TEST -Super Mario Odyssey : Le retour tant attendu de l’ex-plombier

Nintendo Switch

Rappelez-vous, début septembre, Nintendo lâchait cette information qui faisait l’effet d’une bombe dans le domaine vidéoludique : non, Mario n’était plus plombier. Alors, nous vous le concédons, c’est un peu violent à digérer comme information à peine les vacances d’été terminées. Heureusement, pour faire passer la pilule et nous montrer que Mario est plus en forme que jamais, Nintendo avait prévu le lancement de Super Mario Odyssey sur Nintendo Switch le 27 octobre. Ex-plombier oui, mais retraité jamais ! Mario et nombre de ses amis viennent dans ce qui pourrait bien être un des jeux les plus toniques et multivitaminés de la dernière-née de Nintendo.Nouvel épisode de convenance ou véritable révolution dans le genre des jeux de plateforme, réponse dans les lignes qui suivent.

Le pitch ? Encore lié à cette  princesse de Peach !

Une fois n’est pas coutume, la princesse Peach est en danger ! Loin d’être une farce de mauvais goût, Mario est à nouveau sollicité pour parcourir différents univers afin de stopper Bowser dans ses intentions machiavéliques et mettre un terme à ses sombres desseins. En effet, ce dernier a kidnappé Peach avec la ferme intention de l’épouser (apparemment contre le gré de ladite demoiselle). Mario est donc en route, accompagné de Cappy, son couvre-chef qui lui permettra d’incarner une multitude d’éléments, véritable trouvaille de ce nouvel opus. Et pour que Cappy n’arrive pas comme une cerise sur le gâteau, il fallait bien aussi lui trouver à lui aussi un but dans cette aventure. Et pour cela, rien de plus simple puisque Cappy a également une amoureuse, elle aussi couvre-chef de son état mais qui fait également office de dame de compagnie de la princesse Peach et qui, de ce fait, a donc été capturé avec elle par l’impitoyable Bowser.

Mario et Cappy devront donc commencer par réparer leur vaisseau, l’Odyssée, et poursuivre Bowser partout où il ira semer la pagaille (pour récupérer les éléments dont il aura besoin pour son mariage, une bague d’union, une robe, une potée de fête, un dessert glacé, etc.). Mais ce serait trop simple si Bowser était le seul grand méchant de cette histoire ! Il sera donc accompagné de ce qui semble être une brochette de chiens assez stupides et drôlatiques (on n’est presque plus si loin des lapins crétins) mais vraiment pas sympas : ce sont les Broodals que Mario devra affronter tour à tour au cours de son périple.

Super Mario Odyssey, un jeu riche en aventures et en bonus

Sans révolutionner complètement le genre des jeux de plateforme, Mario devra donc évoluer au sein de divers univers (le monde des chutes, le monde de la mer, celui de la forêt, celui de la lune, etc.). Néanmoins, pour passer d’un monde à l’autre, il faudra récolter un certain nombre de lunes à chaque fois (lunes assimilables aux soleils des épisodes précédents, mais qui sont beaucoup plus faciles à trouver et à obtenir, mais également bien plus nombreuses). Une fois le boss de chaque monde vaincu (souvent un Broodal mais pas toujours, quoi qu’il en soit un boss toujours assez simple à évincer) et le nombre de lunes requis pour faire évoluer l’Odyssée (le vaisseau), Mario pourra passer au monde suivant. Mais il pourra également revenir dans les mondes précédents au gré de ses pérégrinations (il y a de toute façon tellement de lunes à trouver qu’une seule visite par monde ne sera fatalement pas suffisante).

Au programme de chaque monde, un nombre incroyable de missions acrobatiques, de défis de vitesse (avec de la course et même du beach volley), de pièces violettes à récolter (au bout de 50 ou 100, une lune est offerte), de magasins à dévaliser (où Mario peut acheter non seulement des lunes mais aussi des vêtements, permettant de réaliser d’autres missions, ou encore des vignettes à apposer sur l’Odyssée ou des objets de déco à disposer dans le vaisseau), de passages secrets à dénicher et surtout de personnages, de monstres et d’objets à incarner via Cappy. En effet, et c’est là que réside tout l’intérêt de la nouveauté du jeu, Cappy permet à Mario d’avancer dans sa quête en lui permettant de se fondre dans les éléments les plus improbables du jeu. Ainsi, les chapimorphoses de Mario, au nombre de 52, feront de notre ex-plombier tantôt un goomba des plus classiques, tantôt un T-rex mais aussi pourquoi pas une fermeture éclair, un morceau de viande ou de l’électricité (nous ne sommes pas au bout de nos surprises tant l’ingéniosité et la folie des concepteurs semblent avoir atteint leur paroxysme).

