OSAMU TEZUKA -Le Père du Mouvement Manga Moderne

OSAMU TEZUKA -Le Père du Mouvement Manga Moderne
Biographie complète d’Osamu Tezuka qui relate la vie d’un grand maître qui a su au delà de toute apparence, révolutionner le monde mangatesque.

Naissance d’un virtuose (de 1928 à 1942)

 Le grand Tezuka est né dans la préfecture d’Osaka, à Toyonaka, un beau jour du 3 novembre 1928. Petit bonhomme aux cheveux bouclés, timide, Tezuka avait du mal à se faire accepter par ses camarades mais il finit par gagner leur respect quand le petit se met à dessiner sur les bancs de l’école vers 1935, en reproduisant de manière fidèle notamment Norakuro et Fuku-Chan (deux héros de comics strip) (*2). Les parents du petit artiste nageaient déjà dans le monde de l’Art. Yutaka, le père de Tezuka était un grand passionné de manga, de cinéma et de théâtre. En effet, la bibliothèque familiale contenait une collection impressionnante de plusieurs œuvres, en outre le père de Tezuka possédait alors un projecteur de films avec un joli nombre de bobines !C’est pourquoi, le petit garçon baigne déjà dans le monde de l’animation avec les chefs-d’œuvre de Walt Disney, Max Fleischer (*1) et aussi dans le cinéma hollywoodien avec Charlie Chaplin. Vers 1938, la famille Osamu déménage dans la région de Takarazuka (*3), où la mère de Tezuka abonne son fils au planétarium et au théâtre local. Par la suite, le petit garçon va s’enticher pour le théâtre Takarazuka, qui s’identifie par son aspect « opérette », ressemblant au théâtre Nô et Kabuki, car tous les rôles sont interprétés par des femmes. Même si Tezuka semble écouler pleinement sa joie enfantine, il grandit aussi à l’époque des armes, du feu, et de la violence. Surtout avec la Seconde Guerre Mondiale, le pays est envahit par les militaires, ce qui génère à l’époque un point énorme de pression sur la société japonaise ; Tezuka n’oubliera jamais ces scènes :« On frappait les enfants qui lisaient des mangas et on m’a même dit un jour que je n’étais pas Japonais à cause de “ça”», racontera-t-il plus tard. C’est d’ailleurs pour cette raison que ses œuvres comporteront une volonté encrée de pacifisme, et un mouvement écologiste, ainsi qu’un profond sentiment empreint d’humanisme. Tezuka dénoncera toute sa vie, à travers ses créations, la guerre comme une absurdité qui auto-détruit l’humanité et ne cédera jamais au manichéisme simpliste. Il dira : « On ne peut pas devenir manga-ka si on fait simplement du dessin. Il faut défendre ses points de vue dans ses bandes dessinées. (…) Les mangas qui durent doivent aborder des sujets sérieux

Quand l’oiseau quitte le nid et apprend à voler (de 1943 à 1947)

