On fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant de 2016

On fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant de 2016

Il est ironique de constater que l’année 2016 du point de vue vidéoludique est le contraire du point de vue IRL. Si 2016 a été une année spectaculairement meurtrière au niveau des célébrités, mais aussi des attentats, dans le domaine vidéoludique, c’est tout autre. 2016 était clairement l’année de la naissance, ou plutôt de la renaissance. C’est durant cette année que des titres attendus depuis fort longtemps sont sortis. On pense notamment à The Last Guardian et Final Fantasy XV. À cela, on ajoute que des titres cultes comme DOOM ou la NES sont revenus d’entre les morts, pour mieux renaitre.

Pour ma part, cette année 2016 a été le théâtre d’autant de déceptions que de surprises. De manière générale cependant, cette année fut un bon cru, la preuve en est, l’argent me manque pour faire tous les titres que je voulais faire.

Trêve de blabla égocentrique, place au top, qui l’est tout autant :

Mes trois jeux de 2016 :

3) The Town of Light

Souvent, on trouve sans trop chercher des petites perles vidéoludiques. The Town of Light fait parti de ceux-là, et pour cause. Il s’agit d’un jeu typiquement indépendant n’ayant de ce fait pas eu de véritable communication. Pourtant The Town of Light est un titre particulièrement intéressant. S’il paraît être un banal survival-horror en vue subjective, il n’en est rien. The Town of Light est un jeu d’aventure dans un lieu certes particulièrement glauque et horrible, sans pour autant céder à la peur facile. L’horreur y est surtout psychologique. Surtout que l’histoire qui nous est racontée pourrait tout à faire être vraie. The Town of Light est un jeu qui n’en est pas un, et dénonce les horreurs de la psychiatrie du milieu du 20e siècle, et notamment les tortures subies, au nom de la science. Rajoutons à cela une narration au poil qui permet de se perdre totalement dans l’esprit de cette femme qu’on incarne. Une prouesse narrative qui fait vite pardonner les écueils graphiques.

2) Battleborn

Cela paraît sans doute désinvolte de mettre Battleborn dans un top de meilleurs jeux. Tout le monde l’aurait sans doute vu dans les pires jeux. Battleborn souffre en effet d’une terrible réputation. Pour son gameplay ? Non. Pour ses graphismes ? Non. Plutôt pour être sorti en même temps qu’Overwatch. S’ensuivit une débâcle de haine sans trop savoir pourquoi.

Pourtant Battleborn ne ressemble pas à Overwatch. En compétition, il s’agit d’un véritable MOBA/FPS, forcément stratégique. Mais c’est plus par sa campagne que Battleborn brille vraiment. On y retrouve ce qui fait le sel des Borderlands, à savoir le chara-design osé (et parfois aléatoire) et les situations/dialogues loufoques. Il s’agit, il est vrai, d’un FPS qui ne plaira pas à tout le monde à cause du chaos qui règne à l’écran. Battelborn n’est clairement pas parfait (il avait été noté 14 dans nos colonnes) à cause de son ergonomie indigeste et de son faible contenu. Pourtant Battleborn est l’un des jeux dont j’ai joué le plus cette année. Notamment grâce à son mode local, permettant de faire tous les modes avec un pote en plus. D’autant plus que le jeu propose énormément de choses à faire (chaque personnage à 15 niveaux) et à gagner. Alors je recommence ad nauseam les missions, en augmentant petit à petit chaque personnage. Battleborn est donc clairement l’un de mes jeux les plus joués de 2016, avec toujours de plaisir à crier mes coups spéciaux. « LE REEEEEIGNE DU CHAOS ! »

1) SUPERHOT

Battlefield 1, CoD Infinite Warfare, TitanFall 2, Overwatch… Ils étaient nombreux les FPS AAA cette année, notamment vers la fin. Mais la bataille était terminée d’avance. Une bataille pliée en janvier 2016, déjà. Le meilleur FPS de l’année est bien SUPERHOT. De par son design d’abord. Entre cubisme et minimalisme, puisque tout est très anguleux, imparfait et que le code couleur est fort. Rouge pour les ennemis, noir pour les objets et vous-même, et le reste est d’un blanc immaculé qui ne se salira pas par les taches de sang. Pourtant Superhot est bien violent, pas de doute. Le jeu vous proposera de casser des têtes à coups de battes, d’utiliser du fusil à pompes ou juste vos poings. Cependant SUPERHOT a une particularité énorme : son gameplay. SI le joueur ne bouge pas, l’action est presque figée, ou en tout cas très ralentie. Il faut alors penser à tous ses mouvements pour atteindre tous les adversaires, sans se faire toucher. Une simple balle et c’est le game over. SUPERHOT a ce côté Hotline Miami : bourrin et pourtant stratégique, hyper-violent et pourtant magnifique, et surtout très addictif. Surtout que ce FPS propose en plus un scénario métaphysique, où le joueur incarne un joueur jouant à SUPERHOT. Un trip un peu étrange qui finira en apothéose. Par ailleurs, lorsque le joueur atteint la fin, il pourra toujours continuer sur toutes les cartes défis, pour son plaisir et pour son égo. Car ces défis peuvent être vraiment difficiles. Mais la victoire gratifie le joueur d’un replay en temps réel de ses actions, avec un homme martelant de sa voix : « SUPERHOT ».

