TEST – Dissidia Final Fantasy NT – De l’arcade au salon

Quand on décide de réunir les protagonistes et antagonistes de l’univers Final Fantasy, afin qu’ils se tapent dessus dans une arène dans un belle emballage visuel, ça donne Dissidia Final Fantasy NT ! La licence Dissidia revient pour une “3ème fois” sur console au grand public, après des années d’absence, premièrement sorti en 2008 sur cette bonne vieille console portable qu’est la PSP, le jeu de combat de Square Enix proposé à l’époque un système de combat qui pouvait dérouter les habitués du Versus à l’époque. Ce Dissidia Final Fantasy NT a été développé par la Team Ninja, studio de développement (filiale de Koei Tecmo), à qui l’on doit la série des Dead or Alive, Ninja Gaiden et plus récemment, Nioh. Et cette expérience de développement se fait bien ressentir, dans ce jeu de combat, initialement conçu pour les bornes d’arcades japonaises.
C’est maintenant 2 ans après sa sortie sur borne au Japon, que les fans du monde ont le droit de profiter de ce jeu de combat, à savoir, il est disponible depuis le 30 Janvier 2018.

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Dissidia Final Fantasy NT ouvre son arène !

Dissidia Final Fantasy NT possède un système de combat riche, avec de réelles subtilités, mais pour profiter de cette richesse, il faut traverser plusieurs heures de combats, afin de maîtriser les diverses mécaniques du jeu, son champion, de débloquer les différents contenus et cela peut clairement décourager les plus néophyte.

C’est même pour cela qu’au lancement du jeu, ce dernier, se permet de vous proposer un tutoriel long mais aussi suffisamment large pour apprécier les mécaniques du système, ainsi entrevoir quelques mécaniques cachés pour les plus attentifs…

Tout cela, sous les conseils et instructions, de l’adorable mascotte Mog, qui vous accompagnera durant votre expérience de jeu, notez que l’on peut switcher les voix anglaises pour des voix japonaises, selon la préférence.

Une fois dans l’arène, on peut se retrouver déboussolé et pour cause…

L’interface est extrêmement chargée : très chiffrées, des lignes bleues ou rouges, des flèches et avec des jauges en veux-tu en voilà !

Et là, on ne mentionne même pas, la jauge d’invocation de l’équipe, les barre de vies des équipes, les barres de vies de vos alliés et de vos adversaires, la mini-map, ça en fait des informations sur un écran !

Dissidia Final Fantasy NTOn approche plus d’un simulateur de vol que du jeu combat, et pourtant toutes ces informations sont relativement utiles, à qui sait s’en servir. Pour commencer, le système de combat est différent des standards habituels :

“On frappe, on retire de la vie à l’adversaire, une fois qu’il en a plus. on gagne la manche/le match.”

Non, ici, on va batailler entre 2 types d’attaques principalement :

L’attaque de Bravoure : une attaque qui n’entamera pas les PV de l’adversaire, mais qui générera de la Bravoure, tout en volant celle de votre adversaire.

L’attaque de PV : celle-ci permet de “valider” vos dégâts, via la Bravoure accumulée, sur la barre de PV de votre adversaire et ainsi mettre KO votre adversaire.

Rien que ça, peut paraître assez flou au début, surtout sans avoir essayer le système de combat et pourtant, c’est bougrement stratégique, on peut soit frapper l’adversaire pour cumuler assez de Bravoure (plus que le nombre de PV de l’adversaire, par exemple), et asséner ainsi son attaque de PV, afin de mettre KO l’adversaire en 1 coup.

Ou alors gratter petit à petit sa barre de vie, afin de gagner du terrain sur votre face à face.

“You’re not Alone” – Dissidia, un jeu de combat en équipe.

Pour gagner, il faut que votre équipe inflige 3 KO à l’équipe adversaire.

Oui, vous avez bien lu le terme “équipe” : Dissidia Final Fantasy NT, est un jeu d’arcade en équipe, conçu dans cette optique là, en reprenant les bases du systèmes de combat que vous venez de lire.

En portant le nombre de joueurs à 6 dans une arène, on se retrouve à du 3 contre 3 fortement dynamique, cette couche dynamique dans les combats stratégiques fonctionne grâce à la richesses du système de combat !

