TEST Call Of Cthulhu – Une excellence Lovecraftienne pour un public de niche

PC PS4 Xbox One

Call Of Cthulhu est un jeu vidéo à la vue subjective développé par Cyanide Studio et édité par Focus Home Interactive, sorti le 30 octobre 2018 sur Steam, Playstation 4 et Xbox One. Il ne s’agit pas d’un Survival – Horror, mais bien d’une aventure type RPG d’infiltration sous forme d’investigations multiples et à fond de narration à ambiance horrifique. En outre, nous ne pouvons classer ce titre dans les normes habituelles, il s’adresse vraiment à public restreint et particulier d’une des branches de l’horreur, H.P.Lovecraft.  

Call Of CthulhuCall Of Cthulhu vous mène sur les traces d’Edward Pierce, un détective privé qui travaille actuellement (en 1924) sur l’affaire Sarah Hawkins. Vous démarrez la partie dans votre bureau en vous réveillant d’un étrange souvenir plutôt glauque et sombre. Vous vous réveillez avec la visitation de Stephen Webter qui vous apporte une toile pour le moins mystérieuse d’un peintre disparu dans un incendie. Tout commence réellement avec le chapitre trois qui vous amène à un endroit nommé DarkWater.

Un poncif intronisé

Souvenir confutLe titre commence déjà avec un écran de chargement ultra long et on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une volonté de la part des développeurs d’avoir introduit des systèmes de chargement pareil, afin de lire l’écran tout simplement. Passons et venons en directement au commencement : souvenir confus, avec le déroulement d’une scène occulte, des visages cachés volontairement pour ajouter au mystère, du sang partout, une caverne lugubre. L’exploration débute sur un chemin sinueux et linéaire et vous donne un premier avant-goût de ce qui vous attend point de vue investigations et point de vue interactions avec les personnages. Une fois réveillé dans votre espace d’enquête, vous recevez donc la visite de Stephen Webter, qui vous apporte en réalité la toile d’un peintre disparu dans un incendie, sur lequel vous menez une recherche. Une fois accès au journal, vous découvrez une description des lieux, des personnages rencontrés, un inventaire sommaire (notez que certains objets utiles ne vous serviront pas plus tard ou si le jeu le veux, vous l’avez compris, pas de touche raccourci afin de par exemple utiliser la lampe à pétrole ou le briquet pour vous accompagnez dans les endroits sombres. Tout est automatisé comme dans une voiture.

Départ pour Darkwater : Vous arrivez dans une petite bourgade portuaire où la population locale a la fâcheuse tendance à boire un coup de trop. Vous devez de prime à bord, discuter avec un certain capitaine  et fouiller l’endroit. Ce dernier vous indique un peu plus tard dans la discussion que vous devez vous rendre dans un certain entrepôt non loin de là. Mais deux contrebandiers vous barrent le chemin, vous devez donc trouver le moyen, c’est à dire les indices qui vous permettre d’accéder à ces locaux privés et bien gardés. On retrouve ici une référence directe au thème de la mer, très lovecraftien. Vous devrez vous remplir cet objectif, discuter avec tous les PNJ disponibles dans les rues. Pour finir suivez Cat, une jeune femme mystérieuse responsable des contrebandiers.  Dans les diverses cinématiques, on se vraiment compte de la qualité esthétique notamment celle des visages, peu travaillées. Un graphisme digne d’un jeu de plus de dix ans ! Vous avez tout de même plusieurs choix possibles dans l’accès à l’entrepôt si vous êtes intéressés par les trophées sur Steam.

