Konami – Est-ce que l’éditeur va se retirer des jeux vidéo ?

Konami a la côte. Oui, l’éditeur de jeux vidéo vient de réaliser une année très lucrative financièrement. Pourtant, l’éditeur se montre très discret en terme de nouvelles sorties. Aujourd’hui, on essaie de faire le point sur ce qui se passe chez le géant japonais.
konami jeux video

On parle de gros sous

silent hill pachinko

L’année fiscale de Konami est donc très positive. Pour preuve, le groupe a annoncé une année record avec plus de 2.3 milliards de dollars en chiffre d’affaire. Il ne s’agit donc pas les bénéfices, mais, c’est une preuve que l’éditeur est en très bonne santé.

De tels chiffres s’expliquent assez simplement. Premièrement, Konami au Japon, c’est aussi des Pachinko. C’est une véritable industrie et cela génère énormément d’argent. Si vous ne connaissez pas du tout, le Pachinko sont des sortes de machines à sous dans lesquelles le joueur doit mettre des billes. A la clé, il y a des lots à gagner divers et variés. Pour vous faire une idée, Sega est également très actif sur le secteur.

L’autre grosse ressource de revenus de Konami vient des jeux vidéo… Non pas les jeux consoles ou PC, mais des jeux sur iOS ou Android. Et oui, ce marché prend toujours de plus en plus d’ampleur. Le secteur se porte à merveille et les micros transactions rapportent toujours énormément d’argent. Les jeux ne coûtent pas toujours très cher à développer et il y a un véritable système de fidélité. Si on se connecte quotidiennement, il y a des bonus, de nouveaux événements chaque semaine, etc. De quoi attirer le joueur à revenir encore et encore.

Konami, c’est également beaucoup de produits dérivés. On peut retrouver les jeux de cartes avec la célèbre franchise Yu Gi Oh par exemple. Il y a aussi la branche figurine avec les Busou Shinki. Bref, vous l’aurez compris, Konami, ce n’est pas que des jeux vidéo.

busou shinki

Les licences fortes de Konami

L’éditeur nippon a de très grosses licences si on se focalise sur l’univers jeux vidéo sur consoles. On vous a parlé de Castlevania dans un précédent article. On traitait justement de l’avenir de la saga des Belmont qui se fait très discrète depuis Lords of Shadow 2.

metal gear solid konami

On pense également à la franchise créée par Hideo Kojima, Metal Gear. Après un énorme échec commercial, assez prévisible, avec Metal Gear Survive, Konami n’a plus parlé de la licence. Pourtant, il serait très préjudiciable de se priver d’un tel titre. Il se dit cependant ici et là qu’un nouvel opus est en développement.

Que dire de Silent Hill. Après un engouement de la part des fans après la diffusion du trailer il y a quelques années, l’éditeur avait abandonné le projet. Pourtant, tout était réuni pour faire quelque chose de qualité. Kojima aux manettes, Norman Reedus en tant personnage principal et Guillermo Del Toro, le cocktail était très alléchant. La démo, P.T, avait elle aussi convaincue, même si elle n’avait finalement aucun rapport avec le jeu.

Il reste alors PES qui sort chaque années et qui parvient à toujours gratter des places en séduisant les joueurs amoureux du ballon rond. Si la qualité du jeu n’est plus à démontrer, les ventes restent cependant toujours très loin de son concurrent direct, FIFA.

Les licences oubliées

contra konami

Bien évidemment, les licences de l’éditeur ne se limitent pas à celles cités précédemment. Konami détient toujours quelques pépites comme Contra, le run and gun hyper culte lancé à la fin des année 80 sur les bornes d’arcades au Japon. La licence a connu de nombreux jeux sur différents supports. Cela dit, rien de concret depuis l’épisode Wii, Contra Rebirth en 2009. On a tout de même eu Hard Cops Uprising sur le PlayStation Store et Xbox Live. Une sorte de spinn off qui était pour le coup sympathique.

Suikoden

Pour les amoureux de RPG japonnais, il y a la saga des Suikoden. Le dernier opus remonte à 2009. Déjà 10 ans et il s’agissait de Suikoden Tierkreis sur Nintendo DS. Pour le coup, la licence connait surtout des succès critiques. On est loin des ventes d’un Final Fantasy ou encore Tales of, mais les joueurs apprécient la saga.

On ne va pas citer toutes les licences de Konami, mais on pense également à Frogger, Probotector, Rocket Knight ou encore Gradius et Parodius pour les amateurs de shoot’em up. Bref, il y a de quoi faire.

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Le mot de la fin

Pour conclure, Konami a le potentiel pour faire des jeux magistrales avec leurs licences fortes. L’éditeur semble pourtant, pour le moment du moins, s’orienter sur des valeurs sûres. On pense au Pachinko, smartphones, aux produits dérivé et à PES. L’éditeur semble également s’appuyer sur des petits portages plus ou moins ambitieux.

Nous concernant, nous ne sommes pas contre la résurrection de leurs sagas phares. Sony et Activision, pour ne citer qu’eux, ont bien mis de nouveau en avant Spyro, Crash Bandicoot ou encore Medievil qui sortira plus tard. Cependant, nous ne sommes pas sur le même marché. Il est vrai que Contra ou encore Gradius restent destinés à un public de niche. Toujours est il que la demande est là.

Bien évidemment, il reste la possibilité de proposer quelque chose de totalement nouveau. Une série inédite qui devra convaincre des joueurs en quêtes de fraîcheurs. Avec l’E3 2019 qui approche, on croise les doigts pour avoir des nouvelles de l’éditeur. Honnêtement, le début de la nouvelle génération est proche. On pense que Konami ne s’investira plus vraiment sur celle-ci. On espère donc une meilleure visibilité sur la PlayStation 5 et prochaine Xbox. Bien évidemment, on n’oublie pas la Nintendo Switch qui a un énorme potentiel commercial.

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