TEST – Metal Gear Survive : La déception de ce début d’année ?

Les sorties se sont multipliées les mois précédents, et si c’est principalement Namco Bandai et le dernier Dragon Ball Fighter Z qui ont monopolisé l’actualité du jeu vidéo, d’autres licences cultes reviennent au goût du jour avec notamment, Metal Gear Survive.

test metal gear survive
On prend les mêmes et on recommence

metal gear surviveAprès avoir fait une overdose de Dragon Ball les mois précédents, entre l’animé qui touche à sa fin, et le Fighter Z qui bat son plein, il était enfin temps de se pencher sur une autre licence qui mérite elle aussi un intérêt tout particulier. Si tu as bien lu le titre tu comprendras que je vais sans aucun doute te parler de Metal Gear Survive, nouvel opus de la saga des Metal Gear, véritable titre intemporel qui a déjà un certain succès auprès de la communauté du jeu vidéo. En général le speech de base met en scène les opérations d’un soldat d’élite, on ne présente plus les Solide Snake ou Raiden impliqués dans des missions d’anti-terrorismes au travers de la galaxie. Oui mais voilà, Metal Gear Survive sort déjà de la lignée de ses prédécesseurs pour une raison toute simple, Hidéo Kojima, le papa de la série Metal Gear, ne fait plus partie de l’équipe de développement, un atout manquant de taille lorsque l’on sait l’ampleur et l’importance qu’il a eu sur les précédents opus. Que vaut donc ce nouveau Metal Gear ? Une honte, un blasphème, ou un renouveau prometteur ? C’est ce que l’on a tenté de savoir une fois la manette en main, et les premières impressions ont été quelque peu… atténués. Ni fantastique, ni pathétique, on se retrouve face à une soupe tiède. Pour commencer en ce qui concerne le scénario on a déjà du mal à le placer dans la chronologie de ses prédécesseurs, et pour cause, on incarnera cette fois un ancien combattant de Big Boss qui se retrouve dans le monde de Dité. On visite la map on voit quelques plans, et plus qu’une impression de déjà-vu, c’est véritablement frappant puisque face à nous se dresse le décors de Metal Gear Solide V. Manque de temps des développeurs pour développer de nouvelles textures, ou tout simplement une flemme immense, la solution bancale est toute trouvée dans le scénario, Dité est un monde parallèle à celui qu’on connaît déjà. Pif, paf, pouf, d’un coup de baguette magique, c’est le bruit de la facilité scénaristique digne des plus grands réalisateurs hollywoodiens, une facilité qui vient se joindre à l’interface qui nous est présenté. Une chose est sure, vous ne serez pas dépaysés si vous avez touché au jeu précédent, puisqu’elle est en toute et pour tout identique à ce que nous avions déjà connu hormis une petite subtilité qui vient justifier le « Survive » de Metal Gear Survive.