Je t’ai loupé, mais ce n’est que partie remise : Firewatch

Firewatch est un jeu narratif développé par Campo Santo. Le jeu fût salué par la critique, par les joueurs et aussi par des ventes qui atteignent le million. On y incarne un garde forestier étant seulement en contact avec une personne par talkie-walkie. Cet objet sera le seul à vous accompagner lors de pérégrinations de plus en plus mystérieuses. Un jeu dans la veine des nombreux walking-simulator, mais qui propose également une patte artistique bien jolie. Si le temps m’a manqué pour toi, sache qu’on se retrouvera en 2017 Firewatch !

La déception de l’année : The Division

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Cela fait depuis son annonce que je suis activement The Division. L’ambiance dans un New York apocalyptique et la coopération a quatre joueurs m’ont directement tapé dans l’œil. C’est donc l’un des rares jeux que j’ai acheté day one ou presque cette année. Une erreur que je ne referai pas de si tôt ! The Division n’est pas foncièrement mauvais, il est à l’image des grosses productions d’Ubisoft de ces derniers temps. Le titre distille trop vite ses mécanismes et l’ennui frappe très vite. Le scénario aurait pu être sympathique, notamment via les hologrammes qui redynamisent la mise en scène. Malgré la course à l’armement et au level-up, c’est via les trouvailles cosmétiques que The Division plait le plus. On s’excite plus à trouver un nouveau manteau qu’à trouver un nouveau fusil d’assaut plus puissant. Même la DarkZone partait d’une bonne intention, avec ses moments de tension, mais est gâchée par les agents Rogue, qui trahissent la tension. Une fois le boss de fin totalement risible éliminé, on ne remettra plus jamais les pieds dans cette satanée ville.

Surprise : Killing Floor 2

Comme dit plus haut, il y a toujours des titres que l’on n’attend pas. Parfois parce qu’ils sont annoncés aussi vite qu’ils sont sortis ou tout simplement parce qu’on ne s’y intéressait pas. C’est le cas de Killing Floor 2. Il s’agit d’un FPS demandant d’éliminer des vagues de zombies, de plus en plus féroces. Cela paraît simple et pas forcément très attractif, et pourtant. Terriblement violent, très fun et finalement bien foutu, on se prend à éclater des zombies avec les nombreuses armes du jeu, et les différentes classes. On enchaîne ainsi les parties pour découvrir toutes les cartes, des classiques des films et jeux du genre. Finalement, Killing Floor 2, c’est certainement ce qu’Umbrella Corps aurait dû être.

Les attentes de 2017 :

Space Hulk : Deathwing

Cela fait un moment que je suis Space Hulk : Deathwing. Bien que totalement néophyte de Warhammer 40 000, Space Hulk m’attire énormément. Après le très bon Vermintide, il y a sans doute de quoi attendre ce prochain FPS. Le titre semble à la fois bourrin et stratégique. Il faudra certes repousser des hordes de monstres, mais également sceller des portes pour éviter de les revoir. D’autant que le jeu est possiblement jouable à quatre.
Si le titre est déjà sorti sur PC, cela ne s’est pas fait sans heurts. J’attends donc sagement la sortie PS4 pour me faire un avis sur la bête.

Absolver

Un titre édité par Devolver, ça se surveille forcément. Surtout quand il s’agit d’un jeu étrange, au gameplay patchwork. Absolver est donc une sorte de MMORPG/jeu de combat. Il s’agit de mettre à terre ses adversaires, mais uniquement à l’aide d’arts martiaux. À force de faire des donjons entre amis, on pourra faire évoluer le style de son personnage via un arbre de compétence. C’est également par la forme que se détache Absolver, notamment avec ses personnages sveltes, aux masques étranges.

Crash Bandicoot Nsane Collection

Crash Bandicoot et moi, c’est une histoire d’amour depuis mes 7 ans. J’ai touché à un peu près tous les épisodes de la saga (en tous cas ceux sur consoles), et je ne me fais toujours pas à la disparition du bandicoot. Évidemment, les meilleurs épisodes étaient bien de Naughty Dog, même si certains titres furent tout de même plaisants à jouer (comme Twinsannity). C’est évidemment avec un émerveillement incroyable que je découvris la Nsane Collection, à l’E3 dernier. Après avoir vu les premiers visuels il y a peu, je suis rassuré et sûr d’une chose : je ferai avec plaisir cette collection. Certes la trilogie a peut-être été paradoxalement trop polie, mais elle garde le charme déjanté de la licence, ainsi que le level design, parfois bien corsé. Crash Bandicoot Nsane Collection est donc clairement le jeu que j’attends le plus en 2017, et paradoxalement, il s’agit d’un remaster de jeux vieux de 20 ans ! On va dire que j’étais trop petit pour bien m’en rappeler 😉

Photo du profil de Crocomiles
"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg

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2 Commentaires sur "On fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant de 2016"

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Mathieu
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Bizarrement j’ai kiffé the division, je n’est pas étais déçu ^^
En tout cas j’adore le titre de cette article, super référence 🙂

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