 En 1943, à seulement 15 ans, Tezuka doit effectuer son service militaire. C’est à contre cœur, qu’il sera envoyé dans un camp d’entraînement spécialisé en raison de sa déficience oculaire. Mais en arrivant là bas, il contracte la mycose maligne (*5), ce qui a faillit provoquer l’amputation de ses deux bras en raison d’un manque d’hygiène dans le camp (thème évoqué plus tard dans « Le Phénix » en 1967). Grâce au génie zélé d’un médecin militaire, son « futur don » est sauf.  Impressionné, tout en admiration devant ce miracle, Tezuka décide d’adhérer à la même passion, en épousant parfaitement ses nouveaux principes. Il entre à l’ Université d’Osaka en 1944 et entame des études de médecine. Tezuka sera par la suite, enrôlé comme manutentionnaire pour effectuer le soutient d’effort de guerre, dans une usine, en fabriquant des munitions. Il repense à son enfance, à son père, à sa passion : entre chaque cours, chaque pause, et même pendant la majorité de la nuit, il dessine. Il dort très peu, quatre heures à peine par nuit, mais il n’en fini jamais. Il produit des planches à un rythme effréné…ainsi durant un raid nocturne, Tezuka entre dans un cinéma pour admirer un film d’animation « Mommtaro, dieu soldat des océans » de Mitsuyo Seo (*6), qui est une fable, aux tendances allégoriques et teintée de propagande, narrant les conditions de vie des marins japonais en temps de guerre. Ce long métrage plaira tellement au jeune homme, qu’il se fait la promesse dans l’instant de réaliser, au moins une fois dans sa vie, un film d’animation tiré d’un manga. En 1945, après la réédition du pays, les forces alliées investissent la ville de Takarazuka. Mais Tezuka vit un jour encore une expérience qui le marquera. Abordé par un soldat américain ivre et  ne connaissant pas le japonais, Tezuka fut roué de coups par le soldat, en raison de son silence. Cette violence gratuite et facile, née à la suite d’une incompréhension et à l’ignorance des circonstances (Tezuka ne connaît pas un mot d’anglais à cette époque) deviendront les souvenirs qui empliront la « haine » de Tezuka vis à vis de la guerre. Heureusement, la guerre est finie, le futur manga-ka peut vraiment commencer à s’exercer pleinement à sa passion. Parallèlement à ses études de médecine, il décroche une place de rédacteur permanent pour le quotidien « Shôkokumin Shimbun » (le journal du jeune citoyen). Il y publie sa première bande dessinée professionnelle « le Journal de Ma ». Il décide de se lancer complètement dans le monde de la bande dessinée, en usant de ses connaissances cinématographiques. Il finit par publier son premier manga courant 1946/1947, intitulé « La Nouvelle Île au Trésor » (Shin Takarajima). Grâce au succès inattendu, en dépit des contextes social et économique d’après guerre du pays, Tezuka entre pour de bon , dans le monde de la bande dessinée. Il est très demandé par les magasines de prépublication de manga. A 17 ans, l’aspirant manga-ka a déjà produit pas moins de 3000 pages de bande dessinée dont à priori plus de 700 originales. Devenant de jour en jour, une vocation même un besoin primordiale, le manga amène Tezuka à un travail productif et effréné  mais l’amène au succès. Son dynamique style révolutionne les codes conventionnels de la bande dessinée.

Quand l’oiseau vole haut …il devient majestueux (de 1948 à 1949)

Tezuka n’est pas le pionnier du manga, en effet ce titre revient à un certain Rakuten Kitazawa (1876-1955) (*7). Il puise dans sa culture cinématographique, avec pour preuve ses trois premières œuvres « Lost World », « Metropolis » (1949) et le « Monde à venir ». Il gagne logiquement une notoriété dans le monde du manga, telle celle de David Ward Griffith (*8), dans l’Histoire du Cinéma. Il innove ainsi dans le monde technique du Manga en introduisant la notion de montage et de rythme, et inclut un certain nombre de techniques que le cinéma d’Hollywood s’essaya à fixer dans les années 1910 (adoption du gros plan, du découpage dynamique de la page, de l’angle de vue et du panoramique, changement libre de la distance de prise de vues entre deux vignettes (zoom), invente une certaine visualisation de la vitesse et instaure une histoire développée …). Il met aussi en scène ses personnages comme des acteurs. Avant la réalisation d’une bande dessinée, il cast (*9) ses protagonistes, et n’hésite jamais à faire apparaître plusieurs fois les mêmes têtes, ouvrage après ouvrage, à travers des rôles différents (processus qu’il nommera Star System ou actor studio). Tezuka a un style qui le démarque des autres  manga-kas de son époque : des traits simples et clairs, des visages expressifs, de grands yeux ronds. Il aborde tous les styles, toutes les époques, pouvant rendre hommage aux grands classiques du cinéma tel King Kong ou Crime et châtiment, que dessiner pour les enfants, toucher au drame social ou encore historique. Mais il se fait finalement maître dans les domaines de la Science-fiction et du fantastique. Tezuka aime beaucoup le second degré et l’auto-dérision. Il met toujours une petite dose d’humour dans ses histoires et n’hésite pas à se montrer (on reconnaît facilement sa silhouette avec son traditionnel béret basque qu’il porte en hommage de Foujita de Montparnasse, et ses lunettes encombrantes) et ne se prête pas forcément le bon rôle, il s’élimine même parfois. Il travaillera notamment sur la biographie de grands personnages tels « Bouddha » ou « Jésus »…le Manga no Kami sama (le Dieu du manga) vient de jaillir, avec son innovation des « bandes dessinées à histoires ». Ces innovations finissent par lui octroyer  une dignité absolue de la part de son auditoire.

