TEST The Cycle – Un shooter novateur mais répétitif

Tout droit venu d’Allemagne, The Cycle promet aux joueurs une expérience multijoueur sortant des sentiers battus. Alternant entre PvE et PvP, le dernier soft de Yager souffle-t-il un vent de fraîcheur sur l’impitoyable monde des jeux multijoueurs ? C’est ce que nous allons voir dans ce test.

Pitch, au mon pitch

Comme dis plus haut, The Cycle nous embarque dans une aventure totalement multijoueur. Le joueur y incarne un prospecteur devant ramasser tout un tas de ressource sur la planète Fortuna III, mais il ne sera pas seul. En effet, c’est en tout 20 joueurs qui doivent coopérer ou s’entre-tuer afin de finir la partie à la première position.
C’est la que The Cycle se démarque du reste de la concurrence. Enchaîner les kills ne garantit en rien de finir premier de la partie. C’est le nombre de ressource amassé et le nombre de contrat effectué qui désigneront le vainqueur.

Met moi des étoiles dans ma vie Kévin !

Comme je vous l’ai dit, pour gagner une partie, il faut réaliser des contrats. Les contrats présentent des objectifs variés et aléatoire. Ainsi, il faudra tantôt ramasser des champignons “radioactif”, des cristaux, tuer de la biomasse mutante ou encore activer plusieurs relais électrique avant de s’évacuer de la planète. Pour la plupart orienté PvE, leur complétion permet de gagner de précieuses étoiles. Plus un joueur aura d’étoile et plus il sera haut dans le classement et in fine, gagnera la partie.
Bien que le concept soit plutôt intéressant sur le papier, les objectifs deviennent assez vite redondant. On se retrouve très vite à faire toujours la même. Pour casser cette routine, rien de mieux que de casser du noob, d’utiliser son tendre et cher fusil sur autre chose que sur la faune locale, de faire du kill quoi.

Prospecteurs Battleground

A si méprendre, on pourrait prendre The Cycle pour un énième Battleroyale. Vingt joueurs sont parachutés sur une énorme île et ils peuvent s’entre tuer. La réalité est tout autre. En effet, tuer un joueur ne rapporte pas grand chose mise à part quelque crédit. Pire encore, le temps passé à s’entre-tuer est du temps perdu dans la complétion des contrats, c’est-à-dire à l’obtention de ces fameuses étoiles. De plus, le jeu nous encourage même à coopérer avec les autres prospecteurs. Le soft propose un système de pacte, permettant aux joueurs qui le veulent, de former un groupe et de coopérer tout le long de la partie. Pour finir, on peut même réapparaître et s’auto-réanimer.
Néanmoins, ce serait vous mentir de vous dire que tous les joueurs coopèrent. Les rues ne sont pas peuplés de bisounours et Fortuna III non plus. Quasiment chaque rencontre avec des joueurs se soldent par le même résultat : la mort d’un des deux groupe. D’ailleurs les combats sont dynamiques et les armes, bien que ne présentant très peu de recul, offrent des sensations de tirs plutôt bienvenue.

Craft is the key

En parlant des armes, ces dernières sont nombreuses et elle possèdent toutes leurs propres spécificités. Fusil de précision, d’assaut, à pompe, sniper et autre arme de poing vous permettront d’anéantir la faune hostile de Fortuna III et les autres joueurs. Pour les débloquer, point de loot ici puisque Yager à décider d’opter pour un système de faction et de craft. Ainsi, avant chaque début de partie, il faudra choisir entre trois factions différentes. Au fur et à mesure que le joueur gravit des échelons dans ces factions, il débloquera de nouveaux plan d’arme qu’il pourra crafter. Les ressources récoltées lors de vos parties permettent de confectionner les différentes armes et accéssoire du jeu. Attention toutefois, je ne parle pas ici de crafting in game. En effet, les armes se craftent en amont de chaque partie. Il ne reste plus qu’au joueur à les mettre dans son loadout et de simplement les acheter en jeu, contre quelques crédits.
Si débloquer toutes les armes ne vous amusent pas, vous pourrez toujours personnaliser votre personnage. Il est entièrement customisable et vous pourrez modifier à votre gré son apparence, ses vêtements, sa bannière, etc. D’autant plus que le jeu est basé sur un traditionnel système de saison. Attendez vous à obtenir de plus en plus de cosmétique et d’armes au fil des semaines. Il est clair que Yager n’a pas lésiné sur le contenu de The Cycle.

Au poil techniquement

Les développeurs allemands ont également très bien travaillé la technique de leur jeu. Bien qu’en early access, The Cycle est très stable et plutôt chouette visuellement. Le jeu arbore un style assez cartoonesque en faisant un bon usage du cell shading. La planète est agréable à découvrir et on prend plaisir à explorer les différents environnement la composant. Quand même pas au niveau d’un Borderlands 3, le jeu saura proposer de jolis panoramas.

Conclusion

The Cycle propose un concept assez novateur et le jeu est un modèle d’équilibre entre PvE et PvP. Parfois répétitif, parfois lassant entre deux mises à jours, le jeu amène un vrai vent de fraîcheur sur le monde des shooters multijoueurs. Pas exempt de défauts, le jeu reste néanmoins fun à jouer et on espère que les berlinois de Yagger arriveront à faire vivre The Cycle qui, sans doute, possède un bel avenir devant lui.

Test précédent : Pokémon Bouclier : Galar oui mais Pokémon quand même

Points positifs

  • Un concept novateur...
  • Le contenu proposé ...
  • Les mises à jours régulières

Points négatifs

  • ... qui pourra en perdre plus d'un
  • ... mais qui peut s'avérer trop répétitif
6

Acceptable