The Arms Peddler – Critique Manga : Tome 1 à 7

the arms peddler

On vous prévient, on s’attaque aujourd’hui à du lourd, du très très lourd, The Arms Peddler, une série incomparable en son genre avec un thème qui lui est propre, et tellement original, qui prend place dans un univers post-apocalyptique. Les dessins sont quant à eux (et même desseins si on veut faire un joli jeu de mots) uniques, les personnages éclectiques et attachants, le tout nous promettant de vivre une véritable aventure. Alors embarquement immédiat pour un voyage inouï et carrément inoubliable.

Prenez place dans la diligence, direction le cauchemar!

The Arms Peddler 牙の旅商人 est un manga écrit par Kyōichi Nanatsuki, auteur de talent (d’une autre grande série en cours: Area D notamment). À noter qu’en 2014, il remporte le Grand prix de l’Imaginaire dans la catégorie manga avec Night Owl pour justement The Arms Peddler. Avec son binôme Night Owl, qui retranscrit à la perfection les idées de l’auteur, ils forment une équipe de choc à n’en pas douter.  La série est prépubliée en mai 2010 dans le magazine Young Gangan de l’éditeur Square Enix, et sept tomes sont sortis au 25 juillet 2015. La version française est éditée par Ki-oon  depuis le 9 février 2012, et six tomes sont sortis au 14 février 2013. Le tome 7 a mis du temps à nous parvenir, plus de 2 ans et demi après le précédent, maintenant ainsi en haleine les nombreux fans.

Passionnée par l’univers western depuis toute petite, la couverture de Arms Peddler ne pouvait que m’attirer… À la simple vue de cette pseudo cow-girl coiffée de son chapeau style country, je n’ai pas pu résister à l’appel du Far West… Mon avis sur ce manga complètement original, c’est ici et maintenant.

Nouveau Western 2.0

La Terre entière s’est muée en une sorte d’endroit sordide et sombre, hantée à la fois par des criminels sans foi ni loi et des démons venus dont ne sait où… Yûki Sôna, un jeune presque encore un enfant voit sa famille se faire massacrer sous ses yeux par des bandits avec à leur tête un certain Hydra. Lui est laissé pour compte et marqué au fer rouge au propre comme au figuré… Un choix s’impose alors à lui: lutter pour vivre dans cet univers plus qu’hostile ou choisir la facilité et se laisser mourir? Et c’est Garami, une marchande d’armes froide, mais néanmoins sexy, venue de nulle part, qui pourra peut-être lui « offrir » une opportunité des plus inattendues.

Cow-boy dingue du bing bing, du flingue…

Débute alors une aventure à laquelle on devient carrément addict, en fait soit on aime soit on déteste, il n’y a pas vraiment de juste milieu. Pour ma part, vous imaginez bien que je suis vite devenue accro! Cherchant sans cesse des réponses à mes questions en suspens concernant aussi bien les personnages, plus qu’intrigants, que l’histoire en elle-même. Le luxe de ce manga c’est que les réponses viennent toujours petit à petit et ça, c’est du tout bon. On est pris en haleine, mais jamais pour rien.

On dit gare à Garry, mais gare à Garami…

Pour en revenir aux personnages sans vous spoiler, mais juste pour vous les dépeindre un petit peu: Garami se veut solitaire tel un cow-boy, libre, mi Lucky Luke mi femme fatale, elle sait se défendre, bref on lui fait pas!! Elle est néanmoins une énigme à elle toute seule, qui se dévoile par bribes au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. Sôna Yûki, un gosse au début il en devient une tout autre personne. Il mûrit au fil des pages, mais reste fidèle à son credo de départ. C’est là l’essence de Arms Peddler, tout se tient, et reste cohérent malgré cet univers truffé de bestioles plus improbables les unes que les autres comme dans un bon Stephen King!! J’ai fais le choix de ne vous parler que de deux personnages, pour ne pas amputer votre plaisir de lecture et vous laisse le soin de découvrir une belle galerie pour le moins éclectique, croyez-moi! L’auteur a beaucoup de respect pour ses lecteurs et ça se sent. Arms Peddler est un vrai don de lui-même, nous faisant bénéficier d’une immersion totale au sein de son imaginaire plus que riche et complètement barré, très sombre certes, mais emprunt de passion, d’amour et même d’humour (si si!). Même si toutes ces notions ne sont pas forcément palpables dès le commencement de l’intrigue. Le début du manga m’a énormément intrigué et c’est pour cette raison que j’ai continué. C’est vrai que les graphismes m’y ont aussi grandement aidé. La touche finale de chaque tome, où l’auteur nous fait part de tout un tas de choses en vrac, on l’imagine bien accoudé au zinc de son bar favori (c’est comme ça qu’il nous présente la chose) c’est le genre de petit bonus que j’apprécie à la fin d’un manga, histoire que la fin du tome ne soit pas trop brutale, chaque tome étant tellement bon qu’on en redemande…

Désormais, on ne s’abreuve plus de brandy, mais de mangas maudits!

Arms Peddler n’est pas un manga comme les autres, définitivement, c’est une vraie quête initiatique post-apocalyptique, un mélange de western et de fantasy. Un vrai seinen de qualité que l’on sent vraiment pas écrit à l’arrache pour faire du bénéf’. Son scénario sombre, son univers unique, ses dessins excellents, son intrigue qui va crescendo et ses personnages mystérieux en font juste une claque visuelle comme on aimerait en recevoir plus souvent en bons otakus masochistes que l’on est un peu tous au fond!!

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Auteurs: Kyōichi Nanatsuki et dessiné par Night Owl
Editeurs: Ki-oon (France) Square Enix (Japon)
Type: Seinen
Genre: Aventure, fantastique
Thèmes: Combat, monstre, surnaturel
Grand Prix de l’Imaginaire Manga 2014
7 tomes disponibles à ce jour

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