 Investigations lugubres dans le manoir Hawkins

reconstitution de scène de crime

Un peu pus tard le chapitre trois vous amène cette fois ci en voiture avec un policier dans un vieux manoir décrépit. C’est ici que commence réellement les décors horrifiques,  pour accéder à l’entrée de la grande maison, vous allez devoir discuter avec monsieur Hache. Ce dernier pas très causant et peu coopératif, finira, sous votre éloquence tout en finesse, pour vous donner les clés de la porte de service, ce qui vous ouvre l’accès au manoir. Une fois à l’intérieur vous devrez alors vous investir notamment dans les reconstitutions de scènes avec le peintre disparu dans l’incendie, des histoires de meurtres etc. L’orage gronde, et vous devez fouiller méticuleusement chaque pièce afin d’en dénicher tous les indices clés qui vous débloque « l’objet caché ». Dans la salle, les couloirs, par terre, bref n’hésitez pas à vous baisser pour regarder vraiment partout, certains indices sont particulièrement bien masqués. Un coup il faut soit de la lumière, soit vous baisser.

Revenons sur comment se manifeste les reconstitutions de souvenirs : Edward Pierce a visiblement perdu la mémoire, pour la retrouver, il enquête. Vous pénétrez dans une pièce donnée et vous l’option clic droit et gauche sur la souris, et le contour de votre écran est flouté et blanc. Vous devez alors encore trouver des indices, remettre donc le scénario écoulé en place si vous voulez revenir à un écran normal. Notez bien que les sauvegardes sont pas automatiques et qu’en cas de bugs de dialogues, vous devrez recommencer depuis votre dernier point de sauvegarde. A un moment donné, en passant, vous allez récupérer des livres sur les grandes piles poussiéreuses, avec certaines références littéraires de la science fiction ou du fantastique, par exemple Mary Shelley ou l’œuvre Moby Dick. Arrivé à un certain bureau vous devrez retrouver les traces d’un voleur, et vous pourrez à un moment donné, accéder à un globe d’où il vous faudra trouver les coordonnées afin de déloquer un objet secret, encore un trophée Steam.

La démence qui vint de la mer

AttaqueN’hésitez pas à distribuer vos points de talents avec un arbre avec sept choix de distributions possibles comme « trouver l’objet caché », « éloquence », « force », « Psychologie », « investigation », « occultisme » et « médecine légale » sur un échelon de cinq points. Maintenant niveau scénario, vous accéder aux grottes qui rappellent un peu les abysses de R’lyeh.  Ce moment est la phrase de transition entre l’action et l’aventure. Au carrefour des deux sur votre route, vous serez amené à faire preuve maintenant de la plus haute discrétion. Avant ce point de rencontre, vous allez ramassez une sorte de dague rituelle encore une fois qui ne vous servira jamais. Comme augmenter la force  est une futilité puisqu’il n’y a de gameplay action dédié. Cachez vous bien en vous accroupissant sur control, et trouvez un passage  à travers la secte entrain de vénérer Cthulhu.Une surprise vous attend ! N’oubliez pas d’ouvrir votre journal, une nouvelle partie vient de se débloquer appelée « Traumas mentaux ». Plus tard vous allez découvrir un personnage caché aux pouvoirs Lovecraftiens, dont celui est de faire trembler la terre et insensible aux balles. A la suite de quoi, la grotte va s’effondrer sur vous, vous paralysant d’abord la jambe. C’est ainsi que vous votre retour à la réalité vous emmène dans un hôpital psychiatrique où vous entrain d’être opéré.

A votre réveil dans l’hôpital, vous serez perdu entre folie et veine raison. L’infirmière vous capitonnant dans une cellule vous empêchera à coups sûrs de quitter les lieux, même si dès qu’elle a le dos tourné vous trouvez un moyen de lui échapper et partir dans votre nouvelle investigation, en effet depuis votre incursion dans les grottes du manoir Hawkins, avec la secte rencontrée, vos souvenirs sont revenus. Maintenant votre nouvel objectif est de trouver un moyen de détourne l’attention afin de pouvoir vous échapper. Des placards sont régulièrement disponibles pour vous cacher en cas de découverte des gardes et mais n’y restez pas trop longtemps, ils risquent de vous trouver. Une finesse de la discrétion aiguisée qui dévoile une nécessite de faire attention à ses pas. Une antre de la folie largement exploitée dans les licences horrifiques de Lovecraft.

Où Cthulhu rêve et attend, un jeu qui divise

Danger santé mentale !

