New Little King’s Story est la suite spirituelle du jeu Little King’s Story paru en 2009 sur Nintendo Wii. Il est développé par AQ Interactive et est édité par Konami. Il s’agit d’un jeu qui mélange les genres, à savoir : aventure, action et gestion. Paru depuis le mois de mars au Japon, le jeu arrive enfin en France en dématérialisé, mais également en version boîte.

En effet, les habitants du royaume de Koboro vivant paisiblement se font attaquer en pleine fête, avant d’être littéralement chassés de leur contrée. Ils doivent ainsi faire face à la dure réalité : l’accès au château leur est inaccessible. De plus, les sept princesses qui avaient été conviées à la fête ont été enfermées dans des piliers de lumière aux quatre coins du territoire. Vous allez devoir reconstruire le royaume de Koboro et regagner la confiance de la population du village en chassant les monstres qui se sont accaparés des parcelles du royaume.
Le scénario du jeu veut que le joueur reprenne le rôle du roi alors que ce termine Little King’s Story, c’est pour cette raison qu’on peut dire qu’il s’agit de la suite du titre, mais par rapport au contenu du jeu, on pourrait qualifier ce New Little King’s Story de remake.
Toute la partie introduction et les premières cinématiques servent donc de prétexte afin de faire de ce jeu une réelle suite. Après quelques minutes de jeu, on se rend compte qu’on entre dans une « toute nouvelle » histoire et celle-ci devient très intéressante. Le joueur va être transporté dans la peau du roi et à partir de là, on va devoir tout gérer : l’agrandissement du royaume ainsi que la population.
La population est représentée par plusieurs avatars qui au final se ressemblent tous et ne possèdent aucun charisme. On aurait apprécié avoir un avatar différent pour chaque villageois afin qu’on puisse tous les identifier et qu’ils puissent avoir chacun une caractéristique propre telle que c’est le cas pour l’entourage du roi. Tous ceux qui nous aident à gérer au mieux le royaume sont des personnages non jouables interactifs et sont tous identifiables. Leurs dialogues leur sont propres et ça leur permet de nous faire remarquer que le jeu est bourré d’humour. D’une part grâce à ses personnages qui sont clichés au possible, mais qui en rigolent dans leurs dialogues, mais également grâce au design du jeu qui permet de faire des choses assez extravagantes.
Tout ça pour revenir au scénario et dire qu’il est simple et qu’il aurait pu être plus profond et développé, mais qu’au final il est assez efficace pour transporter le joueur dans ce royaume rempli d’humour et de couleurs.
New Little King’s Story est un jeu qui m’attirait beaucoup, car il s’agit d’un jeu original et qui permet d’embellir le line-up de la PlayStation Vita. Maintenant, il faut que le jeu soit assez bon pour espéré attirer un public large et pourquoi pas faire vendre quelques consoles.
On va directement découper la séquence graphismes en deux parties bien distinctes. La première partie va être la technique qui n’est pas forcément la plus importante, mais qui demande un certain soin. Il faut dire ce qu’il en est, le jeu est techniquement très médiocre. On a des textures baveuses de partout et des textures plates et pauvres. Afin de pallier à ce défaut de texture qui pourrait être assez gênant, les développeurs ont eu l’idée de nous offrir trois caméras différentes. La première caméra est au ras du sol et nous dévoile donc les textures du sol, des visages des protagonistes ainsi que des habitations qui sont très pauvres.
Une caméra qui n’est donc pas recommandable, contrairement à la seconde qui est une caméra plus aérienne et qui permet d’avoir une vue éloignée des textures. Grâce à ça, on ne voit pas les textures de prêt, mais on peut également mieux voir l’environnement et nos sujets qui nous suivent. C’est une très bonne caméra qui est parfaitement jouable et plaisante malgré le fait qu’on puisse penser qu’il s’agit d’une caméra cache-misère.
