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Resident Evil 6 sur PlayStation 3
  • Jaquette Resident Evil 6
  •  PlayStation 3
  • Resident Evil 6Resident Evil 6 18+
Descriptif de Resident Evil 6
Descriptif :

Resident Evil 6 est un TPS-Horreur sur PlayStation 3, dans lequel vous devrez faire la lumière sur une organisation terroriste utilisant des armes biologiques pour semer la terreur dans le monde. Leon et Chris reprennent du service, l'un devant faire la lumière sur le meurtre du président des États-Unis, l'autre devant arrêter les terroristes avant un attentat qui pourrait s'avérer catastrophique. Tandis que Jake Muller, fils d'Albert Wesker, est le seul à détenir la clé pour tout arrêter.

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Histoire de Resident Evil 6
Histoire :

Quelques années après les événements de Resident Evil 5, Leon et Chris sont de nouveau confrontés à une menace bio-terroriste de grande envergure. Accompagnés, pour le premier de l’agent Helena Harper et pour le second de Piers Nivans, ils devront tout faire pour empêcher le Virus-C, nouveau dérivé du Virus-T, de se répandre dans le monde entier.

Aux États-Unis, Leon n’a rien pu faire pour empêcher le président américain de mourir. Helena et lui partent alors en quête de réponses dans la ville de Tall Oaks, envahie de Zombis et devenue une deuxième Raccoon City. Leur quête de vérité les mènera en Chine à la rencontre d’autres alliés et ennemis.

Chris est un homme brisé. Après avoir perdu son escouade BSAA lors d’une mission en Europe de l’Est, il est devenu amnésique suite au choc et a plongé dans l’alcool. Piers Nivans, son ancien sergent à sa recherche depuis cet événement, s’est chargé de le remettre sur pied et de l’entrainer dans une nouvelle mission destinée à stopper une mystérieuse organisation, du nom de Neo-Umbrella, menaçant le monde avec le Virus-C. Chris est motivé par la vengeance, aveuglante, elle pousse notre héros dans ses derniers retranchements et c’est en Chine que se joue l’issue de son périple.

Jake Muller, fils caché d’Albert Wesker est un mercenaire luttant pour le plus offrant. Contacté en Europe de l’Est par Sherry Birkin, petite fille rescapée de Raccoon City, dont le père était un des chefs de projet travaillant sur le Virus-T, l’a contacté pour trouver un remède au Virus-C. Il s’avère en effet que Jake possède un génome peu commun et est immunisé contre le virus. Mais c'était sans compter sur l’organisation bio-terroriste Néo-Umbrella qui compte bien utiliser les anticorps de Jake à d’autres fins. Dernier espoir de l’humanité, il est capturé avec Sherry et emmené en Chine pour y jouer le rôle de cobaye.

Resident-Evil-6-Logo

Scenario de Resident Evil 6
Scénario :

Se voulant bien plus dramatique qu’à l’accoutumée, le scénario s’appuie d’avantage sur ses personnages et leur ressenti que par le passé. Il est vrai que de nombreux clichés du type Hollywoodien s’installent rapidement, surtout dans la campagne de Chris le héros torturé, mais il faut dire que le traitement accordé aux personnages est assez réjouissant et donne lieu à de bonnes cut-scenes, gâchées par moment par des dialogues assez plats.

Les trois campagnes possèdent toutes leur propre scénario et sont portées avant toute chose par les objectifs que s’impose chaque duo. Leon et Helena cherchent le conspirateur qui a organisé le meurtre du président des États-Unis. Chris et Piers veulent arrêter le meurtrier de l’escouade du premier en Europe de l’Est. Jake et Sherry veulent avant tout fuir Neo-Umbrella et créer un antidote au Virus-C. Toutes les campagnes mettront en scène les nouveaux ennemis du jeu, à savoir les J'avos, des morts-vivants qui font plus offices de mutants que de zombis.

Il faut savoir que ce n’est qu’une fois fini les trois campagnes que vous pourrez avoir une vue d’ensemble du scénario, même si ce n’est pas tout à fait vrai, car une quatrième campagne mettant en scène la mystérieuse Ada, apparaîtra une fois les trois premières passées et apportera les réponses qu’il manquait à un scénario complet.

