John Wick : Chapter 2, que peut-on attendre du film ?

John Wick : Chapter 2, que peut-on attendre du film ?

2014, sort de l’ombre un film d’action inattendu vendu sur le parallèle entre le retour aux affaires du personnage principal, mais aussi de son acteur. On ne l’attendait pas, mais il nous a vendu du rêve. Sur le papier, le projet  John Wick n’a pas grand-chose d’attirant. C’est une première réalisation et le duo de réalisateurs en charge du projet a auparavant seulement travaillé au cinéma en tant que cascadeurs. Entre la cascade et la réalisation, il semble y avoir un fossé, sauf qu’en voyant le résultat final et en y réfléchissant bien, ce sont peut-être les mieux placés pour nous offrir le film d’action rêvé. Un cascadeur est un homme qui prend des risques, mais qui en amont, étudie chaque mouvement et chaque action réalisée afin qu’elle puisse être le plus lisible et sécurisée.

Ils savent s’y prendre, savent chorégraphier les scènes de combats (à mains nues et avec armes à feu). Par ailleurs, grâce à une expérience de plus de 20 ans, David Leitch et Chad Stahelski, ont pu travailler et apprendre des meilleurs. Et lorsqu’on dit meilleur, l’on pense avant tout aux Washowski avec lesquels ils ont travaillés sur plusieurs films dont la fameuse Trilogie Matrix. En plus d’être chorégraphe des scènes de combat et consultant sur l’utilisation des arts martiaux, Chad Stahelski n’était autre que la doublure de l’acteur principal Keanu Reeves. Poste qu’il a tenu sur de nombreux autres projets dont Point Break (réalisé par Kathryne Bigelow, 1991) ou encore Constantine (Francis Lawrence, 2005).

Finalement, tout était fait pour que ce projet soit des plus intéressants à suivre et que le résultat soit des plus réjouissants. Ce qu’il fut sur bien des points. Des scènes d’action d’une efficacité redoutable, un Keanu Reeves au mieux de sa forme, des chorégraphies de combat impeccable et un travail minutieux sur la réalisation et la mise en scène afin d’offrir aux spectateurs les scènes les plus badass et impressionnantes possibles. Comment ne pas en vouloir plus, comment ne pas vouloir voir John Wick tuer avec style de nouveaux méchants dans un nouveau chapitre de son histoire ? Je le voulais, il l’on fait. Trois ans après la sortie du premier opus, John Wick est de retour et il s’annonce plus énervé que jamais. Que demander de plus ! Plus la sortie approche, plus celui que l’on surnomme « Baba Yaga » se fait présent sur internet. Seulement deux bandes-annonces, mais également quelques TV Spot. Ce qui nous intéresse ici n’est pas d’analyser le contenu des vidéos proposées pour vendre le film, mais bien de voir que le distributeur sait à quel public il a à faire.

John Wick 2 est vendu comme une série b, comme un film d’action défouloir et jubilatoire. À aucun moment n’est stipulé s’il y aura des enjeux dans ce film ou ne serait-ce qu’un storytelling particulier (storytelling correspond à la façon de raconter une histoire). On se focalise sur l’action, encore et toujours l’action. Une action plus présente, plus brutale et toujours avec au premier plan un Keanu Reeves qui ne fait pas ses 52 ans. Dès l’annonce de lancement du tournage, une vidéo montrant l’entraînement de Keanu Reeves aux armes à feu avait été mise en ligne sur internet. Une vidéo qui reflète parfaitement l’axe choisi pour vendre le film, mais également choisi par le réalisateur. Chad Stahelski, cette fois seul aux commandes semble vouloir réitérer l’expérience et offrir aux spectateurs ce qu’ils avaient aimé dans le premier film.

Les bandes-annonces dévoilent des plans léchés, un cadrage toujours soigné, une direction artistique pop qui cherche le dynamisme par la mise en scène, le montage et la colorimétrie. Le tout, toujours avec classe et élégance. Un film d’action, mais un film d’action esthétique et stylisé. Dans les choix de couleurs, dans la mise en scène et le cadrage, tout est fait pour donner au film une élégance. Une élégance à l’image du personnage principal, toujours mis en valeur par la mise en scène et les superbes chorégraphies de combat. C’était le cas dans le premier film, et les quelques vidéos nous promettent la même chose pour celui-ci. En espérant que le réalisateur n’en fasse pas trop et ne tombe pas dans une surenchère esthétique qui viendrait prendre le pas sur le plaisir jubilatoire sensé transmettre le film.

Les bandes-annonces et vidéos promotionnelles du film ne peuvent le vendre correctement. Le découpage imposé est forcément intense, car il faut que l’action aille extrêmement vite pour faire comprendre aux spectateurs qu’ils vont en prendre pleins les yeux. Là où John Wick premier du nom était un film au découpage millimétré et aux plans assez longs pour un film du genre. Là où ils se rattrapent dans ces mêmes vidéos, c’est dans le rythme donné et les différents raccords créés. Raccords visuels et sons. Il y a toujours la petite perle, le raccord parfait qui va faire jubiler le connaisseur, mais également celui qui ne s’en rendra pas forcément compte. Un raccord son parfait va donner un dynamisme, une fluidité, un entrain beaucoup plus fort que celui de deux plans qui s’enchaînent juste parce qu’ils sont en mouvement ou possède de l’action en leur cadre. La vidéo qui a le plus fait parlée d’elle, et pas pour rien, se nomme : « Symphony of Violence ».

Un « supercut », à savoir une vidéo qui utilise une musique, souvent du répertoire classique, (ici l’ending de 1812 Overture par Tchaikovsky) et qui ne va faire uniquement que des raccords sons pour enchaîner les plans un à un et raconter le film dans son intégralité. Des vidéos souvent faites par des internautes, mais ici faite par les distributeurs, car dans le style même du film et de la façon dont il est vendu. Brutal, dynamique et élégant. Aucune image de John Wick 2 (ou presque), simplement une démonstration technique de la violence et de la jubilation que pouvait proposer le premier opus. Tout en faisant sous-entendre : « Préparez-vous, il est bientôt de retour ».

Rendez-vous le 22 février 2017 dans les salles de cinéma pour savoir si oui, ou non, ce retour sera à la hauteur des espérances !

John Wick – Symphony of Violence

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