Quand l’oiseau survole longtemps et résiste au vent (de 1950 à 1961)

Dès 1950, alors âgé de 22 ans, Il publie le « Roi Léo » qui sera l’une de ses œuvres les plus connues (est de nos jours encore le symbole d’une célèbre équipe de base-ball et d’une grande firme ferroviaire). En 1951, n’ayant pas abandonné ses études de médecine, il est nommé interne à l’hôpital rattaché à l’Université d’Osaka. Il décroche son diplôme de médecin à 24 ans. 8 ans plus tard, il réalise au microscope électronique, une thèse sur la membrane des spermatozoïdes (des escargots de rivière) atteints de malformations. De ce fait, il réussit avec succès sa thèse et obtient son doctorat en médecine (La série « BlackJack » (1971) abordera le thème de la médecine : l’histoire mettra en effet en scène un chirurgien à gages, qui exerce sa profession de manière illégale). Son Manga « le Chevalier au Ruban » (de 1953 à 1956), connu sous l’intitulé en France « Princesse Saphir », est considéré comme le premier manga shôjo (manga pour jeunes filles) officiel (pré publié  dans le récent magasine « Nakayoshi »). L’engouement du public est immédiat et fut tel que les idées transmises dans cette histoire, seront recopiées par tous les auteurs désireux  d’entamer un style de récit façon shôjo. Pour une fois, Tezuka délaisse le style cinématographique pour adopter une esthétique et un rythme qui font échos au théâtre Takarazuka : il est ambitieux d’injecter une dose d’action et de vitalité, qui sont habillement les ingrédients traditionnels du shônen (manga pour jeunes garçons). Par conséquent,  les grands yeux expressifs, les personnages témoins, le protagoniste mannequin, le thème de l’histoire d’amour transposé en un lieu exotique, les ambiguïtés tant sexuelles que physiques au sujet des identités des héros/héroïnes, s’imposent de manière instantanée comme les stéréotypes incontournables. Cette situation influence de façon positive tous les jeunes artistes qui voudront rivaliser, même faire tomber le maître dans les oubliettes. Mais Tezuka, en pleine gloire, ne se laisse pas démener. Ses actions favoriseront irrémédiablement l’évolution de l’industrie du Manga. Point négatif, le gouvernement soupçonnera Tezuka de mener une vie licencieuse (des fortes sommes d’argents qui sont ses salaires ne correspondent pas à son niveau de vie plutôt modeste). Ce même gouvernement ira jusqu’à censurer plusieurs de ses œuvres car il craignait que le pouvoir médiatique de l’auteur ne le transforme en homme politique de force. Pour cause, Tezuka s’amuse à rendre hommage à la vie, l’antimilitarisme, l’écologie ou la nature. La vérité est qu’il économisera d’énormes sommes d’argent afin d’être en position de concrétiser un de ses rêves : créer un studio indépendant d’animation pour être plus « libre ». En 1958, parallèlement à ses autres activités, il collabore avec la Toeï  (*10) d’une part, pour divers projets, comme scénariste par exemple. L’un de ses mangas « Saiyuki » fera l’objet d’une adaptation au cinéma (ce conte fut inspiré par la légende du singe Sun Wukong (*11) et sera diffusé aux États Unis dans une version écourtée l’année même de sa sortie au Japon en 1960. Et d’autre part, ce travail en équipe donnera lieu à de nombreuses oppositions d’opinion (surtout artistique), qui vont confronter l’éminent manga-ka dans son vœux de fonder son propre studio. Tezuka monte son studio « Mushi Productions » en 1961. Composé d’un staff très limité (six personnes), le Studio produira cependant l’essentiel du premier film : un cour métrage de 38 minutes « les Histoires du Coin de la Rue ». Le film est un succès et la studio se met alors à former des jeunes talents.