Cette dernière campagne s’avère d’ailleurs la plus intéressante et heureusement qu’elle est présente, car sans elle, trop de zones d’ombres auraient subsisté. Pris à part, chaque scénario apporte son lot de réponses et relate ses propres événements, se passant au même moment et d’un point de vue différent. Il arrive d’ailleurs bien souvent que nos héros se croisent et s’entraident lors de quelques bons passages, mais chacun reprend vite sa route de son côté.

Ce qui ressort finalement, c’est que la campagne de Leon et Helena est surement l’une des meilleures des trois d’un point de vue du dialogue et du scénario, ne serait-ce que par la relation que Leon entretient avec Ada, mais aussi par le côté moins cliché que la campagne de Chris véhicule. Cette dernière n'est surement pas la moins maitrisée des trois, mais dans le sens où les clichés s’enchainent du début à la fin, elle reste la plus "occidentalisée". Reste quelques scènes d’une bonne intensité, ainsi qu'un Chris brisé et vengeur, un héros finalement très japonais dans le fond, mais les dialogues parfois risibles viennent souvent casser le délire.

La trame de Jake et Sherry se veut elle aussi assez profonde, avec deux enfants qui portent un lourd héritage de par leur père, mais qui luttent pour ne pas être les monstres qu’ils étaient. On retiendra une trame qui va à cent à l’heure, un duo solidaire qui se rapproche au fil de l’aventure et une course poursuite incessante avec l’Ustanak, une sorte de Nemesis au bras mécanique. Sans aucun doute la plus maladroite des trois néanmoins, tant les dialogues restent superficiels.

En conclusion, le scénario global de ce Resident Evil n’est pas mauvais, mais n’est pas génial non plus. Il est vrai qu’il est maitrisé et que l’idée de proposer trois campagnes que l’on doit finir pour avoir une vue d’ensemble de l’histoire est intéressante, mais le scénario en lui-même ne casse pas trois pattes à un canard et heureusement que la campagne de Ada Wong vient rehausser le tout. On appréciera, bien sûr, que nos héros se croisent, s’entraident, mais on restera sur notre faim après chaque cinématique de fin, trop courte et sans saveur. On notera aussi l’absence d’un ennemi, un vrai : maintenant que Wesker est absent, dur de le remplacer ! Ce n’est d’ailleurs pas réussi dans cet opus, même l’organisation terroriste nommée Neo-Umbrella pue le manque d’imagination, on espérait mieux. Heureusement, encore une fois, la ravissante Ada parvient à sauver les meubles. On retiendra enfin de bonnes cut-scenes, parfois trop présentes, à la mise en scène néanmoins léchée et souvent grand spectacle.

Graphismes de Resident Evil 6
Graphismes :

Graphiquement, c’est assez moyen. D’un côté Resident Evil 6 nous offre quelque chose de très bon artistiquement et de l’autre, une réalisation technique possédant de réels problèmes de finition.

Artistiquement tout d’abord. Le titre s’en sort très bien sur ce point et ce qui frappe une fois le jeu fini, c’est la variété des lieux visités. Europe de l’Est, Chine, États-Unis, trois zones qui nous feront voir du paysage, car entre les montagnes enneigées, la ville américaine, Hong-kong, un porte-avion, une base sous-marine, une ville d’Europe de l’Est en pleine guerre, des catacombes et autres, on a de quoi voir et on n’est pas déçu. Mention spéciale à la ville de Hong-Kong, très belle et détaillée, elle est un ravissement pour les yeux, mais de manière générale le soft possède une très bonne direction artistique, maitrisée et travaillée qui nous offre un joli dépaysement.