En plus de ces deux-là, on a une troisième caméra qui elle n’est recommandable qu’à une seule condition. On peut seulement la recommander lorsqu’on a plus de 10 sujets qui nous suivent afin qu’on puisse tous les voir, puisqu’il s’agit d’une caméra qui est encore plus haute que la précédente et qui permet de voir encore plus loin devant nous. Malheureusement, cette caméra amène deux grosses tares techniques qui sont le clipping et le manque d’optimisation. Puisqu’on voit plus loin, il y a plus de choses présentes à l’écran et on sent que le jeu souffre énormément. Des arbres vont apparaitre comme par magie devant nous, ainsi que des habitations et même des personnages. Lorsqu’on arrive dans un village rempli d’habitations et de protagonistes, le jeu peut même s’arrêter durant une petite seconde. Les développeurs ont essayé de cacher le clipping avec des effets visuels, mais ça ne suffit pas. C’est vraiment dérangeant, mais l’esthétique du soft nous permet d’oublier ses défauts techniques très rapidement.
Esthétiquement parlant, le jeu est vraiment somptueux. Il possède une pâte artistique qui est soignée au possible. Il reprend les caractéristiques premières du carton, avec des petits personnages simplistes qui évoluent dans des environnements vastes et colorés. Tout est très simpliste, que ce soit les personnages et les habitations, mais les couleurs sont tellement chatoyantes qu’on ne peut qu’apprécier. Ces couleurs pourraient être fixent, mais ce n’est pas le cas.
Afin que le spectateur ne se lasse pas de jouer, les développeurs ont eu la très bonne idée d’incorporer un cycle jour/nuit qui est très bon. Le jour, on aura droit à des couleurs réalistes avec de l’herbe qui est verte, des habitations qui sont couleurs pierre et un ciel qui est bleu. Mais la nuit on change radicalement d’ambiance avec un ciel qui est violet et des villages qui sont déserts, car les personnages non jouables dorment tous. En plus de ce cycle jour/nuit, on a des parcelles du royaume qui font être teintés avec des couleurs plus agressives. Ça signifiera que les parcelles sont à récupérer, car des monstres y vivent. Les couleurs sont chatoyantes et belles, mais en plus de ça, elles ont une réelle signification.
Pour finir avec le design des monstres et des personnages qui sont très propres et qui nous ramènent à cet humour dont on parlait un peu plus haut. Les monstres vont être complètement difformes, surréalistes alors que les personnages eux ont des tenues assez légères et moulantes, un style typiquement nippon propre au RPG japonais, surtout en ce qui concerne les protagonistes féminines.
Au final, même si techniquement le jeu est loin d’être parfait à cause de textures pauvres, de clipping et d’une mauvaise optimisation. On a un titre qui est tellement beau et chatoyant esthétiquement parlant qu’on en oublierait presque tous ces défauts.

Concernant le gameplay du titre, c’est quelque chose qui permet au jeu d’avoir un public plus large, car il associe de manière admirable plusieurs genres. Le genre primaire du titre est l’aventure. On incarne le roi d’un royaume qui est laissé à l’abandon et on doit reprendre aux monstres les parcelles qu’ils nous ont prises. Pour cela, il va falloir se battre et rien de plus simple, puisqu’il faut simplement donner des coups d’épée et esquiver les attaques ennemies. Esquiver est très important puisqu’on a seulement 3 points de vies. Si l’on reçoit plus de trois coups, la mission est annulée et on rentre au château.
C’est à ce moment qu’arrivent nos sujets qui ne sont autres que les villageois qui ont décidé de nous aidé à reconquérir le territoire appartenant au royaume. À cet endroit, on est toujours dans un jeu d’action, mais qui possède une grosse partie de gestion et de stratégie. Quand on se promène, on peut avoir une garde royale qui est composée de plusieurs sujets. Cette garde royale est à la base composée de quatre sujets, mais au fur et à mesure de l’avancement du jeu cette garde pourra être plus conséquente et elle pourra grandir jusqu’à ce qu’on ait plus de 20 sujets avec nous. Ces sujets sont indispensables pour qu’on puisse avancer dans le jeu, car chacun pourra avoir un métier qui en tout son au nombre de vingt.