Chaque protagoniste ou antagoniste, appartient à un des 4 rôles que renferme le jeu à savoir :

  • Combattant, qui possèdent une force de frappe excellente, pouvant être puni par son manque d’allonge, possède un avantage contre les assassins. (Ex : Cloud)
  • Assassin, excelle dans le vitesse de frappe et l’esquive, comme Noctis, on peut remarquer que ce sont les seuls à bénéficier du triple saut, les tireurs ne leur font pas peur.
  • Tireur, bien souvent des mages, comme Terra, dont les attaques à distance prendront souvent pour cible les combattants, possédant une faible résistance et riposte au corps à corps, on les préférera… à distance.
  • Enfin la dernière catégorie, les Spécialistes, “joker” de l’équipe, comme le jeu tend à les appeler, des touche-à-tout tel que Bartz qui peuvent justement s’adapter plus facilement aux situations, que ce soit pour venir porter soutien à leurs alliés ou bien remplacer un poste manquant.

Vous l’avez remarqué, les 3 premiers rôles répondre au principe du “Pierre, Papier et Ciseaux”, il manque juste les couleurs pour que l’on tombe sur notre éternel “Rouge > Vert > Bleu” favoris.

Cet avantage se sent vraiment lors des combats : Si un assassin vous fonce dessus, alors que vous être avec un combattant, et que vous le chargez en même temps, votre frappe aura une priorité sur la sienne, comme un tireur en aura une sur vous.

Dans Dissidia Final Fantasy NT, vos combos sont rarement longs, l’action est rapide et nerveuse, on a pas le temps de s’attarder sur des combos longs qui durerait une dizaine de secondes, une fois que vous avez assénez votre attaque de Bravoure, bien souvent, vous aurez l’opportunité de finir votre adversaire avec une attaque de PV, pendant qu’il se relève mais là encore, ce serait sans profiter du concept de la coopération présente dans le gameplay du jeu, car rien n’empêche un de vos alliés de vous relayer pour enchaîner une autre attaque de Bravoure sur votre cible, afin de vous prêter main forte pour finir plus rapidement votre cible.

Même l’invocation, cette source de puissance, qui peut renverser l’issu d’un combat, avec des effets visuels épiques, partage ce concept, le fait d’invoquer tout seul relève du défi, cela vous rend vulnérable aux attaque, mais ce temps d’attente, peut être radicalement écouter, si vos alliés invoquent avec vous.

La Team Ninja, est loin de son premier essai en matière de jeu de combat, au contraire, habituée au développement de jeux exigeants, comme la licence Dead or Alive (qui fonctionne sur la déclinaison : Frappe > Choppe > Riposte) ou encore des jeux d’actions tel que Ninja Gaiden ou, plus récemment Nioh, qui demande l’attention du joueur.

Ici aussi, on vous demandera d’affûter vos sens car les combats vont rapidement vous apprendre qu’une mauvaise action de votre part, dans une équipe, risque de vous faire manger un mur, puis une attaque de PV, puis un KO, puis des pertes de secondes précieuse, puis la défaite de votre équipe…

C’est pourquoi afin de profiter vraiment du plein potentiel des combats de dissidia, on se retrouve facilement à devoir aligner des heures de combat, afin de comprendre les différentes mécaniques et surtout maîtriser nos champions.

Mais malheureusement, l’absence total d’un mode entraînement n’aide en rien à cet apprentissage fastidieux.

On pourrait se rabattre sur des combats contre des ordinateurs de niveau faible, en enchaînant des temps de chargement, accompagné d’IA, lassant certainement ses chaussures avec des gants de boxes car oui, l’IA de ce jeu de combat atteint des sommets, soit extrêmement faiblarde, soit extrêmement absurde, au delà du réflexe humain.

Ce qui est vraiment dommage pour un jeu de combat riche, car l’absence de ce genre de mode freinera, voir fera fuir certains au profit de jeux de combat plus classique proposant des modes plus complets, sorti à la même date (ex : Dragon Ball FighterZ), avec une courbe de progression personnelle plus satisfaisante.

La force de Dissidia Final Fantasy NT – Les Combats

Une fois lancée dans l’arène pour taper du Sephiroth, Jecht, ou encore Squall, on découvre à merveille des animations fluide, on est dans du 60 fps, la chute de framerates ne semble même pas pointer le bout de son nez !

Des éclats de lumières, des explosions à tout vas, ces animations, réellement propres et jolies à la rétine, peuvent parfois rajouter une couche d’obstruction à la lisibilité, pour peu que l’on se retrouve dans un coin.

La caméra est plutôt propre dans l’ensemble lorsque vous suivez votre cible, par contre, lors des changement de cible, elle peut vite devenir capricieuse, voir déboussolante, surtout si votre cible se trouve au dessus de vous.

