PREVIEW – Nicky Larson et le parfum de Cupidon – Enquête sur les avis du web

PREVIEW – Nicky Larson et le parfum de Cupidon – Enquête sur les avis du web
Avis  à la population, voici ma critique « délire » de Nicky Larson ne craint personne, armé de son 357 magnum, accompagnée de Laura, il se fait chasseur de prime hautement qualifié.  Enrôlé dans une aventure très risquée, le chasseur célébrissime doit maintenant se munir  du parfum de Cupidon, élixir qui aurait le pouvoir de rendre irrésistible celui qui le porte .  33 ans après la version française de Nicky Larson, Philippe Lacheau se décide d’adapter le shōnen de Tsukasa Hōjō pour nous donner à première vue une version comique et policière. Que doit-on en  penser ? Distribué par Sony Pictures Releasing France, la dose d’humour sera-t-elle au rendez-vous, ou doit-on s’attendre à une vision sous casque à visière policier ? Prévu le 6 février 2019 dans nos salles,  le réalisateur français va-t-il soulever son jupon ou sortir son flingue ? Réactions sur le nouveau trailer qui annonce la couleur du projet.

Nicky Larson Preview

Non ce n’est pas la voiture, mais Tsukasa Hōjō qui clignote

City Hunter« bon j’ai trouvé une voiture » et l’autre qui réplique  » ah bon ?! » Soyons clair, on est dans les tréfonds de City Hunter, très loin dans une banlieue en 1980/90, dans une ville paumée où Nicky Larson a oublié son GPS au milieu des Buildings en carton-pâte. Le  shōnen sombre et polar noir de Tsukasa Hōjō dessiné entre 1985 et 1991, n’est absolument pas en aucune façon liée à cet opus.  Que doit penser l’inventeur de Ryô Saeba de cette adaptation, c’est une bonne question. Il s’agit d’une version « sœur »  des 140 épisodes renommés Nicky Larson et diffusé au Club Dorothée entre avril 1987 et octobre 1991.

Parlons décors et tournage, certains supposent que le film à été réalisé à Paris, avec un fond de Buildings numérisé grossièrement par dessus. Est-le cas ? On peut demander où est passé Tokyo et le quartier connu de Shibuya, avec un environnement qui fait davantage penser à New York.  Si nous prenons l’œuvre originale on est à côté de ses pompes, où sont passés  les néons illuminés de la ville en pleine nuit ? les toits de Tokyo, la cohue de la foule, etc.

Prenons  Ryô Saeba version japonaise non censurée, et vous aurez une personnalité mystérieuse, sombre, un fossoyeur. Garde du corps, nettoyeur, surveillance, allant jusqu’à tuer, il accepte surtout les contrats quand il s’agit d’une femme à secourir. Personnage au lourd passé, il cesse les meurtres quand Laura (Kaori) devient sa nouvelle partenaire alors que le frère de cette dernière s’est fait descendre par la Cartel Union Teope.  Ryô est une sorte de clown triste qui cache ce qu’il ressent, jouant au jeu de la drague lourde et perverse en dépit de la jalousie gardienne de Laura.  En vérité il ne peut tomber réellement amoureux avec son métier.  Dans le trailer, Nicky est un brin sérieux ce qui semble correspondre à l’image de Ryô Saeba malheureusement de prime à bord le jeu de scène de Philippe Lacheau laisse sceptique les plus crédules, avec un côté pitre du tir et une émincée de cascade ratée, bonne question encore, est-ce volontaire ? Ci dessous vidéo test de la vraie voiture de Nicky Larson par un monsieur, j’ai bien ri, tout est dans le titre.

Mais où est ce que j’ai foutu mon slip ? Dans mon magnum 357 …

Philippe LacheauSi on compare ce trailer avec celui de Jackie Chan de 1993,  on peut constater des points similaires : la bonne question est, est-ce que Nicky Larson ou City Hunter sont inadaptables ? haha tel est le juste questionnement, naturellement, en temps normal dans un nihilisme cinématographique on dirait oui mai là en connaissance de cause amène une autre interrogation, laquelle des deux versions est le meilleur reflet dans le miroir de City Hunter ? Nicky Larson ? Voyons d’abord un avis inspiré d’un critique allociné  (Jérôme S.):  film avec le trailer de 1993 ; mélange d’action et de comédie, moyennement fidèle,  où Nicky Larson est incarné comme une personne « burlesque » en détective pas sérieux.  Humour trop lourd, scénario « trop simpliste », et « combats déjantés » sont les points évidents.  Il va même plus loin dans ses propos en qualifiant l’opus de « fendard  à prendre […] au second degré ». Il s’agit ici des points négatifs ; maintenant prenons ensuite les côtés positifs : on dira en analysant juste la bande annonce, acteur hongkongais offre une version de cascades dynamisées de Ryô Saeba. Un humour calé plus ou moins en rythme avec l’œuvre originale,  présence de l’aspect coquin de Ryô avec le jeu de jolies actrices. Voilà les points communs plus ou moins avec le trailer de Philippe Lacheau, s’est-il inspiré de cette version pour son film ? Néanmoins on connote un comportement un peu paumé du personnage, à se demander où il a foutu son flingue ?

