TEST – Atelier Lydie & Suelle: The Alchemists and the Mysterious Paintings : La conclusion attendue ?

Nintendo Switch PS4

Voici donc le 3ème et dernier épisode de la trilogie des « Mysterious », cet opus introduira Lydie et Suelle (Sue), deux jumelles apprenties alchimistes, vivant dans le Royaume de Merveille.   On les suivra dans cette aventure, dans l’espoir de devenir les meilleures alchimistes du Royaume, mélant ainsi diverses rencontres et le mystère des mondes issues des peintures.

En grandes lignes :

Les jeux « Atelier » de Koei Tecmo partage la même fibre, celle d’introduire une héroïne dans un monde, cherchant à devenir « la meilleure alchimiste ».   L’Alchimie est une technique de fabrication, qui consisterait d’associer divers éléments (matériaux) afin d’en produire un nouveau, cette mécanique est au cœur même du jeu, voir de la licence !   Cette fois-ci, Koei Tecmo, nous donne la possibilité d’incarner non pas une… mais 2 héroïnes, car Lydie et Sue ne sont pas que sœurs, elles sont aussi jumelles.Bien que le mot « jumelle » pourrait faire peur, on se retrouve avec 2 personnages aux design et caractère bien distincts, mais cela ne reste que pour la « forme », les scènes ne changeront pas pour autant, car les jumelles sont indissociables.

Les différences seront visibles lors des animations et des remarques durant l’exploration (car oui, le jeu est bavard !). Sue est typiquement la tête-froide, portée sur le raisonnement et l’analyse lors d’une situation.  Lydie en revanche, est téméraire, garçonne, elle n’hésitera à mettre à coup de pied dans un tronc d’arbre pour le détruire !   Le père, Roger, peintre, irresponsable aux premiers abords, laissera places à des situations comiques, où l’on aura la possibilité de voir ses filles le remettre à sa place, cachant derrière ces scènes le fait qu’elle se sont un peu éduquée sans cadre maternelle (cette dernière étant portée disparue…).

On pourrait parler de Matthias, un chevalier, qui servira de garde du corps pour notre duo, considéré comme un « chômeur » par ces dernières, et « casa nova » à ses heures perdues, à la recherche d’une femme.

Lucia Borthayre, « amie d’enfance » de notre duo, viendra instaurer le climat de rivalité, en effet, elle à son propre Atelier : Atelier Borthayre.

« Tsundere » typique, elle sera froide et méprisante mais on découvre avec sourire sa relation avec notre duo au fil de l’aventure.

Vous commencez à le voir ? On est avec des personnages clichés en forme, mais avec quelques petits plus qui creusent la personnalité des personnages afin d’en faire des personnages intéressants, voir atypique pour certains.  L’humour étant bien présent dans les scènes, on se surprend à s’intéresser plus aux scènes qu’à l’intrigue principale, pour cause le scénario prend du temps avant de se développer même si vous cherchez à rusher le jeu.

Très rapidement, on en apprend plus sur ce petit duo, le mystère de la mère disparue est une question qui reste en survole tout le long du jeu.  Le jeu fait un bon scénaristique à partir du moment, où notre petit duo se retrouve transporté dans un mystérieux tableau conservé dans la cave de la maison (pratique, n’est-pas ?).  On se retrouve alors dans un monde où les ressources sont d’une grande qualité, et qui pourraient bien servir à faire de meilleures alchimies !Les musiques du jeu sont très agréables, elles accompagnent bien les situations, d’autant les scènes comiques, les explorations, mais surtout les combats !

L’Alchimie – Full Girly Alchemist !

atelier lydie & suelle the alchemists & the mysterious paintingsL’alchimie est au cœur du jeu, c’est le moteur principal qui influencera votre partie ! Négligez-la et vos combats risqueraient d’être un peu plus tendus, vos évaluations aussi, ce qui ralentirait votre progression dans l’histoire et aussi vos récompenses…Par contre, en s’attardant dessus, on aura l’impression d’avoir activé un mode facile ! L’alchimie se développe au fur et à mesure que l’on pratiques diverses recettes.

Ainsi donc au début, on se retrouve avec quelques recettes classiques, vous permettant de créer des biscuits (objets de soin), des bombes (objets d’attaque) et des outils (objets de terrain) : comme une canne à pêche pour les poissons, des gants pour ramasser des insectes, une gourde pour récupérer de l’eau…Chacune des créations de ces outils seront accompagnées d’une scène, mettant en avant (ou pas) les jumelles.Ces scènes permettront d’illustrer l’utilité des outils mais aussi de développer un peu les personnages dans leur quotidien lors de récolte de matériaux, un pré-requis nécessaire.

