ce côté, on retrouve les trop utilisés (dans le RPG aujourd’hui) dragons, mais aussi des golems de pierres, des griffons et autres lions chevauchés par une tête de chèvre et une queue de serpent. C’est le genre de créatures que Capcom a mis en avant durant toute la promotion du jeu et le résultat n’est pas décevant loin de là.
Un mot sur le character design en général, " bon " est le mot pour le définir. Pour commencer, notre avatar et les Pions en général (mise à part ceux crées par Capcom) sont modélisés et habillés par nos soins. À ce niveau c’est du tout bon puisque l’éditeur de personnage est suffisamment complet pour satisfaire tout le monde. Quant aux armures et autres armes elles sont variées et pour la plupart belles, avec tout de même certaines qui sortent du lot. Au niveau des divers PNJ, même mouvance, c’est du tout bon, surtout qu’on ne croise pas trop de clones.
Un mot sur l’immersion et l’ambiance. Chose extrêmement importante dans un RPG, on peut dire que Dragon’s Dogma s’en sort bien, mais commet aussi quelques erreurs. Ainsi, le scénario et la narration souffrent d’un léger manque de profondeur pour le premier et d’un style haché et pas assez présent pour le deuxième. De plus, certaines quêtes annexes pas assez scénarisées n’aident pas, syndrome asiatique dira-t-on. L’univers du soft est, comme dit au-dessus, bien travaillé en intérieur, il y a de la vie dans les villes et villages, du mouvement aussi, rien n’est figé et c’est un bon point. Dans les donjons, cavernes, grottes et autres lieux d’explorations fermés, on ne s’ennuie pas et on rentre bien dans notre rôle de preux chevalier pourfendeur de squelettes. De plus, l’artistique du tout permet de nous immerger comme il se doit dans notre quête du moment. Cela se gâte en extérieur, encore une fois, le manque de vie et de présence humaine, mais aussi de villages et d’événements aléatoires, rendent le tout un peu vide, même si cela est compensé en partie par un monde vaste et plutôt joli, quoique pas assez varié, mais qui transpire la liberté. Là encore petit bémol, comme dit plus haut, face aux situations et positions d’ennemis scriptées. Mais le titre s’appuie avant tout sur un gameplay immersif et dynamique, sur lequel nous reviendrons plus tard.
Enfin, abordons l’aspect technique de ce Dragon’s Dogma. Ce qu’il faut savoir c’est que ce RPG à l’Occidental made in Capcom est le projet, en termes de coût de développement, le plus ambitieux de la firme. On était alors en droit d’attendre beaucoup d’un point de vue technique, mais autant dire que là encore c’est mitigé. Commençons par les points noirs, le titre offre bel et bien une bonne profondeur de champ, et on peut admirer de très loin un fort et s’émerveiller devant les vastes étendues qui s’affichent devant nos yeux ébahis.
Le problème c’est que cette bonne distance d’affichage souffre d’un paradoxe qui est un peu le lot de plusieurs RPG à monde ouvert : le clipping. En effet, Dragon’s Dogma ne fait pas exception à la règle, les textures proches apparaissent souvent assez tardivement, et on parle ici d’arbres, de roches, voir même de PNJ. De même, on remarque une gestion plus que moyenne des collisions, avec des vêtements qui rentrent littéralement dans le corps, ou encore des collisions douteuses avec le décor ou même parfois avec les ennemis.
Ensuite, niveau texture on a vue mieux, on en croise parfois de très plate, comme un vulgaire copié/collé de l’époque PlayStation 2. Dernier point négatif, du moins gênant, la synchronisation labiale est souvent catastrophique et il arrive même parfois que les PNJ ouvrent à peine la bouche quand il parle.
En marge de ces nombreuses carences, on observe tout de même quelques réjouissances. Tout d’abord, les jeux de lumière sont d’excellentes factures, effets spéciaux et magiques sont du premier ordre et sont un bonheur pour les yeux. De même que dans la pénombre, l’éclairage de la lanterne, ni trop fort ni pas assez, offre une superbe atmosphère aux phases de nuit, dans les caves ou sombres donjons. On observe aussi des animations assez fluides pour le genre, on n’est pas au niveau d’un The Witcher 2, mais cela reste acceptable, même si la façon de courir de notre avatar et ses expressions faciales en laisseront plus d’un songeur. Enfin, concluons en disant que l’aspect technique n’est clairement pas le point fort du titre et on aurait peut être aimé un rendu global un peu plus propre, le tout fait un peu pâle figure et même les cut-scènes, pourtant légèrement mieux faites, ne convaincront pas totalement. Reste une bonne mise en scène des combats, une modélisation globale satisfaisante, de bons effets de lumière et spéciaux et un univers suffisamment détaillé dans son ensemble pour être immersif, sans oublier que le tout reste fluide, même pendant les gros combats.

