TEST – City of Brass : Indiana Jones sans Harrison Ford

PC PS4 Xbox One

City of Brass revisite les Milles et une nuits à la façon d’un FPS dur et vicieux. Réalisé par des anciens d’Irrational Games à qui l’ont doit BioShock et SWAT 4, le jeu place le joueur dans la peau d’un voleur armé d’un cimeterre et d’un fouet.

Qui dit voleur dit trésor…

City of Brass…Et qui dit trésor dit aussi malédiction. Si la narration n’est pas le point fort de City of Brass, le didacticiel vous explique comment vous en êtes arrivé là. On apprend donc que vous avez mis les pieds dans une cité maudite ou les habitants ont tous été transformés en squelettes et autres génies malveillants. Votre but est de ramasser le plus de butin possible dans les quinze niveaux qui constituent le jeu et de lever la malédiction qui s’est abattue sur ce village du moyen orient.

Dans le premier niveau, qui sert également d’entrainement, vous allez apprendre à vous servir de votre arme et de votre fouet. Imaginé un peu Indiana Jones mais sans le pistolet, sans la classe d’Harrison Ford et sans la bande-son réalisée par John Williams…Pour les commandes c’est assez simple, le cimeterre sert à attaquer et le fouet à désarmer, étourdir vos adversaires ou les pousser contre des pièges et vous balancer dans le vide. Voilà, à ce moment plus de dialogues et plus de textes. Libre à vous d’imaginer le scénario qui pourrait se passer aussi bien de nos jours que dans le passé ou sur une autre galaxie. Une fois ces éléments bien maitrisés, vous devrez gérer deux choses essentielles dans ce jeu : LE TEMPS et L’OR.

Et ça continue encore et encore !

City of BrassSi le didacticiel est toujours le même, les niveaux qui suivent se régénèrent aléatoirement à chaque échecs. Si votre personnage garde son équipement (enfin à condition de l’avoir sauvegardé mais vous verrez ça plus loin…) et ses cœurs quand il vient à perdre la vie le jeu est relativement dur. Rajoutez à cela une limite de temps pour terminer le niveau, des actions à exécuter à la seconde prêt pour ne pas perdre inutilement de la santé et le fait que les ennemis et les pièges apparaissent aléatoirement. Heureusement, Uppercut Games a intégré une option en début de partie permettant de réduire le nombre d’ennemis et de pièges ou d’augmenter le nombre de cœurs. Vous pourrez également choisir de supprimer le sablier afin de pouvoir explorer les recoins de cette cité qui risque de vous donner du fil à retordre.

Et comme si ça ne suffisait pas, la mort est synonyme de retour à la case départ. Pour pouvoir accéder au niveau suivant, il faudra battre le boss qui s’y trouve. Une fois celui-ci hors d’état de nuire, vous pourrez passer le niveau en cas de mort à l’aide d’un portail. Et ce portail va vous servir plus d’une fois vu les pièges particulièrement vicieux et les ennemis farouches qui vous ferons perdre vos moyens assez rapidement dès le début. Mais c’est là tout l’intérêt de City of Brass qui mise sur le challenge et la persévérance (ou l’acharnement) du joueur. Inutile de foncer tête baissée en pensant esquiver les combats et les pièges. Pour vous aider dans votre quête, vous rencontrerez des génies qui pourront vous vendre des bénédictions. Grâce à elles, vous deviendrez plus fort, vous aurez plus de vies, le temps pourra se figer un instant etc… Si certains génies vous proposerons de la vie ou des bombes contre un peu d’or et même de sauvegarder votre équipement en cas de défaite, d’autres refuserons et vous devrez les corrompre en faisant des vœux…et en évitant leurs attaques.

It’s a trap !!

City of BrassEt oui, City of Brass est fourbe et la mort sera votre meilleur ami. Le deuxième point noir du jeu est l’intelligence artificielle. Par moment vous pourrez recruter des mercenaires pour vous assister mais ils seront plus un fardeau pour vous. Ils ont la fâcheuse tendance à vous bloquer le passage et à activer les différents mécanismes comme les tonneaux qui explosent à proximité ou les pics qui sortent du sol. Certains squelettes se jetteront directement sur les pièges ce qui est dommage pour ce titre. Pour en revenir aux armes, hormis votre fouet, votre cimeterre et vos bombes que vous pourrez acheter auprès d’un marchand de tapis (pardon pour la blague mais tapis, moyen orient, Aladin tout ça tout ça…), vous ne saures à quoi correspond un objet avant de l’avoir acheté et testé. Ici pas de coup circulaire ou d’attaques sautées, mais un fouet de glace ou un fouet enflammé qui augmenteront sensiblement vos possibilités.

Vu qu’on est dans le cliché, après vous être fait envoyer au tapis, la campagne vous proposera trois vœux à utiliser avec parcimonie. Utiliser un génie comme arme de défense ou pour régénérer sa vie, avoir accès à un contenu d’objets rares etc… City of Brass se veut radin sur les récompenses et dur avec le joueur mais aussi un peu vide de contenu. Une fois les morts encrées dans votre quotidien, vous arriverez à esquiver les attaques adverses bien que votre fouet soit horriblement lent et imprécis. Les pièges aussi, une fois que vous avez compris le système vous serez prêt à les contourner en évitant d’actionner le bouton de mise en marche.

Site officiel

Conclusion

City of Brass et un bon jeu d’action à la réalisation plus que correct. Pour une vingtaine d’euros vous ne vous ennuierez pas à condition de ne baisser les bras dès le début. Cependant ce n’est pas dit qu’il s’agisse d’un titre que l’on refera plusieurs fois. Assez exigeant et pas toujours précis, le titre d’Uppercut Games nous ramène au temps du jeu vidéo des années 80-90 ou les didacticiels n’étaient pas monnaie courante ce qui peut en refroidir plus d’un. Il reste néanmoins un bon jeu dans la catégorie die & retry et sera satisfaire les adeptes des roguelite désirant un peu d challenge à moindre coût. Comptez une vingtaine d’euros pour ce titre disponible sur PC, Xbox One et Playstation 4.

Points positifs

  • Niveaux aléatoires
  • Une bonne ambiance
  • Un bon challenge pour les amoureux du genre
  • Le prix très correct
  • Des graphismes très soignés

Points négatifs

  • Abscence de dialogues
  • Une IA à la rue
  • Un didacticiel bien trop léger
  • Un peu trop vide
  • Très vicieux
  • Peu d'ennemis différents
  • Trop imprécis
6

Acceptable