TEST Oninaki – une expérience à double tranchant

On ne peut pas contester les prouesses des jeux de Square Enix. Final Fantasy, Dragon Quest en passant par Life is strange : Tous sont des jeux devenus cultes. Oninaki, pour sa part, successeur de I am setsuna et Lost Sphere développés par Tockyo RPG Factory, manque, malheureusement, de perfectionnement pour rejoindre cette liste.

Test Oninaki

Une Histoire sombre et complexe

Gardiens Oninaki

L’histoire tourne principalement sur le sujet de la mort. À savoir ce qu’il se passe après la mort : l’espoir, le chagrin, la réincarnation, nouvelle vie…  Tant de questions qui évoluent avec le scénario.

Dés le départ, nous incarnons un jeune garçon, tout juste orphelin et tourmenté, nommé Kagashi. Il devient un Gardien au coté de Mayura, Kushi et bien d’autres. Il bascule, donc, entre le monde des vivants et l’au-delà. Les gardiens, étant là pour aider les âmes égarées qui n’ont pas pu passer de l’autre coté afin d’accéder à leur nouvelle vie.

l’évolution rapide et sombre
Personnages

L’histoire évolue assez vite. On découvre de nouveaux personnages énigmatiques bien travaillés et de nombreux rebondissements. Cela rend l’histoire un peu moins élémentaire sur le sujet de la mort.

Oninaki révèle, également, des thématiques de société. Ce que peuvent parfois engendrer les croyances comme : les extrémistes, les sectes, les suicides … Bref tout ce qui touche de prêt ou de loin au culte.

Une histoire intéressante mais complexe

Il faut s’accrocher pour suivre la totalité de l’histoire que nous offre Oninaki et surtout la comprendre. Certes, elle tourne soigneusement autour de la mort, mais les rebondissements, la psychologie poussée des personnages et le basculement entre les différents royaumes et époques peuvent nous faire des nœuds dans le cerveau.

Un conseil également : Ne vous attachez pas trop , non plus, aux personnages. La vitesse de l’histoire ne nous permet pas vraiment de nous attacher comme pour la mort d’Aerith mais cela nous fait quand même réagir sur la bêtise humaine.

Le cheminement

La trame se suit relativement bien. On ne peut pas, vraiment, rater de quêtes annexes ou autres. Les objectifs sont signalés et se suivent excepté vers la fin. Rien de bien méchant. Donc pas de réel risque de « ratage » de quêtes à ce niveau là.

Attention aux égarés, il ne faudrait pas les perdre
Le seul coté « annexe » que l’on trouve dans Oninaki se reflète dans les égarés à sauver tout au long de l’histoire et même après. Effectivement, certains sont réalisables qu’en ayant débloqué le mode de fin. Les coffres, les égarés et les démons sont visibles et se trouvent essentiellement dans l’au-delà. Vous l’aurez donc compris, la plupart des secrets se trouvent dans l’au-delà alors n’hésitez pas à sombrer du coté obscur.
Un cheminement simple mais répétitif
Objectifs

Le cheminement est intuitif mais répétitif , on nous envoie faire une quête de sauvetage. Ensuite, on rentre dans le monde, on tape les monstres en basculant dans les deux mondes (ça fait du bien pour l’xp). On se fraye un chemin jusqu’au personnage à retrouver ou/et un boss. Enfin, advienne que pourra. Et ainsi de suite.

Un gameplay original mais lent

Commençons par le commencement, le système de combat d’ Oninaki est de type « action-rpg ». Les mobs sont visibles sur la carte et ont un système d' »aggro ». Vous avez, relativement, le temps de vous préparer pour foncer dans le tas et prendre l’avantage.

Pour cela, vous avez une base de combat qui s’offre à vous : une attaque de base, des attaques de combos avec votre démon ou de la survie. Chaque démon modifie les attaques et la survie mais la base du combat reste la même.

Démons

Par exemple, pour Aisha, vous avez des attaques rapides et des combos à coup d’épée qui est son arme spécifique. En survie, elle offre un dash. Alors que pour Dia, vous aurez un arc de base et donc un gameplay à distance. Enfin, avec Zephir, vous aurez même une « monture ». Tout un choix de gameplay orignal avec des démons charismatiques.

Vous pouvez avoir 4 démons différents sur vous, donc quatre gameplays différents. De plus, on a un système d’« affinité » comme une limite break qui nous permet de décupler nos forces.

De plus, on a un système de heal sous forme d’essence de vie limitée qui vous permet de récupérer de la vie en combat. Linne peut, également, vous healer dans l’au-delà.

Tactiques de boss : le bon et mauvais coté de l’au-delà
Boss Oninaki

Vous pouvez choisir entre les deux mondes pour affronter le boss. Sachez, seulement, que dans l’au delà nous pouvons avoir des bonus ou restrictions qui fonctionnent pour les deux camps, donc attention. Exemple, les attaques de distance ont une chance d’étourdir donc une Dia peut faciliter grandement le combat.

Les boss peuvent parfois être méchants mais on peut toujours largement s’en sortir. Ils ont des tactiques qui se répètent donc observez, ajustez et le tour est joué.

La difficulté n’est pas coriace

La difficulté en normal se fait sans problème pour Oninaki. Vous pouvez adopter la sûreté en utilisant les bonus et les démons appropriés au combat ou le challenge en prenant des démons tout juste montés et pas forcement prédisposés au combat. À vous de choisir, sachant que la difficulté peut être modifiée à tout moment du jeu.

Là où la difficulté reste accessible, c’est dans le principe que l’on peut farmer les mobs pour revenir plus fort. Donc ne vous attendez pas à un niveau très prononcé ou partez directement sur du Dingue.

En bref

Démons

Le gameplay trouve son originalité dans les différents choix de démons car chacun apporte sa pierre à l’édifice dans son style de combat. Les animations sont bien travaillées et les fins de combats explosent en lumière. Seul bémol, ça reste un action RPG lent. Il faut toujours prévoir quelques secondes : pour lancer une attaque, pendant une attaque, ou avant d’utiliser la défense. Ce qui vous rend vulnérable et quasi non gérable de votre part. Vous avez, donc, largement le temps de vous faire taper à cause de ces délais, ce qui est relativement contraignant. Si la difficulté était accrue, il y aurait certainement des wipes par rapport à cela.

À cela s’ajoute le délai des changements de démons en combat, qui en soit, ici peut être justifié. Il faudra, donc, souvent adopter un mode « Benny Hill », ou « Fuyez pauvre fou » en attendant de pouvoir effectuer des changements dans son gameplay et ré attaquer.

La gestion des personnages

Sphérier

Le personnage principal Kagashi (l’unique ou presque) monte ses caractéristiques grâce à ses démons.

Monter nos démons est donc primordial. Pour cela, il faut obtenir des pierres universelles dans des coffres ou sur les mobs ou des pierres spécifiques à chaque démons qui, elles, nous obligent à jouer un démon en particulier pour pouvoir les droper. Une fois ces pierres obtenues, cela nous permet de monter un sphérier pour obtenir des nouvelles compétences, statistiques, combos ou encore des souvenirs et ainsi monter les levels d’affinités avec les démons et les stats de Kagashi.

Mais ce n’est pas tout, on loot, également des essences, des ombreroches, et des armes sur les ennemis donc n’hésitez pas à défoncer tous sur votre passage en sachant bien que dans les deux mondes (vivant et au-delà) d’un seul endroit, on a deux parcours de mobs différents.

Les armes et l’alchimie

Alchimiste

Il n’y a pas que les démons, dans Oninaki, qui permettent de monter vos statistiques. Il y a , aussi, la puissance des armes. Ici, peu importe les démons utilisés, vous pouvez looter plusieurs sortes d’armes sur les mobs et les coffres.

Un fois acquises, il suffit de les équiper et de les upgrader à l’aide de l’alchimiste dans la ville de Déto. Elle permet de faire gagner des niveaux d’armes, de créer des armes et de définir ou créer des ombreroches.

Les ombreroches c’est quoi ? ce sont des pierres comme des « matérias » qui s’ajoutent à l’arme et qui lui rajoute des bonus. Par exemple, du vol de vie, de la pénétration d’armure et tout ce qu’on connait bien. Rien ne manque en matière de choix.

Ce qui se passe après la fin d’Oninaki

Certains égarés peuvent être sauvé après l’histoire grâce à notre mode « Sanctuaire de réincarnation ».

Oh quel nom merveilleux ? ça sonne bien le hack and slash ici.

Ici, vous pouvez, clairement, finir de monter votre personnage 99 et les sphériers, souvenirs de chaque démons. Comme pour les plus puristes d’entre nous dont je fais partie. Vous savez les 100 % et la frustration du 99.99% et bien là, vous pouvez farmer à votre guise.

Par la suite, il faudra vous armer des meilleurs combattants, dans ce mode, car plus on monte, plus la difficulté augmente.

En gros, on entre dans ce mode, on atterrit à un endroit aléatoire de l’histoire, on tue un certain nombre de mobs à l’intérieur jusqu’à ce qu’un message nous signale qu’on peut changer de parcours. Le portail traversé, on recommence cela 5 fois et, dans la 5ème, nous avons un boss de fin, qui fait, également, partit de l’histoire, en aléatoire et on récolte les pluies de loots à la fin. Une fois le boss tué, on recommence le même système tout en montant de niveau. Et, forcement, en loot rare.

Petits bonus à retenir

Ombres

Il faut savoir que tous les secrets tels que : les coffres, les démons, les égarés se trouvent du coté de l’au-delà. Ne perdez pas de temps, également, sur les décors à détruire, cela ne donne rien. Le monde des vivants sert essentiellement à trouver le chemin et le mob « voleur », qui fait la transition entre les deux mondes, et faire de l’xp. Attention donc, pas de voleurs, pas d’au-delà sinon le one shot s’offrira à vous dans une immense obscurité totale.

Comme, j’ai pu déjà le dire, vous pouvez faire le maximum d’xp en tuant les mobs du monde des vivants et de l’au-delà dans un seul parcours. Mais attention à vérifier sous vos pieds ! Il y a, parfois, des ombres blanches (oui étrange) qui popent. Il suffit d’interagir avec le L2 et affronter le mob en question, il donnera de l’xp et beaucoup de loots.

De plus, Chaque égarés sont propres à leur époque. Pas de panique puisque à la fin de l’histoire vous serrez libre de switcher entre les 2 époques par le biais du jardin éternel.

Enfin, sachez qu’il existe, à la fin, des choix multiples qui ne changent pas grand chose excepté l’affrontement du dernier boss ou non. Rien de méchant puisque les autres possibilités seront réalisables après la fin.

Conclusion

Oninaki est une splendeur au niveau graphique, ici rien à redire. Les personnages sont, absolument, bien travaillés sans exceptions que ce soit par le charisme ou la psychologie. Le scénario est complexe mais original. Les couleurs peuvent être parfois perturbantes pour détecter les ennemis ou trop sombres mais le jeu de couleurs et la palette utilisée est très belle dans l’ensemble. L’ histoire se fait bien et c’est un jeu qui peut se terminer assez rapidement. Pour le bestiaire, il n’y a pas grand choix et le gameplay est lent mais il offre tout de même énormément de choix en matière de « Classes ». En bref, c’est un petit jeu sympathique, très esthétique et complexe dans le scénario. Cela dit, il laisse perplexe dans le jugement. Il y a du bon et du mauvais.

Article en lien avec le Test : Oninaki : une perle d’innovation signé Square-Enix

Vous pouvez vous procurer le jeux ICI.

Points positifs

  • La psychologie du scénario
  • Les différents démons
  • Le choix en matière de Gameplay (ombreroches, démons...)
  • Le graphisme
  • Les musiques
  • Le switch des deux mondes (pas assez exploité)

Points négatifs

  • Gameplay trop lent
  • Farmer pour contrer la difficulté et encore
  • Bestiaire trop juste
  • Des attaques de boss prévisibles
  • Système de quête et parcours répétitifs
6

Acceptable