TEST – Just Dance 2018 : Le strict minimum

L’année dernière, Just Dance nous avait surpris ! Une phrase choc puisque LA licence de danse continuait à faire son petit bonhomme de chemin, en se reposant de plus en plus sur le fait qu’elle est la seule sur le marché. Oui, mais la cuvée de 2017 réservait une difficulté accrue ! Un point très intéressant malgré un contenu toujours aussi folichon. Just Dance 2018 enfonce-t-il le clou de cette difficulté supplémentaire ?Just-Dance-2018-test

Minimaliste

just dance 2018Dès le lancement du jeu, une surprise salée attend le joueur. Le menu du jeu est on ne peut plus minimaliste. Trois modes de jeux, et c’est tout ?! Tout d’abord, on trouve le mode multijoueur, un mode Kids pour les plus petits évidemment, et le mode classique, en solo et local. Exit les modes Sweat, Freestyle, Dance Lab et autres joyeusetés ? En réalité, Just Dance 2018 est un petit cachotier puisqu’il faudra réaliser quelques danses avant de débloquer plusieurs autres modes. Ouf ! Qu’on se le dise cependant, cette cuvée n’apporte rien sur ce point-là. On retrouve un compteur de calories et le Dance Lab que l’on trouvait précédemment. La seule « nouveauté », c’est la possibilité de dépenser ses Dance Points dans une machine, afin de gagner aléatoirement de nouvelles choré, avatars ou stickers.

Depeche Mode

just dance 2018Le mode Kids est véritablement à réserver aux plus petits, puisque chaque mouvement du bras, ou presque permet de décrocher des points. Autant vous dire que n’importe quel enfant arrivera sans mal à décrocher les cinq étoiles. Malheureusement, on note peu de chansons dans ce mode (moins de dix). Le multijoueur quant à lui, vous confrontera à plus de cinquante joueurs en même temps ! En fonction de votre prestation, vous montez ou descendez de position en temps réel. Autant dire que la tension est maximum. Les tournois vous permettront ainsi de voir quel est votre véritable skill, vous qui pensiez être le John Travolta de la danse !

Le Dance Lab fait son grand retour ! Cependant, cette fois-ci, pour débloquer de nouvelles choré, il faudra passer par la fameuse machine à surprises. Dommage, car ce mode est décalé, mais permet de se dépayser entre deux chansons. L’objectif est toujours le même, reproduire des chorégraphies basées sur des situations (presque) quotidiennes, ou qui n’ont en tout cas rien à voir avec la danse. Le joueur passe rapidement d’arbitre de foot à Ninja en passant par une vahiné.

Voulez-vous baisser la difficulté ?

just dance 2018La grande question à propos de ce Just Dance 2018 concernait sa difficulté. Est-ce toujours la même que l’année dernière, ou le niveau est-il encore plus relevé ? Ou au contraire, Ubisoft a-t-il calmé le jeu ? On pencherait plus vers cette dernière option. Le jeu est loin d’être aussi corsé que précédemment, et on arrive facilement à décrocher plusieurs étoiles. Difficile de dire si on apprécie ou non ce revirement de situation. Cela rouvre les portes à la danse facile (notamment entre amis !), même si les amateurs de challenges s’épuiseront moins. Cela dépend donc du joueur que vous êtes, même si l’on pense que Just Dance doit avant tout être abordable par tous.

Concernant le gameplay, peu ou presque pas de changement. À savoir que l’on reproduit les mouvements à l’écran en prenant garde aux informations qui arrive en bas à droite de l’écran. Et si possible, on chante également via les paroles en bas à gauche ! La détection de mouvement est de plus en plus précise, et d’ailleurs, on décerne une mention spéciale à la possibilité smartphone. En effet, depuis plusieurs épisodes, il est possible d’utiliser son téléphone comme détecteur de mouvements. Cependant, cela se révélait assez capricieux, avec des sauts de connexion intempestifs. Cette fois-ci, il n’en est rien ! Aucune déconnexion à noter, avec pourtant le même téléphone et environnement qu’auparavant. Hélas, l’application pompe toujours autant de batterie. On conseille donc de bien charger son téléphone avant de jouer !

Enfin, abordons les deux véritables changements de cet épisode qui ne concerne que la Switch ! En effet, grâce aux vibrations HDdes Joy-Con, on sent plus facilement le rythme des chansons, et donc le moment où il faut bouger. Un vrai plus qui ne rend pas le jeu plus simple, mais plus intuitif. De plus, on note un mode Rumble, permettant d’utiliser les deux Joy-Con à la fois pour des choré spécifiques. Autant dire que si vous avez le choix du support, on vous oriente vers la Switch.

La playlist est-elle nécessaire ?

just dance 2018Just Dance a ses habitudes, notamment au niveau de la playlist. Celle-ci contient toujours 40 chansons, toujours aussi variées, mais pas trop. Les titres récents sont privilégiés, même si on retrouve du Queen pour ceux qui se sont perdus en route. À noter que dès l’achat du jeu, 90 jours de Just Dance Unlimited sont offerts au joueur. On rappelle que cela permet de rajouter plus de 300 chansons au compteur. Cependant, pour les garder, il faudra payer, à partir de 4 € les 24 h (idéal pour une soirée), et jusqu’à 30 € pour un 1an (si vous êtes fan). Un principe toujours aussi chouette (le système de thématique est pratique), mais risqué pour Ubisoft.

 

Conclusion

Just Dance 2018 est-il le résultat obligé de l’abonnement Unlimited ? En effet, si les joueurs peuvent louer les chansons via Just Dance 2017, autant rester sur l’ancien épisode. C’est peut-être pour cela qu’Ubisoft offre un épisode plus que jamais minimaliste. Cependant, si ne possédez pas de Just Dance, l’achat vaut tout de même le coup, notamment sur Switch, qui offre plus de contenus et de meilleurs contrôles. En revanche, détenteurs de Just Dance 2017, abstenez-vous.

Test réalisé sur une version envoyée par l’éditeur, sur Nintendo Switch normale

Points positifs

  • L'application marche enfin sans problèmes
  • Double Rumble
  • Beat Vibes

Points négatifs

  • Aucun mode original
  • Unlimited rend le jeu dérisoire
6

Acceptable

« Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière. »
August Strindberg

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