En soit l’alchimie est une mécanique qui se devait d’être exploitée, voir sur-exploitée dans le jeu et c’est le cas :

Au fil des chapitres, on a la possibilité de rajouter des objets « catalyseurs » afin de faciliter l’alchimie, voir la rendre plus puissante : améliorer la qualité de l’objet obtenu ou encore de monter d’un niveau supérieur l’objet que l’on cherche à obtenir.

En montant de « Niveau d’Alchimie » (à ne pas confondre avec votre Rang d’Alchimiste, imposé lors de l’évolution du scénario), on débloquera au furs et à mesure de nouvelles recettes, qui, sans que l’on s’aperçoivent, nous pousserons à chercher à les réaliser.

Et oui ! On s’y prête facilement au jeu de : collecter des matériaux, faire des recettes, voir les objets créés, découvrir de nouvelles recettes et les tester, voir ce que ça donne en combat, monter de niveau pour débloquer de nouvelles recettes…

C’est même satisfaisant de voir rapidement le fruit de ses efforts, on cherche donc constamment à faire de nouvelles recettes.

De même certaines recettes ne se débloquent que lorsque l’on contrôle une des deux jumelles, lors d’une action spécifique.

Par exemple : On débloque les cookies que lorsque Sue prépare les biscuits.

La plupart de ces informations sont répertoriées dans le carnet d’alchimie, nous accompagnant ainsi lors de l’aventure. Le fait de retirer la contrainte de temps dans le jeu, donne un sentiment de liberté pour l’exploration et la découverte, on ne sent pas de pression sur le déroulement de sa partie, ainsi donc, la progression peut se faire à son gré.  Les précédents opus imposés une deadline, obligeant ainsi le joueur à faire une run un peu plus organisée.

L’Alchimie, c’est bien mais dans quel but ?

Il est possible de répondre à des quêtes (postées dans la grande place, qui se réactualisent aux fils des jours passés in-game) afin de gagner un peu d’argent, voir des matériaux et bien plus encore pour les quêtes de très haut rang.   Ces quêtes sont assez classiques : livrer des objets, abattre quelques monstres… Faire de l’alchimie, va vous permettre d’avancer dans le scénario.

Le jeu se divise en chapitre et chacun d’eux, vous soumettra une épreuve, une sorte d’examen pour passer au Rang supérieur (G > F > D > etc…) .   Afin de s’assurer que vous ayez le “niveau en alchimie” nécessaire, le jeu vous demandera de créer des objets clés pour le scénario et souvent ces objets demanderont un certain niveau d’alchimie.

Par ailleurs, chaque chapitre vous permettra d’introduire une nouvelle zone (donc de nouveaux matériaux) et/ou une nouvelle mécanique de jeu (combat plus stratégique, alchimie plus poussée…).

Et les combats, ça donne quoi ?

Comme tout bon J-RPG qui se respect, il serait difficile ne pas parler du système de combat : ce dernier s’enrichit de mécaniques au fil de la progression des chapitres et au recrutement de nouveaux personnages.   Au début du jeu, on découvre les combats avec Suelle (Support) et Lydie (Damage), en somme assez classique.   À savoir, du tour par tour, avec une barre à droite de l’écran indiquant le déroulement des tours.

On aura la possibilité de mettre des coups spéciaux, qui pourront faire plus de dégâts, voir même pour certains ralentir le tour de l’ennemie ou encore de l’étourdir le temps d’une prochaine action, ce qui donnera l’opportunité d’asséner un coup critique.  Un système classique en surface mais qui donne déjà place à un peu de subtilité.

Peu de temps après, Matthias rejoint le groupe pour une équipe « complète », en tant que chevalier robuste, on se retrouve avec un Tank, qui aura la possibilité de protéger notre duo (en pressant la touche X avant l’action d’un ennemie), on commence à voir que son soutien n’est pas inutile.   Et là, où le système de combat devient agréable et plus technique, c’est lors du recrutement du 4ème personnage, on rajoutera alors une mécanique supplémentaire : les duos.