Au niveau du character design c’est plus mitigé. Nos héros sont eux extrêmement bien modélisés, on s’en aperçoit notamment pendant les cut-scènes, mais le rendu en jeu est lui aussi très réussi. On appréciera notamment que Chris paraisse plus humain dans cet épisode que dans le cinquième, grâce aussi à une carrure qui parait moins imposante, mais aussi à des expressions faciales mieux rendues. De toute façon, les personnages de cet opus possèdent un charisme fou et même Jake avec sa gueule d’ange n’y échappe pas. On notera aussi un style très japonais au niveau du traitement des formes féminines, notamment en ce qui concerne Ada et Sherry, Capcom n'hésitant pas à nous dévoiler les formes des demoiselles en d'en jouer, un peu comme ce que l'on avait dans Resident Evil 4.

Passons au bestiaire, c’est beaucoup plus mitigé. On sera content de retrouver de vrais zombis qui ne tirent pas, ne pensent pas et vous courent après comme des dératés pour vous bouffer. Au-delà de ça, le Virus-C nous offre des mutations parfois intéressantes et d’autres fois complètement foirées. C’est simple, même si le bestiaire est varié grâce au fait que les mutants, les J'avos (oui, ce ne sont plus vraiment des zombis) se transforment en temps réel, celles-ci s’avèrent parfois maladroites et risibles. Entre les ennemis aux pattes de sauterelles, ceux qui finissent avec une queue d’abeille à la place de la tête et ceux qui se voient acquérir des pattes de scorpions, on se sent plus déboussolé qu’émerveillé. Reste que parfois, voire souvent au bout d’un moment, certains ennemis se figent une fois tués et un cocon éclot de leur dos, ce qui apporte des ennemis différents, des créatures, mais là encore c’est inégal, dommage. Il y a bien un ennemi, immortel et se reproduisant à la manière d’un Alien qui sort du lot, celui-ci apparait dans chaque campagne durant un passage et est pour le coup très bien pensé. 

Les boss sont tout aussi inégaux. Si le boss final de la campagne de Leon se transforme aussi souvent qu’il meurt et donne parfois l’impression de nous offrir un tour du monde animalier, on retiendra une dernière forme certes impressionnante, mais très mal pensée. Cela va mieux dans la campagne de Chris, avec un dernier boss très bon et dans celle de Jake aussi, car l’Ustanak en jette assez tout de même. 

Resident Evil 6 - Screenshot - JeuxCapt

En terme d'ambiance maintenant. Que dire si ce n’est que c’est assez réussi dans l’ensemble. Certes, il ne faut pas s’attendre à retrouver une ambiance digne de Resident Evil premier du nom, mais des efforts ont été faits de ce côté-là, pour au moins mettre en avant le côté horreur du jeu, sont appréciables. La campagne de Leon offre diverses ambiances, si le début assez mou rappelle le manoir du premier jeu, la suite nous embarque dans un remake du deuxième opus, avec une ville en flamme envahie de zombis et ensuite dans quelque chose plus proche du quatrième opus. Une fois en Chine, la campagne trouve enfin sa propre identité et nous donnera l’accroche nécessaire pour se lancer dans celle de Chris. On retiendra une véritable ambiance néanmoins, l’horreur est au rendez-vous, les frissons non, mais il faut bien avouer que de retrouver une véritable atmosphère horreur ainsi que le sentiment d’être sous pression est bienvenue.

La campagne de Chris elle, ne sait pas sur quel pied danser finalement. Si le début se veut action et sans grand intérêt, notamment le premier chapitre et la première partie du second, la suite s’avère plus intéressante et moins systématiquement portée vers le gros bordel général.  On ressent alors un désir de la part de Capcom de faire quelque chose d’un peu moins vide, d’une part par le traitement des personnages, d’autre part, par l’ambiance de Hong Kong, ce qui suffit à rendre les différentes campagnes intéressantes. Quelques passages sont cependant réjouissants, comme le très bon dernier chapitre ou encore les retrouvailles avec un fameux serpent géant. 

La campagne de Jake et Sherry se veut, elle, assez "24h chrono" : nos deux héros sont constamment sous pression, harcelés et poursuivis par Neo-Umbrella et surtout l’Ustanak qui les traquent partout. On regrette que la campagne manque un peu d’atmosphère et que rien ne soit fait pour susciter l’horreur, on ressent certes un peu de pression par moment et on à le droit à quelques phases d'infiltration bienvenue, mais ce n'est pas assez pour . Enfin, celle d’Ada est superbe, à la fois infiltration, horreur et action, c’est la plus réjouissante et équilibrée de toutes.