Par contre, on ne retiendra pas les commandes pour cibler les Quartz (sorte de cristaux qui apparaissent aléatoirement dans le mode de combat classique, permettant de gonfler la barre d’invocation), pour changer de cible on utilise les touches L2 ou R2, pour viser un Quartz, on maintient L2 pendant 1 seconde, sur papier c’est bien mais cette lenteur d’exécution peut parfois vide devenir handicapante, si l’on décide d’agir rapidement pendant un temps mort…

La visée peut alors devenir vite problématique, notamment dans le Combat aux Quartz.

Et sinon, en dehors du combat, ca donne quoi ?

Le jeu Dissidia Final Fantasy NT comprend pas moins de 28 personnages jouables, tous aussi différents les uns des autres, entrant chacuns dans un rôle qui le rend encore plus unique, sans compter la modélisation somptueuse des personnages, on prend réellement plaisir à jouer des personnages, tel que Tidus, avec ses assauts éclairs, Kefka et ses déplacements nonchalants… Le moindre détails est présent afin de faire plaisir aux fans et on le sent cette envie de faire plaisir.

On se retrouve avec 14 terrains travaillés et tous différents, avec des dénivelés permettant de créer des opportunités lors des combats (mention spéciale pour le terrain de FF VIII, qui change d’un “EXTREME” à un autre).

Dissidia Final Fantasy NTLes personnages et les stages sont disponible dès le début, cependant, si l’on souhaite profiter pleinement de ses champions favoris, il va falloir passer par une phase de level up…

En effet, certaines attaques de PV ne se débloquer qu’avec le level up du niveau du personnage en question…

Et histoire de rajouter une couche sur le gonflage de durée de vie, des loots box sont inclues dans le jeu, afin de vous faire débloquer de manière aléatoire du contenu, tel que des costumes, des skins d’armes, des musiques, des titres, des avatars, et même des “dialogues” pour les messages rapides (oui, oui… on en est là…)

Dissidia Final Fantasy NTIl est possible d’acheter ces divers “objets” via la boutique, moyennant des gils… Mais ne comptez pas trop la dessus, la collecte de gils est tellement anecdotique, qu’acheter une tenue avec, vous fera surement avoir un flash-back de vos longues heures de combats, afin d’accumuler ces fameux gils.

Oubliez le côté RPG des précédents volets, ce Dissidia se positionnera d’avantages comme un jeu de combat “prêt à jouer”. Ici, on va chercher à prendre nos champions, avec nos alliés, et aller tataner quelques équipes adverses.

Dissidia Final Fantasy NT

La customisation ne sera alors pas aussi poussée. On ne cherchera pas à équiper son personnage d’arme, d’armures, qui affecteront les statistiques de ce dernier.. Non, ça sera juste du skin.

Vous avez cependant la possibilité de personnaliser votre set d’aptitude EX, ces aptitudes, peuvent être des buffs pour l’équipe (augmentation de l’attaque de l’équipe…), des debuffs adverse (réduction de la défense adverse), ou bien des entraves (ralentissements, poison…), cependant, encore une fois, ces outils de combat, ne seront pas tous disponibles au début, il va falloir faire encore du level up de profil de joueur…

Un Mode Histoire contraignant

Materia, la gentille, appelle des champions pour combattre Spiritus le méchant, qui appelle des champions, oui, voilà, vous avez la grande ligne du scénario ! Après tout, vous êtes dans un jeu de combat…

D’entrée, Dissidia Final Fantasy NT ne se foule pas pour le scénario, on pourrait facilement qualifier le Mode Histoire comme étant l’un des points noirs du jeu, pour le peu que l’on souhaite profiter des cinématiques mettant en scène nos héros favoris, on se retrouve couper dans notre élan, dans l’obligation de débloquer des morceaux de l’histoire.

Dissidia Final Fantasy NT

En effet pour progresser dans ce mode, on doit utiliser des “Memoriae”, objet que l’on peut obtenir en montant le niveau d’un personnage, pour cela, 2 possibilités :

Soit en Offline avec des modes comme le Mode Express, sorte de mode arcade où l’on va enchainer 6 combats ou encore le Mode Quartz, une variante du combat classique, qui consiste de défendre un cristal, tout en attaquant celui du camps adverse, si les premières minutes, on peut trouver cette variante fun, la lassitude l’emporte très vite, car on remarque rapidement le déséquilibre de ce mode et que l’on est à des années lumières de la stratégie des combats classiques, ici, les tireurs font le café.

Encore, ces problèmes ne sont rien face à l’obligation de jouer avec une IA dont la logique est encore indéterminée… Le principe même de développer l’IA de nos coéquipiers via du level up en dit long sur les heures de grinding…

On peut aussi récupérer des Memoriae, via le Online.