Un bon exemple d'un ralenti couplé avec de beaux effets, à l'écran ça envoie !
Dragon’s Dogma possède comme tout RPG qui se respect un système de combat qui lui est propre, même si là l’influence d’un The Witcher pour le dynamisme et du hack’n’slash aussi se font ressentir.
Tout d’abord, en début de partie on a le choix entre trois classes : Guerrier, Rodeur et Mage. Classique, mais efficace, surtout qu’au bout d’un certain moment le joueur aura à loisir de pouvoir changer de classe et ainsi de devenir par exemple Paladin (mix entre Guerrier et Mage), Sorcier (un Mage plus axé sur l’attaque) et encore d’autres. Cela nous apporte un jeu complet à ce niveau et on notera que l’on peut faire la même chose avec notre Pion, même si celui-ci n’a pas accès à certaines classes. Chacune d’elle possède ses propres compétences et son propre set d’armure et d’arme, par exemple le Champion se bat avec une arme à deux mains, le Paladin avec une épée et un bouclier magique et le Guerrier avec une épée et un bouclier normal.
Au niveau compétence, nous trouverons un système d’évolution de très bonne facture, avec à chaque niveau gagné, l’octroi de points de compétence qui vous serviront à acheter ou améliorer des techniques actives et passives. Concrètement (comme dirait notre ami Sams) cela se traduit par un apprentissage de technique sur chaque arme, épée, bouclier, dagues, arcs, bâtons de Mage et autres, mais aussi sur des compétences passives qui influent sur les caractéristiques de votre avatar ou de votre Pion, le système étant le même pour les deux. Ainsi, on pourra augmenter sa force, son endurance, sa dextérité, tout en veillant bien à bien répartir nos capacités actives qui permettent de monter un personnage répondant à notre façon de jouer, mais complétant aussi notre équipe de Pions. En effet, parmi toutes les compétences actives disponibles, il n’est possible que d’en utiliser trois par armes, il vous faudra alors bien sûr trouver les capacités qui vous conviennent le mieux et qui conviennent le mieux à votre groupe.
Ceci étant dit, attardons-nous sur le cœur du système de jeu : les Pions. Ils sont indispensables au bon déroulement de la partie et autant dire qu’il vous faudra bien les choisir. Pour ce faire, il existe des Pierres de Failles qui vous transportent dans une sorte de HUB vous permettant de recruter vos deux Pions parmi la quasi-totalité de ceux des joueurs présents sur Dragon’s Dogma. C’est en cela que le système est original, sans être un jeu multijoueur, Dragon’s Dogma vous propose d’utiliser les Pions des autres joueurs et cela même si le joueur est en cour de jeu avec au même moment. En fin de compte, Capcom espère ainsi créer une communauté et pour le moment c’est plutôt bien parti. Bien sûr, lors du recrutement de votre Pion, il vous faudra faire attention à son niveau, ses capacités et son set d’armes et d’armures pour pouvoir faire votre choix. Il vous sera aussi possible de consulter les connaissances de celui-ci au niveau des zones de jeu, des quêtes accomplies et de la connaissance du bestiaire, choses importantes sachant que les deux Pions recrutés vous donneront des indications sur les points faibles des ennemis, sur d’éventuels trésors cachés ou sur des zones qu’ils ont déjà explorées avec d’autres joueurs. Même chose pour votre Pion, qu’un joueur peut utiliser à tout moment même si vous jouez avec au même moment, ce qui permettra à votre Pion de gagner en connaissance, de vous apporter des cadeaux offerts par d’autres joueurs, mais aussi de vous rapporter des points de failles, qui servent de monnaies pour recruter certains Pions, d’un niveau au-dessus du votre par exemple. Vous l’aurez compris, ce système est très important et l’importance de choisir ses deux Pions en plus du sien est primordiale, ne serait-ce que pour vous composer une équipe équilibrée, défense, attaque, magie et soin, mais aussi pour profiter des informations tactiques et autres que ces derniers peuvent vous apporter.
Enfin, il existe plusieurs types de Pions d’un point de vue comportemental, il y en a qui vont explorer, d’autres vous défendre en priorités par exemple et il est aussi important de tenir compte de cela que de ce qui est dit précédemment, car un Pion qui ramasse des objets pendant que vous vous faites lyncher par un ennemi n’est pas forcément efficace et un autre qui ne s’occupe que de vous sans se soucier des autres compagnons ne l’est pas forcément non plus. À vous de voir, de créer votre système et votre équipe en fonction de vos besoins, de vos affinités et de vos désirs. Le comportement de votre Pion peut être choisi, ou tout du moins vous pouvez l’éduquer avec des chaises qui vous permettent de lui indiquer comment vous voulez qu’il réagisse selon la situation rencontrée, une bonne chose, quoique pas assez poussée peut-être, même remarque pour le système d’ordre. Trois possibilités n’est pas assez pour vraiment influer sur leur comportement, dommage.