Pour les trois campagnes, on retrouve aussi une forme d'humour absente de Resident Evil 5. Les personnages, surtout Jake, lâchent souvent des petites phrases bien sentis qui font sourire. Un petit plus pas trop mal et souvent drôle.

Vous l’aurez compris, artistiquement Resident Evil 6 s’en sort plutôt bien, même s’il y a encore quelques soucis, au niveau du bestiaire notamment, il faut avouer que Capcom a su proposer quelque chose de bien plus travaillé que dans le cinquième opus, mais ne vous y trompez pas : des éléments d’horreurs ne suffisent pas à faire de ce jeu un survival-horror, cela reste un jeu d’action avant tout, avec de grosses cut-scenes très hollywoodiennes et donc une mise en scène à l’américaine bien pêchue, même si des éléments horreurs sont toujours présents. 

Resident Evil-6- Leon et Chris-JeuxCapt

Techniquement maintenant, le moins que l'on puisse dire c’est que c'est vraiment moyen. En effet, la qualité de finition de cet opus étonne beaucoup, avec des textures parfois très laides, plates et floues, mais aussi parce que celle de Resident Evil 5 avait une meilleure finition. Il est vraiment dur de comprendre comment Capcom a pu bâcler ou laisser certaines textures grossières en l’état, d’autant plus que le niveau de détails des environnements est quant à lui hallucinant : c’est vraiment dommage. 

Le jeu, par contre, est fluide; peu importe le nombre d’ennemis et d’explosions à l’écran, le framerate ne flanche pas. En revanche, les phases en véhicules proposent une inertie complètement ratée et on a l’impression, notamment dans la scène de la jeep avec Chris à 300 km, de glisser sur la route plus que d’y rouler. 

On notera aussi des problèmes de collisions, surtout quand on se lance au corps-à-corps, mais aussi une physique assez pauvre, car presque rien n’est destructible et l’interactivité avec les décors est plus que limitée. Enfin, des problèmes de scripts et une caméra trop proche du personnage offrant une visibilité trop réduite viennent finir d’entacher la technique du soft. Une déception surtout qu’il y a de bonnes choses, comme les jeux de lumière, la fluidité, les animations superbes, la modélisation des personnages et des environnements, reste que la finition est trop mauvaise pour vraiment apprécier le tout, mis à part peut-être dans certain passage à Hong-kong, ville qui relève le niveau technique du soft tant le travail accompli sur celle-ci est hallucinant. De même que les animations des ennemis ou personnage sont très réussis, surtout lors des transfomations des différents Javos très réussies ou encore lorsque l'on tire sur des zombis et qu'une partie de leur torse ou autres membres, vole en éclat, bluffant il faut l'avouer. 

Les cut-scenes, qui intègrent parfois de la synthèse sont, elles, bien belles et bénéficient encore une fois d’une très bonne mise en scène. On regrette juste qu’à chaque fois qu’elles apparaissent, on ait droit à un écran noir de quelques secondes ou carrément à un temps de chargement, ce qui hache le jeu. Encore une tare technique qui n’existait dans aucun des deux opus précédents ou en pas à ce point.

Un mot sur le level design, assez décevant. Le jeu s’avère très linéaire et scripté et laisse peu, ou pas du tout, de place à l’exploration. Les zones de jeux, hormis à de rares moments, sont très étriquées et n’offrent bien souvent qu’un seul chemin, dommage, car Hong Kong aurait pu offrir plus.

Gameplay de Resident Evil 6
Gameplay :

On aurait pu penser que trois campagnes et trois duos différents, nous apporteraient trois gameplay bien distincts. En toute honnêteté, tous les personnages, mis à part Jake et Sherry (avec un petit bémol pour cette dernière), se jouent de la même manière, à de petites différences près. Nous allons donc décrypter campagne par campagne les forces et faiblesses de chacune.

Leon et Helena : Une ambiance, de l’horreur et de l’action.

Sûrement la campagne qui mise le plus sur l’ambiance, elle n’en reste pas moins empreinte de cut-scenes explosives et de séquences d’actions dynamiques. Certes, le premier chapitre se donne des airs de survival horror à l’ancienne, tout du moins sur le campus et nous offre une bien belle mise en scène qui rappellera des souvenirs aux plus vieux fans de la saga. Pourtant à aucun moment on ne frissonne, on n’angoisse et on ne se sent en danger : même si l’ambiance est bien là, elle ne surprend plus.

Cette campagne est assez inégale néanmoins, à l’image du premier chapitre en fait, on sera happé par l’atmosphère du campus, du métro et de la ville en flamme dans laquelle les zombis ont tout détruit, mais on s’ennuiera aussi tout au début du chapitre, quand il faut suivre un homme cherchant sa fille et que l’issue de tout cela nous apparait comme une évidence avant même d’avoir trouvé la demoiselle. Il faut par contre reconnaitre que les hommages ne manquent pas dans ce chapitre : 28 jours plus tard, la nuit des morts vivants, l'armée des morts, tout les classiques y passent. Sans être désagréable, le tout manque un peu d'identité et reste assez prévisible.

Le problème de cette campagne, c'est qu’elle joue sur un faux rythme tout du long, en espérant renouer avec la gloire passée des anciens Resident Evil. Mais alterner en permanence moments d’ambiances et de pures actions pendant quatre chapitres ne donne pas forcément quelque chose de bien rythmé, au contraire, au bout d’un moment le joueur ne sera plus surpris par ce qui se passe à l’écran. Reste néanmoins qu’on appréciera ce petit retour aux sources et comme les environnements et certaines situations sont de véritables clins d’œil aux anciens opus de la saga, malgré une impression de déjà vu, c’est une véritable nostalgie qui prend le dessus et elle fait chaud au cœur. Tout en nous rappelant aussi que Resident Evil ne sera plus jamais le même...

Dommage enfin que le boss final, increvable et revenant sous de multiples formes assez hasardeuses, gâche un peu le tout. Il n’en reste pas moins que cette campagne portée par le très charismatique Leon et son acolyte Helena reste l’une des meilleures du titre. On notera aussi qu’elle propose quelques énigmes, mais bien trop simples. 

Chris et Piers : De l’action, de l’action, mais pas que…

On aurait pu aisément, surtout après la démo, se dire que la campagne mettant en scène Chris Redfield et son partenaire Piers Nivans, serait la moins intéressante et serait axée essentiellement sur le bourrinage. Détrompez-vous, car, certes cette campagne est bien plus axée sur l’action et l’affrontement à distance avec des mutants armés jusqu'aux dents, mais elle réserve aussi son lot de surprises. Rien que la scène contre le serpent ou encore sur le porte-avion (voir vidéo) suffit à prouver que cette campagne offre aussi son lot d’horreur, à défaut de faire peur.

On regrettera néanmoins un manque flagrant de munitions pour répondre aux ennemis, ce qui nous pousse désespérément au corps-à-corps, mais aussi le côté assez cliché du scénario, mêmes si encore une fois certaines cut-scenes sortent du lot. Enfin, il faut bien avouer que cette campagne est bien plus rythmée que celle de Leon et, en cela, elle lui est supérieure; Elle s’offre d’ailleurs, le meilleur final du jeu, avec un très bon boss. 

Jake et Sherry : Action, course poursuite et Ustanak.

Surement la campagne la plus décevante finalement. Bien que les phases contre l’Ustanak soient bien pensées, elles sont aussi d’une facilité déconcertante et cela sans même parler de notre combat de fin qui se termine sur des QTE complètement hors de propos. Reste tout de même de bonnes phases, notamment sur une montagne enneigée ou encore lors de notre évasion de la base chinoise de Neo-Umbrella, mais force est de constater que cette campagne ne possède pas de réelle ambiance et va vraiment à cent à l’heure, bien qu’il y est quelques énigmes diversifiant un peu le tout, mais elles ne sont pas bien difficiles. On retiendra aussi un passage plutôt intéressant où il faut déjouer les pièges de l'Ustanak (voir vidéo). Finalement, à part quelques moments épiques, on ne retiendra de cette campagne que quelques petits passages et surtout deux personnages, Jake et Sherry, qui tiennent bien la route et sont plutôt intéressants, le premier nous offrant des tirades d'anthologies qui ne manqueront pas de vous faire sourire.