On se retrouve avec la possibilité de former de duo (3 au maximum, pour 6 personnages dans un combat), cela va enrichir d’avantage les combats.   On parle ici de personnage en « Avant » (Front) ou en « Arrière » (Back)

Le personnage en Front se contrôlera de manière classique, sauf que le personnage en Back, lui aura la possibilité de venir porter soutien (follow-up) à son binôme : rajouter une attaque, un buff (une altération d’état bénéfique supplémentaire)…

Par exemple : Dépendant du personnage, on peut avoir droit à une attaque supplémentaire gratuite lorsque l’on inflige des dégâts de type glace, une pluie de flèches glacées pourrait s’abattre sur vos enemies…

Tout cela est à prendre en compte, car ces attaques « follow-up » ne dépense ni MP, ni objet, ce qui donc est bon d’en abuser pour se faciliter les combats, toutefois certains “follow-up” ne pourront être utilisés d’un certain nombre de fois en combat, ce qui rééquilibre totalement cette mécanique.  Il est possible de switcher dans un duo, pour diverses raisons.   À savoir tous les personnages jouables ne sont pas des alchimistes, pour un peu plus de RP, on se retrouve donc avec des personnages capables d’utiliser certains objets issus de l’alchimie et d’autres, non.

Par exemple : dans le duo Matthias/Lydie, Matthias n’étant pas un alchimiste, il lui est impossible d’utiliser des objets d’attaques, chose que pourrait faire Lydie après un switch. Alors que Lydie possède des “follow-ups” intéressants…Cela donne place à pleins de possibilités, afin de créer des binômes atypiques, qui correspondent à votre style de jeu.

Les personnages jouables sont suffisamment différents pour vous donner facilement l’envie d’apprécier certains à d’autres pendant les combats.   Passé un certain chapitre, il sera même possible d’utiliser l’alchimie pendant les combats afin de donner un autre tournant.

Les tableaux : Prétexte à la diversité graphique.

Graphiquement, le jeu est assez vieillot, on sent l’essoufflement du moteur.   Pourtant, le côté très coloré du jeu aide à camoufler ce retard graphique, on notera aussi la bienveillance du sprint (avec la touche R1), afin d’explorer plus rapidement les zones, mais surtout, d’éviter les combats (les ennemies étant afficher sur la carte).Les tableaux, intrigue du scénario, sont des donjons dans lesquels on va pouvoir explorer avec notre fine équipe.

Outre le fait de trouver des objets de grande qualité (nécessaire pour les nouvelles recettes), c’est aussi une bonne excuse pour créer des niveaux aux graphismes variés : on passe d’une forêt à l’ambiance d’halloween, à un volcan prêt à entrer en éruption ou encore dans les entrailles d’un immense château de glace…Tous ces niveaux seront amenés par le biais du scénario dans lequel, on vous demandera de créer un objet clé. Le jeu s’assurera ainsi que le joueur ait accès à une certaine panoplie de recette d’alchimie afin de passer le niveau en cours. Comme quoi, il est difficile de faire plus accompagnateur pour le joueur durant la progression du jeu !

Conclusion :

Dans l’ensemble le jeu est plutôt bon, même si on sent que certaines mécaniques (l’alchimie et les combats, en surface) sont déjà vues, on apprécie les subtilités apportées pouvant donner une réelle richesse à ces dernières (catalyseurs, duo/follow-up durant les combats).  On regrettera le nombre limité de personnage (6 sans les DLC), ce qui est bien dommage, car avec un tel système de combat, on aurait aimé voir d’avantages de possibilités afin d’explorer sa richesse.   Graphiquement très coloré, ce qui rend le jeu fort agréable lors de l’exploration. Le jeu en lui même est très long, il faudra pas moins d’une soixantaine d’heure pour le finir en « ligne droite ».   Scénaristiquement, le jeu reste en surface de son intrigue principale, les réponses liées aux jumelles sont données vers fin du jeu et laisse un peu en reste… L’histoire mis de côté, le voyage au côté de ce groupe reste quand à lui très prenant !   Un jeu qui fera certainement plaisir aux fans de la première heure de la licence des « Ateliers« , même si on remarque la possible difficulté d’apporter un nouveau public, lors de sa sortie face à Ni No Kuni 2.

*Test réalisé sur une PlayStation 4 Pro rédigé par J-R Le Génie

Points positifs

  • Le côté rafraîchissant de découvrir l'évolution d’un groupe d'horizon différent.
  • L'alchimie qui s'enrichit au fil des chapitres
  • Courir pour éviter les monstres et avancer rapidement dans les donjons pour la collecte.
  • Une durée de vie conséquente.
  • La diversité visuelles des donjons (tableaux, zones), ainsi que leur design (l'ambiance, les couleurs...)
  • Voix Originales.

Points négatifs

  • Les donjons sont assez courts, on en fait vite le tour.
  • Peu de personnages par rapport aux anciens volets.
  • L'essoufflement du moteur (rigidité des actions lors de la collecte...).
  • À la longue, la collecte est assez fastidieuse.
  • Texte entièrement en anglais.
  • La navigation dans le menu est à revoir, beaucoup trop de "cliques" pour naviguer efficacement.
  • Le crafting de l’équipement est secondaire.
7

Bon