Test – Resident Evil 7 – Banned Footage Vol. 1 : Un premier DLC passable

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Sortis à peine un mois après Resident Evil 7, Banned Footage Vol. 1 se veut prolonger l’expérience offerte par le dernier très bon épisode de la saga de Capcom. Si on était plutôt excité quant à l’idée de se retrouver une nouvelle fois face à la famille Baker, le résultat est plus que mitigé et n’apporte finalement rien de bien marquant.

Banned Footage Vol. 1Ethan Doit Mourir

Banned Footage Vol. 1Commençons par le mode de jeu inédit offert dans ce premier DLC Banned Footage Vol. 1 et dans lequel on retrouve le héros de l’aventure original, Ethan. Il ne s’agit pas là d’un arc scénarisé, mais plus d’un mode survie dans lequel la moindre erreur est fatale. On commence donc dans le jardin de la résidence des Baker et notre but est de récupérer les clés de la serre pour y affronter la terrible mère de famille Marguerite.

Pour ce faire, il nous faut alors traverser la résidence principale de la famille, tout en évitant les nombreux pièges parsemant notre route, mais aussi les créatures qui se tapissent dans l’ombre. Bien que leur apparition soit scriptée, le reste ne l’est pas. Ainsi, on ne commence qu’avec un pauvre petit couteau et on doit se stuffer en cassant des caisses sur notre route pour en récupérer le contenu. La particularité étant que les objets se trouvant à l’intérieur changent à chaque nouveau try, on ne peut alors jamais savoir à l’avance ce que l’on y trouvera, d’autant plus que certaines sont piégées. Une très bonne idée qui permet de rendre chaque run différent, car en fonction des armes que l’on se dégote, on appréhende différemment telles ou telles situations, d’autant plus que les munitions et les soins sont rares et qu’il est fort probable qu’une seule tatane nous envoie manger les pissenlits par la racine. Seules ombres au tableau, le côté dye and retry peut-être parfois un peu exagérer, notamment au niveau de certains pièges qui peuvent être synonymes de mort obligatoire lors de notre premier passage. Et comme il n’y a pas de checkpoint, il faut alors reprendre tout depuis le début. Aussi on aurait aimé découvrir de nouveaux environnements, car même si quelques peu différents – et encore –, on reste en terrain connu.

Tu manges ta soupe et au dodo

Banned Footage Vol. 1La Chambre est probablement le mode le plus agréable à faire de ce premier DLC, bien qu’il ne jouisse d’aucune rejouabilité une fois bouclée. Il nous place dans la peau de Clancy, le cameraman que l’on incarnait dans la démo Beginning Hour et par extension dans la première VHS du jeu.

On se retrouve alors dans l’une des chambres de la résidence des Baker, attaché à un lit et à la merci de Marguerite. Cette dernière espère nous faire souper son délicieux repas et nous abandonne à notre sort le nez dans notre potage. S’en suit un jeu du chat et de la souris avec la dame, alors même que nous sommes bloqués dans cette chambre remplie d’énigmes qu’il nous faut résoudre pour réussir à nous échapper, mais attention à ne pas trop éveiller les soupçons de notre hôte au risque de le regretter amèrement. Une sorte d’escape room sous pression dans laquelle logique et mémoire sont nos meilleures armes. On retrouve même des classiques sauce Resident Evil, avec des énigmes demandant de fouiller et d’utiliser nombres d’objets pour avancer. Dommage tout de même que l’expérience soit si courte, car elle est franchement bonne.

A moi la horde !

Banned Footage Vol. 1Enfin, le dernier mode de jeu de Banned Footage Vol. 1, Cauchemar, nous propose toujours d’incarner le malchanceux Clancy dans un mode horde se déroulant dans les sous-sols de la demeure. Il nous demande de survivre à différentes vagues de monstres de minuit jusqu’à l’aube, tout en mettant en place un système monétaire permettant d’acheter armes, munitions, améliorations et soins. Plutôt réussi et proposant un classement en ligne, il offre une bonne marge de progression, car permettant de débloquer de nouveaux objets une fois un certain nombre de points cumulés atteints. Il est ainsi possible de les acheter à sa prochaine tentative. Notons aussi que l’argent glané dans ces sortes de cagnottes placées sur l’air de jeu permet de poser des pièges pour se débarrasser plus facilement des créatures en présence. Bien entendu, plus on avance dans les vagues, plus les ennemis sont puissants et variés, et le level design étant très étroit, on peut vite se retrouver dans la panade et coincé dans un cul-de-sac, rester en mouvement est un impératif. D’autant plus que les cagnottes se bloquent une fois un certain seuil monétaire atteint, il faut alors récupérer l’argent et les relancer. On apprécie aussi la replay-value de la chose, car plus on enchaîne de parties et plus on devient puissant grâce à des rewards qui vont en se bonifiant. Un mode de difficulté Terreur Nocturne se débloque même après avoir fini une première fois l’aventure, à réserver aux plus sadiques d’entre vous.

Mais les gun-fights n’étant pas le nerf de la guerre, ni même l’aspect le plus réussi de Resident Evil 7, on regrette que le tout soit un peu rigide et que cela soit une fausse bonne idée dans le sens où cela tranche radicalement avec l’expérience de jeu proposée par l’aventure originale. D’autre part, et comme tous les autres modes de jeu, cela n’apporte quasiment rien au scénario et n’étoffe pas non plus le background de la famille Baker qui ne sont présents que pour servir d’ennemis, rien de plus.

Conclusion

Banned Footage Vol. 1 n’est pas le DLC espéré par tous, car il n’apporte finalement pas grand-chose à Resident Evil 7, surtout au niveau de son scénario. On ne peut nier certaines bonnes idées, mais on reste sur notre faim et plutôt dubitatif quant à l’intérêt sur le long terme des différents modes de jeu. On regrette aussi que les environnements soient autant recyclés et qu’il n’y ait finalement rien de neuf à se mettre sous la dent. Niveau scénario on frole le néant, vu que Clancy n’est en rien un personnage fort de Resident Evil 7, et la famille Baker est clairement reléguée au second plan. Fort heureusement, La Chambre offre une expérience réussie, bien que courte, et Cauchemar possède de bonnes mécaniques de jeu, bien que l’intérêt d’un mode horde sur Residnet Evil 7 est assez moindre. Quant à Ethan Doit Mourir, il se veut être un petit bonus sympathique, mais pas inoubliable pour autant.

*Ce test a été réalisée sur une version PC 

Points positifs

  • Le mode La Chambre...
  • Ethan Doit Mourir offre un joli challenge...
  • Cauchemar et ses mécaniques de jeu bien huilées...
  • Offre de bons moments

Points négatifs

  • ... même si trop court et sans rejouabilité
  • ... mais rien de plus
  • ... mais est à mille lieux de l'expérience Resident Evil 7
  • La famille Baker au second plan
  • Le recyclage des environnements
  • N'apporte rien de bien marquant finalement
6

Acceptable