Moins de Solid, le S de Survive

metal gear survivePour vivre concrètement il faut quoi ? Si certains se contentent d’amour et d’eau fraîche, pour beaucoup d’autres l’oxygène et la faim jouent aussi un rôle primordial, et il faudra une attention particulière pour ne pas tomber à cours de ressources premières au risque d’être brutalement stoppé au cours de notre progression par une mort imminente. Rassurez-vous, avant d’aller manger les pissenlits par la racine, vous aurez le droit à une agonie ponctuée par des troubles de la vision, une jauge de vie limitée, ainsi que l’allure d’un zombie de Walking Dead en plein marathon de Paris. Le jeu nous a principalement satisfait sur cette nouveauté, si pour beaucoup cela peut paraître handicapant en plus d’être une difficulté insignifiante par son importance, il aura le mérite d’apporter une véritable immersion. Parce que beaucoup ont tendance à l’oublier, il ne suffit pas de patienter 15 secondes pour guérir d’une rafale de mitrailleuse et il est bon de tomber sur un jeu qui rappelle qu’il est toujours mieux de faire attention à sa santé que de foncer tête baissé pour respawn. Ce détail a une importance qui n’impacte pas uniquement votre personnage, vous n’avez pas qu’une bouche à nourrir mais bel et bien celle de tout un camp. Au fur et à mesure de votre progression des survivants rejoindront votre base pour la rendre plus performante, mais aucune troupe ne travaille efficacement le ventre vide, il ne tiendra qu’à vous de mettre tout en place pour que tout roule parfaitement sous votre égide. Maintenant que l’aspect gestion a été abordé, il est temps de revenir sur les éléments du jeu. Comme dit précédemment les développeurs se sont pas vraiment foulés en terme de conception mais quelques nouveautés sont tout de même à l’ordre du jour. Un panel de nouvelles armes se présentent à nous, chacune avec sa propre maniabilité et ses caractéristiques qui enchanteront tout type de joueurs, offrant le dilemme d’un choix vaste à disposition. Un large choix qui feront de vous un porte flingue d’élite, mais l’ingéniosité joue aussi un rôle prépondérant dans votre gestion, votre camp ne doit pas rester facile d’accès et il sera important de le truffer de pièges en tout genre, en plus de devoir faire attention à l’environnement qui peut rapidement se révéler être un ennemi plus vicieux que les espèces de zombies qui vous attaquent.

Micro-transaction, Macro-problème

metal gear surviveSi tout cela a permis de présenter le mode solo, il en est quasiment de même pour le mode multijoueur puisqu’il dépend des mêmes mécaniques de jeu décliner à plusieurs protagonistes. Grosso modo il s’agit d’une défense de camp rythmée par un timing limité pour ajouter un enjeu ou un facteur stresse et encourager le travail d’équipe de sorte à ce qu’il soit plus performant, il permet aussi une répartition des taches plus efficaces pour ratisser tout ce qu’il y a à prendre sur la map. A vrai dire, on sent la volonté de Konami à vouloir pousser au coop’, à plusieurs tout semble plus simple, et la difficulté présente du mode solo est quasiment inexistante en multijoueur, l’union fait la force mais dans le cas présent, il rend quasiment invincible et intouchable. Peut-être le gameplay de trop puisque certains le trouveront trop simple, dans notre cas, il a surtout rendu l’interactivité meilleure rendant les parties plus enjouées et sympathiques à prendre en main. On termine ce test sur une dernière note négative, comme dans beaucoup de jeu, Metal Gear Survive présente des micro-transactions dans son jeu représenté par des Survival Coins permettant de s’offrir des mimiques et gestuelles en tout genre. Du superflu mais qui va de paire avec quelque chose plutôt surprenant, il est possible pour une dizaine d’euros d’obtenir quelque chose de particulier, un slot de sauvegarde supplémentaire permettant de se créer un nouvel avatar. Chaque ajout de slot coûte le même prix, un prix que l’on juge personnellement abusif et à la limite du ridicule qui nous poussera à faire d’autant plus attention à la création et aux détails de notre unique avatar.

Conclusion

Au final, ce Metal Gear Survive ne rend pas du tout hommage aux précédents puisqu’il présente des caractéristiques de gameplay moins portées sur un scénario travaillé et consciencieux, chose qui avait fait son succès, celui-ci se déclinant beaucoup plus sur du multijoueur. De quoi attirer une nouvelle catégories de joueurs, mais qui rebutera sûrement les anciens de la première heure

Version PS4 envoyée par l'éditeur. Les images du test proviennent de l'éditeur.
Test de Mounir membre de JeuxCapt

Points positifs

  • Un multijoueur accessible et facile à prendre en main
  • Un arsenal plus fourni
  • Un "Survive" qui porte bien son nom et qui rend le jeu bien plus réaliste

Points négatifs

  • Trop peu d'innovations par rapport à Metal Gear Solid V pour ne pas dire un copier/coller
  • Un scénario servant à peine de justificatif pour le manque d'application au background du jeu, un justificatif trop facile et bancal
  • Une nouvelle identité loin d'être à la hauteur de l'originale
  • Des micro-transactions qui font jaser
5

Moyen