The Chinese Room jette l’éponge (temporairement ?)

Everybody's gone to the rapture
Si The Chinese Room existe depuis 2007, c’est pourtant depuis quelque temps seulement que le studio fût reconnu. Il faut dire que le studio bidouilla quelques mods d’Half-Life 2 et de Doom 3 dont l’un s’appellant Dear Esther. Le mod deviendra un véritable jeu (ou plutôt une expérience), qui propulsera The Chinese Room.

Hélas, ce succès ne fut que de courte durée puisque Dan Pinchbeck, cofondateur du studio, annonce que The Chinese Room va mettre la clef sous la porte. Cependant, il reste assez serein et espère que ce ne sera que temporaire. On sait que le développement d’un jeu peut-être intense, notamment en période de rush, et le directeur créatif en a fait les frais. Cela plus la pression financière et des problèmes de santé ont résulté d’un développement insoutenable pour le monsieur. L’équipe de huit personnes va donc prendre le temps de se reposer, mais surtout de se reconstruire financièrement. The Chinese Room n’a pas réussi à trouver de partenariat depuis celui de Sony. Le constructeur avait en effet mis en avant Everybody’s Gone to the Rapture pendant le mois d’octobre 2016, dans le cadre des jeux gratuits PlayStation Plus. Rajoutons à cela que leur jeu Little Orpheus n’a pas reçu les 72 000 € qu’il aurait du recevoir par le programme Europe Créative. Un coup dans l’estomac pour ce studio indépendant.

Quid du futur du studio ? Pour le moment, bon nombre des développeurs sont partis ailleurs depuis juillet, chez Media Molecule ou Gobo. Si The Chinese Room réussit à remonter sur le ring, il pourra retravailler au développement de The 13th Interior, un RPG horrifique dont les bases furent déjà posées. Le studio voulant justement s’émanciper de la vague des Walk-Simulators dont il a fortement contribué à lancer.

"Je suis le destructeur, le démolisseur, l’incendiaire du monde, et quand le monde sera réduit en cendres, je me promènerai, affamé, parmi les décombres, joyeux de pouvoir dire : c’est moi qui ai fait cela, moi ; c’est moi qui ai écrit la dernière page de l’histoire du monde, vraiment la dernière." August Strindberg

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