X-Files – immortalité, réalité ou utopie ?

X-Files – immortalité, réalité ou utopie ?
Dans l’épisode 10 de la saison 6 de X-Files, « photo mortelle » (Tithonus), Dana Scully enquête sur un photographe pour le moins étrange et va vite découvrir que ce dernier a la capacité d’outrepasser la mort elle même. Oublié,  vivant dans le regret, il cherche le « cliché ». Concernant certains paragraphes j’ai repris des passages de Wikipédia.

Je ne voulais pas voir son visage, je pensais que si je le voyais, elle me prendrait moi aussi

À New York, le photographe Alfred Fellig sort brusquement d’un ascenseur lorsqu’il voit les autres personnes à l’intérieur perdre leurs couleurs pour devenir grises. Peu après, le câble de l’ascenseur se rompt et l’appareil s’écrase. Quand ses portes s’ouvrent, révélant toutes les personnes mortes, Fellig est là pour prendre des photographies. L’agent du FBI Peyton Ritter soupçonne Fellig de meurtre après avoir comparé deux photos qu’il a prise sur une scène de suicide. Alvin Kersh désigne Scully pour faire équipe avec lui, laissant volontairement Mulder en dehors de l’affaire. Scully et Ritter découvrent que Fellig ne semble pas avoir vieilli depuis plus de trente ans.

Pendant ce temps, Fellig prend des photos d’un homme mourant qui vient de se faire agresser lorsque l’assassin le poignarde plusieurs fois dans le dos. Fellig se relève néanmoins puis s’en va en abandonnant le couteau sur place. Les empreintes de Fellig étant sur l’arme, Scully et Ritter le convoquent pour un interrogatoire et découvrent ses blessures. Fellig est alors relâché et placé sous surveillance. Scully, agacée par le comportement de Fellig, lui demande comment il arrive à être si souvent présent sur place avant la police lorsque quelqu’un meurt. Fellig propose alors de lui montrer. Après avoir circulé en voiture pendant un moment, il lui désigne une prostituée et lui annonce qu’elle va mourir. Lorsqu’un proxénète commence à la harceler, Scully intervient mais la prostituée est écrasée juste après par un camion.

 

Mulder, qui a fait des recherches depuis son bureau, apprend à Scully que Fellig est âgé de 149 ans. Alors que Ritter a l’intention d’arrêter Fellig, Scully vient le trouver. Fellig lui explique qu’il ne peut pas mourir depuis que la Mort l’a épargné, pour prendre quelqu’un d’autre à sa place, quand il n’avait pas osé la regarder en face lors d’une épidémie de fièvre jaune. Lassé de cette immortalité qu’il n’a pas demandé, il cherche à photographier la Mort pour pouvoir enfin la regarder en face et mourir. Fellig voit ensuite Scully perdre ses couleurs et devenir grise. Peu après, Ritter fait irruption et tire sur Fellig, touchant également Scully qui se trouvait derrière lui. Alors que Scully est mourante, Fellig lui demande de fermer les yeux et lui prend la main. La coloration grise passe de Scully à Fellig, qui meurt. Mulder rend ensuite visite à Scully, qui se remet très rapidement de sa blessure.

Questions philosophiques sur l’immortalité, entre raison et fantasme

La mort cérébrale se traduit par un arrêt cardio-circulatoire et respiratoire, l’absence de la conscience, l’absence de réflexe, perte du tonus musculaire, la pâleur de mort, la réduction de la température du corps après la mort, la rigidité cadavérique, le règlement de la circulation sanguine dans le bas de l’organisme, entraînant une décoloration rouge violacé de la peau et enfin la déshydratation cadavérique.  C’est ce qu’on appelle la mort clinique.

De nos jours, nous vivons de plus en plus longtemps mais nous continuons de vieillir. Ainsi va le cycle de la vie de la naissance à la vieillesse puis jusqu’à  la mort inéluctable.  Notre peau se flétrit, notre système immunitaire est plus faible, les muscles ramollissent, et parfois la conscience s’évade.  Depuis l’antiquité, Épicure l’a dit  » tant que nous existons la mort n’est pas, et que quand la mort est là nous ne sommes plus. »  Plus tard encore la Philosophie des Lumières a travaillé sur le sujet et conclut  » suggère l’avènement d’une domination de la dégradation du corps de l’Homme. « .  En moyenne, environ un million de cellules meurent chaque jour.

L’Homme pourra-t-il un jour être immortel ? Comment réagirez-t-on si on avait l’éternité devant soi ? L’une des plus questions philosophique aussi bien que scientifique.  Imaginez un monde où les humains seraient immortels, imaginez les conséquences au niveau de la vie d’un individu. Peut-on aimer toute une éternité ? Certaines philosophies abordent l’immortalité de l’âme, or ici nous parlons bien de l’immortalité de l’humain vivant.  Notre condition humain impose en tant que mortel de désirer ce que l’on ne possède pas.  Cependant la grande question essentielle est : pourrait-on conserver notre humanité en tant qu’immortel ? Il va de soit que non, perte d’empathie pour ses congénères, perte de la notion du temps, incapacité de s’adapter à son époque…Maintenant imaginons le problème à l’échelle mondiale, surpopulation, des gens désabusés ou froid comme la glace. Robert Ettinger l’a mentionné « parce qu’il faut faire de la place aux générations futures ».  Parce qu’on est mortel, le goût de l’existence prend toute son importance.

Éternellement jeune mais pas invincible : l’immortalité existe bel et bien dans la nature 

Les Cnidaires appartiennent aux plus anciens invertébrés qui ont fait leurs apparitions dans les océans à l’époque précambrienne, c’est à dire approximativement 650 millions d’années. Le cycle de reproduction est définit par deux phase : la phase polype fixée au fond ou sur tout autre support, et la phase méduse qui nage librement.

