Accompagnant la sortie du deuxième volet de l'escouade de choc de Barney Ross au cinéma, The Expendables 2 Videogames est un jeu d'action en 3D isométrique jouable jusqu'à quatre joueurs, dans lequel vous devrez libérer un riche homme pris en otage.

L’escouade de choc de Barney Ross est de retour pour une nouvelle mission : sauver un riche homme d’affaires kidnappé par une armée, des pirates, une autre armée et ainsi de suite…

Un petit finish !
Creux et sans queue ni tête, il ne passionnera ni même n’intéressera à aucun moment. Tout ce qu’il nous offre, c’est un prétexte à décimer des armées entières, faisant passer certains génocides pour du pipi de chat à côté.
On fera l’impasse sur les dialogues sans fond et sans intérêt, mais aussi sur des cut-scènes à la mise en scène parfois molle et parfois hollywoodienne, les bons effets spéciaux en moins.

Du mauvais rail shooting ! Super !
Artistiquement, le titre reste sans imagination. Certes, les environnements sont plutôt variés, mais ça manque de détails et surtout d’attrait. En gros, c’est banal et ça n’apporte rien de bien passionnant, surtout que ce n’est pas beau, ou très rarement.
Au niveau du character design, ça souffle le chaud et le froid. On reconnaitra aisément Sylvester Stallone, bien modélisé, ou encore César, mais en ce qui concerne Yin Yang ou Gunner, on ne peut que constater le désastre. Les ennemis sont quant à eux sans intérêt.
Techniquement, le titre ne brille pas non plus. Textures sommaires et parfois très plates, explosions et effets spéciaux en papier mâché, caméra à la ramasse, lisibilité nulle lors des gros affrontements, donc tout le temps, problème d’IA alliée, murs invisibles, clipping (pour un jeu en 3D isométrique si peu détaillé, c’est une honte), bugs de script, ralentissements plus que gênants, la liste est longue. Enfin, il ne faut pas se voiler la face : si le titre fait illusion sur son début et notamment les cut-scenes, on se rend vite compte de l’arnaque, du manque d’application, de détails sur les environnements et les ennemis, sans oublier les animations des personnages plus que risibles, surtout lors des sauts.

L'écran de selection du personnage. Le plus beau du jeu...
Eh bien, il est facile à résumer, on avance et on tire, sans savoir trop où la majeure partie du temps, mais qu’à cela ne tienne, c’est efficace.
On aura le choix d’incarner Gunner, Yin Yang, César ou Barney Ross, chacun possédant une capacité qui lui est propre ; Gunner est un sniper aguerri, Yin Yang découpe tout ce qui bouge, César est le gros bourrin de service adepte des explosions et Barney l’accro aux flingues et notamment aux six-coups. Donc on avance et on tire, on peut ramasser des armes sur certains ennemis, mitrailleuses, bazookas et autres, on a aussi une barre de combo qui se remplit et qui nous donne accès à des grenades ou à un finish move à pratiquer sur un seul ennemi, donnant lieu à une séquence ma foi pas trop bâclée.
Ensuite, il faut savoir que la jouabilité est exécrable, et cela pour deux raisons. La première, et surement la plus énervante, est le manque de lisibilité à l’écran. Il arrive souvent qu’on ne comprenne strictement rien à ce qui se passe au vu du nombre plus que conséquent d’ennemis et d’explosions à l’écran, si bien qu’on se retrouve à tirer un peu partout sans réellement savoir où. Si encore ça n’avait été que sur quelques passages, ok pas de soucis, mais c’est comme ça pendant tout le jeu. Deuxième point négatif et gâchant complètement l’expérience de jeu, la précision à la ramasse lors des tirs. En gros, on dirige notre avatar avec le stick droit et on vise avec le stick gauche ; le souci, c’est que c’est tellement imprécis qu’on raterait une vache à dix centimètres, et que si on couple cela avec le premier gros problème, on obtient un foutoir intégral sans cohérence aucune.
Le jeu cherche aussi à apporter un semblant de variété parfois, avec notamment les phases en hélicoptère ou en bateau, qui s’apparentent alors à du rail shooter, complètement illisible parce que la distance d’affichage est bidon, mais aussi parce qu’encore une fois la précision des tirs laisse plus qu’à désirer. De plus, ces phases sont d’une laideur et d’une monotonie sans nom.
En fin de compte, il faut peut-être y jouer à plusieurs pour prendre son pied et s’éclater. Car oui, le titre est jouable jusqu’à quatre joueurs en coopération, et grand bien lui fasse, vu le niveau merdique (excusez du terme) de l’IA, ne serait-ce que pour tuer ou vous soigner, car quand un de nos GI Joe tombe à terre, on peut le soigner. Mais là encore c’est raté, jouer à plusieurs ne corrige en rien les problèmes techniques et de gameplay, surtout que la coop n’est vraiment pas mise en avant. Il y a bien des passages dans lesquels un seul de nos héros peut débloquer la situation, en découpant un grillage par exemple (c’est bien connu, dans une escouade, y’a un mec exprès) ou encore en faisant sauter un tronc d’arbre barrant la route, mais c’est trop peu fréquent et sans réel intérêt.
Finalement, en marge du gameplay pur, on trouve quelques modes de jeux, comme le mode libre, permettant de refaire une mission ou un chapitre à la volée. Il est aussi possible d’upgrader les armes et compétences de notre personnage en gagnant des points donnés après chaque mission, en fonction de votre talent, mais autant dire que c’est très gadget et très sommaire (décidément..). Que dire d’autre si ce n’est que l’ennui total est de mise et ce n’est pas le respawn infini des ennemis qui nous poussera à dire le contraire.

Souvent on capte rien...Vive la caméra...
Quatre chapitres composés de quelques missions, le tout se finissant en environ quatre ou cinq heures, en fonction de votre agacement. Les modes de jeux n’apportent rien de bien transcendant, et on notera que des personnages, comme celui de Chuck Norris, seront vraisemblablement vendus en tant que DLC. Pourquoi ne pas l’avoir intégré dès le départ ? Surtout que le soft vaut quand même quinze euros.

Dolph avec une conjonctivite...
Musique insignifiante et lassante, bruitages qui transforment le tout en bouillie sonore, digne d’une chanson de Chantal Goya, et doublage pour le coup correct. Seul point positif, vu que certains acteurs ont prêté leur voix, notamment Sylvester Stallone.
- Le casting
- Les doublages
- L’idée du shooter à quatre
- Scénario insignifiant
- Moche
- Techniquement à la ramasse
- Gameplay pourri et ennuyeux
- Durée de vie plus que minable
- Bouillie sonore
- Des DLC…
- Le prix !

The Expendables 2 fera illusion le temps de la première cut-scène, mais énervera et ennuiera le reste du temps. Porté par une réalisation d’un autre âge et surtout par un gameplay complètement raté, le jeu nous prouve à lui seul que les adaptations de films sont souvent bâclées et immondes. Dommage, car incarner Lundgren ou Stallone avait de quoi séduire. A Oublié et vite !