TEST – Super Lucky’s Tale – Un platformer à la hauteur de la Xbox One?

Xbox One

Lucky’s Tale était à la base un jeu de plateforme créé pour la réalité virtuelle pour laquelle il officialisait en tant que démo technique pour le casque Oculus Rift. Par la suite, la firme Playful Corp s’est lancé dans un pari risqué en transformant la démo en un opus complet pour la Xbox One et le PC, jouable exclusivement à la manette ! Alors, mission réussie  pour Super Lucky’s Tale? Ou non ? Nous allons voir cela ci-dessous.

Super Lucky’s Tale, le Mario de la Xbox One ?

L’histoire de Super Lucky’s Tale débute avec une magnifique cinématique mettant en avant les protagonistes du jeu où l’on fera la connaissance de notre héros qui s’avère être un mignon renard équipé d’une cape ! Quelques moments plus tard, nous ferons la connaissance de sa sœur qui vient de retrouver le puissant livre des anciens… Mais pas le temps de niaiser que le gang Kitty Litter est déjà à ses trousses ! A ce moment précis, une bagarre éclate entre les Kitty Litter et Lyra (la sœur de Lucky) où le dénouement tourne à l’avantage des méchants ! Pendant ce temps, le livre des anciens se réveille et tente d’aspirer tous les personnages dans ses pages, n’écoutant que votre courage, vous poussez tout le monde dans le livre pour sauver votre sœur.

La cinématique se finit ainsi et la sœur de Lucky, restée à l’extérieur du livre, vous donnera par la suite des indications et quelques cadeaux pour survivre dans le monde maléfique du livre. De votre côté, vous faites vos premiers pas dans le monde vidéoludique de Super Lucky’s Tale aux couleurs très chatoyantes rappelant aux anciens joueurs l’époque de la PlayStation/Nintendo 64… Cela n’est pas une mauvaise chose car les jeux de cette époque comme Mario, Banjo, Spyro, Crash Bandicoot sont tous devenus des classiques de la plateforme ! C’est à ce moment que je me lance plein d’espoir dans l’aventure en espérant que Super Lucky’s Tale sera la nouvelle icône de la Xbox.

Graphismes et gameplay

On ne va pas s’en cacher, le jeu est visuellement très réussi et propose quatre environnements différents faisant office de chapitres ! Malgré ses couleurs chatoyantes, les environnements restent dépaysants et le tout est accompagné d’une OST de grande qualité. Au final, l’aventure nous fera visiter le monde du château du ciel, le village des légumes, le canyon des vacances ou encore frousseville qui propose d’explorer une fête foraine où squattent de gentils fantômes… Au début de chaque chapitre, vous n’avez la possibilité d’explorer que la première porte, où Lucky va devoir combattre les ennemis, éviter les pièges, effectuer des missions secondaires, sauter de plateformes en plateformes et surtout gagner des trèfles à quatre feuilles ! Les trèfles s’avèrent être des items indispensables dans Super Lucky’s Tale car ils permettent d’ouvrir les portes suivantes du niveau (où sera annoté à chaque fois le nombre de trèfles nécessaires pour les déverrouiller).

Au final, il faudra récupérer quatre trèfles à quatre feuilles pour chaque porte explorée… Il y a le trèfle Lucky, pour lequel il faut récupérer les lettres de notre personnage dissimulées dans le niveau, afin de gagner l’item en question : on sent une nouvelle fois l’inspiration de titres comme Banjoi Kazoi ou encore Donkey Kong ! Le deuxième trèfle sera plus facile à déverrouiller car notre petit renard devra glaner 300 pièces pour le gagner ! Le troisième (le trèfle mystère) s’avère plus problématique car il propose souvent des niveaux ambigus où il faut attraper des pièces de couleurs en un laps de temps très serré, remettre des poules dans un poulailler ou encore poursuivre un chat dans un monde en flammes… Autant vous dire que cela demandera une précision exemplaire !

Le dernier trèfle est le plus facile à débloquer car il est gentiment offert à chaque fin de stage. Une fois le nombre de trèfles nécessaires atteint, vous pouvez déverrouiller la porte suivante et explorer le nouveau monde proposé jusqu’à atteindre la porte finale du chapitre ! Avant d’atteindre la dernière porte, où vous devrez combattre le boss du chapitre, il faudra en moyenne ouvrir cinq à six portes qui vous feront explorer des mondes en 3D mais également des niveaux en vue 2D de très grande qualité ainsi que quelques terriers cachés. Les terriers permettent de gagner des trèfles supplémentaires via des jeux de réflexion et des casse-têtes ! Malheureusement, le jeu de réflexion où Lucky est réduit à la taille d’une balle demande une maniabilité à toute épreuve qui n’est pas pour autant au rendez-vous ! Au final, on bataille assez durement pour gagner ce nouveau trèfle où le die and retry sera de mise.

Pour les casse-têtes, l’ensemble est accessible à tout un chacun. En effet, nous nous retrouvons ici avec un plateau où il faut déplacer les statues à l’effigie de notre renard pour les figer aux endroits annotés d’une croix !