Il faut aussi reconnaitre que d'un point de vue gameplay pur, ces deux personnages sont plus axés au corps à corps que les autres, Jake ayant une affinité exquise avec les arts martiaux et la belle Sherry disposant d'une matraque électrique dévastatrice. Autant dire que de ce point de vue la campagne est intéressante et offre quelques phases du meilleur goût, mais cela reste trop peu pour nous effacer ce goût amer de déception après un final bâclé.

Ada Wong : Discrétion, énigmes, action et le bonheur du solo.

Sans spoiler, cette campagne se débloque une fois les trois autres terminées, et cela, dans n’importe quel niveau de difficulté. Il faut bien avouer qu’elle est bienvenue, tant elle apporte des réponses aux nombreuses questions laissées en suspens dans les autres campagnes, mais aussi parce qu’elle se joue seule.
On incarnera, en effet, uniquement Ada et il n’y a ni IA, ni joueurs pour nous épauler et c’est là qu’on s’aperçoit à quel point cela manquait. Ada nous proposera de l’infiltration, de l’action, mais aussi de la résolution d’énigmes bienvenue. La campagne est bien rythmée et on prend plaisir à la faire, même si le dernier chapitre s’avère assez inégal.

Le gameplay : Du neuf et du vieux.

Qu’on se le dise, le gameplay est bien plus souple et bien plus adapté au format action du Resident Evil aujourd’hui que par le passé. On pourra maintenant esquiver sur les côtés en faisant une roulade, se jeter en avant ou arrière tout en tirant, tirer à terre et grande nouveauté (enfin !) tirer en marchant. Les personnages sont bien plus souples à diriger et répondent mieux, de plus les mouvements et animations étoffées rendent le tout un peu plus plaisant et crédible.

Ce qui gâche un peu tout, c’est un système de couverture complètement bâclé, dont on ne se sert que dix fois dans le jeu et encore cinq fois sans faire exprès et une caméra trop proche du joueur qui l’empêche d’avoir un champ de vision convenable lors de nombreux gunfights, cette dernière erreur est difficilement pardonnable, car même dans Resident Evil 4 la caméra était mieux située et offrait une meilleure lisibilité. On peut aussi dire que le corps-à-corps est redoutable dans le jeu, on arrive parfois à se sortir de situations bien mal engagées grâce à lui, abusé ou pas, il aura le mérite d’être mieux que dans les opus précédents, même s’il permet des finishs assez rapides et faciles.

Ensuite, il faut tout de même aborder les différences entre les personnages. Autant dire qu’elles sont minimes, Leon et Helena sont un peu plus souples que Chris et Piers, mais aussi un peu plus rapides au corps-à-corps, mais ils se retrouvent en contrepartie un peu moins résistants aux dégâts et ont une puissance de feu moins conséquente. Jake et Sherry, sont les deux seuls personnages, avec Ada, à proposer quelques choses de différents, plus axés sur le corps-à-corps, Jake excellant dans les arts martiaux et Sherry possédant une matraque électrique bien puissante, nos deux héros nous proposent une réelle différence d’approche face à l’ennemie. Quant à Ada, nous dirons juste qu’elle possède une arbalète bien puissante et silencieuse, mais aussi un talent pour le corps-à-corps qui n’est plus à démontrer.

