Yo-Kai Watch 2 fantomes Bouffis jeuxcapt 3DS

Yo-Kai Watch 2 : Fantômes Bouffis

3DS
6

Acceptable

PREVIEW – Yo-Kai Watch 2 : Fantômes Bouffis : Des débuts poussifs mais prometteur

Cela fait maintenant quelques mois que la hype sur Pokemon s’est calmé et il est désormais temps de s’intéresser à autre chose. Nintendo enchaîne les sorties et les surprises, et c’est désormais de Yo-Kai Watch 2 Fantômes Bouffis dont l’on va donner nos premières impressions.

Des débuts mitigés

Alors que la Nintendo Switch et Zelda Breath of The Wild ne cessent de couvrir l’actualité de Nintendo et du jeu vidéo, Yo-Kai Watch 2 arrive dans la discrétion la plus totale. Annoncé aux premiers abords comme un « Pokemon Like », Yo-Kai Watch connaît une popularité énorme chez nos amis japonais, avec un succès retentissant principalement basé sur l’animé qui plaît énormément aux enfants. Les produits dérivés pullulent mais malgré cela, Yo-Kai Watch reste très sous-côté dans nos frontières de l’hexagone. A juste titre ou non, cela n’a pas influé sur notre prise en main du jeu, puisque c’est armé de ma Nintendo 3DS que j’ai lancé ma parti de Yo-Kai Watch 2 Fantômes Bouffis, espérant une agréable surprise.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le jeu se fait désirer avant de laisser espérer une once d’agréable surprise. Par cela je m’explique, les premiers instants du jeu, qui varient tout de même entre une vingtaine de minutes et une bonne demie-heure, ne se résument qu’à une successions de moments vraiment inintéressants. On se balade avec papa et maman, on va acheter des beignets, les parents s’embrouillent et se prennent la tête pour une histoire de beignet, puis on finit en allant capturer des insectes entre pote. Une longue et ennuyante succession de situations ou aucun Yo-Kai ne vient se présenter à nous pour pimenter un tant soit peu ce quotidien lent et banal.

Long à la détente

Si l’on a passé un long moment à tourner en rond, le jeu avait pourtant laissé entre-voir un bon début de scénario avec les premières cinématiques de quelques secondes en début de jeu. En effet, dès l’entame de notre partie, on observe le héros du jeu plongé dans un profond sommeil, tandis que deux Yo-Kai aux allures de sorcières malfaisantes, lui volent sa montre capable de repérer les esprits. En plus de perdre sa montre, ses souvenirs des Yo-Kai semblent eux-aussi s’échapper de sa mémoire, faisant ainsi de lui, un enfant tout ce qu’il y a de plus ordinaire. C’est un peu comme si on vous volait votre starter et vos Pokeballs dès le début de votre aventure à Alola, un peu rude mais plutôt intéressant et vraiment inattendu. C’est donc après avoir passer une trentaine de minutes entre histoire de beignet et d’insecte, que l’on retrouve notre montre et notre premier Yo-Kai comme par magie, au détour d’une rue dans une échoppe particulièrement étrange mais qui nous aura rendu un fier service.

Après cela, on pourrait imaginer que l’aventure démarre enfin, et que l’on va pouvoir partir à la conquête de tous les Yo-Kai possible et capturable ! Et non manqué ! Le jeu nous pousse à partir à la découverte de la ville, nos faisant faire des détours, retrouver notre premier compagnon Yo-Kai, nous expliquant et décousant au fur et à mesure toutes les étapes de gameplay lors des affrontements entre Yo-Kai, et nous lançant dans nos premières quêtes secondaires en partant rechercher des scarabées, cloporte, ou libellule avec notre filet de chasse tel un petit scout motivé. Un véritable didacticiel qui a le mérite d’être vraiment bien détaillé, mais dont la durée aura vraiment eu raison de ma patience.

Si l’on a mis au crédit du jeu, un didacticiel très détaillé, et que l’on s’est principalement penché sur des défauts de longueur, le jeu présente aussi des bonnes qualités qui nous ont agréablement surpris. A commencer par sa VF qui est très bien réalisé, elle accompagne parfaitement les cinématiques d’animés qui nous font esquisser un petit sourire de par leur bonne réalisation et la sympathie qu’elle nous évoque. La bande-son est elle aussi plutôt bonne et s’acclimate parfaitement à l’ambiance générale du jeu. Pour revenir sur l’atmosphère du jeu, elle est très enfantine, vraiment innocente et les graphismes qui l’accompagne donne l’impression que l’on évolue dans le même univers que celui d’Inazuma Eleven, bien qu’en terme de gameplay, les deux jeux n’ont absolument rien à voir. Toujours en ce qui concerne les graphismes, le jeu s’en sort très bien pour un jeu de Nintendo 3DS, le tout évoluant dans une ville plutôt vaste qui offre un bon laps de temps en terme d’exploration.

Conclusion 

Au final, que peut-on dire de cette version de Yo-Kai Watch 2 Fantômes Bouffis après seulement quelques heures de jeu ? Et ben visiblement, il est encore trop tôt pour se prononcer. Le fait que la phase de découverte et didactitiel soit très longue, empiète sur la possibilité de se forger un premier avis solide. Bien que la réalisation, le scénario, la VF, et la bande-son laisse présager de bonnes choses, il serait vraiment trop prématuré d’énoncer un jugement après n’avoir qu’effleurer la surface du jeu. Cependant, si le jeu continuait sur sa lancée en ne restant cantonné qu’aux bases que l’on a déjà énoncé, cela ne ferait que ternir l’avis final que l’on pourrait se forger. Tout reste donc à prouver.