Gameloft est bienheureux de Vivendi

Gameloft est bienheureux de Vivendi

Cela fait longtemps que l’affaire Vivendi/Ubisoft s’était tassée. On avait quitté un Vivendi rassasié, ayant dévoré Gameloft. Sur le Web et surtout chez Ubisoft, la colère grondait. La vieille boîte française construite à la main se faisait dévorer par le géant capitaliste Bolloré. Aujourd’hui est l’heure des comptes et à la surprise générale, Gameloft est ravie de l’investissement de Vivendi.

Le patron de Gameloft, Stéphane Rousse, défend en effet les intérêts de Vivendi dans un entretien donné à FrenchWeb : « Être avec Vivendi permet d’avoir des moyens qui permettent d’investir pour pérenniser l’expérience client ». En cela, on ne peut qu’être d’accord avec Rousse puisque le rachat de Gameloft permet également d’accéder à la manne financière de Vivendi. Ce qui, dans l’avenir proche ou lointain, pourrait dire des jeux mobiles bien plus ambitieux. Il faut bien se dire que Gameloft était passé maître dans l’art de faire des copies de ce qui marche bien ou de rester sur une licence lucrative, comme en témoignent les 11 épisodes de la série Asphalt.
Mais si Stéphane Rousse défend Vivendi, il tacle également Ubisoft et son récent rachat de Ketchapp :

« On veut trouver des solutions de manière organique, pas en achetant des sociétés à l’extérieur (…) c’est très cher de faire comme ça, nous on pense qu’avec 6000 collaborateurs, le prochain Pokémon GO, on le trouvera par nous-mêmes. »

Une déclaration surprenante, quand on réfléchit à l’argent dépensé pour prendre le contrôle de Gameloft. Si les chiffres précis ne sont pas connus, on parle tout de même de plus de 145 millions d’euros. À cela il faut également ajouter que si Stéphane Rousse défend Vivendi, c’est également parce qu’il est le nouveau CEO de Gameloft, depuis le rachat.

Quoi qu’il en soit on espère que l’argent de Vivendi sera investi dans le studio de Gameloft pour créer de bons intéressants sur smartphones, puisque le studio en a la capacité.

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"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg

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