En parlant de cela, nous conclurons là-dessus en parlant du système d’ordre et de l’IA de ces Pions. Pour le premier, on a le droit au minimum syndical " aide-moi ", " en avant " et " par ici " sont les seuls ordres disponibles, c’est bien peu surtout que pour aborder le deuxième point, il arrive que certains Pions fassent un peu n’importe quoi. L’IA en elle-même n’est pas déficiente, c’est surtout qu’en fonction du type de Pions qui vous accompagne il pourra se passer des choses inattendues.
Par exemple : « hier me voilà face à mon premier Dragon et cela avec une nouvelle équipe de Pion (oui parce qu’il faut souvent changer de Pions, ils ne gagnent pas en niveau sur notre partie) et après trente minutes de combats, un de mes Pions est parti ramasser des plantes… N’ayant pas fait attention à son combo nuisible (à mon goût) d’explorateur/ravitailleur, je me suis retrouvé en mauvaise posture et me suis agacé, rassurez-vous le Dragon a pris cher. »
Voilà, l’importance de bien choisir, mais de manière générale cela se passe bien, l’IA est présente et fait son boulot, même si on observe parfois des choses bizarres. Petit aparté, juste pour dire qu’il est possible de recruter des Pions créés par Capcom directement en jeu, sans passer par les failles.
Venons-en aux combats à proprement parler. Ici, même en tant que mage, il n’y a pas de mana, mais juste une jauge d’endurance. Celle-ci vous permet d’utiliser vos compétences, de courir, de vous agripper aux chimères (à la manière d’un Shadow of the Colossus), en gros d’utiliser tout ce qui n’est pas coups normaux. Il vous faudra bien gérer ce point, sous peine d’être à bout de souffle et de ne plus pouvoir rien faire pendant quelques secondes, mais aussi et surtout durant les combats qui peuvent s’avérer longs.
Ensuite, on se retrouve face à un système de combat en temps réel, dynamique et prenant en jouant l’une des classes guerrières ou rodeurs, mais un peu moins en Mage. C’est vif, rapide, la coopération avec les Pions est bien gérée et on assiste souvent à des combats épiques à la mise en scène soignée. Seules ombres au tableau une caméra capricieuse et des sortes de ralentis qui se mettent en place quand un de nos Pions effectuent un certain coup, cela rend l’action du moment peu lisible, surtout que la caméra se focus sur le Pion, changeant de tout au tout le point de vue, mais cela reste certaines fois assez stylisé, notamment quand c’est notre héros qui profite de cet effet de ralenti qu’on pourrait comparer de loin à du bullet time (de très loin).
Ensuite, un petit mot sur l’interface, assez mal fichu et trop imposant, on remercie les développeurs de nous donner les outils pour en supprimer certains aspects. Enfin, les combats contre les Boss ou chimères gigantesques sont très souvent, non seulement un ravissement pour les yeux, mais aussi haletant, épique et dynamique. Le fait de devoir trouver les faiblesses de ces créatures, de devoir monter sur elle et de juste les terrasser est un accomplissement en soit. De bien belles chimères qui donnent d’excellents combats et qui prouvent à eux seuls que Dragon’s Dogma en a sous le capot et se veut ambitieux.
Terminons par les à-côtés qui font néanmoins partis intégrants du RPG. Les armures et armes sont en nombres et variés au niveau du skin, ce qui apporte un renouvellement quasi constant de l’apparence de son personnage, un très bon point, sachant aussi qu’il vous faudra gérer ce qu’apporte une armure ou une arme par rapport à une autre, éléments d’attaques et de défenses en tête. De plus, il est possible de faire évoluer celle-ci, cela pour en venir au craft, avec divers objets et matériaux requis pour ce faire et trouvable dans la nature, sur des ennemis, dans des donjons, grottes et points de minerais, mais aussi sur les chimères. Chaque arme ou pièce d’armures possède trois niveaux d’évolution. D’autre part, le système est complet, on peut mettre une pièce d’armure sur pratiquement toutes les parties de notre corps. Il y a toujours les marchands bien sûr, mais aussi les aubergistes, vous permettant de vous reposer pour ainsi retrouver des forces, voir les cadeaux offerts et l’apprentissage de votre Pion avec les autres joueurs, quand ils reviennent de mission. Cet homme proposera aussi de pouvoir acheter et changer vos compétences, mais aussi, du moins celui à Gran Soren, de changer votre classe. Enfin, lui et certains autres PNJ, vous donneront accès à votre coffre, important, car il vous permet de garder vos objets et de vous alléger, le poids est pris en compte dans le jeu et si vous êtes trop lourd, vous irez moins vite et utiliserez plus d’endurance qu’à l’accoutumer, cela vaut aussi pour les Pions. C’est là aussi, même si on peut le faire dans l’inventaire directement, que nous combinerons des objets pour en créer d’autres, comme des potions ou des flèches. C’est plutôt classique et complet.