Le jeu propose aussi de nombreuses phases en véhicule, moto, moto des neiges, jeep et autres surprises, autant dire qu'on aurait pu s'en passer. Déjà les véhicules font preuves d’une inertie totalement à côté de la plaque et on à l’impression, comme déjà dit, de faire une course de savonnette dans son bain. Mention spéciale à la séquence en moto avec Jake, dans laquelle le joueur peut poser la manette et laisser la moto vaquer à ses occupations pour finir la séquence, attention tout de même aux QTE. Il n’y bien qu’une seule phase qui pourra être qualifiée de plaisante, mais celle-ci se révèle, quand on est seul, trop longuette. Aparté sur les QTE, omniprésent, mais s’implantant bien dans l’action il ne gène pas et dynamise même certaines scènes, même si parfois on s’en passerait bien, notamment contre certain boss.

Au-delà de ça, on a le droit à quelques réjouissances bienvenues et qu’il faut saluer. La refonte de l’inventaire, dans lequel on navigue en temps réel comme dans un Dead Space est appréciable et intuitive, l’IA qui nous accompagne sert enfin à quelque chose et est plutôt intelligente, tout du moins elle ne nous gène plus et est devenue immortelle, ce qui évite les games over énervants. Ensuite, la coop est très bien faite dans cet épisode et c’est un plaisir de parcourir le jeu à deux et cela est même conseillé pour les campagnes de Chris et de Jake. On a souvent des énigmes à résoudre à deux, des passages où l’on se sépare et dans lesquels chacun doit faire avancer l’autre, c’est bien pensé et ça marche vraiment bien. De même que les passages où l’on peut jouer jusqu’à quatre joueurs, quand deux binômes se rencontrent, l’idée de départ était intéressante et elle l’est encore plus en cours de jeu, du bon boulot. Même si le petit bémol de refaire ses phases dans au moins deux scénarios différents demeure.

Dans cet épisode il n’est plus question de marchand et d’acheter des armes et divers objets, voire même de les upgrader. Maintenant les armes se trouvent dans des endroits prédéfinis dans chaque scénario et la seule chose que l’on gagne ce sont des points que l’on ramasse dans l’environnement ou en tuant des ennemis, ce qui nous permet d’acheter des habilités. Le joueur peut en équiper trois et elles nous offrent divers atouts, comme une puissance de feu accrue ou encore une meilleure résistance aux dégâts, c’est bien pensé, mais on peine à en distinguer les effets en jeu. Un dernier mot sur les munitions, bien trop rares dans les campagnes de Chris et Jake, on pestera devant cette incohérence de nous placer si souvent devant des ennemis armés jusqu’aux dents et de devoir se les faire aux corps-à-corps pour pouvoir gagner quelques munitions pour nous en sortir, bizarre, comme si le titre n’assumait pas entièrement son côté très action. L’armement est donc classique et pas mal du tout.

Enfin, évoquons un peu le reste, certaines choses fâchent et c’est un peu le symptôme du jeu d’ailleurs. La disparition des fichiers à trouver dans le jeu représente une gêne certaine, c’est l’abandon de l’une des mécaniques de jeu présentes depuis Resident Evil premier du nom. Seul moyen d’avoir un peu de lecture, trouver les médaillons bleus dans les niveaux, ce qui débloque divers fichiers et autres bonus accessibles depuis le menu principal. On retrouve toujours le système d’herbe, bien foutu d’ailleurs, avec la possibilité d’en placer en raccourci via la création de pilules, on peut d’ailleurs toujours les mélanger et les sprays sont toujours de la partie aussi. La vie du personnage est quantifiée par petite case et une herbe rend une case, quand un spray redonne toute la vie. Une jauge d’endurance est présente aussi, surement pour éviter les abus au corps-à-corps et elle se recharge d’elle-même, on notera que notre partenaire peut nous relever quand on est mourant à terre en nous faisant une petite piqure. On peut aussi survivre de nous même en résistant à terre pendant un laps de temps. Dernière chose, on possède une jauge d'endurance qui faiblit après trop de corps-à-corps ou trop d'effort, faire attention est un impératif, car une fois vide notre personnage avance au ralenti pendant quelque temps, on peut retrouver de l'endurance aussi avec des herbes ou un spray.

En résumé, Resident Evil 6 vire de plus en plus dans le TPS pure et dure, mais ses nombreuses carences sont à mettre en parallèle avec ses bonnes idées et on obtient finalement un titre plaisant, mais qui ne parvient pas au niveau des ténors du genre action, faute à trop de carences et de petites erreurs dans le gameplay.