Hum c’est toi Laura ? » Han oui, han, han! « 

Elodie Fontan et Philippe LacheauÉlodie Fontan dans le rôle de Laura Marconi n’en est pas à son premier rôle avec le réalisateur français, sa prestation dans la bande annonce m’a odieusement fait penser au vieux passage extrait de Duke Nukem Time to kill (1998)avec la voix de Lara Croft, ensuite entre Lara et Laura c’est comme la traduction française, on est pas à ce détail prêt.  A vrai dire on retrouve toute la clique des acteurs fétiches du réalisateur en passant par Tarek Boudali, Julien Arruti et Didier Bourdon. Enfin Kamel Guenfoud dans l’interprétation de Mammouth est un figure encore inconnue du cinéma. La distribution des rôles n’est pas encore définitivement définie, on peut comprendre le clin d’œil mignon de la part du réalisateur sur le choix de Dorothée mais on se demande bien ce que fou Pamela Anderson, actrice déchue, dans ce film.  Mon titre est une signature écho à l’humour spécifique du film très décalé proche du burlesque, digne d’un vidéogag. Mon analyse est très superficielle et je vais m’abstenir car je pense qu’on ne peut pas juger un acteur sur quelques de scènes.

Parlons bande sonore , mais c’est quoi ce truc ? La musique de Deadpool ; mais qu’est-ce que ça fou là ? C’est quoi le rapport ? le côté comique bien sûr. Pourquoi ne pas avoir mis une mélodie de l’animation ? Cela aurait pu être une occasion de signer l’amitié franco-japonaise et la large influence de l’animation du pays du soleil levant sur toute une génération des années 80 à 90. Je pense au générique chanté par Jean-Paul Césari ou carrément celui de « City Hunter Ai yo Kienai De » par Kahoru Kohiruimaki ?

gajin gifVersion qui parait être trop gaudriole, trop éloignée même la version française de Nicky Larson. J’ai beau regarder la bande annonce, cela me fait inévitablement penser à une pseudo french comédie « nanardesque, » une vaste farce, une adaptation tordue. Peut être que je me trompe largement mais hélas le trailer fait l’industrie du futur film et le vend très mal. De quoi créer une polémique et diviser les fans et autres spectateurs. Y-a-t-il une volonté réelle de la part de Philippe Lacheau d’avoir réalisé une œuvre originale accès grand public plutôt qu’une adaptation un minimum fidèle ? Peut-on dire que le réalisateur connait un minima son univers et est adepte de l’œuvre à la source japonaise ?  Que doit-on en penser, question redondante qui revient sans cesse, face à l’incompréhension des choix scénaristiques, de casting, de répliques, de bande sonore, de fidélisation, de décors, tout y passe. C’est dommage ; Reprenons depuis le début, dans le bénéfice du doute possible, une fois encore, reprenons l’image de la censure, du C.S.A. et des raisons qui ont poussés les membres de ce comité à massacrer pour certains, adapter pour d’autre une œuvre majeure. Suivons cette logique et demandons nous si le réalisateur n’a pas cherché tout simplement à conquérir, « innover » en proposant peut être une vision originale tirée seulement de par le nom, du manga de  Tsukasa Hōjō et de l’anime dans le Club Dorothée vers un nouveau type public, avec sa propre sauce ? Doit-on à une parodie burlesque façon  Philippe Lacheau, ou doit-on attendre la  sortie de l’opus ? Seulement voilà l’Art est un domaine entier, je pense qu’il faut donc laisser notre curiosité au doute du reste du film et aller voir si l’on se faire une opinion complète.  J’avoue avoir sué à cette écriture tellement la comédie n’est pas ma tasse de thé, j’ai dû déguiser ma façon de rédiger, et je souhaitais être neutre hélas je me fais en partie bourreau  de ma propre critique. C’est pourquoi je m’engage logiquement à en faire une véritable critique une fois le film vu. Notez bien le 6 février 2019  et tâchez -vous  de vous faire votre propre avis 😉

Enfin rappelons la prochaine sortie non censurée de City Hunter le 8 février 2019