Teenage Mutant Ninja Turtles est un jeu vidéo de plateforme/action développé et édité par Konami, sorti sur NES le 17 août 1990 alors que les Japonais ont pu en profiter le 12 mai 1989. Véritable enfer pour la jeunesse des années 90, la difficulté sera au rendez-vous tout en respectant l’univers de la bande dessinée. En 2007, la Wii sort cet opus sur le Wii Ware pour tout joueur passé à côté de la version originale sur NES.
L’amie et journaliste April O’Neil vient de se faire enlever par le grand méchant de la série, Shredder, ce qui obligera nos 4 compères à partir à la poursuite des deux bras droits de Shredder, Bebop et Rocksteady.
Cette aventure vous fera visiter des lieux de New York, comme Wall Street ou l’aéroport J-F Kennedy, et surtout, la fin du jeu se déroule dans le Technodrome de Shredder.
Un scénario assez simple et basique, mais qui a le mérite d’exister, surtout qu’il tient la route. Et même si aucun rebondissement ne survient, Konami a laissé une petite liberté aux joueurs, bien que pas très poussée.
L’univers est très respecté, tous les personnages sont présents, même Maitre Splitter qui vous donnera des conseils et vous briefera avant les missions et dans le menu pause.
Le jeu le plus dur auquel j’aurais joué. Ayant à peine 6 ans lors de mes premiers pas dans le monde du jeu vidéo, ce jeu a été un vrai enfer à finir à cet âge. Bon, j’avoue que je ne l’ai jamais fini à l’époque, je ne l’ai fini que maintenant pour les besoins du test, et quel plaisir d’y parvenir tant la difficulté est au rendez-vous.
Fidèle à l’esprit de la bande dessinée, tout fan sera heureux de jouer à cet opus sur NES, surtout que les suites dans l’univers du jeu vidéo n’ont pas été très réussies.
Ce n’est pas la référence de la NES, mais graphiquement, cet opus tient la route ; les personnages sont fidèlement représentés, comme O’Neil, Maitre Splitter ou encore Shredder, et les animations des personnages principaux sont assez bien faites.Les sprites sont variés et la hit box est bonne, sans non plus être excellents. Le problème vient dès que les sprites dépassent les 10 : l’animation devient hésitante et ralentie, et le jeu perd en précision.
La vue du dessus demandera un petit temps d’adaptation pour éviter les tanks et les ennemis présents sur la sorte de mini-map ouverte, dans laquelle vous serez obligés d’avancer pour atteindre les différents niveaux.
Et quel labyrinthe ! Les sorties se confondent avec les entrées, et dans votre tête, ça devient l’enfer : tout se mélange et cela vous énervera dans certaines situations, car vous croirez jouer à un véritable casse-tête au lieu d’un simple jeu de plateforme/aventure.
Même si vous évoluez la plupart du temps dans les égouts, les décors sont variés et vous feront passer par un aéroport, ou encore Wall Street.
À noter que chaque tortue a sa propre arme (Katana, nunchaku, bô et sai) et qu’elles sont très bien animées.
Il sera impossible d’échanger les armes entre camarades tortues, mais vous pourrez en revanche passer d’une tortue à l’autre pour pouvoir profiter de leurs armes en fonction du niveau.
Lors de ce périple, vous allez rencontrer beaucoup de sortes d’ennemis qui sont bien variés et animés, avec des caractéristiques propres.
Mais attention cette cartouche redouble de pièges, le plus grand étant que les ennemis réapparaissent même après que vous ayez terminé une zone. Exemple : vous entrez dans un niveau, tuez tous les ennemis et sortez, mais malheureusement vous avez oublié de prendre l’objet que vous cherchez et lorsque vous retournez dans le niveau, surprise ! Tous les ennemis sont ressuscités et vous serez obligé de les ré affrontés.
Il y a 2 sortes de gameplay : la première avec une vue du dessus où vous vous baladerez dans la sorte de mini-map de l’univers des tortues ninjas, en évitant les chars et les quelques ennemis, à la recherche de bouches d’égout ou d’entrées de bâtiment, ce qui vous passe automatiquement à la deuxième vue en 2D classique qui constitue la majeure partie de votre grand périple.
Voici la partie la plus dure du jeu, celle où vous serez aux prises avec des centaines d’ennemis qui réapparaitront à l’infini et qui vous feront user de votre skill et de vos armes de ninja.
Vos tortues sont capables de frapper dans 3 directions (sur le côté, en haut et en bas) pour arriver à bout d’un bestiaire très fourni et assez varié, avec des caractéristiques qui leur sont propres.
