PGW 2018 – Une année record et un intérêt en demie-teinte

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Voilà maintenant quelques jours que la Paris Games Week 2018 s’est terminée. Il est temps pour nous de revenir sur cette édition et d’en tirer des enseignements.

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Une influence record

Cette année 2018 a été l’année de tous les records pour la PGW. Ce ne sont pas moins de 316 000 visiteurs qui ont foulé les différents halls du Paris Expo Porte de Versailles. Le salon a su se diversifier en exposant différent aspect du jeu vidéo. Cela est une très bonne chose pour les visiteurs. L’e-sport, le retrogaming et les AAA ont fait une nouvelle fois mouche.

Le salon a également battu des records d’interactions sur le web. Entre la presse spécialisée, les blogueurs et les réseaux sociaux, la PGW 2018 a généré des milliers d’articles, de tweets et de postes Facebook. On peut qu’être heureux de voir que les organisateurs du salon ont tout fait pour que tous les joueurs puissent participer à cette fête du jeu vidéo.

Une très belle édition

Je dois bien reconnaître que cette édition 2018 a été l’une des plus « belle » pour le salon. Entendez par là que le salon a été découpé et organisé parfaitement. La Paris Games Week 2018 disposait d’un nombre conséquent d’exposants sans que l’on ne se sente à l’étroit dans ses 80 000 km². D’ailleurs, les exposants étaient assez bien repartis sur toute la superficie de la PGW. Qu’il semble loin le temps où les acteurs majeurs étaient agglutinés dans un même coin et que cela engendrait une foule importante et des files d’attente un peu partout.

D’ailleurs, vous pouvez retrouver nos photos de la PGW 2018 sur notre page Facebook.

Un intérêt en demi-teinte

Une nouvelle fois, tous les grands éditeurs et constructeurs ont joué le jeu. Sony, Microsoft, Ubisoft & Co ont animé d’une bien belle manière le salon parisien. La PGW 2018 était une vraie fête du jeu vidéo durant laquelle des centaines de milliers de visiteurs ont pu découvrir une myriade de jeux. Les prochains AAA, ceux déjà sortis ainsi que des jeux moins connus ont fait le bonheur des joueurs. D’ailleurs, cette neuvième édition a été l’occasion pour le stand Made in France Games de prendre de l’ampleur et de mettre en avant des jeux français. Enfin, mention spéciale  à l’Africa Corner qui a mis en avant des studios et de jeux africains. Des milliers de curieux ont pu s’essayer aux jeux vidéo venus tout droit d’Afrique.

Néanmoins, un point important est venu noircir un tableau quasi parfait. La plupart des gros titres jouables étaient déjà sortis ou bien allaient sortir durant cette semaine. Pour illustrer mon propos, prenons le cas de Sony. Il était possible de jouer au PS VR, à Spider-Man, à Days Gone, à FIFA 19 ou encore Black Ops IIII. Trois des plus gros jeux du stand étaient déjà sortis et jouables depuis plusieurs semaines… Idem pour Ubisoft avec Starlink et Assassin’s Creed Odyssey, Square Enix avec Life is Strange 2 et Shadow of the Tomb Raider, pour ne citer qu’eux. Enfin, les divers extraits de gameplay ou bande-annonce diffusée lors du salon dataient de l’E3 ou de la Gamescom. Niveau nouveauté, il faudra repasser.

Le mot de la fin

Si le grand public a pu être émerveillé par le salon, le joueur averti -que je suis et que vous êtes peut-être- n’a ressenti que le goût amer du réchauffé et du déjà-vu, d’un point de vue purement jeu vidéo. Néanmoins, venir profiter de l’ambiance festive du salon et partager un bon moment avec les communautés de passionnés sur place est une chose à ne pas rater.

 

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