Vous l’aurez compris, un univers riche, si riche qu’il en devient parfois difficile de ne pas se détourner de la quête principale pour aller grapiller les 2-3 piécettes qui nous font de l’œil sur le bord de l’écran ou pour aller vérifier que ce tuyau sous l’eau n’est pas un passage secret par hasard. Et pendant ce temps, la princesse attend… Oui c’est cruel de la faire patienter ainsi mais en même temps, on ne va pas bouder notre plaisir de jeu pour aller la sauver plus vite, non mais !

Au terme du jeu, vous pourrez battre Bowser au bout d’une courte dizaine d’heures, on pourrait se dire que finalement Super Mario Odyssey aurait pu être un peu plus long. En effet, les crédits du générique de fin qui défilent après l’affrontement final qui intervient assez tôt ne sont pas de bon augure. Et pourtant, il semblerait que ce soit comme dans tous les bons concerts : après la dernière chanson, il y a toujours deux ou trois rappels. Et bien ici, on est exactement dans ce cas de figure. Bowser étant à plat, un nouveau monde nous ouvre ses portes avec tout son lot de lunes, de pièces violettes à récolter, de défis à réaliser et de magasins à dévaliser… Puis après ce nouveau monde, encore un autre… puis encore un autre ! Au final, cela ne semble jamais se terminer. Super Mario Odyssey nous laisse croire que l’on va être rapidement frustré au vu d’une fin du jeu prématuré mais c’est pour finalement mieux préparer son twist et tous les niveaux bonus auxquels le joueur ne s’attend pas. Sans compter qu’une fois Bowser vaincu, de nombreux cubes métalliques (dont on ne comprenait pas l’utilité jusqu’alors) sont finalement débloqués dans tous les mondes. Il faut alors aller les titiller avec Cappy pour qu’un nombre sidérant de nouvelles lunes fassent leur apparition un peu partout.

Et techniquement, ça suit ?

Au niveau de la technique, là encore, rien à redire. Le jeu est splendide, les couleurs chatoyantes, aucun ralentissement n’est à déplorer, le jeu est fluide et les caméras (pour peu que vous sachiez les contrôler convenablement) ne vous prévoient aucune mauvaise surprise.

La musique du jeu est à la fois fidèle à ce qu’on connaît de l’univers de Mario, toujours adaptée aux niveaux que l’on traverse et bien à propos. Il est à noter qu’à certains moments, des chansons interviennent dans le jeu, ce qui est pour le coup assez inédit mais cela renforce encore le dynamisme et l’action de ce dernier opus.

Enfin, dernière trouvaille géniale de Nintendo : le gameplay de Super Mario Odyssey se trouvera changé selon que vous opterez pour une partie avec les Joy-Cons accrochés ou décrochés de la Switch. En effet, décrochés, vous aurez une palette de mouvements supplémentaires qu’il vous sera impossible de reproduire si lesdites manettes restent vissées à votre écran (c’est tout à fait facultatif bien entendu mais cela montre encore une fois la capacité de Nintendo à proposer de jouer quelle que soit la situation et à s’adapter à tous les joueurs, selon le mode de jeu qu’ils préfèrent).

Conclusion

Super Mario Odyssey est un jeu riche, dynamique, coloré et multivitaminé, ça c’est certain. Et plus qu’un jeu riche, c’est un jeu qu’on a du mal à interrompre pour reprendre le fil de nos vies. Un jeu auquel on pense quand on est loin de sa console (ou qu’on ne peut pas allumer pour une raison ou une autre) et pour lequel on trépigne de reprendre sa partie. Après la sortie de Zelda : Breath of the Wild, et au même titre que ce dernier, Nintendo tient pour sa Switch son deuxième très grand jeu du cru 2017. Et seulement deux petits mois avant les fêtes de fin d’années, ça ne s’invente pas !

Points positifs

  • Des univers multiples et colorés
  • Un jeu qui peut se terminer rapidement mais c’est un leurre car…
  • … c’est un jeu diablement riche en contenus, en missions, en passages secrets !
  • La musique, toujours en adéquation avec le jeu, et quelques chansons déjà destinées à devenir des tubes !
  • Une maniabilité exemplaire
  • De nombreux clin d’œil ou l'on découvrira tous les personnages de la série au fil de l'aventure
  • Les transformations diverses et variées de notre ami Mario
  • Les nombreux passages en 2D

Points négatifs

  • Il faut des points négatifs?
  • Alors...Les boss de fin de niveaux sont peut-être un peu simples à vaincre.
9

Exceptionnel