The Nun – Ceci est mon sang

Depuis le 6 septembre dans les salles US, The Nun (la Nonne) est déjà classé premier au box office avec 53 500 000 dollars de recettes. Interdit aux moins de douze ans, il parvient apparemment à effrayer le public américain.  Il concerne le cinquième opus cinématographique Conjuring basé sur le personnage de Valak. Le nom a été abordé pour la première fois dans Conjuring 2 : le Cas Enfield qui prend l’apparence de the Nun. Le film sort le 19 septembre dans les salles françaises.

Synopsis et Casting

L’histoire se déroule en  1952 dans un couvent en Roumanie lorsqu’une nonne se suicide dans une abbaye. l’Église consternée envoie alors un prêtre au passé mystérieux et une novice pour mener l’enquête.  Au péril de leur vie, les deux ecclésiastiques  doivent contrer une force d’origine maléfique qui remet leur foi en cause et menace de saccager leur âme. L’abbaye devient alors un lieu où vont s’affronter vivants et damnés.

James Wan est toujours à la production du film, mais celui ci est réalisé par Corin Hardy. Dans la distribution des  rôles, on compte Taissa Farmiga (Sœur Irène), Demain Bichir ( prêtre Burke), Jonas Bloquet (Frenchie), Bonnie Aarons ( La nonne), Ingrid Bisu (Sœur Oana), Charlotte Hope ( Sœur Victoria), Sandra Teles (Sœur Ruth) et Augusto Maturo ( Daniel). D’après les œuvres de James Wan, Gary Dauberman, le film s’étend sur 1h37.

La Nonne dans Conjuring 2 : le  Cas Enfield  

Valak est un être démoniaque provenant des croyances de la goétie, science occulte de l’invocation des entités démoniaques.  Portant le titre de président des enfers, Valak est présenté dans le Dictionnaire Infernal de Collin de Plancy (6e édition, 1863) comme un démon à la l’apparence de la vertu sous les traits de la jeunesse mi ange et mi démon. Chevauchant un dragon à deux têtes, il peut provoquer la luxure. On lui reproche d’être responsable des divorces et relations scandaleuses. Enfin il possède une liaison étrange avec les serpents, symbole de la libido.

Dans Conjuring 2 : le Cas Enfield, Lorraine possède une bible et plus tard elle découvre qu’elle y a gravé le nom du démon. Un peu plus tôt, les Warren ont une peinture de Valak dans leur bureau. Lorraine a une vision et y voit un signe. C’est dernier moment, vers la fin du film qu’elle parvient à s’en débarrasser en prononçant le nom du démon pour le renvoyer en enfer.

Des décors minutieusement bien choisis

Abbaye, cimetière … le film nous plonge dans les catacombes orné de croix en bois,  où l’obscurité règne. Les  bas plafond ou voûtes, nécessite d’avancer avec prudence, une lampe à la main si l’on veut espérer y voir quelque chose.  Même la scène extérieure du cimetière est couverte de brume ;  à l’intérieur de l’église on peut distinguer un style roman couvert de cierges quand les sœurs sont en prières. Le jeu de lumière entre l’obscurité et la lumière est tout à fait bien dosé, ce qui apporte un certain suspense à l’œuvre.  La scène d’apparition de la none en plan de fond, fait froid dans le dos car on ne distingue pas son visage.

Scènes de caricatures

Avez vous déjà vu l’exorciste ? on se rappellera du prêtre portant sa croix en argent du point de sa main contre l’enfant possédée, cliché maladroitement repris par le père Burke (Demain Bichir) qui s’enferme dans une foi en « plastique » avec des rictus comme pour bailler « Dieu » .  On en vient au jeu des acteurs de  seconde zone, mauvaise interprétations, vide, sans profondeur, pas attachants. Il ne manque plus que l’eau bénite et la bible  pour affronter le « méchant » démon.

On pourra noter que James Wan, pourtant talentueux, s’est contenté de faire ce que la production a demandé. Mais le choix des acteurs est incompréhensible, la plupart n’ayant aucune expérience dans les films horrifiques.

Un film qui pourtant s’annonçait effrayant (scène effacée de Youtube) déçoit. Explications.  Un film décevant dans l’ensemble,  prévisible, peu effrayant, tout le potentiel aurait pu résider dans un univers horrifique plus vaste. Un personnage à l’adage comique qui transforme le titre en horreur comédie. Après la déception d’Annabelle 1 et 2, ce spin off continue sa chute un degré au dessus malgré tout .  Même si le film essaie de faire peur, il est bourré de clichés, quant au casting il est catastrophique.  On notera cependant quelques scènes effrayantes, on mettra en avant la qualité de la photo ainsi que celle de la bande sonore. Ce film à visée purement commerciale peut être une bonne distraction pour certains, cependant.

Points positifs

  • Photographie bien axée
  • Décors mystérieux
  • Bande son prenante
  • Bon contrast entre lumière et obscurité

Points négatifs

  • Jump scares prévisibles
  • Côté suspense débridé
  • Un personnage de Frenchie trop comique
  • Film d'horreur banal
  • Beaucoup d'impréhensions
  • Expérience monotone
  • Personnages simples et banals, pas attachant
  • Ramassi de clichés du cinéma d'horreur
  • Aucune émotion
4

Pauvre