Le vent tourne enfin pour Nintendo sur les marchés financiers. Après une vertigineuse chute libre entamée en novembre 2025, l’action du constructeur japonais a repris des couleurs de manière assez spectaculaire. Elle qui avait dégringolé de 14 105 yens (89,09 $) pour toucher le fond le 13 février dernier à 8 350 yens (52,74 $), affiche désormais une santé insolente. La raison de ce revirement soudain porte un nom : Pokémon Pokopia. Sorti le 5 mars, le jeu a agi comme un véritable électrochoc en bourse. L’action a grimpé de 15 % depuis lundi, marquant un bond impressionnant de 9 120 yens (57,60 $) mardi à 10 075 yens (63,65 $) mercredi, soit une hausse de 10,4 % en une seule journée. Hideki Yasuda, analyste chez Toyo Securities, est catégorique : ce rebond financier exceptionnel découle directement du succès, pourtant inattendu, de ce nouveau titre.
Une année décisive sous le signe de l’innovation
La folie des monstres de poche est loin de s’essouffler. Si le lancement de Légendes Pokémon : Z-A capte déjà une bonne partie de l’attention, un autre jeu prévu pour cette année s’apprête à bousculer la licence. Pokémon Champions compte bien capitaliser sur cet engouement financier et populaire avec une formule nerveuse, pensée pour la compétition. Destiné à être au centre des championnats du monde de 2026, le titre proposera des combats interplateformes acharnés entre les joueurs Switch et mobile. Oubliez cependant la carte bleue pour progresser. La monnaie du jeu, les Points de Victoire (PdV), ne pourra pas être achetée avec de l’argent réel. Les dresseurs devront obligatoirement descendre dans l’arène pour en accumuler, tester de nouvelles recrues de manière permanente, ou transférer leurs anciens favoris via Pokémon HOME.
Le retour aux sources compétitives
Pour amasser ces précieux points, le jeu déploie un arsenal de trois modes de combat, jouables en solo ou en duo. Les joueurs pourront se frotter à la scène internationale via les matchs classés pour monter en grade, peaufiner leurs tactiques en combat amical, ou simplement régler leurs comptes dans des affrontements privés sur mesure. Ce savant mélange de mécaniques issues des anciens jeux, combinant les types, les talents et les capacités, promet de renouveler l’expérience.
Le grand retour de la Méga-Évolution
La grande surprise reste la confirmation de la Méga-Évolution, mécanique phare introduite avec les versions X et Y. Autorisée d’emblée dans les règles des parties classées, elle s’activera grâce à un objet inédit baptisé l’Omni-Anneau. Ce sera surtout l’occasion de voir briller Méga-Dracolosse. Dévoilée initialement dans Légendes Pokémon : Z-A, cette forme surboostée gagne considérablement en vitesse et arbore une nouvelle paire d’ailes accompagnée d’un orbe évoquant Draco, sa pré-évolution. Le studio semble vouloir réunir le meilleur des derniers opus pour satisfaire la communauté. Le premier trailer laisse d’ailleurs clairement entrevoir la Téracristallisation, empruntée à Pokémon Écarlate et Violet. Une stratégie intelligente pour conserver les acquis récents et ne pas faire d’ombre à Légendes Pokémon : Z-A, tout en préparant le terrain pour un titre qui s’annonce déjà comme un incontournable de l’année.