PREVIEW Days Gone : On a joué à la future exclusivité de la PlayStation 4

PS4

Présenté lors de l’E3 2016 comme un futur hit de la PlayStation 4, Days Gone a connu un long développement. Après plusieurs reports, le titre de SIE Bend Studio sortira dans quelques semaines. À cette occasion, nous avons été invités par Sony pour essayer une version quasi finalisée du jeu. Cette dernière était découpée en deux parties. La première correspondait au début de l’histoire et la seconde prenait place un peu plus loin dans l’aventure.

Cette preview est garanti sans spoilers. Tous les points scénaristiques abordés ici ont déjà été dévoilés au travers des différentes bandes-annonces. 
Days gone preview

Au commencement, il y avait la narration.

Non, Days Gone n’est pas qu’un bête jeu d’action où le seul but est de dézinguer du mutant à tout va. Deacon St John, le personnage principal du jeu, a été vraiment travaillé par Bend Studio. Le biker est habité d’une haine viscérale envers les mutants et les pilleurs de Farewell. Le fait que Deacon ait perdu sa femme au début de l’apocalypse n’y ait pas étranger. Cette perte était palpable durant toute notre session du jeu, que ce soit au travers de cut-scène ou de dialogues. De façon générale, tous les personnages introduits durant la démo étaient tous bien écrits. Les développeurs ont évité le piège des protagonistes bancales de série Z et c’est tout à leur honneur. D’ailleurs, les personnages ont tous de la « gueule ».  Le chara-design de Days Gone est une vraie réussite. Tout comme les différentes missions principales que nous avons pu effectuer qui étaient toutes bien ficelées. Nous n’avons pas eu la sensation qu’elles n’étaient qu’un simple prétexte pour explorer le monde ou pour tirer sur tout ce qui bouge.

Petit bémol, on ne sait pas réellement où le jeu souhaite nous emmener au niveau de son scénario. La démo a entre ouvert quelques portes, mais tout ceci est resté assez flou. Au vu des personnages que nous propose le jeu, il y a de grandes chances pour que l’histoire de Days Gone soit à la hauteur de nos attentes.

Days 4 Dead.

En plus d’avoir dévasté le globe, la pandémie a fait de ses victimes des mutants. Nous n’avons pas peur de dire que la vision proposée par Bend Studio des infectés redéfinit clairement le genre. Les mutants ne font pas de la figuration dans le monde de Days Gone, ils y vivent. Nous avons pu les voir interagir entre eux ou encore chasser la faune locale, nous et les autres humains compris. De plus, ils ont un comportement totalement différent en fonction de leur nombre. Les grouilleurs agissent comme une seule et même entité lorsqu’ils sont en hordes, mais ils se comportent tout à fait différemment individuellement. Nous avons vraiment pris plaisir à découvrir les différents mutants évoluer dans les environnements du jeu. La façon dont Bend Studio les a incorporés dans leur soft nous fait ressentir que ce ne sont pas eux les intrus de ce monde, mais que c’est bien nous. Enfin, bien que les mutants soient nombreux à l’écran, le framerate restait stable.

Si les mutants sont intéressants à combattre et qu’ils bénéficient d’une IA très soignée, on ne peut malheureusement pas en dire autant des humains. Comme beaucoup de jeu du genre, l’IA souffle constamment le chaud et le froid. Parfois, les ennemis ne nous détectaient pas alors que nous étions à quelques mètres d’eux, parfois ils nous voyaient à travers les murs. Pour les fusillades, ce n’était pas plus brillant. Les ennemis étaient incapables d’esquiver une grenade et très souvent ils se mettaient à couvert derrière des éléments du décor qui ne les protégeaient pas totalement. D’ailleurs, les phases de shoot ne sont clairement pas le point fort du titre. Les sensations de tirs ne sont pas exceptionnelles et la résistance offerte par les ennemis est plutôt anecdotique. On espère que cela sera différent dans les niveaux de difficulté supérieurs ou avec les différentes mises à jour du titre.

Si la menace devient trop importante, il sera toujours possible d’enfourcher sa moto et de rouler vers l’infini et l’au-delà.

