Oninaki : une perle d’innovation signé Square-Enix

Oninaki
Oninaki est un action-rpg développé par le studio Tokyo RPG Factory de Square Enix. Il a été annoncé en février 2019 comme le digne successeur de I am Setsuna et Lost Sphear, tous deux sortis du même Studio. Il pourra être jouer sur Nintendo Switch, Playstation 4 et Steam dès le 22 août 2019.

Une démo est proposée aux joueurs sur les différentes plateformes afin d’avoir un aperçu du contenu et du gameplay d’Oninaki qui resteront les mêmes dans la version complète. Vous pourrez également transférer vos données de la démo vers la version complète. J’ai donc saisit l’occasion de tenter cette expérience sur le support Nintendo Switch.

Une histoire sombre mais pleine de tradition

Si vous connaissez la série Ghost Whisperer, vous comprendrez très vite le principe de l’histoire car celle-ci est centralisée sur l’univers de la vie et de la mort. De plus, notre cher personnage principal ressemble quelque peu à Melinda Gordon à un physique et caractère prêt.

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En effet, l’histoire débute sur la mort des parents d’un jeune garçon prénommé Kagachi. On apprend alors l’existence d’une tradition qui consiste à ne pas pleurer les morts et de les prier afin que ceux-ci puissent rejoindre leur seconde vie donnée par la réincarnation. Les âmes ont, alors, besoin de ne pas avoir de regret pour ne pas se perdre en chemin auquel cas ils deviennent des âmes perdues incapables de renaître.

On retrouve, 20 ans plus tard, notre jeune garçon devenu Gardien avec son acolyte Mayura. Ce « don » leur permet de voyager entre le monde des vivants et celui de l’au-delà afin de voir et de communiquer avec les morts. À partir de là, on réalise des missions, plus ou moins radicales pour les concernés, qui consistent, en tant que gardien, à faire passer les âmes perdues (les égarés) de l’autre côté pour qu’elles puissent se réincarner quoi qu’il en coûte.

Au fur et à mesure de l’avancement dans Oninaki, des intrigues apparaissent et on découvre de nouveaux personnages mystérieux qui nous laissent en suspens.

L’histoire proposée dans Oninaki est assez profonde, mystérieuse et poignante pour nous donner l’envie d’en savoir plus car, bien entendu, il va falloir compter sur des rebondissements qui vont certainement mal tourner. On en voit d’ailleurs, un petit aperçu alléchant dans la démo.  #Le Diable, #Secte

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Un Gameplay plutôt appréciable et original

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Le gameplay est tourné vers l’action. Vous suivez une trame linéaire pour cette démo. On est accompagné par des « Démons », qui étaient autrefois des personnes qui n’ont pas pu être réincarnées (bannies ou damnées), qui combattent à nos côtés et qui ont une importance considérable dans le gameplay puisque nos attaques dépendent, en grande partie, de leurs compétences et de leurs armes.

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En effet notre personnage réagira selon le démon qui le suivra. Nous avons : une compétence de base en 3 combos (#Je n’en peux plus de ce cri répétitif) qui restera la même mais dont l’arme variera selon le démon, une à quatre attaques spéciales (compétences du démon) qui se chargent sur une courte durée et qui permet de combiner votre attaque et celle du démon, un sort d’esquive également différent pour chaque démon, et un changement dans la rapidité ou la puissance du gameplay. On nous offre donc un panel de combinaisons impressionnantes afin de pouvoir gérer au mieux les combats.

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De ce fait, la gestion des personnages se situe plus sur les démons. On peut les équiper de nouvelles armes, débloquer des compétences sur un arbre de compétences ainsi que des souvenirs pour en apprendre plus sur ces personnages. Ce qui ajoute un charme attachant à « nos armes ». Vous êtes limités au choix de 4 démons avec 4 compétences différentes chacun pour les combats.

