Test de Days Gone sur PlayStation 4 – Sons Of Apocalypse

PS4

Enfin sorti de son long développement, Days gone était attendu comme étant l’un des futurs poids lourd de la PS4. 3 ans après son annonce durant l’E3 2016 nous pouvions mettre la barre haute, mais qu’en est-il ?

Days Gone

700 jours plus tard

L’histoire se déroule dans un coin reculé de l’Oregon approximativement 2 ans après qu’une infection se soit propagée et ait décimé la majorité de la population. Nous nous retrouvons dans la peau de Deacon St John, un ancien biker, qui n’a pas vraiment de but précis au début du jeu. En effet, suite à la perte de sa femme, son seul but sera de tuer un maximum d’infectés. L’histoire se déroule de manière construite, on apprend à connaître les personnages réellement. Ici le joueur n’est pas qu’un énième livreur, bien qu’il reçoive des missions de la part de différents camp de survivants. Ceci est d’ailleurs expliqué par l’intrigue.

Les personnages que l’ont croise tout au long du jeu possède une histoire propre à chacun, ce qui permet d’enrichir l’histoire et de comprendre pourquoi certain personnage agisse de tel manière.

Bien évidemment les personnages ne sont pas tous sympathique avec nous, même si l’apocalypse a rapprochée certains humains, elle n’a pas unifié l’humanité. En effet, les ennemis « humains » sont nombreux et sont regroupés dans des factions leurs donnant des caractéristiques propres, les différentes factions ne se comportant pas de la même manière au combat etc.

Un monde vivant … et mort ?

Comme dit précédemment, il y a plusieurs factions humaines, il y a aussi plusieurs races de mutant. À cela se rajoute une faune active et vivante. Ce savant mélange donne lieu à des interactions fréquentes entre les différentes IA. En effet il n’est pas rare de voir des mutants chasser une biche ou se faire attaquer par des loups puis se faire tirer dessus par des humains.

Chaque mutant ayant des caractéristiques particulières cela nécessite de s’adapter en conséquence. Adaptation devenant nécessaire lors de l’affrontement contre des hordes. Ces dernières modifient radicalement le danger des mutants qui, individuellement sont facilement maîtrisables, quand ils se regroupent par centaines deviennent une menace qu’il ne faut pas prendre à la légère.

Un étalon capricieux

Comme dit précédemment, notre cher Deacon est un ancien bikeur, de ce fait sa moto est une partie de lui non négligeable et cela se ressent dans le jeu. Elle n’est pas simplement une monture mécanique faisant vroum vroum. Elle fonctionne comme un ange gardien permettant de s’enfuir plus vite que l’on est venu, notamment quand on rencontre une horde. La moto est aussi au centre des fonctionnalités, en effet pour sauvegarder il faut se trouver proche de sa moto, ce qui, dans certaines zones inaccessibles en moto, augmente considérablement l’enjeu et la peur de mourir.

Ce bolide, dans un piteux état au début de l’aventure, pourra bénéficier d’améliorations disponibles dans les camps de survivant, si notre renommé nous est favorable. Ces modifications en tout genre qui vont des pneus jusqu’au pot d’échappement vont améliorer la prise en main du véhicule. Cette dernière peut s’avérer déplaisante dans les premières heures de jeu. Cependant même si l’état et les performances de la bécane s’améliore avec le temps de jeu, il faut rester vigilant à certain point important, l’essence et l’état général du véhicule. Ces deux jauges obligent le joueur à réfléchir intelligemment à ses déplacements car une fois en panne il faut pousser la moto. Idem pour l’état de la moto, si cette dernière reçoit trop de dommage, son état diminuera jusqu’à ne plus être utilisable. Néanmoins, elle réapparaitra en cas de mort du joueur.

Un établi ? Et pourquoi pas avec la tête !

Days gone nous place dans un monde rempli de danger, cependant il nous donne aussi les armes pour lutter contre eux. Contrairement à la moto, le craft ne nécessite aucun espace particulier, en effet, les différents plans de confection se trouvent dans des camps d’humains ennemis. Une fois le plan obtenu il suffit de maintenir la touche L1 pour avoir accès à l’inventaire où est accessible notre équipement disponible. Ce menu comporte aussi la liste des différents objets fabricables allant du célèbre cocktail Molotov à la mine de proximité.

Évidemment les fabrications ne sont pas gratuites et nécessites des ressources que l’on trouves plus ou moins facilement dans le monde. Certaines étant plus rares que d’autres voir plus indispensable, merci le kérosène, la recherche est souvent permanente car le stockage reste réduit au début du jeu.

Un bikeur compétent

Le joueur pourra choisir entre 3 arbres de compétence qui, durant le jeu, pourront être intégralement tous débloqués. Cependant ils nécessitent une « spécialisation » dans les premiers niveaux. Ces compétences regroupées au sein des arbres : Armes à distance, Arme de Corps à Corps et Survie offrent des bonus non négligeable. Notamment un mode de visée ralentit à la Red Dead Redemption.

Conclusion

Days Gone est un bon jeu, il n’est pas parfait et possède quelques défauts comme des graphismes nécessitant parfois du temps avant de charger totalement. Mais aussi des objectifs devenant parfois redondant, une lenteur du début, quelques ralentissement. Ces défauts et notamment la lenteur à entrer dans le vif peuvent dérouter, mais une fois dans l’histoire le jeu prend tout son sens. On comprend ce qu’endure les survivants, bon comme mauvais.

Concernant la durée de vie, le jeu se situe dans la fourchette parfaite du genre. Il est long, plus de 30 heures, sans être trop long, ne cherchant pas à prolonger la durée de vie avec des quêtes annexes inutiles.

Le jeu est beau, une fois les textures chargées, et immersif. Quand une horde nous pourchasse, on est projeté dans le jeu et on se prend au jeu et aux émotions que l’on ressentirai à la place du personnage.

Points positifs

  • Le monde de Days Gone
  • Deacon St John
  • Beaucoup de cinématiques...

Points négatifs

  • La technique
  • Les allers-retours
  • Mais qui hachent l'expérience de jeu
7.5

Bon