TEST – Bus Simulator 18 : Et une amende !

PC
Avec la sortie de Bus Simulator 18, les développeurs de Stillalive Studios espèrent redorer le blason de la licence. Avec un épisode décevant en 2016, nous allons voir si ce nouveau jeu de simulation édité par Astragon Software va nous faire voyager ou nous rendre le trajet interminable.

TEST - Bus Simulator 18« Vous êtes ici » :

TEST - Bus Simulator 18Après un tour rapide par le menu, il est temps de commencer votre nouvelle carrière. Une fois la création de votre personnage effectuée avec une personnalisation ultra-limitée voir quasi inutile, place au didacticiel. Et pour le coup celui-ci est assez complet voir même assez complexe. En effet, si le but de Bus Simulator 18 est de créer une compagnie de bus et d’arriver à la gérer, vous devrez aussi apprendre à conduire vos différents véhicules. Vos objectifs seront donc au final sensiblement les mêmes. Et voilà le gros problème du jeu, on se retrouve à répéter inlassablement les mêmes choses sans jamais voir d’évolution sur notre gestion.

Acheter un bus, tracer un itinéraire pour celui-ci, embaucher du personnel…et on recommence. Il faut aussi veiller à ce que votre trajet soit rentable mais c’est tout, ne vous attendez pas à voir vos employés démissionner pour X raisons ou devoir faire face à des aléas. Pareil pour votre structure, il est impossible d’ajouter des bâtiments afin de l’agrandir. Pour un jeu de gestion et de simulation c’est assez raté sur ce point de vue.

Un choix de bus….impressionnant…

TEST - Bus Simulator 18La première fois qu’on démarre le jeu, on s’attend à trouver au moins à une bonne vingtaine de bus différents. La déception atteint alors son plus haut niveau quand on découvre que Bus Simulator 18 vous propose seulement 8 bus. Oui, huit et c’est tout. Même si ceux-ci disposent des licences officielles comme Mercedes, Iveco ou encore Man, la liste est bien trop légère. Heureusement qu’ils sont parfaitement bien modélisés.

Graphiquement, le titre est beaucoup mieux que son prédécesseur. Grace à la réalisation de ses véhicules, une fois au volant l’immersion se fait immédiatement ressentir. Afin de rendre la partie encore plus réelle, il est possible au commencement d’activer la vente de tickets à bord ou encore de basculer entre les modes de conduite simple ou réaliste. De plus, quelques options pourront être activées afin de rendre votre journée de service un peu plus aléatoire.

C’est la même chanson :

TEST - Bus Simulator 18Plus on avance dans la carrière, plus les choses se répètent. La lassitude se fait très vite ressentir et ne vous attendez pas à du challenge ou à une difficulté accrue. A moins d’être un passionné de cars, vous ne jouerez que quelques heures et encore. Le mode multijoueur pourra éventuellement vous retenir un peu plus mais il ne s’avère pas indispensable. Vous jouerez donc le rôle du chauffeur de bus, celui du contrôleur de ticket qui peut aussi mettre des amendes en cas de fraudes ou encore vous occuper de nettoyer l’intérieur afin de ramasser les déchets et les objets trouvés. Impossible de réparer votre bus vous-même en cas de panne ou d’accident ce qui est assez dommage. On notera tout de même la stabilité des serveurs et la rapidité de connexions à une partie. D’ailleurs, celles-ci sont assez bien remplies et il sera assez simple de trouver des co-équipiers. Le gros plus du jeu réside dans le fait qu’il est possible de créer sa propre compagnie de bus et sa ville. Les mods pourront par la suite être intégrés à Steam Workshop ce qui permettra aux autres joueurs de les télécharger afin d’augmenter la durée de vie du jeu.

Et sinon, à part ça ?

TEST - Bus Simulator 18Comme dit plus, haut, le soft s’est appliqué à donner du réalisme à ses bus. Si la conduite se veut assez intuitive après une reconfiguration totale de la manette ou du clavier, il faut prévoir une bonne vingtaine de boutons si vous voulez jouer avec un controller. Il ne faudra pas se contenter d’accélérer et freiner dans les virages. En plus de la lourdeur du véhicule à appréhender et notamment dans les virages, il faudra aussi gérer l’ouverture des portes, les clignotants, le klaxon, les essuie-glaces, le l’imitateur de vitesse et j’en passe.

Cependant, attention aux pénalités ! Si la conduite peut subir quelques ratés, les fautes que vous commettrez vous ferons perdre de l’argent très facilement. Si le principe est justifié quand on écrase un piéton ou que l’on grille un feu, ce système s’avère parfois injuste notamment sur les excès de vitesse inopiné ou lorsque votre engin touche un trottoir sans raisons. Malheureusement, ce problème était déjà présent dans Bus Simulator 16 et n’a pas été corrigé depuis.

On peut dire que Stillalive Studios à quand même amélioré considérablement son moteur graphique en s’offrant l’Unreal Engine 4. Les paysages sont plus détaillés mais pas tellement variés, la distance d’affichage est correcte et les jeux de lumières et d’ombres sont bien maîtrisés malgré des effets météorologiques moyens. Mais n’en attendez pas plus de la part des développeurs. Les bugs sont trop nombreux et le système de collision est totalement à l’ouest. On se retrouve avec des bus et des passants qui font du sur place ou qui avancent de manières saccadées. Le sound-systeme semble avoir été retravaillé mais la bande sonore semble passer en boucle toute les dix minutes. La traduction française est limite passable et au final on préférera couper le volume plutôt que de supporter la cacophonie des clients et des klaxons.

Site officiel

Conclusion :

On sent que le studio se donne les moyens afin de proposer une expérience de simulation complète. Malheureusement, Bus Simulator 18 souffre d’imperfections qui rende le le jeu trop limite. Trop peu de bus, un système trop monotone et des bugs d’affichage bien trop nombreux. La simulation se relève bien trop simpliste et le manque de profondeur est beaucoup trop présent.  L’IA est trop souvent à l’ouest et les bugs trop présents. Heureusement, le réalisme des bus sous licences et le passage sous Unreal Engine 4 rend l’expérience un peu plus agréable. Finalement, à moins ‘être un vrai passionné de bus, vous ne ferez surement qu’une ou deux parties.

 

Points positifs

  • L'Unreal Engine 4
  • Les licences de bus
  • Une conduite parfois réaliste
  • Les mods

Points négatifs

  • Les bugs à répétitions
  • L'IA complémentent larguée
  • Des rues vides
  • Un jeu vite lassant
  • Une simulation trop légère
  • Pas assez de bus
5

Moyen