Les terriers proposeront également de récupérer des pièces de couleurs dans des niveaux semés d’embuches, où il n’est pas rare de côtoyer le vide, des objets contondants ou encore des boules de feu.

Vous l’avez compris, l’ensemble des terriers se veut diversifié et sera une aide utile pour les personnes n’arrivant pas à glaner les quatre trèfles à chaque porte du chapitre car ces items supplémentaires leur permettront d’avancer dans l’aventure jusqu’au boss.

D’ailleurs, on ressent un choc quand nous arrivons au boss de chapitre, voire au boss final, de Super Lucky’s Tale : pourquoi ? Car l’ensemble du gameplay reste assez facile alors que les boss sont plutôt difficiles à abattre et il ne sera pas rare (même pour un adulte) de devoir recommencer le combat… Alors, je vous laisse imaginer le résultat quand un enfant tente de vaincre ces derniers manette en mains…

Les défauts du jeu…

Vous lisez mon test depuis le début et une question vous chagrine ? Pourquoi avoir mis une note si basse alors que j’encense le jeu depuis le début ? La raison est simple, mon article ne parlait pas encore de sujets qui fâchent et cette section du test risque de faire peur à certains joueurs ! Pourquoi ? Car Super Lucky’s Tale a quelques soucis techniques et pas des moindres, comme des problèmes de caméra, de gameplay ou encore de maniabilité… Pour la caméra, les développeurs de Playful Corp ont privilégié une vue en caméra fixe au lieu d’une caméra en rotation libre comme le proposent de nombreux jeux actuellement ! Le verdict est sans appel et la vue de la caméra ne sera pas toujours optimale malgré une mise au point en appuyant sur le bouton Y… Au final, nous ne pouvons déplacer manuellement la caméra que de 45 degrés et cela peut s’avérer assez irritant quand nous nous retrouvons dans un niveau demandant une précision exemplaire et que la caméra cache l’obstacle à franchir ou l’item à récupérer.

Le deuxième point noir de Super Lucky’s Tale est une maniabilité imprécise à cause de laquelle il n’est pas rare de devoir se fier à l’ombre du personnage sur le sol pour être sûr d’atterrir à l’endroit souhaité. Malheureusement, ces endroits peuvent être protégés par des ennemis et il faudra par moment user du double saut de votre renard qui s’avère curieusement petit… A tel point que même les petits ennemis volants comme de simples guêpes de base peuvent être très difficiles à éliminer ! Cela est rageant et le verdict sera une nouvelle fois sans appel car votre renard perdra des cœurs et il faudra, dans le pire des cas, recommencer un passage complet du niveau…

C’est d’autant plus dommage que Lucky reste un personnage assez maniable sur la terre ferme mais que cela change du tout au tout quand nous devons effectuer des sauts ou tuer des ennemis ! Heureusement, il est toujours possible d’éviter certains ennemis en utilisant la capacité de creuser sous la terre. Étrangement, cette capacité est sous-utilisée tout au long de l’aventure. Les moments où vous serez obligés d’utiliser cette capacité seront dans des épreuves optionnelles chronométrées. Malheureusement, les contrôles souterrains sont imprécis et demanderont un certain temps d’adaptation avant de permettre une gestion correcte de Lucky. Nous voici à la fin du test et il est maintenant temps de rendre notre verdict sur Super Lucky’s Tale qui s’avère être un jeu de plate-forme mignon mais incohérent !

Conclusion :

Super Lucky’s Tale avait tout pour réussir avec son personnage mignon et attachant, son univers coloré et chatoyant ainsi que de nombreux éléments à collecter. Malheureusement, le titre de Playful Corp pèche sur deux sujets qui fâchent, le premier est une caméra capricieuse que nous ne pouvons que partiellement bouger… Le deuxième est sa maniabilité approximative qui, sans être catastrophique, vous fera rager de temps à autre dans certains passages du jeu demandant une précision exemplaire ! Néanmoins, Super Lucky’s Tale reste un titre sympathique qui fera passer de bons moments aux petits comme aux grands à un petit prix ! Au final, on lui attribue une note acceptable en guise de peut mieux faire en attendant un futur Super Lucky’s Tale 2 dans les prochaines années qui gommera les erreurs de jeunesse du tout premier opus !

Points positifs

  • Le héros charismatique
  • Un univers coloré
  • De nombreux éléments à collecter
  • Les terriers à découvrir
  • Les mini-jeux et autres casse-têtes à résoudre
  • Les quatre chapitres avec chacun leur univers
  • Une bande son de qualité
  • Les niveaux en 2D
  • Son petit prix

Points négatifs

  • Une maniabilité imprécise en phase de saut
  • Une caméra capricieuse
  • Le trèfle mystère pas évidement a récupérer a causes des problèmes noté ci-dessus
  • Durée de vie assez courte (entre 6h/8h)
6

Acceptable