TEST – Matterfall : Du Housemarque tout craché !

Acheter le jeu

Les p’tits gars de Housemarque ne chôment pas cette année puisque après avoir sorti il y a quelques mois à peine Nex Machina, ils viennent tout juste de commercialiser un nouveau jeu à destination exclusivement de la PS4 : Matterfall. Un jeu qui reprend la recette déjà connue des productions du studio, et disponible à un petit prix, comme la plupart des titres du développeur (une vingtaine d’euros).

On prend les mêmes et on recommence

MatterfallLes jeux de Housemarque ne sont pas connus pour proposer un scénario intéressant à suivre. Il s’agit surtout de poser les bases du jeu et rien d’autre et dans Matterfall, c’est encore le cas. On suit les aventures d’une mercenaire, Avalon Darrow, qui, dans un futur lointain, doit combattre des centaines d’ennemis dotés d’une matière particulière qui lui font barrages sur sa route. L’espoir de l’humanité repose sur Darrow. Vous voilà entrés dans le vif du sujet après une petite cinématique d’introduction, c’est à vous maintenant de faire vos preuves à travers les différents niveaux disponibles.

Vous prenez les éléments de gameplay des anciens titres de Housemarque, vous les mettez dans un mixeur et cela vous donne Matterfall. En somme, le jeu propose un gameplay déjà connu : un twin-shooter nerveux, dynamique où l’on utilise essentiellement son joystick gauche pour avancer, et celui de droite pour dégommer tout sur son passage. Nex Machina ne proposait que ça comme mécanique de gameplay, mais toutefois, Matterfall s’avère plus consistant. En effet, le jeu dispose d’améliorations à débloquer lorsque vous sauvez des humains répartis à travers tous les niveaux du jeu. Des améliorations pour votre arme notamment, ou encore la possibilité d’ajouter une à trois armes secondaires telles qu’un lanceur de missile, ou encore un lance-grenade, ou bien même des lasers à tête chercheuse. Également, et à force de buter de l’ennemi à foison, vous aurez la possibilité d’utiliser une capacité spéciale qui s’active lorsqu’une certaine jauge est remplie et permet ainsi de faire pas mal de dégâts aux alentours.

Ainsi, Mattefall reprend la même recette que les précédents titres de Housemarque. On avance, on tire, on esquive, on se fait un max de point, on délivre les humains, et on recommence. Cela fonctionne plutôt bien à vrai dire : c’est toujours aussi rapide, frénétique, dynamique, même si la recette commence gentiment à vieillir.

Autre élément qui tranche radicalement notamment avec Nex Machina, c’est la verticalité des niveaux. Effectivement, le jeu se la joue plus vertical où il faudra souvent sauter pour atteindre la plateforme supérieure. De plus, certains endroits dans les niveaux proposent des zones sans gravité : vous flottez ainsi dans les airs. Malheureusement, le titre n’arrive pas à nous faire décoller tout au long de l’aventure avec notamment un level-design qui ne cherche pas à se renouveller.

La prise en main nécessite un certain temps d’adaptation malgré un tutoriel disponible au début du jeu. On ne comprend pas pourquoi les développeurs ont choisi d’utiliser la touche R1 pour sauter, au lieu de l’habituel Croix. Du coup, on s’emmêle les pinceaux au début, car il faut apprendre à jongler entre les touches R1/R2/L1/L2, et les joysticks. Cela aurait pu être un détail si les développeurs avaient proposé dans les options plusieurs commandes différentes. Ce n’est pas le cas ici. Aïe…

La maîtrise du genre

MatterfallHousemarque maîtrise son sujet. Les développeurs nous l’ont bien faire remarqués ces dernières années à travers leurs jeux comme Resogun, DeadNation, Alienation, Nex Machina ou encore aujourd’hui avec Matterfall. Le jeu est d’une fluidité incroyable : pas un pet au niveau du framerate lorsque tout explose à l’écran, c’est propre de ce côté là tout comme les graphismes avec l’utilisation toujours aussi marquée des couleurs vives, acidulées, même si la direction artistique laisse un peu à désirer. Couplés à ça, une bande-son à l’image du jeu qui devrait faire plaisir aux fans de techno/électro.

En ce qui concerne le contenu, Matterfall propose une douzaine de niveaux, dont trois avec des boss et une difficulté qui augmente au fur et à mesure de l’avancée. Une nouvelle fois encore, c’est du pur Housemarque. Le jeu se termine rapidement pour les débutants, mais s’avère coriace pour ceux cherchant à se mordre les doigts en vétéran ou pour tous les amateurs de scoring. Et un classement est là permettant de se la péter avec les autres joueurs du monde entier. Bref, rien de nouveau.

Conclusion

Pour tous les amoureux de jeux arcade et de gameplay pur et dur, on vous conseille vivement Matterfall, disponible à un petit prix. Même si la recette est déjà connue et commence à accuser de l’âge, Housemarque nous livre un jeu solide de tous les côtés. Matterfall ne révolutionne pas ainsi le genre, mais est diablement efficace et sans doute une des meilleures productions du studio à ce jour.

Points positifs

  • Un framerate parfait
  • Un gameplay au petit oignon…
  • Des effets de couleurs réussis
  • Toujours aussi exigeant
  • Une bande-son au top (mais faut aimer)

Points négatifs

  • Pas révolutionnaire
  • … mais R1 pour sauter ??!!
  • Contenu anecdotique pour les non-fans de scoring et classement
  • Environnements et level-design quelconques
7

Bon