L’inventaire lui se veut plutôt agréable, même si parfois brouillon, et nous aurons du mal à pardonner qu’on ne puisse pas mettre de potion en favori, nous permettant par exemple de prendre une potion de soin sans retourner dans l’inventaire, ce qui casse parfois le rythme d’un combat. Pour le reste et en résumé, le jeu propose aussi énormément d’exploration, qui mise à part le côté parfois assez vide, reste un excellent aspect du titre et parcourir les divers endroits de la carte est un réel plaisir. Bien sûr, Dragon’s Dogma propose bien d’autres aspects, mais il nous est impossible de tout énuméré, sachez néanmoins que les mécaniques de jeu, bien que souvent déjà vu ailleurs, sont maitrisées et complètes.
On finira par les quêtes. Les principales, bien que manquant de narration, sont plutôt bonnes et variées. Les quêtes annexes elles souffrent du syndrome asiatique de la chose, c’est-à-dire qu’on retrouvera énormément de quêtes inutiles et de farm, parfois barbantes et d’autres plus intéressantes, avec des missions d’escortes (bien que trop nombreuses), de sauvetages et même des enquêtes à mener tel un Sherlock Holmes en armure. Cela dit, on se prend vite au jeu et Dragon’s Dogma devient vite addictif, sans savoir réellement pourquoi on ne voit pas le temps passer et on se prend au jeu sans déplaisir aucun, faisant vite abstraction des quelques approximations gênantes.

Un exemple de coopération, votre Pion attrape l'ennemi pendant que vous lui assenez le coup de grâce.
Tout dépend de votre façon de jouer. Le joueur de RPG occasionnel et qui n’a que faire de tout découvrir et d’explorer, bouclera l’aventure en une quarantaine d’heures voir une petite cinquantaine. Le joueur de RPG traditionnel trouvera en ce Dragon’s Dogma une raison de faire parler son côté aventurier et peut amener son héros à évoluer presque une centaine d’heures. Sans parler du new game +, qui augmente là encore la durée de vie.

C'est beau, non ?
Léger point noir du titre, les thèmes musicaux, mis à part celui de l’écran titre, ne parviendront que très rarement à nous atteindre. C’est assez léger de ce point de vue et on a beaucoup de mal à accrocher. Reste quelques thèmes épiques qui rythment bien certaines batailles. Niveau bruitage c’est plutôt pas mal et le doublage se veut quant à lui assez inégal. On retiendra aussi un héros souffrant du syndrome Gordon Freeman et qui ne dit pas un mot pendant toute l’aventure et cela même si des questions nous sont posées, notre interlocuteur préférant répondre à notre place.
Point positif, les Pions sont bavards et apportent en dynamisme, là où ce sont les thèmes musicaux qui auraient dû le faire, mais on s’attendait à mieux. Quant au doublage, d’assez bonne facture, est en anglais sous-titré français.
- Un bon artistique
- Fluide et dynamique
- Quelques jolis effets
- Mécaniques de jeu complètes
- Le gameplay
- Les chimères
- Les Pions
- La durée de vie
- Le système communautaire
- Scénario sans surprise
- Narration en manque d’ambition
- Aucune influence sur le scénario
- Technique mitigée
- Univers vaste, mais vide
- L’interface
- Bande sonore en retrait

Dragon’s Dogma est un peu paradoxal. Addictif et complet dans ses mécaniques de jeux, il souffre de défauts qui auraient pu être évités, mais qui ne gâchent pas totalement l’expérience de jeu. Le soft trouve sa force dans son système de Pions qui fonctionne à merveille et aussi par ses combats épiques et impressionnants contre les Boss et chimères. Les soucis qui ressortent sont plus à mettre sur le plan technique, même si on retiendra aussi un scénario et une narration peut mieux faire, mais il faut bien avouer que techniquement parlant c’est assez décevant. Reste que mine de rien on se prend vite au jeu et on devient vite addict, car Dragon’s Dogma reste un bon action/RPG, long, complet et prenant.