TEST – Just Dance 2017 : Plus dur et c’est tout ?

Nintendo Switch

Just Dance s’arrêtera-t-il un jour ? On pourrait très vite répondre par non, mais les dernières évolutions de la série nous pousseraient à dire le contraire. En effet, la possibilité de jouer jusqu’à six et le Just Dance Unlimited font de l’épisode 2016 le meilleur de la série. Alors quid de ce Just Dance 2017, parvient-il à amener la barre plus haute ?

just dance 2017 test
Juste de la danse


just dance 2017
Même si la licence est devenue culte, précisons tout de même le gameplay, pour ceux qui auraient loupé cette série de jeux. Alors qu’une chorégraphie s’affiche à l’écran, le joueur doit refaire les mouvements qui défilent en bas à droite. Ils permettent d’anticiper, et de ne pas faire n’importe quoi. Enfin en théorie, puisqu’il arrive parfois que les explications soient un peu étranges. Pas de panique, car la plupart des chorégraphies répètent plusieurs fois certains mouvements. Si le joueur rate une séquence, il se rattrapera normalement par la suite. On note d’ailleurs certaines chorégraphie « déchet ». En effet, certaines chansons demandant de répéter à peine deux ou trois séquences en boucle. Pas très intéressant donc.

Les mouvements sont eux captés par un Joy-Con. On tient juste un bout de « la manette » dans sa main. En théorie donc, la main gauche (ou droite) ne sert pas. Cependant, on se prend très vite au jeu et l’on fait tous les mouvements. Côté précision, le JoyCon s’avère parfaitement plutôt bon. En revanche, même au niveau normal, on a l’impression d’avoir régressé. C’est normal ! Just Dance 2017 a accru sa difficulté d’un cran. Exit donc les cinq étoiles sans problèmes. Cela permet de rendre la progression plus dure, plus exigeante. Il faudra refaire encore et encore les chansons, ou changer de difficulté si c’est trop complexe.

Connected

just dance 2017On le rappelle, depuis Just Dance 2016, il est possible de jouer avec son Smartphone, via l’application Just Dance Controller. Enfin, à l’époque, on avait quelques difficultés à jouer avec son smartphone (même si celui-ci était performant). Et bien cette cuvée 2017… ne corrige pas du tout le tir ! Même si l’application a été mise à jour, le téléphone se déconnecte de temps en temps, sans raison. Dommage, car cela aurait permis des chorégraphies démentes jusqu’à six. Et ce même si le joueur n’a qu’ « une manette » (donc 2 Joy-Con).

Cependant, la Nintendo Switch possède un atout intéressant. On l’a vu dans le trailer d’annonce de la console, Just Dance 2017 peut se jouer partout ! En effet, il est tout à fait possible de jouer à plusieurs en mode tablette. Hélas, cette feature permettant de danser n’importe où est à retravailler. En effet, l’affichage s’avère trop petit pour être bien visible. Il faudrait qu’en mode tablette, l’affichage soit repensé, plus clair. Peut-être dans Just Dance 2018 ?

On prend les mêmes et on recommence ?

just danceDans l’idée, Just Dance semble avoir trouvé un peu près la combinaison gagnante au niveau contenu. On retrouve donc le mode classique pour s’éclater rapidement. Le mode Quest quant à lui est un championnat par thème sur trois chansons. Le joueur doit alors être dans les trois premiers pour progresser jusqu’à la fin. Ce mode Quest prend une ou deux bonnes après-midi. On retrouve ensuite un mode vidéo pour voir les autres joueurs s’éclater, et un mode playlist pour créer ses compositions, dans le but de transpirer un max.

Le véritable ajout de cette cuvée est finalement le mode Dance Machine. Le pitch du jeu ? Des aliens kidnappent des danseurs, mais aussi des sportifs dans le but de capturer leurs mouvements, qu’ils utilisent comme carburant. Cette épreuve bien barrée vous fera enchaîner les « danses » très rapidement. Il faut compter à peine une minute par « danse » puis l’on passe à une autre. Ce qui est extrêmement fatigant, mais amusant. Si l’on place le mot danse entre guillemets, c’est parce qu’il y a également des situations plus banales. Comme un nageur ou une gymnaste. Il s’agit autant d’une sorte d’hommage au corps que d’un mini-jeu bien barré. Pourquoi pas, et c’est toujours bien mieux que le Dance Party de 2016.

So 2017

Just Dance2017Que serait un jeu musical sans une bonne playlist ? Just Dance 2017 fournit ainsi une composition d’une quarantaine de chansons, comme d’habitude. Cette dernière ne contentera clairement pas tout le monde. En effet, cette playlist est très moderne. On pourrait dire que 90 % des titres sont issus de ces cinq dernières années, voir moins. Certes, on trouve encore du Queen ou Single Ladies de Beyoncé, mais cela reste trop peu. Cependant, si cette playlist s’avère trop moderne, c’est qu’il s’agit d’une évolution logique.

Il se pourrait bien que la playlist de la licence devienne à l’avenir tout aussi moderne. En effet, Ubisoft pourrait bien capitaliser sur son Just Dance Unlimited. Sortie avec l’épisode 2016, il s’agit d’un abonnement permettant d’avoir accès à plus de 200 chansons. Et dans cette dernière playlist, on retrouve de tout ! De Copacabana à Jingles Bells en passant par LMFAO. Faut-il forcément payer pour s’amuser ? La réponse est non, bien sûr. D’autant que le jeu offre 90 jours d’Unlimited. Autant dire qu’on ne joue jamais aussi longtemps à Just Dance. De plus, on peut débourser 4 ou 5 € pour avoir accès au catalogue entier pendant 24 h pour un mois.

Conclusion

Au final, Just Dance 2017 laisse perplexe. On avait déjà l’impression que la licence piétinait, mais un phénomène étrange semble apparaître avec cet épisode. L’abonnement Unlimited oblige le jeu à se réinventer, au niveau de la playlist qui est très moderne, ou de la difficulté, qui se rehausse. Seul le mode Dance Machine peut se vanter d’être nouveau. Si vous disposez de Just Dance 2016, on vous conseillera plutôt de dépenser quelques euros pour l’Unlimited.

Points positifs

  • Just Dance Machine
  • Plus dur
  • Toujours fun
  • Unlimited a baissé de prix

Points négatifs

  • Playlist trop moderne
  • Just Dance Controller
  • Mode tablette à revoir
  • On attend un vrai nouveau mode
6

Acceptable

"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg