TEST MediEvil PS4 – Une résurrection efficace

MediEvil est un titre qui résonne encore dans les têtes des années 90 ! Il fait partie des jeux appréciés des consoles de Sony. Au coté du grand « Crash Bandicoot » et du célébre Spyro, MediEvil a su trouver sa place. Et comme la tendance bascule du coté du remake depuis quelques années, il tente, lui aussi, sa chance de revenir dans les esprits. Résurrection ou enterrement ? c’est ce que nous allons voir dans ce Test.

Une résurrection d’outre-tombe

Résurrection du jeu MediEvil

MediEvil est un jeu qui a été développé par SCE Studio Cambridge en 1998 sur la première Playstation. Le remake de MediEvil, pour sa part, constitue une reprise de ce jeu original. Il est, donc, remis au goût du jour par les développeurs de Other Ocean Interactive. Le choix de la production, pour ce remake de MediEvil, est de conserver, au maximum, le jeu de l’époque. Ce qui ravira les plus nostalgiques d’entre nous. Donc, vous l’aurez compris, inutile de s’attendre à des grands changements dans ce remake de MediEvil.

Une histoire, épouvantablement, drôle

Le retour du terrifiant Zorak
Fortesque

Pour les connaisseurs du titre original, l’histoire ne va pas être une surprise puisqu’elle respecte celle du jeu initial. Chose dite, nous retrouvons les aventures de notre cher Sir Daniel Fortesque. Annoncé comme le Grand Héros de Gallowmere, il guida ses troupes lors de la Guerre l’opposant au grand sorcier Zorak et sauva le monde… ou pas.

Au commencement, nous apercevons Zaroc, loin d’être mort. Refaisant surface un siècle après la Grande Guerre, il prépare un plan machiavélique. Et pour sûr, puisqu’il arrive à se créer une armée de morts-vivants et à détourner les habitants de Gallowmere afin d’en conquérir la ville et d’y régner. Par inadvertance et dans son avidité de pouvoir, il commet une erreur en ressuscitant, involontairement, Sir Daniel Fortesque. Erreur fatale… ou pas.

Le retour de Sir Daniel Fortesque

En effet, nous découvrons, rapidement, que tous ces contes, sur la guerre et sur le Grand Héros Sir Daniel Fortesque, ne sont que supercheries ! On nous a menti ! Au lieu de jouer un brillant et preux chevalier, adulé pour ses prouesses au combat d’antan, prêt à tout pour sauver la population et le roi de Gallownere, nous nous retrouvons avec un squelette sans mâchoire, avec une tête d’ahuri souffrant de déficit intellectuel, froussard, imprudent et maladroit. Mais, cela le rend, sacrément, charismatique et, affreusement, attachant et drôle. C’est ce qui rend ce personnage si emblématique.

Sir Daniel Fortesque du remake de MediEvil

Ironie du sort, le voilà retrouvé dans une situation, bien, inconfortable. Car, oui , ne l’oublions pas, il est loin d’être un honnête chevalier. Pourtant, il va devoir, lui seul, affronter Zarok et sauver le monde. Il prend, quand même, son devoir très à cœur, malgré les moqueries et le pessimisme des gargouilles. Il part, donc, à la conquête de deux objectifs. Premièrement, terrasser Zarok et sauver Gallowmere. Deuxièmement, prouver sa valeur et se racheter auprès du royaume afin de mériter sa place de vrai héros dans le Hall des Héros. Et, ainsi crédibiliser les dires des contes. Pour cela, il va être aider par un feu follet à ses cotés ainsi que par ces anciens compagnons de guerre. Ils lui céderont des armes et fioles de vie, sans forcément être ravis de le faire pour certains.

Un remake de MediEvil tourné vers le respect de l’oeuvre initiale

Les choix de la production
Medievil

Le choix, de la production et des développeurs, s’est tourné vers une réédition du jeu MediEvil. Le souhaitant, plus moderne avec un nouveau ravalement de façade tout en conservant, au maximum, les éléments du premier opus. On peut être mécontent ou pas, de ce choix, mais une chose est sûre : le résultat de cette décision est, largement, respecté. On retrouve, absolument, tous les détails du jeu MediEvil. Des différents parcours à l’histoire en passant par les éléments et emplacements des décors… tout y passe. Seul changement prépondérant, à ce niveau, se trouve dans le graphisme. On le retrouve avec le lissage et la réadaptation de la 3D ainsi que les ajouts de décors. Le but des décors étant de laisser entrevoir des plans de vue magnifiques en profondeur.

De ce fait, l’histoire est donc la même, on retrouve, au total, les 22 parcours inspirés de l’univers Épouvante/Horreur décalé. Le but étant de récupérer un maximum de 20 calices, qui influenceront sur la fin, et des armes, étroitement liés aux calices, pour aller affronter le terrible Sorcier. On y retrouve, durant notre périple, les gargouilles, les sorcières, le « bestiaire » diaboliquement riche, les énigmes et secrets, les boss et les différents héros.

Le déroulement d’un niveau
Carte : remake de MediEvil

La carte se dévoile petit à petit. On entre dans un niveau, on y consacre notre temps à détruire des mobs, déchiffrer des énigmes, trouver des trésors, et ainsi, parfois, à tuer des boss tels que : Le Démon Vitrail ou encore le Roi Potiron.

Comme pour l’époque, le but est de se frayer un chemin en résolvant les énigmes, tout en trouvant les cachettes secrètes. Et, sur ce chemin, il faudra terrasser le maximum de mobs afin de mettre la main sur le calice. On en trouve, quasiment, à chaque niveau, excepté dans la crypte de Sir Daniel et dans le repaire de Zarok. En les réunissant, vous récupérerez des fioles de vie et des armes auprès des anciens Héros dans le Hall des Héros. Donc, pour récupérer les calices, pensez à détecter leur emplacement, tuer un maximum de mob du niveau pour monter à 100% et retourner chercher le Calice avant la fin du niveau, représenté par une fumée verte et putride.

De plus, petit détail important, pensez à bien prendre soin de votre Cher Sir Dan. Si il meurt sur un boss ou sur une peau de banane laissée devant un précipice, par mégarde, il faudra recommencer tout le niveau. Donc vous l’aurez compris, pas de checkpoint ni de « double sauvegarde ». Ou du moins, il faudra relancer l’aventure dés le début pour cela. Si, toutefois, vous ne trépassiez pas, sachez que vous pourrez trouver des fioles cachées et des fontaines de jouvence pour vous rabibocher légèrement. Donc attention à la gestion de votre vie, dans cette aventure fantasmagorique, elle n’est pas toujours regen en changeant de niveau.

Le Type de Combat ACTION
Inventaire

Des combats orienté Action aventure avec un bouton d’attaque standard, une attaque plus puissante et un bouton de défense à retenir pour sa survie. Deux armes (ou armures) pourront être équipées au combat. Mais vous pourrez changer d’armes dans l’inventaire, à tout moment dans le combat. On retrouve un large choix d’armes allant de l’arme de mêlée à l’arme à distance, en passant par le bras de Sir Daniel. Il y a des armes à munitions, qu’il faudra réarmer grâce au pièces d’or trouvées dans les niveau, en les échangeant aux gargouilles marchandes. Idem pour les armures et armes à usure. On retrouve également des armes, sans prérequis, comme l’épée magique.

Gare, toutefois, aux Diablotins chapardeurs qui peuvent voler les armes. Pour les contrer, anéantissez-les avant qu’il ne se recluent dans leurs « terriers ». Auquel cas, il faudra aller racheter l’arme auprès des gargouilles marchandes. À croire qu’il y un arrangement entre les deux parties !

les cachettes secrètes
Medievil

Durant les niveaux, nous devons résoudre des énigmes pour pouvoir continuer celui-ci. Mais aussi, y découvrir des trésors ou niveau caché comme celui des fourmis. Pour cela, vous récupérerez, sur votre chemin, des objets, pour le moins étranges, qui iront, directement, dans votre inventaire au coté de vos armes, armures, et grimoire faisant office de bestiaire. Il suffira d’interagir avec certains endroits ou objet dissimulé dans les niveau afin de débloquer des secrets. Comme, par exemple, le chaudron de la sorcière qui ouvre un niveau. Donc, attention, regardez bien autour de vous et n’hésitez pas à vous servir du bouton R2 pour avoir un autre angle de vue afin de percer les mystères du remake de MediEvil

Un manquement d’aides, mais qui ne dérange pas plus que ça

Gargouille

Au niveau des aides apportées par le remake de MediEvil, on retrouve plusieurs possibilités. Les gargouilles qui donnent des indices ou conditions sur les endroits à explorer. Les livres, également, aident à la résolution d’énigmes et pointent la caméra sur des endroits précis et font, également, office de mini-didacticiel. De plus, le feu follet à nos cotés, nous aide à détecter les objets intéressants et à guider les armes de Sir Daniel vers ses ennemis.

Un petit tour de magie pour améliorer certains problèmes

En effet, reprendre la totalité des techniques du jeu de base apporte, aussi, sa contribution d’étourderies. Par le fait, tout au long de notre avancée, nous découvrons un personnage, un peu, bancal dans ses déplacements malgré une démarche, fantastiquement, bien travaillée, qui restera dans les annales. Mais, il y a, également, des problèmes récurrents sur les interactions avec les livres, souvent bloquées. Il faudra, alors, se positionner à la perfection, devant.

De plus, le changement de niveau sur la carte n’est pas forcement évident à prendre en main. Avec les flèches, on a tendance à refaire deux fois le même aller-retour avant d’arriver à l’endroit souhaité. Enfin, la caméra est difficilement gérable. À part, jouer des joysticks, quand c’est possible, rien ne pourra vous sauver de ça. Pour finir, certains bugs apparaissent au niveau des personnages et des boss coincés dans les décors. Des bugs qui seront, sans doute, corrigés dans une mise à jour.

Une difficulté démoniaque

Game over

La difficulté, en soit, est, relativement, correcte. La vrai difficulté résulte dans la maîtrise des sticks analogiques quand on le peut. Mais attention, on ne peut pas changer de niveau de difficulté puisqu’ il n’existe pas, par défaut, de point prévu à cet effet. Et sachez, tout de même, que les mobs sont, parfois, « brutasses » et font beaucoup de dégâts. Les boss de fin vous donneront, également, un peu de fil à retordre. Donc une difficulté qui évolue en même temps que l’histoire en sachant, également, que Sir Daniel n’évolue pas non plus, excepté dans les armes obtenues si je puis dire.

Une ambiance, un humour et des sons rocambolesques

Medievil

Tout réside ici pour le charme de l’univers de MediEvil. Sans revenir sur l’emblématique personnage du jeu, prêtez une oreille, attentive, sur les sons d’ambiances. Ils sont magnifiquement, ficelés, dans le thème de l’épouvante comique et décalé. Un bande son inspirée tout droit des univers diaboliques de Danny Elfman, et, parfaitement, réalisée par les deux compères : Andrew Barnabas et Paul Arnold. L’esprit de ces thèmes musicaux vous feront, forcement, penser à des titres cultes des séries d’horreurs des années 90, comme les contes de la crypte. D’ailleurs, ce n’est pas le seul clin d’œil que l’on constate pour cette série.

Les versions françaises sont, talentueusement, bien réfléchies dans cette même thématique. Le vocabulaire employé est simple et largement compréhensible. Petits et grands s’y retrouveront. Et qui plus est, le vocabulaire est, tout droit, sortit d’un lexique abondant sur la thématique d’Halloween. Ce n’est pas pour rien que ce remake de MediEvil sort dans cette période de fin octobre. Tout est soumis à une réflexion, poussée, du personnel, en amont. Ce n’est pas tout, l’humour décalé à la « So British » capte toujours son public. Les « vannes » lancés à Sir Daniel sont subtiles et, magnifiquement, bien placées. Vous l’aurez compris, tout réside dans l’esprit et l’univers décalé de MediEvil. Certes, c’est un thème moins disposé à être féerique et chevaleresque mais d’un humour et d’un décalage sortant des normes à en réveiller les morts.

Des clins d’œil et un graphisme, Horriblement, fabuleux

Des graphismes ahurissants
graphisme

Vous allez en prendre plein les mirettes. Dommage pour Sir Daniel qui pourra admirer ces œuvres qu’avec son unique Œil ! Heureusement, il pourra, grâce à ses points de vue rapprochés, nous faire de jolis selfies !

Trêve de plaisanterie, on va finir par se prendre au même jeu que ce remake de MediEvil. Le travail, au niveau graphique, est, monstrueusement, bien élaboré. Les détails, l’environnement, les décors, le bestiaire, la profondeur des points de vue sont incroyables. Tout est fait pour embarquer les joueurs dans cette univers d’Horreur. Pourtant on compte : des squelettes, des zombies sans tête, des loups et toutes sortes de créatures répugnantes, qui ont pu hanter, même, certains d’entre nous durant nos nuits. Mais, le graphisme et, comme dit précédemment, l’ambiance font en sorte qu’on ait, presque, envie, nous aussi, de prendre notre courage à deux mains pour sauver Gallowmere.

