Le point sur le dématérialisé

cloud-gaming

Parfois, les choses qui nous font le plus peur sont les tendances que l’on accepte aussi le plus facilement. Si beaucoup de joueurs ont craché et crachent encore sur le numérique, il est pourtant clair que ce marché a le vent en poupe. Ces derniers jours, l’alignement des planètes a permis à plusieurs statistiques de sortir dans la même semaine. L’occasion rêvée de faire le point.

Commençons tout d’abord avec le site GamesIndustry, qui a sorti il y a peu une enquête sur le sujet. Le site a réussi à mettre la main sur les chiffres inavoués de certains éditeurs durant l’année 2017. Ces chiffres sont de véritables mines d’or pour analyser l’avancée du dématérialisé. On y apprend ainsi que sur cette année, le Royaume-Uni a réalisé 30 % à 45 % de ses ventes jeux vidéo uniquement en dématérialisé. Le nombre s’approche à toute vitesse du fameux 50/50. À titre d’exemple, l’année dernière ce taux n’atteignait que 15 % à 25 %. Des chiffres qui se confirment par une baisse d’unités en boîte vendues, alors que les ventes restent stables, voire meilleures (comme pour Assassin’s Creed : Origins par exemple).

Deux éditeurs viennent tout juste de rendre leur verdict financier sur ce sujet. Commençons tout d’abord par Activision/Blizzard qui démontre que 50 % des ventes de Destiny 2 se sont fait en dématérialisé. Même son de cloche pour Call of Duty : WWII qui a enregistré plus de précommandes dématérialisées que l’année dernière. L’autre éditeur qui peut prouver cette accélération du dématérialisé, c’est Electronic Arts. Sur ses 958 millions de dollars de chiffre d’affaires, 689 millions viennent du dématérialisé. Soit près de 72 % du chiffre d’affaires ! Que ce soit les jeux vendus, les abonnements ou les diverses microtransactions, leurs chiffres respectifs grimpent.

Si le fait que le dématérialisé est en expansion n’est pas une nouvelle, sa grande vitesse de propagation l’est. Ce système a de bien beaux avantages comme des prix peu élevés, des soldes récurrentes et un stockage invisible. Cependant, la vitesse de connexion où le stockage en terme de Go est un véritable casse-tête pour bon nombre de joueurs. On doute donc du fait que le jeu vidéo devienne un jour 100 % dématérialisé.

"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg

Laisser une réponse