Destins croisés sur Nintendo Switch : entre épopée galactique et survie glaciale

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La console de Nintendo s’apprête une nouvelle fois à démontrer sa capacité à faire cohabiter des expériences de jeu radicalement opposées. Prochainement, les joueurs pourront se plonger dans deux visions de la survie en milieu hostile. D’un côté, nous assistons au retour inespéré d’un monument de la science-fiction en monde ouvert, et de l’autre, à l’arrivée d’une étonnante pépite indépendante qui transforme l’hiver en un véritable cauchemar.

La résurrection d’un titan de la science-fiction

Il est toujours cruel de voir une œuvre d’une telle ambition sombrer à cause du naufrage commercial de sa machine. Lors de sa parution initiale en 2015, Xenoblade Chronicles X s’est heurté de plein fouet au parc famélique de la Wii U, privant une immense majorité de joueurs de son univers exceptionnel. Cette Definitive Edition sonne donc comme une évidence pour un titre qui méritait largement d’être redécouvert. Imaginé par Tetsuya Takahashi, le créateur des sagas Xenogears et Xenosaga, ce spin-off visait à offrir un monde ouvert vertigineux capable de tenir tête aux géants occidentaux de l’époque. Bien que le studio Monolith Soft ne disposait ni des budgets pharaoniques ni des effectifs de ses concurrents, il a réussi un véritable tour de force technique. Ce savoir-faire précieux a d’ailleurs largement contribué, quelques années plus tard, à façonner la liberté d’exploration d’un certain The Legend of Zelda : Breath of the Wild.

Mira, une planète aussi vaste que dangereuse

Presque dix ans après sa création, la formule impressionne encore. Le terrain de jeu, la planète Mira, est au moins cinq fois plus grand que celui du premier volet de la série, le tout sans la moindre transition d’une région à l’autre. Chaque biome impose sa propre atmosphère, soutenue par une faune et une flore identifiables au premier coup d’œil. L’histoire nous plonge dans une ambiance de pure science-fiction où l’humanité, fuyant des guerres interstellaires qui la dépassent, s’écrase sur ce monde primitif. Réfugiés dans l’épave de la Grande Blanche, leur vaisseau rebaptisé New Los Angeles, les survivants tentent de s’organiser. C’est en rejoignant l’une des divisions de cette colonie naissante que le joueur entame son aventure.

Une lutte pour la vie à une toute autre échelle

Si la survie de l’espèce humaine sur Mira s’apparente à une fresque cosmique, la Switch accueillera très bientôt un défi nettement plus intime mais tout aussi punitif. Prévu pour le 7 mai 2026, Froggy Hates Snow viendra enrichir le catalogue de la console. Édité par Digital Bandidos et Crying Brick, ce roguelike troque les mechas géants contre une simple grenouille perdue dans un désert de neige. Ici, le concept va droit à l’essentiel : le froid est votre pire ennemi.

Creuser pour ne pas geler

Pour survivre dans ces étendues glacées, l’immobilité est fatale. Le joueur doit creuser frénétiquement pour dénicher des trésors cachés et ramener de précieuses ressources à sa base. Chaque expédition permet d’améliorer les capacités du batracien, qu’il s’agisse de sa vitesse d’excavation, de sa robustesse ou de sa tolérance au gel. Au-delà des températures extrêmes, de sombres créatures d’obsidienne aux comportements variés rôdent dans les congères. Des zones d’anomalies mystérieuses parsèment également la carte, offrant de lourdes récompenses à ceux qui oseront affronter leurs pièges mortels. Fort heureusement, notre héros amphibien pourra s’équiper de lance-flammes, d’explosifs ou même de skis pour reprendre l’avantage sur cet environnement hostile. Il sera aussi possible de recruter des compagnons de route atypiques, comme des pingouins, des taupes ou des hiboux. Les joueurs en quête d’une expérience plus posée pourront finalement se tourner vers un mode pacifique, dépourvu d’ennemis, entièrement dédié au plaisir simple de sculpter la neige à leur propre rythme.