Un jeu pour ainsi dire en suspens car  en effet il ne peut pour le moment, convenir à tous les publics adeptes d’horreur, de RPG sombres ou encore avec un système de dialogues de choix alternatifs. Call of Cthulhu peut éventuellement intéresser les épicuriens d’investigations diverses, les amateurs d’énigmes et éventuellement les amateurs de thriller psychologiques. Même si des aspects du jeu que ce soit le scénario ou les PNJ, ou les détails graphiques qui ne seront pas revus, les bugs pourraient tout de même en satisfaire plus d’un dans le gameplay. Notez bien que le jeu sans le bug est parfaitement jouable, il ne faut pas diaboliser le studio qui peut corriger le tir. Nous soulignons que Cyanide Studio a voulu tout miser sur l’ambiance lovecraftienne et a réussit son pari à ce niveau haut la main mais à cause des bugs et des graphismes nous ne pouvons attribue une note très élevée au delà de 7.

Partie maintenant des lovecraftiens, comme nous l’avons abordé le jeu passe le test à la perfection et nous offre une expérience vidéoludique d’horreur / thriller sans faille sans les deux seuls gros défauts du jeu, comme cité dessus, son graphisme et ses bugs. Mais plus on avance dans l’histoire et plus le jeu devient riche en actions et investigations. Avec son anti-héros, Edward Pierce, joue entre souvenirs confus et raison orientée enquête. Les points forts de jeu restent sans conteste l’ambiance générale Lovecraftienne et la richesse horrifique ainsi que les ingrédients d’attraits horrifiques. Nous avons aimé le jeu mais nous avons été rebuté par les bugs fort heureusement les sauvegardes automatiques sont courantes ce qui évite de tout recommencer. Nous ferons peut être prochainement des articles soluce afin de montrer comment débloquer objectifs des objets cachés et comment obtenir les trophées difficiles à avoir.

Conclusion

Call of Cthulhu, ce thriller psychologique nous balade dans l’univers Lovecraftien teinté de vert, mène une danse entre la folie et la raison et respecte merveilleusement tous les critères érigés par l’auteur des horreurs cosmiques posthume.  Hélas le titre en rebutera plus d’un à commencer par un prix que certains regretteront peut être avec 15 heures de jeu environ et un montant total de 44.99 €. Le studio devrait on l’espère effectuer des mise à jour de correction de bugs. En attendant, la mise en scène Lovecraftienne ira surtout de paire avec son public de niche, venant de Call of Cthulhu Dark Coner of the Earth. Les autres personnes devront davantage s’orienter vers des jeux proches comme Vampyr ou encore Sunless Sea. Les développeurs ont cités l’œuvre de Lovecraft traduite en 1926 de l’américain, et porté à publication en 1928. La nouvelle divisée respectivement en trois parties aborde des thèmes de la mer, de la folie et des sectes vaudous, l’ensemble axé sur R’lyeh, le monde où Cthulhu dort. Ceux ci sont repris de manière épicurienne par le studio, orientant un schéma artistique carré offrant une expérience Lovecraftienne qui tiendra ses adeptes en haleine.

 

Points positifs

  • Une immersion dans la folie et la perte de raison
  • Des énigmes sous forme de multiples indices à trouver
  • Un scénario bien ficelé et corrélation dans le souvenirs logique
  • Le thème des sectes vénérant Cthulhu et de la religion vaudou
  • Des personnages aux allures et aux pouvoirs lovecratiens
  • Un fond horrifique avec des sacrifices humains
  • Les lieux et décors en références à la mer et au dieu ancien Cthulhu
  • Une prise en main du jeu pour tous
  • Les références à R'lyeh
  • Audio et dialogues appréciables
  • Références au jeu Arkham Horror
  • Personnage principal reéaliste, pas un héros

Points négatifs

  • Temps de chargement longs
  • Un graphisme périmé d'environ une dizaine d'années
  • Des bugs ocasionnels qui peuvent pousser à redémarrer une partie sauvegardée
  • Tiendra le souffle d'un public resteint
  • L'action n'arirve qu'à la fin du chapitre trois
  • Des interrogatoires redondants avec les PNJ
7

Bon