Grands pas sur le grand écran (de 1962 à 1972)

 En 1962, le premier programme d’animation japonaise est diffusé à la télé japonaise avec « Calendar » (52 épisodes éducatifs d’une durée approximative de 5 minutes chacun), mais suit aussi « Astro Boy » (Tetsuwan Atom) en 1963. Cette dernière série se révèle donc la véritable première œuvre animée télévisuelle nippone. En effet, celle ci sera diffusée sur la chaîne Fuji TV (*12) dès le 1er janvier 1963 et obtiendra un succès énorme, ce qui brisera le tabou « il est impossible de réaliser un épisode animé de 30 minutes par semaine ». Les grands studios de production ne tardent pas à se faire concurrent du maître en adoptant les mêmes procédés que ce dernier. Walt Disney en personne dit «J’aimerais énormément réaliser un film sur un sujet aussi novateur qu’Astro Boy. Des séries comme celle-ci et Le Roi Léo sont formidables. Tezuka est un grand créateur, un grand cinéaste, il faudrait qu’un jour nous puissions travailler sur un projet commun. Je suis certain que le résultat serait formidable » . On dénote une certaine ironie de la situation, Tezuka qui a entamé une carrière brillante dans l’animation avec son mentor W.Disney, c’est ce dernier qui envie à présent Tezuka. Mais il n’est pas le seul, car un certain Stanley Kubrick s’entichera également des œuvres du manga no kami sama. Après l’élargissement de la diffusion « Astro boy » sur la chaîne américaine NBC en 1964, Kubrick se décide inéluctablement à passer commande de quelques centaines de croquis à l’artiste pour 2001 afin de réaliser un projet personnel « l’Odyssée de l’Espace »(*13). Mais le réalisateur américain ignore alors qui est Osamu Tezuka : ce dernier met rapidement un terme au contrat qui les lient, ne supportant pas les sauts  d’humeur du cinéaste (1965). Kubrick restera un fan du maître, n’interloquant même pas ce dernier sur les fruits de leur courte collaboration, qui donnera plus tard « Phoenix 2772 » (1980) (le script du film « A.I. » (*14) de S. Spielberg, après le décès de S.Kubrick de 80 pages, contiendra pas mal de références à l’œuvre du maître). Après le succès encore incontesté de nos jour de cette série, Tezuka s’essaye à la première diffusion d’une série animée en couleurs avec « le Roi Léo ». Disney essaiera mais en vain d’obtenir les droits de cette série. La firme américaine finira par plagier sans regret, ni culpabilité,  des scènes entières de l’œuvre du maître et face aux accusations multiples, niera tout en bloque (Le roi Lion (*15). Walt Disney heureusement ne verra jamais cet acte bas. La série sera adaptée sur grand écran en 1966, et la Mushi Productions va promouvoir des sketchs musicaux « Pictures at an Exposition » (qui sera comparé à Fantasia de W.Disney). Ce film demeure l’un des plus grands chefs-d’œuvre de Tezuka et de l’Histoire du Septième Art. En 1968, Tezuka recherche de nouvelles expériences et se lance le défit de faire coexister des acteurs en « live » avec des « toon » : « Vampire » ne sera pas un franc succès. En 1969, Le maître se voit contraint d’augmenter sa quantité de production de mangas en raison de la concurrence qui fait rage, et propose le 1er long- métrage d’animation japonais érotique avec les « 1001 nuits », qui sera un succès. Suit une autre fiction historique cette fois mais reste coquine et destinée exclusivement à un public adulte « Cléopatra ». Au bord de la faillite, Tezuka refuse tout de même de réduire sa production, ou de se vendre. Il ne vit que pour la création et non pour la gestion. Au bout d’un certain temps, il commence par concevoir des œuvres de plus en plus  sombres, métaphores explicitées de manière volontaires, reflets des mœurs de la santé nippone. En 1972, Il publie son adaptation de la vie de « Bouddha », franc succès là encore mais aussi preuve d’un art accomplit et parfaitement maîtrisé. Œuvre non seulement fidèle de la légende, se révèle en plus être une œuvre d’une portée philosophique d’une qualité inédite.