Resident-Evil-6-Ustanak-JeuxCapt

Duree de vie de Resident Evil 6
Durée de vie :

Compter environ 25 heures pour voir le bout des quatre campagnes. Le mode Mercenaire reste fidèle à lui-même et ne plaira donc pas à tout le monde ; le mode Chasse à l’Homme qui permet de rejoindre la partie d’un autre joueur en tant que zombis et autres monstres s’avèrent bien pensés, même si certains monstres sont très durs à contrôler. Reste aussi le défi des médaillons bleus à trouver, celui du meilleur score possible pour boucler les chapitres et une bonne rejouabilité pour la coop. a noter aussi la possibilité de voir ses stats complètes, mais aussi la compatibilité avec ResidentEvil.net, permettant de débloquer des costumes pour le mode mercenaire et de pouvoir comparer ses stats avec les autrs joueurs. Resident Evil 6 est donc un titre long et c’est tant mieux. 

Bande son de Resident Evil 6
Bande-son :

Adieu les doublages anglais, bonjour les doublages français. On aurait pu avoir le pire, on a eu le meilleur. Rien à redire sur le doublage, les acteurs jouent bien, les voix sont bien choisies, du bon boulot, même si certain personnages secondaires sont en deçà. Les thèmes musicaux quant à eux sont assez inégaux et certains seront dans le ton quand d’autres seront à côté de la plaque, encore une fois c’est assez rare de la part de Capcom pour le noter. Les bruitages eux n’évoluent que très peu depuis le quatrième opus et on regrette que la localisation des tirs sur certaines surfaces fassent le même bruit que partout ailleurs, à mettre en relation avec la physque ?

Ce qu'on a aimé  de Resident Evil 6
Ce qu'on a pas aimé  de Resident Evil 6

- L'idée des trois campagnes
- La campagne Ada Wong 
- Les nouveaux personnages
- La direction artistique
- Le bestiaire fourni...
- Les animations
- Les cut-scènes inspirées
- Les nombreux clins d'oeil aux anciens opus
- Un gameplay plus souple...
- L'ambiance de certains passages
- La coop et les passages à quatre
- Une grosse durée de vie 
- La VF excellente

- Scénario pas toujours inspiré
- Parfois trop cliché
- La campagne de Jake, décevante
- Techniquement inégal
- ...mais parfois ridicule
- Caméra trop proche du joueur
- Les temps de chargement trop nombreux
- ...mais inégal
- Où sont les munitions ?
- Les phases en véhicule
- La disparition des fichiers en jeu
- Les énigmes trop simples
- La redite de certaines phases à quatre
- Une bande-son inégale 

15/20  Resident Evil 6
Conclusion du testeur :
Riku Riku

Pétri de bonnes intentions, ce Resident Evil 6 n'est pas pour autant l'épisode ultime que nous présenté Capcom. Néanmoins, il possède assez d'atouts pour redynamiser une série en perte de vitesse après le très controverssé Resident Evil 5. Le fan service est respecter, les personnages mieux traiter, le scénario un peu plus élaboré même si peu inspiré par moment et les innovations ne manquent pas. Reste que de mauvaises idées viennent aussi gâcher un peu l'expérience de jeu, ainsi qu'un problème de rythme dans certaines campagnes, avec des séquences parfois trop longues, notamment contre les boss. Enfin, il est clair qu'avec ce Resident Evil 6, Capcom essaie de contenter aussi bien les premiers fans de la licence que les néophytes, mais il serait peut-être temps que la série arrête de se chercher pour enfin nous proposer quelque chose de carré dans tous ses aspects et donner une direction plus concrète à la saga. Resident Evil 6 où le porte-étendard d'une industrie du jeu vidéo japonais qui a du mal à à évoluer...

Resident Evil 6 a été noté : 15/20 par Riku
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  • finalx - Le 26/03 à 08:36
  • Le "Où sont les munitions ?" dans les malus est assez drôle quand on voit de quel jeu on parle. Sinon, test ultra complet, un gros travail !
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