Découverte en 1988, Turritopsis Nutricula est une espèce de méduse originaire de la mer des Caraïbes. Au milieu des années 1990, après quelques années de recherches, elle fut à l’origine d’une véritable onde de choc dans le monde scientifique. La raison ?  Cet animal possède un don que nul autre créature ne détient : l’immortalité. Son nom est la Turritopsis nutricula, méduse de la famille des hydrozoaires. Sa taille n’excède pas 4 ou 5 millimètres et elle fut découverte par des chercheurs en biologie de l’Université de Lecce (Italie). Originaire de la mer des Caraïbes, elle se multiplie depuis peu dans le monde, sans doute en raison du réchauffement climatique et de l’activité humaine. La surpêche de leurs prédateurs serait aussi l’une des raisons apparentes.

Cette créature pluricellulaire est capable après avoir atteint sa maturité sexuelle de revenir au stade de polype grâce à une particularité cellulaire qui lui permet de résorber son corps d’adulte. Elle mène ainsi une vie composée de cycles, ce qui ne l’empêche pas de se faire tuer par d’autres prédateurs. Ce processus s’appelle la Transdifférenciation (se définit par le fait que des cellules sans souches ou des cellules souches déjà différenciées perdent leurs épitopes normaux et acquièrent de nouveaux épitopes et de nouvelles fonctions). L’invasion de ces merveilleuses créatures est prit très au sérieux par le Dr Maria Miglietta de l’Institut de marine tropicale de Smithsonian qui prétend que nous devons nous attendre à une « invasion silencieuse du monde par ces méduses ».

Registre mondial des espèces aquatiques

Reproduction

En général, les cnidaires peuvent alterner entre forme polype et forme libre au cours de leur cycle reproductif, sauf les anthozoaires qui n’existent que sous la forme fixée. Le mode reproductif varie entre groupes, depuis l’alternance stricte polype/méduse à chaque génération jusqu’à la reproduction dans un seul des deux modes. Cependant pour un groupe donné une forme domine souvent nettement l’autre.

Les spermatozoïdes du mâle sont libérés dans son estomac avant d’être éjectés dans les eaux maritimes. La femelle garde ses ovules dans son estomac. La femelle ingurgite les spermatozoïdes portés par les courants marins et la fécondation va avoir lieu à l’intérieur même de l’estomac de la femelle. Les œufs ainsi créés donneront naissance à des larves appelées planula. Le résultat de la fécondation est une larve, la planula, correspondant au stade morula des animaux plus évolués. La planula est entièrement recouverte de cils qui l’aident à se propulser jusque sur les lobes de la bouche de sa mère. C’est accrochées à ces lobes, par là où la nourriture passe, que les planulas vont grandir jusqu’à pouvoir nager toutes seules en pleine mer. Une fois qu’elle quitte la bouche de la mère, la planula va se fixer à un rocher ou bien à une algue. C’est là que la planula se transforme en polype avec des tentacules. Elle grandit ainsi jusqu’à ce que des sillons apparaissent autour de son corps. Ces sillons se creusent et le polype en vient à ressembler à une pile de saladiers. Le bloc du dessus bourgeonne avant de se détacher et de se transformer en larve appelée éphyra. C’est cette éphyra qui au fil du temps va devenir une méduse adulte.

Après gastrulation, cette larve se fixe et forme un polype. Le polype possède alors deux choix de reproduction : par clonage ou par émission de gamètes. Pour se cloner, il produit un stolon qui va servir de point de germination pour un nouveau polype. Les deux polypes restent liés par le stolon qui permet des échanges métaboliques. Ainsi se forme une colonie, sorte de super-organisme où les différents individus peuvent se spécialiser.

Lorsque les conditions (taille de la colonie, facteurs environnementaux) sont favorables, certains polypes se métamorphosent en méduses qui vont mener une vie pélagique, contrairement au polype qui est benthique. Les méduses peuvent se reproduire de façon végétative pour donner d’autres méduses, ou par des gamètes pour recommencer un nouveau cycle au stade polype.

Nutrition

La plupart des cnidaires sont carnivores. Ils se nourrissent de proies venant au contact des tentacules, incluant du plancton, des protistes, divers vers, des crabes, d’autres cnidaires et même des poissons. Ils capturent et immobilisent les proies grâce à leurs tentacules recouvertes de cnidoblastes pouvant produire des toxines. Les tentacules apportent ensuite la proie vers la bouche. La digestion est d’abord extracellulaire : des cellules spécialisées sécrètent du mucus et des enzymes digestives dégradant la nourriture. Les particules alimentaires partiellement digérées sont ensuite pinocytées et la digestion se termine au niveau intracellulaire. Les résidus de la digestion sont évacués par la bouche qui sert également d’anus.

La philosophie nous a montré qu’il n’est pas raisonnable de vouloir être immortel.  Certes certains vont continuer à la désirer sans tenir compte des conséquences que cela implique à l’échelle de l’individu mais aussi à l’échelle mondiale.  Ce fantasme provient de la peur de la mort elle même car en vérité personne ne sait ce qu’il y a après. Notre existence sur l’échelle du temps n’est qu’une étoile filante dans l’Univers et à la fois un grain de sable. L’appel de la nature exige que tel ou untel parte, c’est la vie qui fait parti d’un cycle naturel. Les recherches scientifiques vont dans le mauvais sens, car il existe tellement de priorités comme le cancer où les personnes souffrent. Enfin vivre mortel, vivre le jour comme si c’était le dernier rend la vie à la fois poétique et belle.
 

 

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