Les différents clins d’œil cinématographiques
Etrange Noel de Mr Sir Daniel

Et ce n’est pas tout, il y a énormément de clins d’œils cinématographiques. Tous, plus ou moins, accentués sur l’univers de Tim Burton mais pas que. Dés le départ, le point de vue de la camera qui descend dans les entrailles du manoir de Zarok rappelle, étrangement, le générique des contes de la crypte.

On voyage, également, dans les différents univers décalés de Tim Burton , en passant par l’étrange Noël de Mr Jack dans la Vallée des citrouilles, Edouard aux mains d’argent avec les sculptures du Domaine de l’asile, mais aussi, un petit coté « Alice aux pays des merveilles » dans ce même labyrinthe avec le rat blanc à défaut du lapin, trop mignon pour le style. Mais aussi pirate des caraïbes avec le Village Pearl du Lac, un univers ressemblant au célèbre bateau et aussi au tourbillon lors de l’invocation de Calypso. On y voit également un bref aperçu d’un « Dumbo des mers » dans le passage sous marin.

Je dirais, aussi, qu’on y retrouve un petit coté Frankenstein mêlé à du Van Helsing à certains endroits. Pour la fin, je mettrais, même, un petit point sur le seigneur des anneaux avec un vautour à défaut de trouver un magnifique aigle. On fait avec les moyens du bord pour la survie ! Bref, j’ai dû oublier beaucoup de clins d’œil mais le détail est tellement poussé que je suis certaine qu’il est possible d’en trouver bien d’autres.

Pour Finir en apothéose

âmes perdues

Le remake de MediEvil nous offre une nouveauté par rapport à la version originale qui enflammera les joueurs de l’époque. Ce sont les âmes perdues. Pourquoi nous enflammer alors ? Cela mérite une explication. En effet, à partir du niveau « Hall d’entrée », le jeu nous donnera la possibilité, avant ou après la fin du jeu, de récoler des « âmes perdues » qui sont au nombre de 19 et que l’on trouvent dans différents niveaux. Il faudra, alors, interagir avec elle, dans son niveau de « départ de quête », et finir la quête dans un autre niveau. Par exemple celui du « Serpent potiron » terminera sa quête dans le « Mausolée de la colline ». Mais pourquoi ? me redirez vous. Eh bien, en réunissant toutes ces âmes, vous aurez accès à la version ps1 du jeu. Alors n’hésitez pas à prendre le temps de les aider.

La conclusion pour ce remake

Pour ma part , je trouve ce remake plutôt réussi. L’univers, que l’on appréciait, autrefois, est bien présent et il ravira les plus nostalgiques mais aussi les jeunes qui n’ont pas connu le jeu à l’époque. C’est un jeu d’aventure plateforme qui à sa place dans les remakes et qui fait plaisir à retrouver. Un jeu adapté pour les enfants (Pegi 7 tout de même) car les scènes ne sont pas violentes et la tournure est, vraiment, tournée vers l’humour plus que l’horreur. Par contre, la difficulté peut être complexe pour eux, donc à méditer.

Le seul bémol persistant se retrouve dans les points de vue de la camera qui nous font, parfois, avoir des accidents mortels. Dans l’ensemble, les choix et les objectifs des développeurs sont respectés. Il tiennent, sans problème, leurs engagements. Et pour le prix, c’est un jeu rapide qui se fait bien et qui ravive de bon souvenir même si parfois on a envie de jeter la manette avec les morts bêtes.

Redécouvrez notre dernier Test : Oninaki – une expérience à double tranchant

Points positifs

  • Une ambiance immersive
  • Son thématique en parfaite adéquation avec le thème
  • l'Humour décalé
  • Points de vue en profondeur magnifiques
  • Le souci du détail subtile
  • Le héro Charismatique
  • L'univers dans sa globalité

Points négatifs

  • Plan de vue de la caméra parfois non gérable et génant
  • Bug de personnage ou boss coincé dans les décors
  • Jeu relativement court
  • Maniabilité légèrement bancale
  • Bug sur certaines intéractions avec les livres
8

Super