Destiny – Les Seigneurs de Fer – Test

Après trois extensions à la qualité très variable, Destiny fût un peu oublié de tous. Bungie entend refaire le plein de joueurs sur ses serveurs avec une extension nommée Les Seigneurs de Fer, et qui semble totalement trancher avec l’esprit de Destiny, notamment en ajoutant une bonne dose d’héroïc-fantasy. Le résultat est-il à a hauteur de la décevante Maison des Loups ou la très bonne extension Le Roi des Corrompus ?

Le Seigneur des guerres des étoiles

Lorsque l’on évoque Destiny, on pense à un univers futuriste, où les vaisseaux spatiaux et les armes à énergies se croisent, un univers où Venus, Mars et la Lune ont été colonisés : du bon gros space opera en somme. Pourtant, le jeu a toujours trempé doucement dans quelque chose de plus médiéval, avec des armes de corps à corps, comme des épées, voir même des marteaux de guerre. Jusque là il s’agissait que d’exceptions, mais avec l’arrivée du Seigneur de Fer, on se rend compte que Destiny ne faisait que se mouiller la nuque.

Car la dernière extension plonge dans le grand bain de l’héroic-fantasy. On retrouve les épées, des casques nordiques, des armures de fourrures et même les loups en guise d’ultime cliché ! Ainsi, cette extension nous narre les premiers gardiens, appelés Seigneurs de Fer. Pourquoi ce nom ? Parce que ces jeunes gens touchés par la Lumière ont également touché à l’ARIA, une entité aussi vivante que technologique. Pour faire simple, imaginez au symbiote de Spider-Man, qui le transforme en Spider-Man noir, plus fort et pas très gentil. Hélas, cette technologie s’est très vite révélée dangereuse et a été enfermée… Enfin c’est ce qu’on croyait. Vous avez compris la suite, vous seul pouvez anéantir encore une fois l’ARIA, qui s’approprie peu à peu les Déchus.

Gardiennage

C’est sous cette histoire qui aurait pu être intéressante (notamment sur ces premiers gardiens) que le jeu nous fait reparcourir Destiny. Une petite précision d’ailleurs, cette extension est conseillée aux joueurs de niveau 40 avec un niveau de lumière vers les 200/210 minimum. Si le joueur est bon, il pourra repartir sur des missions très Destinyenne, à savoir aller d’un point A au point B, parfois par un point C, et avec souvent de la défense d’objectif et quelques boss. Du classique, mais ça marche, enfin… ça ne marche qu’un temps puisque l’extension est très courte, à peine 5 h pour l’aventure principale, on atteint la dizaine avec les quêtes secondaires (parfois plus intéressantes que la principale…). On est loin de la bonne quinzaine d’heures du Roi des Corrompus.

Beaucoup de corps, mais pas de décors

Puisqu’on est dans la comparaison avec le Roi des Déchus, continuons sur le background. Cette extension ouvrait une toute nouvelle zone, un vaisseau très gothique. Mieux, elle apportait une excellente mise en scène avec quelques cinématiques et des ennemis qui changeaient la donne car leurs pouvoirs étaient différents. Oubliez tout ça dans Les Seigneurs de Fer. On retrouve en effet des décors déjà-vu du Cosmodrome, revue pour l’occasion avec de la neige et l’ajout de l’ARIA. La séquence où l’on retrouve le Mur fait mouche, mais très vite on est frustré : aucune prise de risque. Les ennemis sont quasiment les mêmes et il faudra attendre la dernière mission pour avoir enfin un niveau qui change, et qui a, osons le dire, de la gueule.

Qu’on se le dise, cette extension permet enfin de revenir sur le jeu que les joueurs avaient délaissé depuis longtemps, et il est toujours grisant de jeter des boules novas, d’éliminer des hordes de Déchus et de faire des courses de passereaux entre amis. Mais que comporte exactement cette extension hormis une dizaine d’heures de contenu ? En plus des nouvelles armes et équipements, on pourra débloquer le fameux Gjallarhorn An 3 (un lance-roquette surpuissant), un nouveau Raid, de nouvelles cartes et mode PvP, la lumière maximum est augmentée à 385 et l’arrivée d’un mode privée pour le PvP.

Points positifs

  • L’humour
  • Rempiler pour une nouvelle aventure

Points négatifs

  • Décors et ennemis déjà vus
  • Très court
  • Pas tellement de contenus
  • Moins épique
  • Scénario pas assez creusé
6

Acceptable

« Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière. »
August Strindberg

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