L’Amour est une Haine Comme les Autres – Critique tome 1

l'amour est une haine comme les autres Couverture
Bamboo Edition nous a fait parvenir une nouvelle BD que nous étions vraiment curieux de découvrir. Après les Chiens de Pripyat, on change complètement de thème. Cette fois, direction les États-Unis et la Louisiane des années 1930. Période durant le racisme est omniprésent. L’Amour est une Haine comme les Autres traite de ce sujet. La BD est un one shot de 72 pages en couleurs. Elle sera commercialisée le 1er février au prix de 16.90€.

l'amour est une haine comme les autres Critique

Synopsis :

Amis pour la vie, rien ne semble pouvoir séparer Will, un jeune blanc pas fait pour les études, et Abe, son copain noir à l’esprit vif. Ni l’hostilité de leur famille respective, ni le racisme haineux qui gangrène l’ensemble de la société.

Un pacte est même scellé. Abe aidera Will pour ses devoirs, et Will trouvera toujours du travail à Abe. Au fil des ans, malgré la pression et la violence du racisme quotidien qui les entourent, les deux hommes s’attachent à rester amis. Mais ce fragile équilibre risque d’être mis à mal. Responsabilités écrasantes, familles oppressantes, femmes…

Une amis d’enfance, si forte soit-elle, peut-elle survivre à de telles pressions dans cette Amérique là ?

Critique :

Dès les premières pages, on est dans le vif du sujet. Si la couverture peut faire penser à Tom Sawyer, le sujet traité dans cette nouvelle BD de Stéphane Louis est clairement différent. Les premières pages sont sombres et annoncent tout de suite la couleur. On est immédiatement confronté à la dure réalité de l’époque. Le début de la BD va d’ailleurs nous intriguer durant toute la lecture de ce premier tome. En effet, elle commence en réalité par dévoiler ce qui va se passer plus tard. Du coup, on se demande comment le personnage s’est mis dans cette situation. Nous n’en dirons pas plus à ce sujet et on vous laisse bien évidemment découvrir cette aventure par vous même.

La BD fait de nombreux flash back et joue avec le passé et le présent. Le passé est d’ailleurs très important puisqu’il va nous permettre de comprendre les liens entre Abe et Will. Ainsi, l’auteur arrive parfaitement à créer ce sentiment d’empathie indispensable à ce type d’histoire. Cela dit, puisqu’il s’agit d’un one shot, les événements défilent à une vitesse folle. Quelques bulles pour montrer leur rencontre, leurs premières bêtises communes lorsqu’ils étaient ados et j’en passe. On aurait alors aimé que l’auteur prenne plus de temps pour s’attarder sur le passé de nos deux personnages principaux, mais également dans le présent. C’est d’ailleurs le principal défaut de la BD en dehors du fait qu’elle se lise assez vite.

l'amour est une haine comme les autresS’agissant des dessins de Lionel Marty, les traits des visages sont soignés. Ils sont à la limite de la caricature dans le sens ou on sait déjà si le personnage qu’on voit est cool ou si c’est un mauvais gars. Les arrières plans quant à eux sont fidèles à ce qu’on peut imaginer de l’époque. Pas de fioritures sur les dessins, l’auteur se focalise uniquement sur l’essentiel, ce qui permet de mieux faire ressortir les différentes émotions.

En bref, on a vraiment apprécié la lecture de ce premier tome. Dommage que l’aventure ne s’étale pas sur deux numéros.

Déclaration de Martin Luther King le 28 août 1963

Lire notre précédente critique : Les Chiens de Pripyat tome 1

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