Chaque métier est utile, soit pour débloquer des chemins, soit pour affronter des ennemis, car ils peuvent être fermiers, bûcherons ou encore soldats… Il faut savoir qu’une fois qu’un protagoniste acquiert un métier, il peut en changer à volonté. Pour cela il suffit que le roi ait un minimum d’argent, car les métiers les plus importants, tel bûcheron sont les plus chers. Afin que des métiers puissent être déverrouillés, il faut mettre en place des habitations et des centres de formation dans notre royaume. Pour cela, il faut trouver de l’argent et il n’y a rien de plus simple, car il faut explorer l’environnement et tuer des ennemis. Lorsqu’on tue des ennemis, ils nous laissent des objets en tout genre et lorsqu’on explore l’environnement, on peut tomber sur des endroits qui renferment des trésors. Les butins récupérés durant nos phases d’explorations seront échangeables contre de l’argent dans notre royaume, ce qui nous permettra donc de mettre en place des centres de formation ou des habitations pour que les villageois soient plus nombreux.
On se rend donc vite compte que le gameplay du jeu est extrêmement bien conçu afin qu’on ait toujours quelque chose à faire et que le joueur ne s’ennuie pas. En plus de ça, les développeurs ont eu la bonne idée d’introduire des fonctionnalités tactiles au jeu et encore une fois, c’est très bien trouvé. La fonctionnalité utilisée est l’écran tactile principal qui nous sert tout d’abord à cliquer sur un personnage pour l’enrôler dans notre garde royale. Ensuite, durant les phases de combat, on peut assimiler un ou plusieurs sujets à un ennemi et pour cela rien de plus simple, puisqu’il suffit de cliquer sur l’ennemi de notre choix et notre sujet va directement l’attaquer. Il faut cependant savoir que si notre sujet possède un métier de défense, tel fermier il ne pourra attaquer un ennemi, amis que les métiers supérieurs sont polyvalents, par exemple un bucheron peut à la fois creuser et attaquer lorsqu’il le faut.

Même si jusque-là on dit que l’esthétique du jeu ainsi que son gameplay sont extrêmement bons, il y a une chose qui les surpasse, c’est la durée de vie. Le jeu est addictif et son gameplay fait en sorte qu’on ait toujours quelque chose à faire et c’est le cas puisque la durée de vie du titre est facilement d’une vingtaine d’heures.
Pour finir la campagne principale, il faut environ vingt heures, mais en plus de ça il nous faut explorer le vaste territoire pour récupérer des objets et accomplir des quêtes secondaires. Le jeu possède donc au total une durée de vie qui peut arriver à environ quarante heures si l’on prend le temps d’explorer tout le royaume bien évidemment. Ce qui nous donne une excellente durée de vie.
La bande sonore pourrait être un point négatif du titre, puisqu’il n’est seulement composé que de musiques très simples, mais elles collent parfaitement à l’ambiance que veut nous faire partager le titre
Par moment on va avoir des sonorités simplistes et joyeuses lorsque tout va bien dans le royaume ou lorsqu’un boss sera vaincu, mais on va avoir le strict opposé lorsqu’arrivera la nuit ou lorsqu’on entrera dans une parcelle contrôlée par des monstres. Encore une fois, c’est simpliste, mais terriblement efficace.
- Un titre addictif
- Excellente durée de vie
- Une belle bande sonore
- Esthétiquement somptueux
- Un gameplay aux petits oignons
- Personnages principaux très drôles
- Un terrain de jeu qui donne envie d'ête exploré
- Des textures baveuses
- Techniquement perfectible
- Une optimisation pas terrible

New Little King’s Story est un jeu qu’il faut absolument posséder sur PlayStation Vita. C’est une petite perle qui arrive à merveille à avoir un gameplay qui allie différents genres que sont l’action, l’aventure et la gestion. Le tout avec une somptueuse esthétique digne d’un cartoon influencé par la culture japonaise. Malheureusement, quelques tares techniques gâchent légèrement le tableau, tel le clipping, mais c’est surtout le manque de fluidité qui est gênant lorsqu’on a beaucoup de choses à l’écran.