Cet opus permet de changer de tortues à tout moment. Elles ne sont pas de force équivalente et ce sont surtout les armes qui déterminent leur choix ; Donatello à l’arme de plus grande portée, alors que Raphaël est armé de simple saï à chaque main, avec une portée très faible qui le rend inutile.
Ils sont aussi armés en complément d’armes de jet, soit le shuriken ou le boomerang, qui vous seront utiles pour atteindre certains ennemis quand votre tortue n’a pas été gâtée par la distribution d’arme.
Les sauts sont le point noir du gameplay, surtout lorsque vous êtes jeune comme moi la première fois : ils sont assez aléatoires et relèvent parfois de l’exploit.
Mis à part la gestion des sauts capricieuse, les tortues répondent bien, mais la difficulté importante rebutera bon nombre de joueurs.
La durée est assez bonne, surtout quand on a 6 ans : cela relève de l’exploit de le finir, surtout sans les sauvegardes de la NES (un problème assez récurrent, mais qui prend encore tout son sens avec ce jeu) et vous pourrez demander à tous les joueurs s’ils ne se sont pas arraché les cheveux à force de recommencer et de recommencer (je crois avoir découvert le secret de tous les chauves…).
La durée de vie est gonflée par la notion de labyrinthe qui sera présent lorsque vous vous baladerez dans la mini-map et confondrez la sortie de l’entrée, ce qui vous donnera des envies soudaines de jet de NES par toutes sortes de sorties, telles les fenêtres !
Si vous lancez le jeu pour la première fois, il vous faudra environ 3 heures sans sauvegarde pour finir le jeu, mais si vous connaissez le jeu par cœur, comptez un peu plus d’une heure. Le gameplay quelquefois assez capricieux vous fera perde des minutes pour passer un petit saut, alors que normalement une tortue ninja passerait en 5 secondes avec April sur le dos et Maître Splinter qui est lui-même sur April (sans arrière-pensée !), qui lui-même aurait Shredder sur son dos alors que Shredder porte ses 2 bras droits ; Bebop et Rocksteady.
Bref, ce gameplay capricieux vous fera certainement pousser quelques cris, mais je vous rassure, des cris d’énervement.
Peu de choses à signaler, sauf une, qui au début de votre aventure vous semblera anecdotique, mais vous fera souffrir au fil de votre aventure, je m’explique : lorsque vous n’avez plus de vie, une petite sonnerie douce vous accompagnera (ce qui arrive souvent puisque la difficulté de ce jeu est importante) et cela jusqu'au point de vous faire sortir les yeux de la tête à vous détruire les tympans à écouter de force du Justin Bieber pour vous soigner l’ouïe, même un rap de Sams est plus agréable à écouter.Bon d’accord, un rap de Sams n’est pas plus agréable...
Les musiques présentes sont assez bonnes pour la NES. On a vu pire, mais on a vu mieux.
- Graphisme coloré et varié
- Tortues fidèlement représentées
- Gameplay assez complet
- Bande-son correcte
- Présence d’un scénario
- Durée de vie bonne
- Quelques ralentissements d’affichage
- Gestion des sauts capricieuse
- Le côté labyrinthique de la mini-map
- L’effet sonore lorsque la santé est basse
- Grande difficulté assez rebutante

Le succès du dessin animé a permis à Konami de surfer sur la vague et de nous proposer un jeu vidéo reprenant fidèlement les bases et l’univers de la série.Sorti en 1989 (2 ans après Super Mario Bros sur la NES), cet opus n’a pas à rougir côté graphisme, mais souffre de quelques problèmes de gameplay. En revanche, il propose une diversité graphique et un scénario plus riche que les autres jeux de la NES. La difficulté assez rebutante nécessitera une connaissance par cœur des différents niveaux, surtout à cause des entrées et sorties qui ressemblent à un labyrinthe. Des heures de jeu dans l’univers des Tortues Ninja, un opus réussi, que demander de mieux ? Bon, peut-être une difficulté moins forte. Si quelqu'un lit ce test sans y avoir joué, il faut absolument le faire, car cette expérience rétro vous fera connaitre les « joies » d’un monde sans sauvegarde. Oui, il y a une frustration et des petits défauts énervants, mais ils sont vite gommés par la qualité générale du jeu, et surtout, quel bonheur lorsque vous l’aurez fini. Pourquoi pas, une envie de le recommencer surgira peut-être.