Dessine-moi une moto.

Ancien membre du Mongrel Motorcycle Club, Deacon et sa moto sont inséparables. En plus d’être le moyen de transport n°1 de Farewell, notre deux-roues nous permet bien souvent de nous sortir d’un mauvais pas. Dans Days Gone, être à pied est synonyme de danger constant. C’est pourquoi il faudra autant prendre soin de Deacon que de sa moto. Cette dernière possède sa propre barre de vie, il faut donc penser à la réparer de temps en temps. Ceci est possible en utilisant des pièces de ferrailles récoltées un peu partout dans l’environnement ou encore dans des camps de survivant. Ce sont dans ces mêmes camps que l’on peut personnaliser de A à Z sa bécane. Il est nécessaire que les marchants aient un niveau de confiance suffisamment élevé en Deacon pour lui vendre leurs meilleurs articles. Leur confiance se gagne en réalisant différentes tâches comme traquer le criminel du coin, ramener des peaux d’animaux ou encore des oreilles de mutant, etc.

L’une de nos plus grandes inquiétudes était le comportement de l’engin sur la route. En effet, bien qu’elle ait une place prépondérante dans le titre, Days Gone n’est pas un jeu de moto. Pourtant, les sensations que nous avons eues durant notre session de jeu ont été très bonnes. La moto est agréable à conduire, elle adhère bien à la route et nous n’avons pas eu l’impression, comme c’est souvent le cas, de conduire sur des œufs. D’ailleurs, les développeurs ont mis le paquet sur le système de conduite puisque tout un tas d’éléments extérieurs vient l’influencer. Conditions météorologiques, reliefs du terrain, état de la moto et niveau de carburant sont tout autant de paramètres qu’il faudra prendre en compte en conduisant. Le joueur doit faire attention à bien gérer le réservoir de la moto. Bien que beaucoup de bidon d’essence soit présent dans Farewell, du moins c’était le cas dans notre démo, il est possible de tomber en panne sèche. Le jeu prend alors une tout autre tournure puisqu’il devient impossible de se déplacer rapidement. En cas d’attaque de mutants, c’est la mort assurée. Néanmoins, les camps de survivant permettent de refaire le plein moyennant quelques crédits, mais également de la téléporter vers celui-ci.

Le love-craft.

Les différentes régions de Farewell regorgent de matériaux à récolter. Les maisons, voitures et n’importe quels autres lieux abandonnés sont de vraie mine d’or. Une fois suffisamment de ressources amassées, Deacon peut crafter plusieurs objets comme des médicaments, des explosifs. Il peut également améliorer et réparer ses armes de corps à corps. Tout ceci est accessible depuis la « La roue du survivant ». Si le fait de regrouper tous les objets confectionnables dans un même menu est une bonne idée en soi, son exécution est plutôt hasardeuse. En effet, il faut appuyer sur L1 pour accéder à cette roue, maintenir le stick droit dans la direction de la catégorie que l’on souhaite développer puis rester appuyer sur R1 ou R2 en fonction de l’action que l’on souhaite réaliser. Ce système nous force à adopter une gymnastique des doigts un peu particulière. Autant vous dire que dans le feu de l’action, cela devient compliqué de crafter les médicaments qui pourraient nous sauver la vie. Même si l’on finit par s’y habituer, il est nécessaire de prendre le coup de main.

Days Gone

Conclusion

Nous sommes sorties de cette session de jeu satisfait. Sans être exceptionnel, Days Gone fait le job. Le jeu est agréable à jouer. Les mutants, l’environnement, les personnages et la moto sont les atouts principaux du titre. Néanmoins, nous avons toujours quelques réserves sur l’histoire du jeu et sur l’aspect technique du soft. Bien que le framerate reste stable, on sent que Days Gone a subi plusieurs reports. Le titre de SIE Bend Studio ne serait pas le jeu de l’année, mais il est clair qu’on tient la une nouvelle exclusivité de qualité en direction de la PlayStation.

Days Gone est attendu pour le 26 avril 2019 exclusivement sur PlayStation 4.