Quand le Ciel s’obscurcit irrémédiablement (de 1973 à 1980)

 En 1973, alors que, quelques années plutôt il avait faillit basculer dans le cauchemar financier, n’y échappe pas cette fois. La faillite est réelle et c’est tout un rêve, bâti avec ardeur pendant des années, qu’il tombe à l’eau. Il est contraint de céder les parts de Mushi Productions. Quelques mois après, il crée « Black Jack » (courant 1973) avec un  antihéros, qui n’est autre qu’un médecin exerçant dans l’illégalité. Tezuka s’identifie à son personnage, de telle manière qu’il laisse transparaître ses humeurs du moment et dénonce ainsi les bassesses de la Toeï, la censure non justifiée…il opère sans studio mais veut exercer son art librement. Le côté humaniste de Tezuka est pleinement actif à ce moment précis, il voudrait faire profiter le monde de ses talents, les faire rêver, en considérant que le droit de rêver devrait être gratuit. Mais il n’est pas dupe, il connaît bien la corruption par l’argent dans le monde de l’animation, et décide de fonder un nouveau studio en 1977. De son vivant, il connaît la gloire ultime. La maison d’Editions Kodansha (*16) publie la 1ère anthologie complète des œuvres de Tezuka (collection de 300 ouvrages contenant plus de 300 pages à l’unité). En 1980, la société de production de Tezuka toute neuve, réalise un film d’animation de 122 minutes, qui est l’adaptation de « Phénix », l’un de ses plus célèbres mangas. Ce film luxueux est subdivisé en plusieurs contextes historiques avec des personnages respectifs, qui recherchent un volatile mythique. Tezuka s’engage à travers, cette œuvre de plusieurs intrigues, à délivrer un message unique : Être immortel n’apporte pas le bonheur, la qualité de vie est plus importante que la durée de vie. Sur fond de philosophie bouddhiste qui prône le Respect de la Vie et donc de tous les être vivants, Tezuka glisse ce message de paix, du respect de la coexistence des espèces, sous toutes ses formes, des Insectes à l’Humanité.

Quand ….(de 1981 à nos jours)

A 55 ans, après une vie entière vouée à sa passion de l’animation, la santé du maître décline. Il séjourne dès 1984 dans un hôpital. De manière traditionnelle, la famille de Tezuka, ainsi que les médecins japonais lui cachent la gravité de son état de santé. Le bilan est négatif. Mais il le sent ce moment, que la fin est proche et que tout ce qui commence, doit également se terminer. Esclave de sa  passion, il continuera à se battre courageusement. Il écrit « l’Histoire des trois Adolfs »…En 1988, alors que le cancer le ronge en phase terminale, l’auteur parvient avec la bénédiction du Vatican à réaliser une adaptation animée de la Bible, ainsi qu’une biographie dessinée de Ludwig Van Beethoven « Ludwig B ». En janvier de l’année 1989, le maître que c’est là son dernier voyage, il emporte son matériel de dessin dans sa chambre d’hôpital. C’est le 9 février de la même année, que l’artiste ira rejoindre son idéal de paix et d’écologie, son paradis.

Une biographie sous 4 tomes sera publiée aux Éditions Casterman, retraçant le parcours hors paire du Manga no kami sama. Ultime hommage sous forme d’une bande dessinée. Le fils de Osamu Tezuka, Makoto Tezuka est aujourd’hui réalisateur, et a repris le manga original de son père « Black Jack », avec lequel il en a fait un long métrage qui représente la suite de l’œuvre.

 

Lexique

 (*1) Max Fleischer né  le 19 Juillet 1883 à Vienne (Autriche) et décédé le 11 septembre 1972 à Los Angeles, Californie (États-Unis), il fut réalisateur et producteur mais surtout fut l’un des pionniers de l’animation avec Betty Boop en 1930 ou encore les Voyages de Gulliver en 1944.

(*2) Norakuro et Fuku-Chan, deux célèbres héros de comics strip issus des œuvres de Mitsuyo Seo (pour le premier vers 1935) et de Ryuichi Yokoyama (vers 1936 pour le second). Les films des années 1930 étaient muets.

