WRC 3 est un jeu de rallye, qui permet de participer au Championnat du monde des rallyes. Le jeu comprend 3 modes : WRC Experience, Road to glory et un mode multijoueur auquel 16 joueurs maximum peuvent s’affronter à travers différents circuits. WRC 3 est sorti le 12 octobre 2012 sur PlayStation 3, Xbox 360 et PC. Développé par Milestone, édité par Black Bean.

Je n’attendais pas du tout WRC3 et c’est grâce à la démo, sur laquelle j’ai passé quelques heures dessus, qu’au final j’avais une grosse envie de poser mes mains sur le jeu complet. Mais, la série des WRC a-t-elle évoluée ? Reste à savoir comment le studio italien s’en est pris pour reconnaître les faiblesses de WRC 2 et améliorer son titre. Réponse dans ce test.
Conscient des faiblesses techniques rencontrées dans WRC 2, Milestone a mis en place un nouveau moteur graphique spécialement conçu pour ses jeux, le Spikengine qui a été élaboré en deux années pour en tirer le meilleur pour les jeux de rallyes. Effets de lumière, particules volent sont au rendez-vous dans le jeu. Hélas, le jeu rencontre toujours des difficultés au niveau des graphismes, même s’ils ont évolué par rapport à son prédécesseur.
Passons au décor du soft. Les paysages présents dans WRC 3 manquent cruellement de détails, même si ceux-ci sont bien différents à chaque circuit. Le joueur passe d’un paysage montagneux avec une route enneigée voir dans certains cas, verglacée, à d’autres zones plus désertiques où la route est parsemée de poussière mélangée à de la terre orangée. On rencontrera dans le jeu 3 principaux types de routes : neige, goudron et terre.
Pour ce qui est des spectateurs placés au début et à la fin de la course, autant vous dire tout de suite qu’ils sont relativement bâclés et à l’image de ce qui se fait dans les jeux de courses depuis plusieurs années… en revanche, chaque rallye est reproduit fidèlement à la réalité, avec des conditions météo qui varient et offrent une très bonne immersion pour le joueur.
Le gros point positif en termes de graphismes ce sont les véhicules, et l’on peut dire bravo aux développeurs qui ont su parfaitement modéliser les voitures extérieurement. En effet, l’intérieur des véhicules ou encore les cockpits se ressemblent tous et manquent de détails et de peaufinage.
Les développeurs ont même incorporé des véhicules des années 80 comme la Ford RS200 et des années 90 avec la Mitsubishi Lancer Evo III sortie en 1996, des modèles reproduits à l’identique.
Enfin, les menus et les animations ont totalement étés rebooter de fond en comble comparés à WRC 2, grâce à Andrea Del Pesco, illustrateur de renom en Italie.
Les ralentis en fin de course sont plutôt réussis ainsi que le mode photo qui permet de faire une capture d’écran, par exemple, dans une situation assez inédite.