Sauf que le matchmaking actuel, est assez capricieux, on se retrouve facilement face des joueurs possédant 3-4 grades au dessus (du or, platine…) alors que vous brillez de mille bronze. Alors après 5 minutes d’attente, de recherche, on ne peut qu’accepter ce défi…

Pourtant, c’est bien dans le multijoueur que Dissidia Final Fantasy NT tire toutes ses cartes, le plaisir de jouer, une fois les planètes alignées, c’est-à-dire, avoir 2 comparses, équipés de casque (Party, car les messages préenregistrés ne seront qu’un faible substitut à la communication et passent inaperçus dans cette surcharge d’information visuelle) avec une connexion bien solide, on arrive à une expérience de jeu bien plus que satisfaisante, on se laisse prendre par la frénésie des combats !

Jusqu’à ce que l’ennemie naturel du online revienne… le lag ! Pour un jeu de combat qui mise sur le timing, le lag peut très vite devenir votre pire cauchemar… Surtout lorsque le Matchmaking décide de vous confronter à plus fort.

Dissidia Final Fantasy NT

Le principal problème avec la collecte de Memoriae est que cette quête est tellement fastidieux que “le jeu n’en vaut même pas la chandelle”, une fois votre cinématique débloquée, vous auriez peut-être la chance de débloquer un combat contre une invocation Et là encore, sur papier, cela semble dantesque ! Un combat contre Ramuh, Shiva, ou autre invocation, c’est génial ! Ben figurez vous que non… C’est même là, où l’on sent les coutures les plus abusées du patchwork qu’est ce Mode Histoire.

Ces combats, vont vous demandez tellement de ressources, de la concentration, de la défense, de l’esquive, de l’attaque en groupe… euh… en solo ! Oui parce que le groupe, avec l’IA à la ramasse, va juste vous rappeler qu’il est encore l’heure de faire du level up pour que vos IA puissent avoir un comportement décent pour passer le combat…

Toutes les mécaniques qui mettaient tellement en avant la richesse du système de combat, passe à la trappe, lors de ces combats, ici on se retrouve dans un pattern : on tape, on fuit, on croise les doigts pour que les “coéquipiers – IA” ne gonfle pas trop la Bravoure de l’invocation… Trop tard !

Oui, c’est à ça que se résume bien souvent les combats contre les invocations, même en tentant de bien jouer, les “coéquipiers – IA” n’en feront qu’à leur tête et prendront tous les coups de votre ennemie, à croire que ce sont des générateur de Bravoure pour votre ennemi…

Pourtant l’histoire, bien que dispensable, possèdent 2-3 rebondissements, qui seraient sympas à voir, mais ces combats contre les invocations, ou encore le grinding excessif afin d’avoir des Memoriae pourrait bien avoir raison du courage de ces valeureux joueurs qui souhaitent juste découvrir le scénario dans la détente…

Conclusion 

Dissidia Final Fantasy NT est un jeu de combat, arcade, fan-service en 3v3 qui trouvera difficilement un plus large public, un gameplay riche et des combats entraînants, en 60 fps, des mécaniques poussées, avec des musiques réorchestrées qui font bien le taf mais la magie d’arrête là, les autres modes sont rajoutés à la va-vite et on le ressens, un mode histoire mal adapté, l’absence du mode entraînement qui rajoute un rappel supplémentaire, que ce jeu est un portage de l’arcade vers la console de salon… Pourtant les combats sont géniaux et procure une expérience unique dans le 3 contre 3 ! Mais cette expérience est tachée par le grinding omniprésent, pour rallonger la durée de vie et débloquer divers contenus. Un season pass de 29.99 euros est prévu pour rallonger la durée du grind.. de vie du jeu… En rajoutant 6 personnages, et 2 costumes pour chacun d’eux, mais encore faut-il que le jeu survive d’ici à ce qu’il dévoile le reste du contenu du Season Pass…

Test réalisé sur une PS4 Pro rédigé par J-R Le Génie

Points positifs

  • Un 60 fps constant
  • Des musiques réorchestrées tirées des jeux de la licence
  • La modélisation des personnages
  • La stratégie de combat en multijoueur, l’osmose
  • Un système de combat riche...

Points négatifs

  • … mais complexe
  • L’absence du mode entraînement
  • Un Mode Histoire bridé
  • Les combats contre les invocations qui cassent toutes subtilités des mécaniques
  • Le manque d’ergonomie dans les menus pour un jeu salon
  • Une IA codée par un stagiaire en fin de contrat
  • Le Grinding est l’essence même de ce jeu...
6

Acceptable