(*3) Région de Takarazuka   Située dans le sud du département Hiyogo près de l’aéroport Itami, Takarazuka fut connu pour ses thermes depuis la période Nara. Mais Takarazuka fut développé réellement depuis l’ouverture du chemin de fer Hankyu et l’installation du music hall Takarazuka avec l’école de danseuses. Sa population est de 194,000.

(*4) La Guerre sino-japonaise (1937-1945) : fut une invasion massive de la partie orientale de la Chine par l’armée impériale japonaise. Après une défaite chinoise (fuite du général Tang Seng Shih près des hautes murailles construites par les empereurs Ming autour de Nankin et la perte de 450 000 pour les Chinois), les soldats japonais furent livrés à eux mêmes, et ivres de leur victoire, ils mirent à sac la ville, incendièrent  hôpitaux, écoles, églises, locaux couverts par l’immunité diplomatique. Les témoignages des rares étrangers restés sur place sont terribles : viols, exécutions, mutilations, massacres en masse…toute La chine connut ce spectacle identique empreint d’énormément de violence.

La guerre prit fin avec la reddition du Japon en 1945.

(*5) la mycose maligne Infections de la peau ou des muqueuses graves, sévères (Tumeur maligne = cancer) dues à des champignons microscopiques.

(*6) « Momotaro, dieu soldat des océans » de Mitsuyo Seo film réalisé en 1935 de propagande financé par le Gouvernement militaire impérial. Seo réalisa notamment un même film du genre « Momotaro et les aigles » (Momotaro no Umiwashi) en 1943.

(*7) Rakuten Kitazawa (1876-1955) en 1905, il fut le premier journaliste-dessinateur, caricature la société nippone dans de nombreux journaux et crée le magazine satirique Tokyo Puck.

(*8) David Ward Griffith est un réalisateur américain né le 22 Janvier 1875 à LaGrange(Kentucky), mort le 23 juillet 1948 d’une hémorragie cérébrale à Hollywood (Californie). D.W. Griffith, en se servant des découvertes utilisées à l’étranger notamment les réalisateurs français Louis Feuillade et Léonce Perret, à amélioré le plan américain, le découpage, le montage parallèle, le flou artistique, etc. Il a tourné environ 400 courts métrages en 5 ans, de 1908 à 1913.

(*9) De l’anglais to cast  en français « faire un casting ».

 (*10) La Toeï Animation est un studio de production japonais où ont notamment travaillé des noms comme Hayao Miyazaki, Isao Tkahata ou encore Yoichi Kotabe. Ce studio a créé de nombreuses séries télévisées ayant connu un succès mondial. C’est une filiale de la société cinématographique japonaise Toei fondée en mars 1951.

(*11) la légende du singe Sun Wukong,  l’exemple le plus connu reste Dragon Ball, d’Akira Toriyama qui a pour héros Sangoku. Ce personnage a été inspiré du plus célèbre mythe chinois : « la légende du roi des singes Sun WuKong (Sangoku en japonais) », écrit par Wu Cheng’en au 16e siècle. Ce mythe relate l’expédition d’un moine parti en Inde pour ramener en Chine les textes sacrés du bouddhisme. Sun WuKong a pour mission d’escorter le moine Xuan Zang dans sa mission sacrée.

 (*12) Fuji TV  est    Fuji Television Network, Incorporated (CX, Kabushiki Gaisha Fuji Terebijon), aussi usuellement connus sous le nom de Fuji TV (Fuji Terebi), est une chaîne de télévision privée japonaise. C’est la chaîne Clé du réseau Fuji News Network (FNN, aka FUJISANKEI) et de Fuji Network System (FNS,).

(*13) L’Odyssée de l’Espace  de Stanley Kubrick réalisé en 2001 est un film de Science fiction.

(*14) A.I (Intelligence Artificielle) de Steven Spielberg réalisé en 2001est un film de Science fiction.

(*15) Le Roi Lion des Studios Disney a été réalisé en 1994.

 (*16) La maison d’Editions Kodansha est une maison d’édition de manga japonaise.

 

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