WRC 3 se veut être une simulation à l’état pur qui s’inspire fortement de la réalité, c’est pour cela que la prise en main reste assez difficile pour les débutants. Mais les développeurs ont pensé à tout, enfin quasiment… et apporte au final une petite touche arcade au titre. Grâce aux options, vous aurez la possibilité de personnaliser votre style de pilotage. Avec les aides, vous pouvez, soit augmenter ou baisser les freins automatiques, activer ou désactiver l’aide au freinage et à la stabilité, de choisir votre transmission qui vous convient le plus : automatique, semi-automatique ou manuelle, d’augmenter ou réduire les dégâts mécaniques et de modifier le niveau de vos adversaires. Au final, on se retrouve avec un jeu mi-arcade et mi-simulation, ce qui reste aberrant pour un jeu de rallye qui n’a aucune concurrence directement.
Le titre contient en tout 13 rallyes, 37 véhicules et 83 tracés qui vous emmèneront faire le tour du globe en passant par différent pays comme le Mexique, l’Espagne, la France avec le rallye d’Alsace, le Portugal ou encore le Royaume-Uni. Ainsi, vous aurez le plaisir de prendre en main des supers bolides puissants tels que la Citroën DS3 de Sébastien Loeb, la Ford Fiesta ou encore la Mini John Cooper Works, et même les nouveaux modèles de cette version 2012 telle que la Volkswagen Polo R WRC ou la Renault Twingo R2 exclusive dans le jeu.
Les novices de WRC apprécieront le mode rewind qui permet de faire un petit retour en arrière en cas de collision contre un arbre ou un rocher. Quand vous sortez du chemin sans le faire exprès, le jeu vous remettra automatiquement sur la route en bonne position. Dans les options, vous pouvez personnaliser le nombre de rewind à chaque course, de 0 à 8 maximums. Les fans du genre regretteront toutefois ce dispositif, car l’IA reste dans l’ensemble…très moyenne.
Pour plus d’immersion, vous pouvez désactiver entièrement l’HUD, mais de ce fait, vous n’aurez plus d’indications à l’écran concernant le niveau des virages que vous allez prendre. Le rouge concerne un virage très serré et assez difficile, alors qu’inversement, le vert concerne un court virage, large en général. De plus, les aides de votre copilote vous sont très précieuses, car il indique aussi des sections dangereuses disponibles sur le tracé de la route comme le signalement d’un pont, d’un portail, d’un rétrécissement de route ou encore d’un goulet.
Petit bémol dans l’ensemble du jeu, on ne peut pas changer de volant, modifier le type de pneus et il y a un gros manque de personnalisation des voitures dans le mode WRC Experience et dans le multijoueur.
Maintenant, passons aux différents modes présents dans WRC 3 :
WRC Experience comprend 3 « sous »-modes, la SPECIALE UNIQUE dans lequel vous choisissez votre véhicule, la région et la difficulté de la course appelée plus communément « course simple », le RALLYE UNIQUE qui s’inspire de l’autre mode, et le mode CHAMPIONNAT dans lequel vous devrez réussir à être premier dans chaque course afin de pouvoir espérer gagner le championnat.
Road to glory, tout nouveau mode dans ce WRC 3 vous emmènera faire le tour du monde avec une dizaine d’étapes. Le but est de gagner en notoriété, ce qui vous permettra d’avoir de récompenses telles que des voitures, 36 à débloquer en tout, et des sponsors. À travers différents défis comme le Gate Contest où le joueur devra arriver premier dans le temps imparti. C’est à travers ses défis que vous pourrez utiliser d’anciens bolides des années 80/90 et de reprendre en main des modèles qui ont marqué les époques. Plus vous gagnez en notoriété, c’est-à-dire en accomplissant les défis et marquez des points en faisant des dérapages ou des tonneaux, plus vous gravirez les échelons jusqu’à combattre en duel les stars du rallye à chaque étape. Pour achever cette aventure, l’Ultimate Battle vous opposera aux meilleurs pilotes de chaque étape pour la grande victoire finale.
C’est seulement dans ce mode que vous pourrez personnaliser à fond vos véhicules. Repeindre la carrosserie avec une multitude de couleurs proposées, d’afficher vos sponsors favoris et même de modifier votre numéro de plaque. Enfin, vous pouvez modifier le moteur, l’aérodynamisme, la boîte de vitesses, les freins et les suspensions grâce aux récompenses pour optimiser vos voitures.
Pour terminer sur cette partie gameplay, le troisième mode proposé dans ce WRC 3, est le mode multijoueur. Dans lequel on peut jouer jusqu’à 4 en local, c’est-à-dire chez soit avec des amis ou de la famille. Que ce soit sur une simple course, sur un rallye complet ou un championnat c’est à vous de montrer votre talent de conducteur et vous pouvez aussi jouer jusqu’à 16 simultanément avec des joueurs du monde entier. Les éléments du multi sont les mêmes que ceux du solo (pistes, voitures, etc.). Enfin, à chaque course remportée, vous gagnez des points qui serviront à monter en niveau, un système vu et revu.

Pour un jeu de course et plus particulièrement un jeu de rallye, la durée de vie est difficile à estimer, cela dépend de votre niveau et de votre envie.
Pour estimation, le mode Road to glory se finit en une petite dizaine d’heures, si vous faîtes toutes les courses présentes dans ce mode, le mode multijoueur pourra vous faire tenir en haleine pendant une quinzaine d’heures, même si les pistes sont les mêmes que dans le mode WRC Experience et donc la lassitude peut prendre part au bout de quelques heures.
Enfin à noter, les temps de chargement sont horriblement longs, même si vous avez installé le jeu sur votre disque dur !

La voix féminine qui présente à chaque fois les particularités de la course est parfaite et ajoute une petite touche de sensualité. Le bruit des moteurs a bien évolué par rapport à WRC 2 et offre une sonorité quasi correcte.
De même, les voix des copilotes ont été jouées par des professionnels, ce qui rend au final un très bon point positif pour la bande sonore.
Enfin, les musiques électro avec le groupe Yuksek sont très bien choisit et collent parfaitement avec l’ambiance dans les menus, mais malheureusement il n’y pas énormément de musiques, donc au final elles sont répétitives et lassantes. Dommage…
- Très bonne durée de vie
- Une rejouabilité excellente
- Mode Road to Glory très complet
- Modélisation des véhicules correcte
- Bande-sonore au top
- Nouveau moteur graphique avec des effets plus réalistes comparé à WRC 2
- Le mode multijoueur jusqu'à 4 en local et 16 en online
- Décor et paysages toujours à la ramasse
- IA très moyenne
- Temps de chargement très longs
- Prise en main perfectible
- Le mode multijoueur médiocre
- Absence de personnalisation des véhicules dans le mode WRC Experience et multijoueur

Après un WRC 2 très moyen dans l’ensemble, Milestone corrige les grosses faiblesses rencontrées dans le prédécesseur et reboot entièrement son petit bébé en revenant en force avec un tout nouveau WRC 3. Un contenu riche et complet qui vous tiendra en haleine pendant plusieurs heures avec même l’ajout d’un nouveau mode intitulé Road to glory. Même si le titre ne révolutionne pas le genre, il s’inscrit dans les jeux de rallye à posséder dans votre ludothèque. WRC 3 ne vous décevra pas, car l’immersion est totale et rapide. Enfin, le jeu est doté d’une rejouabilité excellente.