De plus, lorsque vous vous battez, vous montez un pourcentage d’affinité commun à tous les démons qui, à son déclenchement, vous permet d’être beaucoup plus puissant. Attention, toutefois, si vous dépassez les 100 % (ce qui est possible), vous serez alors moins résistant. À vous de jauger le risque. Vous pouvez à tout moment changer de démon pendant le combat pour utiliser votre pourcentage ou autre. Sachez également, qu’à chaque mort d’ennemi, vous récolter des pierres d’âmes pour vos démons mais aussi des essences de vie qui vous permettront de vous healer en cas de besoin. Ce qui rajoute un plus non négligeable dans la survie.

Niveau action, le gameplay est assez dynamique et faisable en mode « dingue », il faudra juste être parfois patient et éviter de trop spammer la touche attaque car il faut compter un petit délai pour que l’attaque de base se termine et pouvoir lancer l’action d’esquive. Il y a 3 niveaux de difficultés changeables en cours de jeu qui n’influent pas sur l’histoire mais peuvent apporter des plus dans les drops d’objets.

Le coté innovant et intéressant d’Oninaki vient du principe qu’en tant que gardien, vous avancez dans un monde où vous devez alterner entre le monde des vivants et l’au-delà pour atteindre les objectifs. Vous trouverez des ennemis visibles qui respawnent dans les deux mondes. Chaque monde a son importance car vous devrez, tantôt, interagir avec des âmes, tantôt, interagir avec des êtres vivants ou encore récupérer des coffres dissimulés dans les deux mondes. Des passages seront nécessaires à la transition car si vous pénétrer dans le monde de l’au-delà sans avoir découvert la carte, vous serez vulnérable (#One shot) et vous ne verrez absolument rien autour de vous. Pour cela, vous devrez tuer un certain type de monstre souvent plus gros que la normalité pour débloquer et switcher entre les mondes.

Dans votre avancé du périple d’Oninaki, vous rencontrerez des ennemis, des personnages mais aussi des stèles qui vous permettront d’accéder à la gestion de vos démons ou de leurs souvenirs avec d’autres possibilités tels que la téléportation de stèle à stèle, le changement de difficulté… Vous croiserez également des statues qui débloqueront de nouveaux démons.

Pour le déplacement, rien de bien nouveau. Vous aurez un système de carte du monde et une mini-carte. Celle-ci va permettre de vous repérer, avoir un suivi de votre objectif et vérifier qu’on a bien visité tous les recoins. Les stèles rencontrées vous permettront de vous téléporter plus rapidement. Vous pourrez également rengainer votre arme afin d’être plus rapide à pied.

Le menu reste basique puisque vous pourrez gérer votre équipe. Vous allez retrouver des équipements, vos démons, des compétences  et des bonus liés à l’histoire des personnages.

Une fois le mode histoire terminé, la démo nous donne la possibilité de tester le mode Bataille. Celui-ci permet d’obtenir des loots propres à ce mode. Il faudra bien chercher les armes et monter en level, car le niveau et le boss à la fin sont assez coriaces. On pourrait penser un petit mode « hack and slash » sympa.

Une démo qui, dans l’ensemble, donne envie

La difficulté n’est pas trop complexe pour ce début d’Oninaki et l’adaptation au gameplay se fait assez facilement, le didacticiel est bien travaillé et intuitif.

Comme tout attente d’un RPG, on y retrouve un scénario intriguant avec des personnages un peu stéréotypés. Le héros meurtri, froid, maladroit, pas très bavard qui oublie parfois la conscience. La fille qui va le remettre à sa place sympathiquement. Il y a aussi le méchant très méchant, des personnages drôles, mystérieux et tout ce que l’on aime voir dans les personnages des RPGs.

Un gameplay très intéressant avec le switch des deux mondes, la gestion et l’importance tactique des différents démons. Beaucoup de combinaisons s’offrent à nous et c’est plutôt très agréable.

Des graphismes toujours aussi époustouflants avec un certain charisme des personnages. On retrouve la « patte » des studios de Square Enix. Pour les fans de la licence, vous ne serez certainement pas déçu.

À voir maintenant ce que l’histoire et la difficulté d’Oninaki nous réservent pour la suite après cette superbe démo.

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