Civilization VI – Test

PC

Il y a des jeux dans lesquels ont investis beaucoup de temps, remporte un grand nombre de parties, et pour autant toujours découvrir de nouvelles choses. Civilization VI fait parfaitement partie de ce genre. Après plusieurs dizaines d’heures sur le jeu, nous vous offrons notre avis sur le retour du géant de la stratégie.

test civilization VI

C’est beau un monde qui joue

La beauté de Civilization VI vient du fait que le titre arrive à saisir l’aspect convivial, mais complexe de la licence, tout en les mariant avec une version plus rationnelle, mais toujours aussi solide du système de jeu qui a fait connaitre la série. L’inconvénient de cela, est qu’alors que le jeu est vraiment jolie, malgré un style un peu plus cartoon pouvant rebuter les puristes, il manque les informations et les détails qu’un joueur voudrait avoir pour gagner.

Dès que la partie commence, vous commencez une course pour la victoire. Que faut-il faire ? Des trains, des recherches pour les nombreuses unités disponibles, des districts, des bâtiments, des technologies ou de la politique ? Le jeu ne vous donne pas beaucoup pourquoi il faut faire telle ou telle action avec le compagnon qui est là pour vous guider, il ne fera que vous dires de faire tel ou tel chose en fonction du type de victoire que vous recherchez. Cela pourra vous conduire à la victoire, ou bien à la défaite, il faudra apprendre de vos erreurs et surtout comprendre pourquoi c’en était une.

Ces décevantes explications mises de côté, le jeu contient toujours une encyclopédie très complète qui explique chaque chose et comment elles fonctionnent. Pour la plupart des joueurs, cela donne plus l’impression d’étudier pour un contrôle d’histoire que de jouer à un jeu, alors que les précédents opus nous éduquaient un peu mieux. L’autre façon de jouer de sauter directement dans le tutoriel et d’être attentif et minutieux pendant ce dernier. Heureusement, il s’agit d’un jeu au tour par tour et durant les partis seuls et il n’y a pas de limite de temps, donnant tout le temps qu’il faut pour faire les bons choix pour votre empire.

Une très bonne caractéristique graphique qui saute immédiatement aux yeux est la façon dont les zones inexplorées et le brouillard de guerre sont mis en place. Au début du jeu, les zones non visibles sont comme pliées, ressemblant à un vieux parchemin, avec des iconographies ressemblant à des créatures mythologiques habitantes ses terres, comme des dessins mit sur une vieille carte. Ensuite, une fois que vous avez commencé à explorer, les lieux passeront de leur modélisation 3D à une version esquissée d’eux-mêmes. Cela est vraiment beau et s’adapte parfaitement bien au style graphique du jeu.

Let’s burn the world

Après avoir un peu assimilé le système de jeu, une des fonctionnalités très plaisantes est la facilité à gérer à la fois l’arbre de technologie et celui des doctrines pour planifier sa victoire dès le premier tour. Vous voulez gagner grâce à votre force militaire ? Devenir la nation la plus cultivée ? Créer votre propre religion et l’instaurer à travers le monde ? Ou bien, utiliser la voie scientifique, et partir coloniser Mars !

Toutes ses manières de jouer sont valides et aucune n’est vraiment plus forte qu’une autre. Il est également possible d’atteindre le dernier tour qui est l’année 2050. À la fin de celui-ci, le gagnant est déterminé par la civilisation ayant le plus gros score, à moins que vous ne choisissiez de faire un tour supplémentaire qui s’avère être bien plus long qu’espéré. Seulement, le jeu se montre faignant en fin de partie, avec le peu de détails sur la partie qu’il donne. On manque d’information et on reste sur notre faim au moment des résultats.

Pour revenir sur le gameplay en lui-même, la plus grande différence entre Civilization V et VI est la nouvelle façon de gérer ses villes. Maintenant, plutôt que devoir les différents districts se superposer sur une seule case, votre ville va s’étendre et vous pourrez placer les districts, fermes et mines sur les cellules disponibles. Pour améliorer encore cela, suivant où vous placerez vos bâtiments, vous obtiendrez des bonus. Par exemple, si une université se trouve à côté de montagnes, elle produira plus de science.

Au début d’une partie, le joueur est placé aléatoirement sur la carte et devra choisir de soit fonder sa ville directement, soit perdre du temps, mais trouver un meilleur endroit pour s’installer. Cela est un choix difficile, car débuter avec rien d’autre que des toundras gelées, des montagnes rocheuses ou des déserts rendent les débuts de parties extrêmement difficiles. En effet, il faut pouvoir tirer parti des nombreuses ressources du jeu comme la nourriture, les produits luxueux, les minéraux et beaucoup d’autres pour développer ses villes le plus rapidement possible.

The world is mine

Une autre fonctionnalité très appréciable est le fait que chaque dirigeant a sa propre manière et motivation qu’il suivra toujours. En plus de renforcer le cachet historique du jeu, cela rend certaines victoires plus faciles avec certains dirigeants, faisant changer l’orientation des parties.

Malheureusement, en rend certain assez prévisibles et plus enclins au fait de vous laisser seul au pire moment, menant à de nombreuses déclarations de guerre, simplement pour ne pas être vaincu. Le plus souvent en agissant contre leur motivation de victoire et juste pour faire signer des traités de paix ou des échanges de ressources inutiles. C’est presque comme si les dirigeants IA avaient des problèmes au moment de livrer des batailles.

Le nouveau système d’espionnage vous permet de cibler des points stratégiques. Les cités peuvent être utilisées pour renforcer votre civilisation tout entière. Les autres états pourront même vous aider dans les combats si vos relations sont bonnes. Il y a également le tout nouvel arbre des doctrines qui vous permet de gérer votre politique et vos villes de la façon dont vous le voulez. C’est très impressionnant et tout cela nous donne l’un des meilleurs Civilization dans les 25 dernières années.

Conclusion

Ce Civization VI est une excellente porte d’entrée pour les nouveaux joueurs, et à la fois le jeu que les fans attendaient depuis le IV. Abordable et profond, il a tout pour plaire auprès des joueurs et donner des heures de jeux à fonder moult états. Aucune partie ne se ressemble dû à la carte générée aléatoirement et aux différents dirigeants. La nouvelle touche graphique fait également le plus grand bien, rendant les parties moins ternes. La licence de 2K Games revient donc très forte avec un jeu qui ravira les joueurs de jeu de stratégie.

Points positifs

  • Abordable pour les néophytes
  • Profond pour les puristes
  • Un univers graphique magnifique
  • Les nouveaux arbres de technologies et de doctrines
  • Les dirigeants fidèles à l’histoire
  • Le nouveau système de district

Points négatifs

  • L’IA parfois brouillonne
  • Un tutoriel incomplet
  • Le compagnon IA qui n’explique pas le pourquoi du comment
8

Super