Crytek ferme cinq studios

Crytek ferme cinq studios
Le 14 décembre dernier, nous vous parlions déjà des difficultés de Crytek. D’après diverses sources internes, les développeurs des différents studios n’étaient pas payés. Cependant certains salariés ne pouvaient rien faire sachant qu’ils ont émigré pour un autre pays pour avoir le job. Ils étaient donc dans l’impossibilité de quitter leur travail, sachant qu’ils n’avaient pas l’argent nécessaire. On espérait donc pour eux et pour Crytek une solution à long terme. La meilleure aurait été que la marque se fasse racheter. Mais visiblement, Crytek a choisi la pire des voies, à savoir celle de la restructuration. C’est comme ça que Crytek ferme cinq studios, soit la majorité.

Crytek ne compte désormais plus que deux studios. Le premier est le centre de Crytek, basé à Francfort, tandis qu’un studio annexe a survécu : celui de Kiev. Que présage cette fermeture ? Il faut d’abord savoir que le jeu Warface, un FPS free-to-play ne sera plus supporté par Crytek et d’après les rumeurs, aurait déjà été vendu. Quant à Arena of Fate, son sort est encore moins certain. Le studio se sépare donc de ses projets mineurs pour se concentrer sur ses plus gros projets. Les fondateurs de Crytek affirment ainsi qu’ils vont se concentrer sur la technologie de pointe et les jeux innovants. Le studio peut en effet se targuer d’avoir fabriqué le puissant CryEngine, et de même l’avoir vendu à Amazon dans le passé. Cependant la marque ne peut pas se reposer que sur cela et va devoir multiplier les (bons) projets, sans investir trop. Impossible donc de savoir ce que sera le prochain mouvement de Crytek sur l’échiquier financier.

Crytek assure que le nécessaire sera fait pour les salariés qui ont été remerciés, pour leur donner un avenir (sans doute à court terme) stable. Difficile de les croire quand cinq studios viennent de fermer. On espère tout de même que ces salariés retrouveront un employeur viable, et que Crytek se remettra à nous pondre des pépites comme l’étaient Crysis et Far Cry en son temps.

"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg

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