TEST – Nidhogg 2 : Toujours plus fun

Absolver, For Honor, Mirage : Arcane Warfare… Décidément, l’année 2017 est chargée en combats au corps-à-corps, des joutes techniques qui demandent de bien connaître ses armes comme celles de son adversaire. Nidhogg 2 continue sur ces batailles en un contre un, avec une prise en main redoutablement rapide et surtout, fun.nidhogg 2 test

Easy to play, hard to master

Nidhogg 2En 2014, le premier Nidhogg fût très bien accueilli. Il s’agissait d’un petit jeu minimaliste dans lequel deux joueurs se battaient façon escrime, dans une 2D 8bit. Qu’on le dise Nidhogg 2 ne réinvente pas le concept, mais l’améliore sur bien des points. Son gameplay de base est toujours le même. Deux joueurs se battent dans des niveaux 2D en scrolling horizontaux. Le joueur de gauche doit aller tout à droite, quand celui de droite doit aller tout à gauche. Tout ça dans le but de se faire manger par le Nidhogg, une créature mythologique dévoreuse de meurtriers.

Mais tout est bien moins simple quand l’on sait que les joueurs sont armés. Ainsi, celui qui tue l’autre peut aller vers son objectif. Son opposant devra le tuer pour aller dans l’autre sens. Nidhogg décharge d’ailleurs une véritable dose d’adrénaline épique lorsque le joueur fonce de tableau en tableau (l’équivalent de cinq rounds), esquivant les attaques, jetant son arme, donnant des coups de pieds sautés et… s’embrochant sur l’épée de son adversaire, qui revient joyeusement en arrière. Mais tout n’est pas aussi simple, car Nidhogg possède un système de combat basé sur les gardes. En somme, le joueur peut attaquer/parer en haut, au milieu ou en bas. S’ensuit une sorte de pierre-feuille-ciseaux avec l’opposant. À cela, on rajoute des tacles, des attaques sautées, la possibilité de jeter son arme ou de se battre à mains nues.

Incontestablement, Nidhogg fait partie de ces jeux que l’on décrit comme « facile à jouer, difficile à maîtriser). Car si le jeu ne se joue qu’avec quelques touches, il faut ensuite mettre cela en pratique, avec différents environnements et un adversaire réactif. En somme, Nihdogg 2 est un jeu d’échecs se passant en vitesse x30. Joueurs sans réflexes s’abstenir !

Quoi de neuf docteur ?

Nidhogg 2Mais Nidhogg 2 ne reprend pas tout à fait à la lettre le système de son grand frère. Du moins, il lui rajoute trois nouvelles armes, qui changent bien les joutes. Ainsi, l’épée fait son apparition, celle-ci a une allonge un peu plus courte que le fleuret, et est également plus lente et ne possède que deux gardes : basse et haute. Pourtant, elle s’avère tout de même utile, car elle peut désarmer l’adversaire. De plus, ses coups vont de haut en bas et de bas en haut. Le couteau a évidemment une allonge très courte, mais est également très rapide. À utiliser en combat très rapproché, ou au lancer. Enfin, l’arc change complètement la donne. Celui-ci s’utilise évidemment à distance, puisqu’il faut armer sa flèche avant de pouvoir tirer. Il faut faire également attention, car l’adversaire peut renvoyer la flèche, avec un coup bien placé. Cependant, c’est une arme parfaite lorsque l’adversaire n’est pas à votre hauteur. S’il est bas, il suffit de l’attendre, s’il est un poil plus haut, une flèche pourrait bien lui atterrir dans les genoux. À noter que ces armes sont distribuées aléatoirement lors de la mort. D’ailleurs, chaque joueur mourant laisse tomber son arme (et explose dans une grosse flaque colorée). Cette dernière peut ensuite être récupérée.

L’autre ingénieuse nouveauté, c’est que Nidhogg 2 passe de la 8bit à la… 16bit ! Adieu les quelques pixels et bonjours les décors bien plus travaillés. On le sait, ce changement ne fera clairement pas l’unanimité. Certains joueurs préféraient en effet le minimalisme du 8 bits. Cependant, il faut avouer que cette nouvelle version permet des décors bien plus jolis, et surtout plus variés. Les démembrements, coups en plein ventre et autres coups au sol sont encore plus grotesques qu’avant. Si Nidhogg comptait quatre pauvres niveaux, on en trouve ici dix. C’est toujours assez peu, mais cela suffit largement.

Au passage, sachez également qu’il est possible de personnaliser rapidement son personnage. Quelques accessoires, vêtements et coupes de cheveux sont ainsi disponibles. C’est toujours appréciable, d’autant que le character design donne vraiment envie de faire un peu n’importe quoi. De toute façon, si c’est pour finir dans la gueule du Nidhogg…

Dix petits tours et puis s’en vont

Nidhogg 2Une chose est sûre, c’est que l’on ne jouera pas à Nidhogg 2 pour son solo. Ce dernier se révèle être un vague entraînement au maniement du personnage. Certes, l’IA est de plus en plus fourbe, mais il ne vous faudra pas plus de 30 minutes pour terminer le solo. Il est fortement dommage que le studio n’ait pas pensé à quelques extras pour récompenser le joueur. On pense notamment à de nouveaux éléments de personnalisation à débloquer (après tout, puisque c’est nouveau, autant en profiter), ou tout simplement des challenges. Finir un niveau sans arme, sans attaquer, tenir pendant 2 minutes…).

Visiblement donc, Nidhogg 2 compte bien sur son multijoueur, et on comprend. Car il s’agit ni plus ni moins du nerf de la guerre. Si le solo tenait 30 minutes, le multijoueur local tiendra bien plusieurs soirées. Tout est fait pour rester plusieurs heures dessus. On peut ainsi paramétrer les armes, le temps, mais aussi la gravité, rajouter un effet boomerang, etc. Le jeu dispose même d’un mode tournoi, pour jouer jusqu’à huit. C’est clairement ça de pris, même si encore une fois, quelques modes de plus n’auraient pas fait de mal.

Ajoutons à cela qu’il est également possible de jouer en ligne. Hélas, à l’écriture de ces lignes, nous n’avons trouvé personne, que ce soit en classé comme en match amical. À l’évidence, le jeu est de toute façon fait pour le local.

Conclusion

Bien plus coloré, bien plus complexe grâce à quelques nouveautés, Nidhogg 2 n’en est pas moins Nidhogg 1 en bien mieux. Maître du facile à jouer, difficile à maîtriser, les nombreuses joutes entre amis permettront de progressivement monter votre skill. Attention toutefois, Nidhogg 2 est clairement un jeu multijoueur (local, de préférence). Ainsi, le gros point faible du jeu, c’est que les développeurs n’ont rien fait concernant de nouveaux modes de jeu. Nidhogg 2 est tout de même un excellent party-game qui s’impose même aux possesseurs du premier opus.

Test réalisé sur une version envoyée par l’éditeur, sur PS4 normale

Points positifs

  • Très nerveux
  • Un parfait party-game
  • Passage à la 16bits
  • Des nouvelles armes qui pimentent le gameplay
  • D’une simplicité folle
  • Les séquences épiques

Points négatifs

  • Manque de contenu
  • Parfois assez injuste
7

Bon

"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg

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